#130 - JEAN-PHILIPPE LAGACE de DOWNSTATER

Episode 130 April 10, 2026 03:51:07
#130 - JEAN-PHILIPPE LAGACE de DOWNSTATER
Bang!Bang! RSTLSS
#130 - JEAN-PHILIPPE LAGACE de DOWNSTATER

Apr 10 2026 | 03:51:07

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Show Notes

  Voilà un épisode particulier, très particulier ! Déjà parce que notre invité Jean-Philippe Lagace de DOWNSTATER n’est pas français, mais parle français… Mais aussi parce qu’il a un vécu incroyable et une « philosophie » bien à lui ! On va donc parler de sa double, voire triple, casquette, prof de philo au collège et chanteur de punk rock, voire de hardcore ! Il impose de par son physique et sa musique et surprend de par sa douceur, sa franchise et son attitude. Cassons les codes, transformons le monde en quelque chose de moins jugeant, de moins stigmatisé, prenons ce que...
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Episode Transcript

[00:00:03] Speaker A: BANG BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA [00:00:23] Speaker B: C'est [00:00:30] Speaker C: la fête du métal [00:00:33] Speaker B: C'est la fête du métal De l'alternative rock Et ça envoie les décibels dans tes crottes C'était pas hot? [00:00:48] Speaker D: Non, c'était rock. Alors que toi, Biver, qui rime avec tes... qui résonne dans tes crocs. [00:00:55] Speaker B: Ah bah c'est plus joli. On préfère marcher dans des crocs que dans des crocs. [00:00:59] Speaker D: Ça c'est sûr. Même si c'est un peu l'archouma quand même. [00:01:03] Speaker B: Bienvenue à vous toutes et à vous tous, j'espère que tout le monde va bien, j'espère que vous avez passé un bon week-end, il n'est pas terminé puisque ce week-end est prolongé! Je compte sur vous pour faire en sorte que le rock'n'roll, que le son explose, que les décibels fassent chier vos voisins, et ben oui, ils pourront dormir demain, donc autant foutre un... Putain de Daoua ouais! Ouais je cherchais le waï, j'étais parti [00:01:23] Speaker D: dans des expressions... Pas de nanani nanana ce soir! [00:01:27] Speaker B: Je t'en dis direct! [00:01:28] Speaker D: Direct! [00:01:29] Speaker B: Donc du coup, j'espère en tout cas que vous avez profité du beau temps qu'il y a eu hier et puis... [00:01:34] Speaker D: Mais du beau temps si vous avez cherché un numéro! Ah! [00:01:37] Speaker B: Ben oui, ça existait, les bottins. On les avait aux pieds de l'immeuble, ils déposaient des bottins comme ça. [00:01:43] Speaker D: Quand t'avais besoin d'un truc lourd, tu prenais ton bottin et tu le posais sur le truc où il fallait poser un truc lourd. [00:01:48] Speaker B: Et puis mes parents me le mettaient sur la tête et ils me disaient tiens-toi droit. [00:01:51] Speaker D: Ouais et tu pouvais taper dans les côtes aussi avec et ça faisait pas de marque. [00:01:54] Speaker B: Ben mes parents faisaient ça aussi! [00:01:57] Speaker D: Les parents et les flics en garde à vue. [00:02:01] Speaker B: C'est à peu près la même chose. Ils ont l'impression que c'est pour vraiment la bonne éducation, mais ça marche pas totalement. Bon, toujours est-il que j'espère que vous êtes heureux d'être là avec nous, parce qu'on va célébrer le métal ce soir encore une fois. Gladys va nous faire un petit point [00:02:15] Speaker D: sur les news, évidemment. En plus, je vous le dis, mais je vous le dis pas. [00:02:20] Speaker B: Moi, j'ai cru qu'elle s'était pris des patates dans la gueule en arrivant, mais non, c'est juste du maquillage. [00:02:27] Speaker D: Moi j'ai cru qu'elle s'était fait déchirer ses vêtements, mais non c'est juste ses vêtements. [00:02:30] Speaker B: Bon on l'aime bien évidemment notre Gladys. Oh là, bon on va parler un [00:02:35] Speaker D: peu... Par contre elle a une minerve, je vous le dis tout de suite. [00:02:38] Speaker B: Je croyais que c'était un coquin géant. Bon toujours est-il que ce soir vous aurez aussi Enjoy The Noise qui sera là pour vous faire un petit point sur ses goûts. Alors est-ce que ce sera progressive métal? Est-ce que ce sera du grunge doom death désertique de l'espace? Gaze? [00:02:59] Speaker D: Ah non ça c'est toi. [00:02:59] Speaker B: C'est toi qui es full gaze. Ah bah là je suis bien full full gaze, je ne dis pas. J'ai des millions de contacts. Ben comment vas-tu? Bonsoir. [00:03:08] Speaker D: Ah bonsoir Pierre. [00:03:10] Speaker B: Oui, je sais, je parle trop à chaque fois avant de te dire mon nom. [00:03:13] Speaker C: Non, bon, c'est pas grave. [00:03:13] Speaker B: Trois minutes, ça va, pour une fois. [00:03:14] Speaker D: Ouais, attends. [00:03:15] Speaker B: Et j'ai déjà donné une partie du programme. [00:03:17] Speaker D: Bah, tu sais que dans 27 minutes, quand on va envoyer le clip... [00:03:20] Speaker B: Il va falloir qu'on compte, je sais pas. Il va falloir trouver des trucs à dire. [00:03:25] Speaker D: Je vais être obligé de parler de Marcel. [00:03:28] Speaker B: Non, mais comment vas-tu? Comment s'est passée la semaine? [00:03:34] Speaker D: Eh bah, écoute, semaine... Pfff... Ah, chier! [00:03:38] Speaker B: Non... Ouais. T'as réussi pas à passer grand chose. T'as travaillé. [00:03:44] Speaker D: Voilà, je travaillais. Je suis allé à des rendez-vous médicaux. [00:03:49] Speaker B: Ça c'est relou. [00:03:50] Speaker D: J'ai eu des rendez-vous médicaux où quand je suis arrivé, j'ai attendu 45 minutes et on m'a dit «Ah non, il vient de se faire hospitaliser, vous pourrez pas le voir aujourd'hui». Alors que ça faisait trois mois que j'attendais ce rendez-vous, c'est quand même dommage. Et bien les gens ils m'ont dit «Ah bah non, mais on peut rien faire, reprenez rendez-vous en juillet». Ah bah oui, j'ai un petit problème de traitement. Donc voilà, c'était une belle péripétie. [00:04:12] Speaker B: Du plaisir, quoi. [00:04:14] Speaker D: Oui, bien sûr. Et sinon, qu'est-ce que j'ai fait? Eh ben, j'ai vu... Ah si, j'ai deux soirs de suite, je me suis couché tard. Je suis allé voir une amie qui habite en banlieue. On a écouté vachement de musique, c'était hyper bien. Elle connaissait pas plein de trucs et du coup, c'était cool de faire découvrir... Elle me dit, t'as l'air vraiment passionné quand t'en parles. [00:04:36] Speaker B: Alors oui, je me suis fait chier à faire presque mon métier qui me rapporte pas d'argent. [00:04:40] Speaker D: Voilà. C'est vraiment du coup pas mon métier quoi. [00:04:45] Speaker B: Ne me fais pas trop rire, j'ai envie de péter! [00:04:48] Speaker D: J'ai eu une effluve tout à l'heure, je sais que ce n'est pas une bonne idée! Et puis hier, on est allé au We Metal Fest! [00:04:57] Speaker B: Oui, le We Metal Fest qui a lieu encore aujourd'hui, en ce moment même! Le We Metal Fest qui a lieu du côté du plan à Ressorangis, on avait d'ailleurs reçu les deux protagonistes, j'ai envie de dire! [00:05:08] Speaker D: Greg et Lonex! [00:05:09] Speaker B: Exactement, vous vous tapez, point d'exclamation, bang, dans le ch'meule et bien évidemment vous rejoindrez notre chaîne YouTube si ce n'est déjà fait, en tout cas si vous y êtes pas, attention, petit vilain garnement, il va falloir rectifier ça. Mais voilà, non, c'était très bien. Alors, je croyais avoir déjà foutu les pieds au plan Essangis et finalement non, mais on y a été assez facilement. Finalement c'est quand même très simple. [00:05:30] Speaker D: Ah oui, bah tu sors du du [00:05:31] Speaker B: RER et on était là, c'est où? Ah bah c'est là, c'est devant le RER donc on peut pas se tromper. Et puis, non, un bel endroit, très très belle salle, très belle salle au pluriel, puisqu'il y a un petit club et il y a une salle un peu plus grande en théâtre comme ça, c'est dans le théâtre. [00:05:46] Speaker D: T'as deux petites marches et puis t'as un petit plateau du coup, tu peux voir... [00:05:51] Speaker B: Tu peux très bien voir, quel que soit ta place. Et franchement, le son très très bon aussi. Et ça a commencé fort, ça a commencé avec Rêves Noirs quand même. Et ça a bien envoyé. C'était blindé. C'est-à-dire que moi je croyais à 16h. [00:06:04] Speaker D: Ça commence à 16h les concerts. [00:06:06] Speaker B: Et je me suis dit à 16h, bon, un peu cher, un peu cher dit. Il va y avoir personne. [00:06:10] Speaker D: Eh ben, c'était plain. [00:06:12] Speaker B: C'était plain. C'est-à-dire quand on a ouvert la porte pour entrer, on était déjà contre les gens. [00:06:16] Speaker D: Parce qu'on n'est pas arrivé dès le début du concert, parce qu'on disait bonjour aux gens, tout ça. [00:06:22] Speaker B: Il fallait récupérer les passes. Il y a beaucoup de gens qui sont venus nous dire bonjour. [00:06:26] Speaker D: Oui, il y avait beaucoup de gens et ça n'a pas désempli, c'est resté plein jusqu'à la fin. Donc vraiment, très belle organisation, lieu agréable, les gens étaient gentils, il y avait un bel espace pour le merch, ça aussi c'était bien. Il y avait des copains de Outkast qui faisaient un petit flow et Baccaret qui faisait un petit live stream, qui ont encore dû le faire aujourd'hui, je pense. Ils faisaient des petits bouts de concert, bref, vraiment, c'était très bien organisé, puis que des concerts de qualité. [00:07:00] Speaker B: C'est vrai que ça va être plutôt enchaîné. Alors moi, j'en ai pas vu 50, donc c'est pour ça que je me tourne vers toi. J'en ai vu deux. [00:07:06] Speaker D: Moi, j'en ai vu un peu plus. [00:07:11] Speaker B: Oui, parce que moi, je suis parti un moment. [00:07:12] Speaker D: En tout cas, le line-up, il y a eu Rêves Noirs. Après, il y avait Dantera, du copain Arthur Alternatif. [00:07:19] Speaker B: Que j'ai vu et franchement, ça envoyait bien. Les gens étaient vraiment très, très heureux. Tough, mais en pleine journée. Donc du coup, tu as l'impression d'être en club, tu fais comme ça. [00:07:27] Speaker D: Alors il me disait, ouais, j'avais peur et tout, mais moi, je pense que les gens, ils s'en foutent. Enfin, je veux dire, quand t'es dans l'ambiance concert, tu peux faire la teuf. [00:07:35] Speaker B: Il y a beaucoup de gens qui ont des couleurs. [00:07:36] Speaker D: C'est électro, pour ceux qui connaissent pas, c'est électro, un peu de bass et tout. Ouais, dubstep, tout ça. Mais avec Arthur qui crie par dessus, quoi. C'est un mélange de métal, d'électro et avec du chant métal. Mais super cool. Donc Dontera, après il y avait The Browning. [00:07:59] Speaker B: Alors voilà, moi j'ai pas vu mais je suis parti à ce moment là et tout le monde disait c'est génial, c'est génial, c'est génial. Donc les gens étaient quand même... Ah [00:08:06] Speaker D: les gens ont kiffé, les gens ont kiffé. Après il y a eu Theory. 1056, 1056 c'est vraiment le rouleau compresseur, à chaque fois de toute façon. Après il y avait du coup Spleen et après il y avait Rise of the North Star pour clôturer la soirée. Et quand on voit le prix que c'était pour la journée, c'est vraiment une affiche comme ça, c'est incroyable. [00:08:37] Speaker B: Oui et puis on a bien compris que la fiche de l'année prochaine elle va être pas mal aussi. [00:08:41] Speaker D: Ouais je crois. [00:08:42] Speaker B: On peut pas le dire mais en tout cas, dès que c'est mis en vente je vous conseille juste d'acheter vos tickets. Vous allez pas le regretter. [00:08:50] Speaker D: N'attendez pas. [00:08:51] Speaker B: Et l'endroit il est vraiment très très cool, vous pouvez pas vous perdre, vous croisez tout le monde et en plus il y a vraiment pas mal de gens avec qui vous pouvez discuter. [00:08:57] Speaker D: Il y a beaucoup d'orgas aussi. Il y a beaucoup de bénévoles, de gens qui sont là. Enfin, je pense qu'il y a des bénévoles. Il y a tous les gens qui travaillent, toute l'équipe de l'empreinte et toute l'équipe du plan qui sont là. Et du coup, que des gens qui connaissent leur affaire et puis qui sont là pour répondre aux questions et tout ça. Vraiment, j'ai trouvé ça... [00:09:17] Speaker B: C'est détente en plus. [00:09:18] Speaker D: Ah ouais, c'était ultra chill et c'est facile. Bref, j'ai trouvé ça et j'ai passé vraiment un très bon moment. Et puis bon, du coup, il y avait un peu tous les copains. Et donc, ça, c'est bien aussi. Ça, c'est bien de voir un peu tous les gens. Et puis, du coup, Rise of the North Star, il y a eu le feat avec Aaron de 1056. Il aimait faire Nemesis. Donc ça, c'était très cool aussi. Et d'ailleurs, cette semaine, il y a Rise. C'est cette semaine qu'ils ont annoncé la tournée 1056 Rise. Là, il y a une tournée qui va être partout en France. Je pense que ça va bien. [00:09:55] Speaker B: Il faut y aller. [00:09:56] Speaker D: Oui, je pense que ça va bien. [00:09:58] Speaker B: Il n'y a pas de risque d'être déçu. [00:09:59] Speaker D: Je pense qu'il y aura le featuring, du coup, tous les soirs. Oui, ça, c'est cool aussi de pouvoir le voir parce qu'il n'y aura pas souvent l'occasion. Il faut que les deux groupes soient ensemble pour que ça se passe. Donc c'est une super occasion. Puis on n'en a pas parlé, mais il y a le Zenith de Rise of the Star qui a été annoncé aussi. Et donc là, c'est pareil. Alors moi, je peux dire que j'ai un peu discuté avec eux. Ils n'ont pas encore annoncé qu'ils seraient en première partie, mais ça va être pas mal. Je dis ça, je dis rien. Prenez vos places maintenant. [00:10:32] Speaker B: Oui, et puis prenez vos places maintenant parce qu'a priori, la scénographie sera Pas mal, ce qui est déjà systématiquement le cas avec Rise of the Ninth Star parce que c'est leur spécialité. [00:10:41] Speaker D: Là, c'est vraiment trop bien. Même là, la scène, la dernière fois qu'on les a vues, c'était à l'Olympia. Là, c'était qu'une scène plus petite et ils ont quand même toute la scéno avec les grillages, le distributeur de boissons, le panneau. C'est vraiment trop stylé, on voyage direct. [00:11:00] Speaker B: C'est vite, ça laisse de la place. [00:11:02] Speaker D: Et puis comme d'habitude, ils ont joué que des tubes. Ce qui est bien, c'est qu'en fait, un concert de Rise, ils font une heure et quart, c'est que des singles. [00:11:13] Speaker B: Il y en a quand même déjà pas mal. Du coup, c'est pas mal, c'est pas mal. Très bien. Très, très bien. Et puis en plus, tous les groupes, effectivement, tu parlais du merch, mais tous les groupes, comme c'est un petit endroit, tous les groupes vont au merch. Et donc, en vérité, quand ils ont le temps, etc., il faut tomber au bon moment. Mais tout le monde était hyper accessible. Tu peux vraiment, c'est un festival où tu peux rencontrer vraiment le groupe. C'est génial, ils signent des autographes, font des photos. Moi quand je suis parti, je suis parti assez tôt malheureusement parce que je suis parti rejoindre la Cigale pour aller voir Novelist, mais je voyais Rêve Noir qui était là, il y avait une queue, même à côté il y avait Il y avait Lucas qui était en train de tenir le merch de 1056 et il était tout tranquille. Les gens pouvaient vraiment aller lui parler. Et par contre, ils ont beaucoup de respect quand même, je trouve. Alors moi, je me souviens d'une époque où les gens, ils étaient agglutinés et généralement, ils touchaient tout le monde. Là c'est très... Tant que c'est pas annoncé, que c'est pas officiel, non ils vont pas les embêter. Et j'étais là, bah faut pas hésiter à les voir parler. Mais c'est très bien, voilà. Très bel endroit, très belle organisation. Moi je suis content que ce soit si bien passé jusqu'au bout. De croiser tous les amis c'est cool aussi. [00:12:22] Speaker D: Ah oui on a croisé Louis, on a croisé... Qui on a croisé? [00:12:27] Speaker B: On a croisé Mo, on a croisé tout le monde. Il y avait vraiment tout le monde. Il y avait des groupes aussi qui [00:12:32] Speaker D: n'ont pas encore sorti. Il y a les Chargottes qui sont venus aussi, parce qu'ils jouaient aujourd'hui. Enfin, ils jouent aujourd'hui, les Chargottes. [00:12:37] Speaker B: Oui, j'en ai fait un petit coucou. [00:12:38] Speaker D: Tu les as vus, toi? [00:12:39] Speaker B: J'ai fait un bisou. J'ai fait un bisou au chanteur et puis il y avait l'autre membre qui était là et j'ai fait comme ça et puis il est parti. Ah bon bah je sais. [00:12:52] Speaker D: Après peut-être qu'il t'aime pas. [00:12:54] Speaker B: Non mais on pourrait pas lui en [00:12:56] Speaker D: vouloir, y'a d'autres gens qui t'aiment pas. Il est timide. [00:12:58] Speaker B: Et du coup j'étais en mode putain le pauvre il a dû se dire que je voulais pas lui dire bonjour et tout alors qu'en fait c'était pas ça c'est juste que j'étais en train de phaser sur Novelist. [00:13:04] Speaker D: Mais dis-moi Pierre, toi t'es pas resté jusqu'au bout, c'était pour quoi? [00:13:08] Speaker B: Parce que moi je suis allé voir Novelist. Je suis allé voir Novelist et je suis allé à La Cigale. Alors Novelist, il y avait en première partie, il y avait Via Nova. C'était la toute première partie que je n'ai pas vue. [00:13:19] Speaker D: Allemand ou pas allemand, super cool. [00:13:21] Speaker B: Et on m'a dit que c'était très bien. [00:13:22] Speaker D: J'aurais adoré le voir au moins. [00:13:23] Speaker B: On m'a dit que ça sortait très bien, le son était très bon, qu'il n'avait pas été mis en deçà, qu'on avait bien pu profiter du même son que Novelist. TSS, donc ça c'est plutôt bien aussi, c'est plutôt généreux. TSS, j'en ai vu une partie, je ne pensais pas que ça ressemblait à ça. C'est un peu vénère, ça envoyait, mais je suis peut-être arrivé au moment vénère. Moi, je voyais ça un peu plus synthwave, métal, un truc un peu mélangé. Non, non, là, c'était que ça hurlait sa race et c'était hyper bien. Très belle scénographie, beaucoup de lumière. [00:13:53] Speaker D: Il faut pas être... Ouais, ça avait l'air très joli. [00:13:55] Speaker B: Je suis un peu jaloux parce que le chanteur arrive à mettre un corset que je ne pourrais jamais mettre parce que bon, bah... Enfin si, je peux le mettre, mais il faut pas le serrer. [00:14:02] Speaker D: Tu peux le mettre sur ta jambe. [00:14:04] Speaker B: Ouais, je le mets sur une cuisse. Non, non, mais ça chante hyper bien. Et le côté de français assumé de TSS sort très, très bien aussi. Parce que du coup, quand on comprend, forcément, ça change pas mal de choses. [00:14:16] Speaker D: Moi, j'ai remarqué ça pendant le concert de Rise, les couplets en français, les gens chantent tout. En anglais, ça chante, mais pas autant que quand c'est en français. [00:14:27] Speaker B: Ça parle plus forcément. Et non, c'était très très bien. Pareil, super présence. Je félicite ISS, qu'on aura peut-être un jour l'occasion de recevoir ici dans cette émission. Et Novelist arrive et là, j'étais bien installé. Je me suis mis assis à l'étage tranquillement. J'étais comme ça, j'avais une vue, personne devant moi. J'étais bien, j'étais bien. Et alors là... Ça envoie le son magnifique, tout était parfait. La Seno, alors pareil, il ne faut pas avoir des petits problèmes aux yeux. Il y en avait quelques-uns qui mettaient des lunettes de soleil parce que ça envoie vénère quand même. Il y a du strobo et de toutes les couleurs. Il y a un moment où t'es là, tu fais wow, je ne vois plus rien. Mais ça participe à l'ambiance. C'est assez vénère. Je pensais que ça allait être un peu plus voix claire. etc. Parce que moi, pour moi, Novelist, il y a quand même beaucoup de ça. Finalement, non, en fait, c'est assez agressif et elle assure de ouf, en fait. Je pense que quand j'ai vu le groupe, je me suis dit putain, le charisme qu'elle a, je n'avais jamais vu de Novelist. Donc, je n'imaginais pas qu'elle avait autant de charisme. Je pensais qu'elle avait sa présence scénique, mais là, elle arrive toute seule et rien qu'elle en chantant. Je m'en suis pris plein la gueule. Elle hurle hyper bien, passe de la voix claire à la voix hurlée très rapidement et elle bouge dans tous les sens. A savoir qu'elle avait comme une chattique et qu'elle a headbangé, qu'elle a couru, qu'elle a sauté, qu'elle a été partout. Je la félicite parce que je pense que c'est pas forcément le truc le plus simple. Mais à la fin du concert, elle a dit apparemment quand on monte sur scène et qu'on est excité, on oublie toutes les douleurs. Donc bon, par contre, je lui souhaite bon courage pour aujourd'hui. [00:15:54] Speaker D: L'adrénaline. [00:15:55] Speaker B: Ouais, exactement. Et non, non, très, très belle scène. Très bon choix. Il y a des moments qui vont bien pour avoir un peu plus de calme, pour prendre un peu ses esprits. Le public chante les paroles. Ça aussi, j'ai été halluciné, mais ils chantent quasiment toutes les paroles. Ça sautait dans tous les sens. C'était archi blindé. Évidemment, ils ont annoncé leur Olympia qui est dans un an. Donc, bon, voilà. Elle m'a fait mourir de rire aussi. Elle m'a fait chialer. Elle m'a fait rire. D'abord, elle m'a fait chialer parce qu'elle était tellement... [00:16:17] Speaker C: On a ri, on a pleuré. [00:16:20] Speaker B: Oh, Ziggy. C'est un peu moi. Bref, non mais à un moment elle était tellement émue qu'elle a hurlé, elle a fait «Papa, maman, regardez, j'ai rempli la cigale!» Mais genre, c'est sorti tout seul, je pense que c'était pas prévu [00:16:32] Speaker D: parce que les autres ils ont dit [00:16:32] Speaker B: «Ah bon?» Et j'ai chialé. [00:16:35] Speaker D: C'est un petit côté Sophie Cigale. [00:16:39] Speaker B: Bon, peut-être pas aussi agressif. C'était hyper émouvant et donc ça m'a fait chialer parce que bon, le rejet, le traumatisme du rejet, merci. Mais toujours est-il qu'il y a aussi le moment où on a dit, on a sorti un Olympia, n'hésitez pas à acheter une place, même deux! J'étais mort de rire, mais c'est sorti aussi très naturellement. Et du coup, c'était hyper cool. Et franchement, elle a le smile tout le long du concert, des concerts où tout le monde a le sourire à fond. Il y en a, mais c'est pas si fréquent que ça. Et ça envoie quand même du bonheur. Ça fait du bien aussi. Et voilà. Et c'était émouvant. C'était parfait. Je conseille à tout le monde, mais vraiment tout le monde. même si vous n'êtes pas forcément fan de Novelisque ou que vous n'êtes pas à écouter du Novelisque toute la journée, si ça passe à côté de chez vous, jetez-vous sur les places parce que vous allez vraiment prendre plein la gueule et en sortant vous allez vous dire, ok, ok, je comprends, je comprends pourquoi ça marche parce qu'en fait c'est vraiment ultra technique, les petits solos de guitare, ça joue quand même aussi, le guitareur... [00:17:39] Speaker D: Les deux guitaristes sont très très bons, techniquement c'est très dur ce qu'ils font. [00:17:45] Speaker B: C'est un peu progressif d'ailleurs sur certains moments. [00:17:48] Speaker D: Surtout là, moins les dernières chansons, mais toutes les anciennes chansons sont beaucoup plus prog et techniques. [00:17:56] Speaker B: En tout cas j'ai passé vraiment un merveilleux moment, je les remercie infiniment. Et après il y avait un petit after à côté. Donc on est passé de la cigale à la fourmi. C'est malin quand même. [00:18:08] Speaker D: Ça c'est un bon jeu de mots. [00:18:10] Speaker B: Et alors là? Alors là, c'était monumental. Parce qu'alors là, il y a eu du spectacle. Parce que Paris la nuit, Paris samedi soir, un week-end prolongé la nuit. [00:18:21] Speaker D: Il y a des gens qui sortaient des toilettes en disant «Ah, je déteste l'odeur de la cocaïne et de la pisse». [00:18:26] Speaker B: Apparemment, là, ils préféraient. Ils y retournaient plutôt deux fois qu'une! Non mais c'était ouf parce qu'il y avait une population du côté de Pigalle qui est folle et il y avait [00:18:38] Speaker D: autant... Oh c'est comme un melting pot! [00:18:39] Speaker B: Ah ouais, il y avait autant des clochards qui venaient chercher une petite bière que des personnes locales, donc des habitants du coin, qui étaient dans un état pitoyable. Il y avait une vieille qui m'a fait «T'aimes pas mon sac à main? T'aimes pas mon sac à main? Il est bleu, il est bleu!» Et on a bien ri. Et il y en a une, il y a une meuf qui est allée, je vais se faire courant, je vais m'arrêter à ça, mais il y a une meuf qui est allée aux toilettes à un moment, forcément, bon ça arrive. Mais quand... Quand elle est sortie... [00:19:02] Speaker D: Quand elle est sortie... [00:19:05] Speaker B: Elle est sortie, elle a pleuré de rire. Elle avait oublié d'enlever le PQ de son cul. Elle est sortie de son jean. Et Greg il a dit, mais quand tu torches le cul, faut le jeter. Bah du coup personne ne lui a répété, elle avait toujours la merde au cul, puis le bécu qui sortait. C'est Paris la nuit, Paris est magique. Enfin la nuit, je pense que c'est pas qu'à Paris, j'ai très chaud. Mais on a ri! La pauvre, non mais la pauvre, elle était... Bon. [00:19:42] Speaker D: Non mais je pense, peut-être qu'elle avait fait une protection de lunettes en PQ et quand elle a remonté son truc, ça s'est accroché. Je pense pas qu'elle se soit essuyée et qu'elle ait oublié de le retirer. [00:19:56] Speaker B: Alors... Écoutez... [00:19:59] Speaker D: Sentez un peu la merde. Ouais bah j'en connais d'autres qui sentent la merde. [00:20:07] Speaker B: Ah non mais il y avait des phénomènes! Et on était avec une amie, Kélodie, qui est donc attachée de presse pour Dobelliste, et qui vient donc de province. Et elle me disait, bah dis-donc, ça me manque pas à Paris finalement. Je vois des choses, je me dis c'est marrant, mais en même temps je me dis, être à la campagne c'est bien. C'est plus doux. Mais voilà, c'était un grand moment et ils te font des gros bisous. Et ils étaient hyper contents et donc ils ont dit on est prêt à revenir. Et alors j'ai des infos, mais je peux pas vous les donner, mais il va falloir rester attentif à tout ce qu'ils vont faire. [00:20:44] Speaker D: Moi aussi j'ai des infos de groupes qui jouaient hier, mais je peux pas les donner non plus. [00:20:49] Speaker B: En fait, on sait beaucoup de choses. [00:20:50] Speaker D: On sait trop de choses. Mais ça sert à rien de nous kidnapper. [00:20:54] Speaker B: Parce que 1, on vaut rien et 2... Il faudra coucher avec moi. [00:21:01] Speaker D: J'ai vu une anecdote tout à l'heure, j'ai regardé une vidéo de... [00:21:06] Speaker B: J'ai peur du coup. [00:21:07] Speaker D: Moi je la raconterai en off. [00:21:09] Speaker B: Bah non, non, vas-y. [00:21:10] Speaker D: Si tu veux la raconter. Non mais c'est... C'est un peu long. C'est... Oui. C'est vrai qu'on a encore 9 minutes. J'ai regardé une vidéo d'un mec qui fait des trucs avec des gens. Enfin, là, il y avait Gérard Juniau et Thierry Lhermitte et ils mangent des sushis. Bon, voilà. Et c'est un YouTuber, donc c'est avec une cheffe, la première cheffe étoilée femme. Sushi. Bon bref, Thierry Léventis il se met à raconter une anecdote, il dit «Ah ben on devait aller sur le tournage, donc il y a un mec qui vient me chercher, hop, il y a deux routes pour aller au truc, on passe sur la première, il y avait un bouchon, enfin il y avait des mecs qui faisaient des travaux du coup, on a dû prendre l'autre route, on prend l'autre route, on crève.» Et là, du coup, il n'y a pas de cric dans la voiture, donc on ne peut pas changer le pneu. Donc il y a un camion qui passe, il l'arrête. Le mec, il fait, ah, j'ai un cric, mais seulement pour les camions, je ne peux pas pour la voiture. Donc ils font, ah, bon, donc voilà. Thierry Lhermitte qui raconte, il y a une voiture qui arrive et le mec il dit, moi j'ai un krik, il sort le krik et il fait, on peut le prendre pour... Et il fait, ah non, si vous voulez le krik, il va falloir faire quelque chose. Et il fait, bah on va pas payer. Il fait, ah non, je dois enculer [00:22:26] Speaker B: l'un de vous deux. Ah bah c'est chouette. [00:22:34] Speaker D: Je me dis, j'aimerais bien que ça nous arrive avec Pierre parce qu'enfin, ça pourrait servir. [00:22:41] Speaker B: Écoute, l'amour, j'aime l'amour. C'est pour ça. J'aime l'amour. [00:22:45] Speaker D: D'ailleurs, je ne te considère pas comme un trou. Moi, oui, par contre. [00:22:52] Speaker B: Non, mais je... Allez, allez, on enchaîne. Je tenais juste à dire aux personnes qui m'envoient dès maintenant des messages pour me dire qu'ils sont amoureux de moi, parce que je reçois des messages d'hommes maintenant qui regardent Bang Bang, vous connaissez mes goûts, donc quand vous n'êtes pas dans mes goûts, n'envoyez pas de messages. [00:23:06] Speaker D: Mais Pierre, il faut t'ouvrir un petit [00:23:07] Speaker B: peu l'ouverture des yeux. Ah, pardon, je venais de dire... Je travaille mon périnée comme l'a dit tout à l'heure notre ami Gladys. Elle a dit qu'il ne fallait pas le dire à l'antenne, mais... [00:23:15] Speaker D: Elle ne l'a pas dit, mais je pense qu'elle ne voulait pas qu'on le dise. [00:23:19] Speaker B: Elle l'a... Elle a dit j'ai pas de périnée. On a essayé d'entendre ce qu'elle dit au loin parce qu'il y a la voix, la divine voix de Gladys qui nous atteint. Bon allez, on va balancer un titre. [00:23:34] Speaker D: Attends, il y a The Squek qui nous regarde depuis Nouméa. C'est toi que j'ai vu au concert de Poppy avec ta fille. En tout cas, coucou à Nouméa. [00:23:47] Speaker B: Coucou aux enfants qui nous regardent aussi. [00:23:50] Speaker D: Non mais il ne regarde pas avec sa fille, il est au concert avec sa fille. [00:23:54] Speaker B: Non parce qu'il y a des gens qui regardent avec leurs enfants, il y a des gens qui m'ont croisé et qui m'ont dit «Regarde ma fille elle connait» et puis la petite fille elle a dit «Elle va dans du sabre!» Alors presque! Elle a dit «Pierre, il faut que tu fasses quelque chose!» Et alors je me suis penché, j'ai fait «Mais il faut que je fasse quoi?» «Il faut que tu dormes!» Bon bah ok, j'ai tant une sale gueule que ça. [00:24:15] Speaker D: Parce que je pense que les parents ils mettent la matinale, et les enfants ils font «Mais il a quoi le monsieur?» Ils font «Bah tu vois, c'est ce qui se passe quand tu dors pas assez.» En fait, ça sert de... Tu sais, c'est le grand méchant loup pour faire peur aux enfants, quoi. [00:24:28] Speaker B: Ah mon dieu, on se fait attaquer par des bananes, alors? Bon, bref, allez. Ah oui, bah c'est bien lui. Moi, je rentre de soirée. Eh ben, j'espère qu'elle était belle, là. [00:24:36] Speaker D: Ça s'amuse bien, nous, bien. [00:24:37] Speaker B: Elle était comment, la soirée? Elle était belle! Bon, allez. Noveliste. J'ai choisi C'est My Name, parce qu'évidemment, c'est le gros single et que... [00:24:45] Speaker C: C'est ma name, c'est ma name. [00:24:47] Speaker B: J'ai refais ce pauvre poète la chanson. Et quand ça chante, là, le public est oufissime. C'est vers la fin, bien évidemment, que ce titre est joué. Et encore une fois, bravo à Novelis, bravo à tous les groupes du We Metal Fest, bravo We Metal Fest, et merci infiniment d'être qui ils sont, parce que ce ne sont que de belles personnes, tous ces gens-là. Voilà. Allez, c'est parti pour Bang Bang, montez le son! [00:25:36] Speaker A: c'est On s'envoie [00:29:24] Speaker B: Sous-titres réalisés para la [00:29:26] Speaker A: communauté d'Amara.org [00:31:07] Speaker D: Marcel, c'est maintenant? Ah oui. [00:31:09] Speaker B: Ah pardon, c'est là. [00:31:11] Speaker D: Il nous a pas dit! Comment on fait pour savoir? [00:31:19] Speaker B: Ah bah non, il nous a pas dit! C'est tout l'effet Marcel. Khnou Mirz, alors je sais pas comment ça se dit, mais j'ai envie de le dire. Khnou Mirz avec Untitled. Je suis tombé là-dessus par hasard, mais vraiment complètement par hasard. [00:31:33] Speaker D: Au début, ils avaient pas de nom à la chanson, pas de nom au groupe. Et ils ont dit, les gars, on peut pas avoir pas de nom et pas de nom. Untitled. Et du coup, ils ont dit, avant toi un nom et l'autre il avait fait Khnou Mirz. Ça s'écrit comment? [00:31:49] Speaker B: Je sais pas, comme ça se prononce? Ok! Bon, je vous passe les détails de ce qu'il a écrit. Mais toujours est-il que c'est un groupe de Los Angeles qui existe depuis 2021, qui fait du son crade un petit peu comme ça. Ils ont leur premier album qui est sorti ce début de mois, le 3 avril. [00:32:04] Speaker D: Très sympa. [00:32:05] Speaker B: C'était hier, donc... C'est bon, on est le 4 aujourd'hui? [00:32:07] Speaker D: Non, on est le 5. [00:32:08] Speaker B: Ah oui, on est dimanche. [00:32:09] Speaker D: Parce que c'est sorti le vendredi, généralement. [00:32:10] Speaker B: Excusez-moi, oui, c'est bien ça. [00:32:12] Speaker D: Comme à peu près toutes les semaines. [00:32:15] Speaker B: Mais c'est bon, ça va, oh merde! [00:32:17] Speaker D: Depuis maintenant, plus de 20 ans que tu fais ce métier. [00:32:19] Speaker B: Oui, ma soulaxe! [00:32:21] Speaker D: Bienvenue dans mon monde! [00:32:22] Speaker B: Oh putain! La mauvaise! Bon en tout cas voilà, ça vient tout juste de sortir. Alors j'ai pas grand chose à dire à part que ce morceau-là est fusionné avec le suivant normalement. Mais eux, ils ont décidé de sortir que celui-ci comme ça pour que ce soit la cacophonie comme c'est écrit dans la description de l'article qu'ils ont offert à Claude pour me dire ce qu'il faisait dans la vie. C'est assez récent, c'est un groupe qu'il faut suivre. On aime passer des nouveautés et on aime faire plaisir aux gens qui nous suivent. Pourquoi? Parce que lorsqu'on les rencontre, ils nous disent quoi? Ah, j'ai découvert plein de choses chez vous. [00:32:53] Speaker D: Oui, puis avant tout, nous, on fait [00:32:54] Speaker A: ça pour le plaisir! [00:32:58] Speaker B: De temps en temps, je pense que [00:33:04] Speaker A: c'est l'heure du... FLASHBACK! Je viens! [00:33:12] Speaker B: Et c'est présenté par... Et c'est présenté par celle à celle qui déclenche ce genre d'émotions. Allez, on est heureux. Moi je me protège. [00:33:25] Speaker D: Ah bah sortez couverts. [00:33:28] Speaker E: Vous vous protègez de qui? De moi? [00:33:29] Speaker C: Non de lui. [00:33:30] Speaker B: Bon là, elle a failli s'énerver, t'as vu? Elle a fait coup de tête. [00:33:33] Speaker E: Vas-y, je suis sympa avec lui en plus. [00:33:36] Speaker B: Connard! Bonjour Gladys, bonsoir. [00:33:41] Speaker E: Bonjour. [00:33:41] Speaker B: Bonjour Enjoy, bonsoir. [00:33:43] Speaker F: Bonsoir. [00:33:43] Speaker D: Bonjour, bonsoir. [00:33:45] Speaker B: Comment allez-vous? [00:33:46] Speaker E: Ça va très très bien. [00:33:48] Speaker B: La semaine était bonne. [00:33:50] Speaker E: Est-ce que tu veux vraiment que je te raconte ma semaine ou dès que je vais dire un mot tu vas gueuler? [00:33:55] Speaker B: Ça dépend les mots que tu utilises. [00:33:57] Speaker E: J'ai commencé la semaine en allant revoir BMTH au cinéma. [00:34:00] Speaker D: Bravo. C'est bien qu'il y ait au moins deux personnes qui aillent. [00:34:04] Speaker E: C'était blindé, déjà d'une part. Et en plus, comparé à tous les pays, on a fait dix fois mieux, c'est-à-dire qu'on n'a pas attendu la fin avant de lancer un mash pit. Moi, au bout du cinquième morceau, j'ai regardé tout le monde, je suis descendue, j'ai fait mash pit. Tout le monde a suivi. [00:34:17] Speaker D: Putain. [00:34:18] Speaker E: Ce qui fait que ça a été la guerre pendant toute la séance de ciné. Je pense qu'ils n'étaient pas prêts, les gars, du ciné. C'était cool. [00:34:24] Speaker F: Avec du pop-corn ça doit être quelque [00:34:27] Speaker E: chose On avait pas pris de pop-corn, personne n'avait pris de pop-corn Le cinéma [00:34:31] Speaker D: n'a pas le droit de reprogrammer le... Ça fait pas de chiffres et en [00:34:34] Speaker E: plus ils baignent la salle Clairement c'était... Moi j'étais là pour la baston Et [00:34:40] Speaker F: en plus ils ravagent la salle Après [00:34:43] Speaker E: y'a des gens qui ont perdu leur téléphone et tout mais c'est pas grave [00:34:45] Speaker B: Ah bon ils ont quand même gagné un peu d'argent la salle alors? On inquiétons les gens Ils se refont [00:34:50] Speaker E: un peu comme ça Franchement, La Villette, c'était une dinguerie. En plus avec le son de Dolby Surround, c'était trop cool. [00:34:55] Speaker B: Tu peux le redire? [00:34:56] Speaker E: Dolby Surround. [00:34:57] Speaker B: Ça t'aime mieux. [00:34:58] Speaker E: Tu vois, je m'entraîne et tout maintenant. [00:35:00] Speaker B: Il y a encore quelques leçons à prendre. Ça va, je me permets de le dire parce que j'ai un mauvais accent aussi, ne t'inquiète pas. [00:35:07] Speaker E: Et puis sinon, hier, j'ai fait le concert de Don Stater. C'est très cool. D'ailleurs, quand on vous fait gagner des invités, ben venez. Parce que vous prenez les invités d'autres [00:35:16] Speaker B: personnes, donc c'est pas... Ah, y'a la mauvaise! [00:35:18] Speaker E: Ah, c'est pas cool! Désolé, c'est pas cool. Et d'ailleurs, oui, il était présent. [00:35:23] Speaker D: D'ailleurs, on va instaurer un truc à partir du moment où maintenant, peut-être que quand des gens ne vont pas au concert et qu'on a fait gagner des places, peut-être qu'on peut les mettre sur une liste. [00:35:36] Speaker B: Une blacklist? [00:35:36] Speaker D: Une blacklist! Sauf si ils nous disent, ah, je suis désolé, je peux pas venir redonner les. [00:35:41] Speaker E: Prévenez, quoi. [00:35:42] Speaker D: Prévenez, au moins. [00:35:43] Speaker B: Bon, j'aurais-t-il que... C'était bien le concert, il y avait le monsoon, c'était super bien. [00:35:48] Speaker E: Il y a eu des blessés, donc c'est... [00:35:49] Speaker B: Il y a eu des blessés? [00:35:50] Speaker E: Bah écoute, c'était la guerre! [00:35:51] Speaker F: Des moches pites dans une cave à s'en projeter contre les murs, forcément... Ça a des conséquences. [00:35:57] Speaker B: Wow. Bon, gros gros concert alors. [00:35:59] Speaker E: Gros concert, gros concert, grosse ambiance. [00:36:01] Speaker F: Ouais, ouais, complètement. [00:36:03] Speaker B: Ça tombe bien parce que c'est un peu notre invité de tout à l'heure. [00:36:05] Speaker E: Voilà. [00:36:06] Speaker D: Ah bon? [00:36:06] Speaker F: Un invité qui sait mettre l'ambiance. Je préfère prévenir. [00:36:08] Speaker E: Et dès le premier morceau. [00:36:10] Speaker F: Dès le premier morceau. [00:36:11] Speaker B: Alors, vous connaissez la blague? [00:36:13] Speaker E: Dès le premier morceau, il s'est jeté dans le public en mode «Allez, c'est bon, on y va». [00:36:16] Speaker B: Ah ouais, il a eu la carrière [00:36:18] Speaker D: de l'homme, c'est sûr que ça a dû faire de la... Ça aide à démarrer les choses. [00:36:20] Speaker E: Et puis tu sais, j'ai vu des vidéos aussi où ils disaient «Circle Pit, Circle Pit », il y avait 2-3 personnes qui bougeaient et ils chopaient les gens et ils les emmenaient dans le Circle Pit. J'étais en mode «Ouais, ouais, c'est un vrai ça». [00:36:30] Speaker B: Il y a de l'énergie, il y a de la bonne énergie. Bon, écoute, si le concert a été bon, que les gens étaient satisfaits, ça veut dire qu'on pourra les revoir. Parce que comme on était tous séparés aux quatre coins de la région, il faut quand même qu'on puisse le voir en vrai. [00:36:42] Speaker E: Tout à fait. [00:36:42] Speaker F: J'encourage quiconque, du coup, à aller voir Don Stater, qui va passer à Lyon et dans d'autres villes de France. [00:36:50] Speaker E: Allez suivre sur les réseaux sociaux et à les écouter sur les plateformes d'écoute. [00:36:54] Speaker F: Moi vous savez, j'écoute beaucoup de prog, mais par contre j'ai eu l'impression de retrouver mes 16 ans pendant 45 minutes, c'était très bien. [00:37:02] Speaker B: Voilà, puis moi je suis sorti, j'avais pu me défouler, j'ai tué 2-3 personnes. [00:37:06] Speaker D: 45 minutes c'est parce qu'après, après cette prise des coups et tout, il s'est rendu compte qu'il avait 96 ans. [00:37:13] Speaker E: En vrai j'ai des courbatures encore. [00:37:17] Speaker B: On n'est pas tout jeunes. Enfin toi si, mais... Et puis Enjoy aussi. [00:37:22] Speaker D: T'sais les courbatures à 25 ans c'est rare. [00:37:24] Speaker E: C'est le manque d'effort, je crois. [00:37:27] Speaker D: On en parlera plus tard. [00:37:29] Speaker B: Que s'est-il passé au niveau des news Maglad10? [00:37:32] Speaker E: Alors, pas que des bonnes nouvelles. Je commence avec le décès de James Ghost, le Ghost sans H. Lollard, le musicien James Cody Lollard, connu sous le nom de Ghost, est décédé. Son équipe a annoncé la nouvelle en rendant hommage à un artiste très talentueux et une personne profondément appréciée. La famille a demandé le respect de la vie privée durant cette période difficile. Et je suis obligée de faire cette news parce que Marcel m'a harcelée pour la faire. Si ça commence si mal, c'est de sa faute. [00:38:01] Speaker D: Déjà, c'est mieux que ce soit qu'il t'harcèle comme ça que quand il t'envoyait des photos. [00:38:06] Speaker E: Ouais, les photos, c'était vraiment limite. [00:38:10] Speaker B: Quelle belle équipe, vraiment. Magnifique. [00:38:13] Speaker D: Belle ambiance. Ce qui est bizarre, c'est que ça ne t'a pas convaincu. C'est ça, je ne comprends pas. [00:38:17] Speaker B: Elle n'a pas compris la première photo, surtout. Alors ensuite elle a fait mais c'est quoi? [00:38:22] Speaker E: Justement c'était une photo de Muse et j'étais là ouah! C'est pas une partition d'anatomie, je comprends pas. [00:38:27] Speaker F: Il a confondu entre envoyer un nude et envoyer une Muse. [00:38:30] Speaker E: Bah voilà. [00:38:32] Speaker B: Ça c'est... T'as peut-être pas vu l'autre chose. [00:38:35] Speaker F: J'ai vu effectivement beaucoup d'hommages, beaucoup de photos de Marcel. J'ai vu effectivement beaucoup d'hommages de la scène à James Lollard du coup parce que c'était un peu un des ambassadeurs du coup du versant le plus sombre et même du coup le versant le plus métal de la synthwave donc forcément il était apprécié. J'avais parlé récemment du groupe Frozen Soul donc le groupe de death metal américain qui avait travaillé avec lui pour les ambiances de leur dernier album, pas celui qui va sortir mais l'album précédent. Donc ouais, c'était un mec actif et apprécié dans la scène. [00:39:10] Speaker B: Et je me souviens plus, t'as dit de quoi il est mort? [00:39:12] Speaker D: Non, ça n'a pas été dit. La famille a demandé au respect de la vie privée, donc je pense que c'est ne chercher pas à savoir et arrêter de poser cette question, bande de merde. [00:39:22] Speaker E: Exactement. [00:39:22] Speaker D: Je crois qu'il s'est adressé vraiment à [00:39:24] Speaker B: toi, mais... Non, mais je me suis dit que bon... Ah oui, c'est vrai, [00:39:28] Speaker E: il tournait avec Perthiobata en décembre. Du coup, il ne tournera plus. Bah non mais c'est vrai! [00:39:35] Speaker B: Bah ça oui! Alors je pense que tout le monde... [00:39:37] Speaker D: Là il vient de se retourner dans sa tombe! [00:39:40] Speaker F: Sigi l'éolienne! [00:39:42] Speaker B: Bon bah un peu cher... Oh putain [00:39:43] Speaker D: c'est le pire au pire! [00:39:44] Speaker B: C'est quoi la nuit suivante? [00:39:47] Speaker D: Alors qui est mort? [00:39:48] Speaker B: Faut qu'on fasse d'autres blagues! [00:39:50] Speaker E: Décès de Bollander! [00:39:51] Speaker B: Non c'est pas vrai! [00:39:53] Speaker D: C'est une rubrique d'échronologique qu'elle nous fait maintenant. [00:39:57] Speaker B: Et qui c'est qui est mort? [00:39:57] Speaker E: Le musicien Bolloder s'est décédé cette semaine à l'âge de 38 ans. Il était surtout connu comme membre du groupe Hanseway et travaillait également sur le podcast Hard Lore, bien connu dans la scène Hardcore. Un hommage a été publié par ses proches qui évoque une personne profondément bienveillante, toujours présente pour ses amis et sa famille et avec une personnalité très marquante sur scène comme dans la vie. Un message à Galles a également été partagée pour rappeler que les aides existent pour les personnes souffrant de dépression ou ayant des pensées suicidaires, signe que sa disparition est probablement liée à sa santé mentale. [00:40:29] Speaker B: Le 3114, c'est un numéro qu'il faut garder. En France, oui. C'est sûr que si vous regardez depuis Québec, ça ne marchera pas. Mais le 3114, c'est un numéro qui est gratuit et qui est accessible 24 heures sur 24. Il y a des gens très, très compétents qui répondent et qui vous écoutent. Voilà, au moins pour vous donner un petit peu d'espace d'expression. Vous pouvez dire ce que vous avez à dire. [00:40:50] Speaker E: Très jeune, 38 ans. [00:40:51] Speaker B: 38 ans, c'est très jeune. [00:40:52] Speaker D: On commence déjà à être vieux. [00:40:54] Speaker E: C'est mon âge, putain. [00:40:55] Speaker D: Non, t'as 25 toi. [00:40:57] Speaker E: Ça fait peur! [00:40:58] Speaker B: Oh bâtard! [00:41:01] Speaker D: C'est le guitariste de Armsway. [00:41:04] Speaker E: Ouais, ça m'a fait de la peine de fou. Ça m'a beaucoup attristée. [00:41:10] Speaker B: Et le suivant c'est qui? [00:41:11] Speaker E: Il n'y en a pas d'autres. Enfin, il y en a peut-être d'autres mais peut-être que vous avez des moraux. [00:41:14] Speaker D: Ah c'est dommage! [00:41:16] Speaker B: Quelqu'un d'anecdote marrante? [00:41:17] Speaker D: C'est dommage parce qu'il y avait un groupe... J'aurais bien aimé mais bon... Qui? Non, non, bah je dirai après parce que je vais pas spoiler... Est-ce que [00:41:24] Speaker E: t'as... Y'a pas d'autre? J'annonce pas d'autre décès? [00:41:26] Speaker B: Non, mais oui, mais tu verras... [00:41:27] Speaker D: Je veux pas spoiler ta news! [00:41:29] Speaker E: Ah, ok. [00:41:30] Speaker B: Vas-y, continue. [00:41:31] Speaker E: On a De Plotinio, nouveau clip et album annoncé. Je vous encourage d'ailleurs à regarder ce clip, il est très chelou. Le groupe De Plotinio a sorti un nouveau clip et on a profité pour annoncer la sortie de The Volume Series le 10 juillet 2026. L'album regroupera les trois EPs déjà sortis, plusieurs singles récents ainsi qu'un dernier titre inédit. Le chanteur London Tewars décrit le morceau comme une réflexion sur la société actuelle, sur un monde où tout semble inversé et où l'on oublie parfois ce que signifie être humain. Sous le clip, beaucoup de fans parlent d'un morceau très travaillé avec une approche presque plus proche de la pop dans la structure, où les guitares ne sont pas au centre mais servent l'ambiance et la voix. D'autres comparent même le clip à un mini-film avec beaucoup de symbolisme et une vraie direction artistique. Globalement, les retours sont extrêmement positifs. J'ai vu ce clip. Il est space. [00:42:19] Speaker B: Mais c'est pop. [00:42:20] Speaker E: Moi, j'ai pas senti le côté... Enfin si, et sur certains aspects, il y a quand même des côtés un peu plus pop, mais ça reste du The Plot In You, selon moi, c'est pas assez... Parce que vous aimez pas [00:42:28] Speaker D: The Pop In You? [00:42:30] Speaker B: Plot! [00:42:31] Speaker E: Plot! [00:42:31] Speaker B: T'es là! [00:42:33] Speaker D: T'es là, je l'ai saisi. [00:42:34] Speaker E: Ça m'a pas choqué, l'ambiance musicale ou la direction, j'ai pas trouvé qu'il y avait un écart de malade. [00:42:40] Speaker B: The Plot In You, c'est assez agressif quand même, non? [00:42:42] Speaker D: Ouais, ouais. [00:42:42] Speaker E: Mais après, t'as aussi des balades dans The Plot In You, donc c'est pas déconnant. [00:42:46] Speaker D: C'est du... Metalcore moderne, quoi. [00:42:48] Speaker E: Ouais, voilà. Un truc un peu... Musicalement, ça ne m'a pas choqué. Le clip, il y a quand même quelques scènes où j'étais un peu en mode... [00:42:56] Speaker B: Malsain? [00:42:57] Speaker E: Ce n'est pas malsain, l'ambiance n'est pas plus dérangeante que ça. Il y a juste des scènes de salive, par exemple, je n'en dirai pas plus, qui ne m'ont pas mis très à l'aise, personnellement. [00:43:06] Speaker B: Un escargot? [00:43:06] Speaker E: Mais c'est hyper poétique, comme d'hab', comme tous les clips de Platinu, en vrai. [00:43:12] Speaker B: Ok, très bien. [00:43:12] Speaker E: Mais je ne sais pas s'il serait pu passer sur le... [00:43:15] Speaker B: Écoute, de toute façon, on ne passe [00:43:16] Speaker E: pas, donc... Parce que je ne savais pas trop. [00:43:19] Speaker B: C'est pas grave, c'est pas grave. Qu'est-ce qu'il s'est passé d'autre Gladys? [00:43:21] Speaker E: Ensuite on a Turnstile, grave affaire impliquant un ancien guitariste. Le groupe Turnstile a pu bien communiquer après un incident impliquant leur ancien guitariste Brady Ebert qui a quitté le groupe en 2022. Le groupe explique avoir coupé les liens avec lui à cause de comportements problématiques et des menaces répétées. La situation a récemment dégénéré, l'aurait renversé en voiture le père du chanteur Brandon Yates, lui causant de graves blessures, le groupe demande le respect de la vie privée de la famille. Donc ça n'arrête pas parce que ce n'est pas la première fois qu'il... [00:43:50] Speaker D: Il avait déjà essayé de tuer le batteur, je crois, un truc comme ça. Et je crois qu'il a mal digéré de se faire évincer au moment où ça explose, quoi. [00:44:00] Speaker E: Sauf qu'il s'est fait évincer parce qu'il était déjà problématique auparavant. Il était déjà con. Je cherche pas à le défendre. Non mais le mec il comprend pas qu'il doit se remettre en question d'y avoir un psy. [00:44:10] Speaker B: Je crois que juste oui. Il faut qu'il soit humile c'est tout. [00:44:13] Speaker E: Il a besoin d'aide. Il a besoin d'aide. [00:44:14] Speaker B: Ça marche pas exactement comme ici. [00:44:15] Speaker D: Ils ont pas le 31-14. [00:44:17] Speaker B: Ils ont pas le 31-14 et puis surtout ils ont pas la Sécu qui leur dit tiens tu peux aller une fois par mois voir un psy gratos. Je pense pas que ça marche vraiment comme ça. Je suis pas spécialiste des Etats-Unis mais... [00:44:27] Speaker D: C'est vrai, c'est vrai ça. Je ne te pose pas spécialisé grand chose d'ailleurs. Gladys, news suivante? [00:44:33] Speaker E: Il n'y a pas de news suivante. Là, du coup, je voulais donner mon petit soutien à Interstyle du coup. [00:44:39] Speaker D: Ils en ont besoin. [00:44:43] Speaker B: Mais du coup il l'a eu le père ou pas? [00:44:45] Speaker D: Mais non! Il peut plus s'approcher à moins de je sais pas combien de tout le monde. [00:44:49] Speaker E: Mais il a eu de graves blessures quand même. [00:44:51] Speaker B: Ah oui, donc il a dû jeter... [00:44:54] Speaker D: Non mais c'était une tentative de meurtre. [00:44:57] Speaker B: C'est tentative de meurtre, c'est ça? [00:44:59] Speaker D: Oui, oui. C'est pas il l'a renversé... Pas par hasard. C'est une tentative de meurtre, il voulait le tuer. [00:45:06] Speaker B: Excusez-moi, excusez-moi, moi je le défends. [00:45:11] Speaker D: Peut-être que c'est un vieux qui court vite. [00:45:16] Speaker B: Bon bah du coup tu veux passer un turn style? Avec des mocassins ou pas? [00:45:19] Speaker E: J'ai pris Love Connection. [00:45:20] Speaker B: Non pas avec des mocassins. [00:45:22] Speaker D: Ça va plaire aux potes de Marsal ça. [00:45:25] Speaker B: J'ai revenu avec ce mocassin, j'ai pas fait attention. [00:45:28] Speaker D: Oh j'imagine. [00:45:28] Speaker F: C'était le Mowgli. [00:45:30] Speaker B: Le Mowgli. [00:45:30] Speaker D: J'imagine il est hongrois. [00:45:33] Speaker B: Bon allez on balance. Turn style. [00:46:27] Speaker A: SAUVONNAGE! Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org [00:48:36] Speaker B: Turn style à l'instant donc bah oui ça sert à quelque chose les terrains de baseball désaffectés ça sert à regarder à l'horizon pendant qu'on chante une chanson et puis à se mettre en haut des murs pour faire caca bon après ça c'est un rituel assez particulier mais c'est turn style après tout. [00:48:49] Speaker D: Maudit reste. [00:48:50] Speaker B: Mais non mais on les aime bien turn style on espère bien qu'ils viendront un jour s'asseoir ici dans le canapé. [00:48:57] Speaker E: Qui sait. [00:48:57] Speaker B: Et qu'ils viendront répondre à nos questions mais bon comme ils aiment pas les interviews ça commence déjà mal. [00:49:01] Speaker D: Moi en tout cas je les aime pas. [00:49:02] Speaker E: On leur dit pas que c'est une interview on leur dit venez boire le café. Tu vois, ils sont discutés sur le canapé. [00:49:09] Speaker D: Excusez-moi, mais il y a beaucoup de caméras quand même. [00:49:12] Speaker E: Elles sont éteintes, monsieur, elles sont éteintes. [00:49:14] Speaker B: Vous voulez un deuxième café? Vous voulez un deuxième petit café? [00:49:16] Speaker D: Pourquoi la lumière clignote sur le canapé? [00:49:19] Speaker B: C'est un bug, c'est un bug. [00:49:23] Speaker E: On a Crystal Lake qui se sépare de son chanteur. Quoi? Les apothènes de Crystal Lake ont annoncé leur séparation avec le chanteur Robert. Santorino, arrivé dans le groupe en 2023 seulement. La décision a été prise d'un commun accord, notamment à cause de la difficulté de concilier la vie de famille et les tournées internationales. Parce que je rappelle que lui, il est américain à la base, donc déjà les heures les retours pour composer, les tournées, tout ça, c'est l'enfer. Le groupe continuera les concerts avec des chanteurs invités en attendant de retrouver un nouveau chanteur et confirme qu'il ne compte pas s'arrêter. Mais bon, c'est quand même une sacrée grosse clé. [00:49:59] Speaker B: Il continue de tourner quand même. [00:50:00] Speaker E: D'ailleurs, j'ai vu une story de Mitsuru aujourd'hui et c'était le chanteur de Prompt. qui avait pris la place de Prompt. C'est un groupe japonais aussi que j'adore, qui n'est pas encore si connu que ça, mais que moi j'adore. Et du coup, c'était assez cool de le voir et j'ai presque envie de dire vas-y, garde le. [00:50:17] Speaker D: Le chanteur précédent, il était australien. [00:50:21] Speaker F: Non, il était japonais. [00:50:22] Speaker D: Ah non, il y a eu un australien aussi. [00:50:25] Speaker B: Apparemment, il y en a eu plusieurs. [00:50:26] Speaker E: Depuis que Ryu est parti, en fait. [00:50:30] Speaker F: Il me semble qu'il n'y avait que ceux-là. [00:50:31] Speaker D: Bon bref, moi je les ai eu avec un chanteur australien. [00:50:34] Speaker B: Moi je connais très mal parce que j'ai jamais accroché donc... Et d'ailleurs, tout [00:50:39] Speaker E: à l'heure, on parlait de The Plot In You. London Towers avait déjà fait un feat avec le chanteur de Prompts. Donc le chanteur est assez connu, quand même. [00:50:49] Speaker B: OK, bon, c'est un nom à retenir aussi. [00:50:50] Speaker E: Franchement, c'est très cool. [00:50:51] Speaker B: OK, il y a quoi d'autre? [00:50:52] Speaker E: Évanescence, Manifestation, nouveau clip et nouveau single. Émilie, chanteuse de Évanescence, a été aperçue à Los Angeles lors de la manifestation No Kings, un mouvement de protestation contre la politique de Donald Trump. En parallèle, le groupe, on le sait, est en train de tourner un nouveau clip à Los Angeles. Du coup, je me dis que le titre qui va sortir très prochainement, et certains fans le disent aussi, pourrait avoir un lien entre le message et la chanson, avec le contexte politique actuel. [00:51:19] Speaker B: Ça buzz autour de ça, quoi. [00:51:20] Speaker E: Je me dis que c'est pas anodin. [00:51:22] Speaker B: Si elle se montre, oui, c'est possible. [00:51:24] Speaker E: Parce qu'elle avait une grosse pancarte et tout. Ah ouais, elle a fait les choses. [00:51:27] Speaker B: Elle a des petits muscles dans ses petits bras, comme ça, elle porte la pancarte. C'est peut-être une chanson sur le fait [00:51:36] Speaker D: de se muscler les bras. [00:51:38] Speaker F: titre, je pense pas. [00:51:39] Speaker B: Construction des pancartes. [00:51:40] Speaker D: Je vais pas rebondir là-dessus pour qu'on passe vite sur cette blague. [00:51:43] Speaker B: Ah mais j'en ai d'autres. Non. [00:51:45] Speaker E: Bon, on passe à la news suivante, vous allez l'adorer en plus. Thomas Fiorge de Ghost, confronté à une affaire de harcèlement. Le leader de Ghost, Thomas Forge, est actuellement confronté à une affaire de harcèlement impliquant une femme qui aurait tenté de le contacter à de très nombreuses reprises pendant plusieurs mois. Selon les informations révélées, elle aurait envoyé des messages, passé des appels, envoyé des lettres, elle aurait même demandé de l'argent. Malgré le fait que Tobias Forge ait bloqué ses numéros, elle aurait continué en envoyant des lettres recommandées, dont une contenant un téléphone portable que le chanteur a remis à la police. La femme affirme entretenir une relation avec lui et parle même de fiançailles, ce que Tobias Forge dément totalement. De son côté, il explique simplement vouloir qu'elle le laisse tranquille et que la situation n'aille pas plus loin. L'affaire est désormais suivie par la police. [00:52:30] Speaker D: Ah ouais, moi j'avais vu une news, il y a quelqu'un qui fait la même chose avec Holy Sex. Apparemment, [00:52:42] Speaker B: c'est une affaire qui a l'air d'être assez grave. [00:52:44] Speaker E: Je sais pas qui est cette folle là, mais... [00:52:47] Speaker B: Très bien, je sais pas quoi dire. [00:52:50] Speaker E: Je pensais que ça vous ferait plaisir, j'ai parlé de Ghost. [00:52:54] Speaker B: C'est ça pour nous faire chier l'hôtel! [00:52:56] Speaker E: D'habitude vous aimez bien tailler, je me [00:52:57] Speaker D: suis dit voilà... Non mais moi j'étais comme... En plus j'ai fait une blague sur Ghost hier, parce qu'il y avait quelqu'un qui travaillait au Plon, qui faisait partie de l'orga du Grand Paris Sud, c'est ça? Oui, Grand Paris Sud. Et on parlait musique et tout, et il a fait une critique sur un truc, je sais plus ce qu'il a dit, et il avait un hoodie Ghost, et je fais «Ouais, en même temps, quand on porte un hoodie Ghost, on peut pas vraiment parler de bon goût». [00:53:28] Speaker B: Gratuité. [00:53:30] Speaker D: C'est gratuit. Ça fait rare, tout le monde. [00:53:32] Speaker B: Et lui, il s'est mis à pleurer. [00:53:34] Speaker D: Il a fait «Oui, j'avais pas d'autres vêtements propres, j'ai pris le premier qui venait». [00:53:39] Speaker E: Mais déjà, il l'a acheté. [00:53:41] Speaker D: Non, il m'a dit qu'on lui avait offert. Non, t'inquiète, j'ai continué l'argumentation. Il m'a dit qu'on lui avait offert et que c'était un cadeau et qu'on ne pouvait pas acheter un cadeau. [00:53:50] Speaker B: Bon, après, c'est une affaire qui me semble assez classique pour n'importe quel rockstar. [00:53:53] Speaker D: Toi, bien, ça t'arrive régulièrement. [00:53:55] Speaker E: Non, mais qui a envie d'harceler un mec comme lui? [00:53:56] Speaker D: Ah oui, je sais. [00:53:58] Speaker B: Ça m'est arrivé une seule fois, mais... [00:53:59] Speaker E: Qui a envie d'harceler un mec comme lui? [00:54:01] Speaker B: Ah, c'est une star, donc... Ça, c'est [00:54:03] Speaker D: un autre détail, mais c'est un jugement de valeur. [00:54:05] Speaker F: Chacun ses goûts. [00:54:06] Speaker E: Tout à fait, mais je m'en fous. [00:54:08] Speaker B: Bon, très bien. Passons à la suite, alors. [00:54:10] Speaker E: Alors, dernière news et un peu longue, je vous préviens. [00:54:12] Speaker B: J'adore quand c'est bon. [00:54:13] Speaker E: Je sais. Le groupe Nuisance lance une pétition contre les journalistes qui n'écrivent pas d'articles. Le groupe de métal Nuisance fait actuellement parler de lui, mais pas pour sa musique. Le groupe serait en effet au cœur d'un petit drama après un concert donné il y a quelques semaines. Selon eux, une journaliste était présente dans le public ce soir-là, pas en tant que presse, mais simplement parce qu'elle était invitée par un des groupes de première partie qui était un groupe d'amis. Elle aurait donc assisté au concert, normalement, sans accréditation, sans interview, sans rien de prévu. Mais quelques jours plus tard, les membres de Nuisance l'auraient contacté pour lui demander pourquoi aucun article n'était sorti. La journaliste leur a donc expliqué qu'elle n'était pas venue en tant que journaliste mais en tant qu'amie et qu'elle n'avait pas prévu d'écrire un article. Ce à quoi le groupe aurait répondu, je cite, oui mais vous êtes journaliste quand même. Suite à ça, le groupe Nuisance aurait décidé de lancer une pétition en ligne pour demander la mise en place de ce qu'ils appellent le devoir de couverture spontanée. Le principe serait simple, si une personne qui travaille dans la presse assiste à un concert, même en temps qu'amie, même en week-end, même en vacances, elle devrait quand même écrire un article. La pétition s'intitule un concert vu égal un article dû. Et après un mois en ligne, la pétition aurait déjà réuni 8 signatures. dont, selon certaines sources, quatre membres du groupe, leurs copines et la mère du chanteur. Voilà. [00:55:29] Speaker B: Bah oui, en même temps, oui. [00:55:32] Speaker E: Je n'avais pas spécialement envie du coup de mettre en valeur ce groupe. [00:55:36] Speaker B: Bah non, on n'a pas envie. Mais du coup, tu as choisi qui? [00:55:43] Speaker E: J'ai choisi Lastel pour faire plaisir à Laurent et parce que j'adore ce groupe. [00:55:48] Speaker B: Oui, on en a déjà diffusé du Lastel. [00:55:49] Speaker E: Et du coup, j'ai choisi le titre Life in Silhouette. Parce que c'est un joli titre. Juste pour ça, parce que je l'aime beaucoup. Et que mes goûts comptent. Et prévalent sur les vôtres. [00:56:04] Speaker B: Donc oui, bien évidemment, comme à chaque fois, on retrouve les news dès demain à partir de 17h30. Mardi peut-être? [00:56:14] Speaker D: Je sais pas. Marcel, tu travailles demain? [00:56:17] Speaker B: Bon, soit demain, soit mardi à partir de 17h30. Si Marcel ne travaille pas, vous pourrez l'insulter. À partir de 17h30 sur notre chaîne YouTube. De toute façon, si vous êtes inscrit, vous serez averti bien évidemment. Et dans ces news-là, n'hésitez pas en commentaire à nous dire quelle est la news qui est une fake news. Commentez, à dire ce que vous en pensez. Et bien évidemment, à délire autour de ça. Et si on a oublié une news que vous trouvez importante, n'hésitez pas aussi à la mettre en commentaire. C'est important d'échanger ce genre de choses. Et puis là, maintenant directement dans le ch'meule, n'hésitez surtout pas aussi à dire ce que vous pensez. Quelle est donc la fake news? Je pense que quelqu'un qui s'intéresse à Tobias Forge, c'est pas possible. [00:56:53] Speaker E: Bah moi c'est... Je veux pas donner trop d'indices mais... [00:56:57] Speaker D: C'est vrai que c'est ce qui semble le moins plausible. [00:57:02] Speaker B: Bon en tout cas, merci beaucoup Gladys. Allez, on va regarder donc l'Astelle. [00:58:05] Speaker A: C'est génial! J'en ai marre, j'en ai marre! C'est la première fois que j'entends ça. C'est ce qu'il y a de plus... Only makes me... LOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO [01:05:01] Speaker D: C'était ma petite idée. [01:05:02] Speaker B: Shooting Daggers sort donc dans Bang Bang, le meilleur du métal et de l'alternative rock. C'est comme ça tous les dimanches soir en live Twitch. N'hésitez pas à nous rejoindre, à dire ça à vos amis et à rassembler toutes les personnes qui aiment cette musique pour montrer qu'en France aussi on aime ce genre musical et qu'on n'est pas seul dans un coin abandonné. Ben, il faut qu'on fasse quelque chose. [01:05:23] Speaker D: On n'a qu'à faire un média et ruiner nos vies. [01:05:28] Speaker B: Bref, qui a fait ce choix de Shooting Daggers? Qui est le responsable? [01:05:32] Speaker F: On se le demande. [01:05:34] Speaker B: C'est bien sur... Bien sûr, pardon, bien non sûr. [01:05:36] Speaker D: Bien non sûr, bien oui. [01:05:39] Speaker B: Oui, je ne sais pas parler français, excuse-moi. Je suis ému. Je te vois te rapprocher de moi, [01:05:43] Speaker F: ça me... T'en perds tes mots. [01:05:46] Speaker B: Pas que ça. [01:05:46] Speaker C: T'en perds ton latin. [01:05:48] Speaker B: Alors, c'était quoi? C'était bien? [01:05:50] Speaker F: Ouais, c'était bien. Shooting Tigers, en plus, je connaissais pas avant cette semaine, j'ai découvert comme ça. Shooting Tigers, qu'est-ce que c'est? C'est un groupe de punk anglais du coup, londonien, plutôt versé hardcore, mais hardcore plutôt positif, comme on a entendu, c'est du hardcore. Il faut savoir que c'est un groupe qui est totalement affilié à Riot Grrrl. Très clairement, le message, c'est foutre, mettre à feu et à sang le patriarcat, la misogynie intériorisée, les boys club et globalement tout ce qui opprime l'existence queer, en gros. C'est pour ça qu'elle se revendique ne serait-ce que sur les réseaux sociaux du courant queercore. Et du coup, c'est un groupe qui a sorti un premier album en 2024, qui monte, qui monte, qui monte, en notoriété, puis en place sur les affiches de concerts, etc., qui a fait pas mal de bonnes premières parties. Et c'est du coup un punk hardcore avec un message qui est quand même assez vénère à la base, mais avec un côté assez positif, musicalement parlant. Vous avez entendu, si vous aimez Turnstyle, par exemple, ou ce genre d'énergie, allez-y, c'est du tout bon pour vous. Et le message, il a beau être parlé de choses très sérieuses et parfois violentes, c'est toujours très orienté sur l'empowerment et quelque chose de très encourageant finalement, plutôt que de faire quelque chose de fataliste. Donc voilà, c'est un groupe qui est très cool. Là, vous avez vu dans le morceau, il y a un featuring de Dennis Lixon, le chanteur de Refused. Et c'était du coup leur nouveau single qui s'appelle Glow qui est sorti cette semaine. [01:07:27] Speaker B: Et puis belle surprise de voir Denis là, qui a l'air de passer du bon temps aussi. [01:07:32] Speaker D: Denis. Denis. [01:07:33] Speaker E: C'est un bon fit. [01:07:34] Speaker B: Denis la malice. [01:07:36] Speaker F: Denis la malice. [01:07:37] Speaker D: Oui c'est un bon fit, c'est une bonne utilisation. [01:07:41] Speaker F: On ne l'entend pas juste sur trois mots, c'est collo. [01:07:44] Speaker B: Après, je pense que c'est la bonne personne aussi pour ce genre de partage de chansons. [01:07:50] Speaker D: Puis maintenant, il a du temps. [01:07:52] Speaker F: Maintenant, il a du temps. [01:07:53] Speaker B: Mais si, il a un autre groupe maintenant. Il n'a pas créé un autre groupe un peu plus doux? Il me semble qu'il a créé un autre groupe. [01:08:01] Speaker D: Ben après, pendant la pause de Refused, oui mais... Depuis la fin de Refused, je ne suis pas sûr. [01:08:07] Speaker B: Ah, vous croyez. Bon, peut-être que j'ai... Bon, après on s'en fout, on n'est pas en train de parler de son groupe à lui, on est en train de parler de Shooting Daggers. [01:08:13] Speaker F: Peut-être qu'il a fondé un groupe de chemise-corps, je ne sais pas. [01:08:17] Speaker B: Pardon? La rare est en cours. Tu l'as vu 72. Tu l'as vu 72, plein d'amour avec Papa Choux aussi évidemment. Très joli pseudo qui ne nous rappellera que de belles choses. Ben? [01:08:50] Speaker D: Apparemment il joue dans Fake Names. [01:08:53] Speaker B: Oui, alors ça, ça fait longtemps que ça existe, Fake Names. [01:08:54] Speaker D: Depuis 2018, voilà. [01:08:56] Speaker B: Et d'accord, je croyais qu'il y avait un nouveau truc encore en plus, mais non. Bon, écoutez, j'ai le droit de me tromper, comme d'habitude. [01:09:01] Speaker D: Oui, ça ne changera pas. Mais Pierre, tu sais, à ce moment-là de l'émission, il se passe quelque chose. Il se passe quelque chose parce que c'est le moment du clip des Bangers. [01:09:10] Speaker A: Oh! [01:09:10] Speaker B: Et c'est quoi le moment du clip des bangers? [01:09:11] Speaker D: Le clip des bangers, c'est tous les gens qui sont inscrits à notre Patreon. Je vous rappelle... [01:09:17] Speaker B: Genre plein plein d'exclamations, Patreon par exemple, [01:09:18] Speaker D: maintenant tout de suite pour aller rejoindre. Ou le lien on a dans la description. Et ces gens là, toutes les semaines, peuvent proposer un clip. [01:09:26] Speaker B: Alors ils proposent un clip. [01:09:27] Speaker D: Du lundi au vendredi. Ils proposent un clip, n'importe quoi. [01:09:31] Speaker B: Et... [01:09:32] Speaker D: Le vendredi, normalement, émis en vote, un sondage est créé pour choisir le clip qui sera diffusé dans l'émission. Le vainqueur. Et lui, qu'est-ce qu'il gagne, Pierre? [01:09:49] Speaker B: Et bien il gagne l'autorisation bien évidemment que son clip soit diffusé dans cette émission, là maintenant tout de suite dans quelques petites minutes. Mais en plus l'honneur de nous laisser un message, un message audio de une minute maximum, une minute maximum! [01:10:03] Speaker D: Une minute d'antenne! Bah oui C'est la gloire. [01:10:05] Speaker B: Et pas ma gloire. Même si on aime beaucoup ma gloire. On lui fait d'énormes bisous. On l'a vu dernièrement en photo, il avait l'air d'aller mieux.! Après c'est multiples problèmes de santé. Mais là n'est pas le sujet mon petit Ben. On est avec toi ma gloire. Il regarde l'émission. C'est un métalleux. Ça se voit pas tout de suite. [01:10:25] Speaker D: Il y a bien le black metal. [01:10:30] Speaker B: Mais du coup bah ça se voit pas tout de suite. Au secours. Mais qu'est-ce qu'il y a? C'est quoi le problème? [01:10:38] Speaker D: Non mais c'est vrai qu'on le voit pas souvent avec son corpse paint, mais je peux vous dire que ça fait quelque chose. Et je rappelle que les votes sont ouverts à tout le monde. La proposition, il faut être bombe, par contre tout le monde peut voter. Donc après vous pouvez rallier les gens à votre cause. [01:10:54] Speaker B: Bah oui c'est ça. Partagez le lien pour que vous soyez égale. [01:10:57] Speaker E: Ça demande à vos copains de venir voter quoi. [01:10:59] Speaker B: Bah oui, c'est ce qu'il faut faire généralement. [01:11:01] Speaker D: Pierre, qui a participé cette semaine? [01:11:05] Speaker B: Pour les participants, il y a Dijster, Dr Titouille, Pascal Sulfur, Evan donc petit aiglon, John 316, Montelvip 41 et Inutopsar. [01:11:14] Speaker D: T'es pas obligé de donner tous les doubles pseudos. [01:11:17] Speaker B: Ça c'est pour lui, pour moi. C'est parce que sinon je me perds Ben, j'ai peur. [01:11:22] Speaker D: D'accord. [01:11:22] Speaker B: Tu sais je suis effrayé. [01:11:23] Speaker D: D'accord. [01:11:24] Speaker B: Il fait un peu sombre. Bon, qui a gagné? C'est Docteur Titouille. [01:11:29] Speaker D: Ah, bravo Docteur Titouille. [01:11:30] Speaker B: Alors Docteur Titouille, comme vous pouvez le constater, je l'ai prévenu. J'ai laissé mon écran ouvert là-bas pour voir s'il avait bien lu que je lui ai dit tu es le regagnant de cette sélection. Bravo à toi. Laisse-moi un message. Bon, ben Docteur Titouille n'a pas vu le message. Donc Docteur Titouille, si tu es là et que tu as envie de laisser le message, n'hésite pas à l'envoyer sur notre Discord. On passera au pire après. Donc tu as le temps de la chanson pour enregistrer ça et l'envoyer sur Discord. Sinon, on passe déjà ton clip et c'est plutôt pas mal. C'est déjà un premier point de gagné. C'est ça l'essentiel? Non, c'est de participer, c'est de partager. [01:12:07] Speaker D: Et le partage de la musique. [01:12:09] Speaker B: Ben voilà, comme ça quand on voit tous ses clips, parce que moi je découvre des trucs quand il propose. Et il avait proposé Samouraï Pizza Cats. Ah oui. On a déjà passé pas mal de Samouraï Pizza Cats, mais je ne sais pas si on a passé le clip qui a été choisi qui s'appelle Ramen Man. Je ne sais pas. Tu connais? Ah elle est contente Gladys. En fait je crois que Gladys elle se fait plein de faux pseudos sur notre truc pour balancer que c'est chouette. [01:12:34] Speaker F: C'est elle qui vote. [01:12:36] Speaker D: C'est pour ça qu'elle peut pas enregistrer le vocal là. [01:12:38] Speaker E: J'ai 25 comptes c'est pour ça. [01:12:40] Speaker D: Autant de comptes que Danéa a ton compteur. [01:12:42] Speaker E: Exactement. [01:12:43] Speaker B: T'es un docteur Titu, c'est donc ça ton pseudo? Bah j'ai plein de choses qui me passent dans la tête mais je... Allez [01:12:49] Speaker D: on va regarder tout de suite le clip des Samouraï Pizza Cats. [01:13:06] Speaker C: Vas-y, vas-y. Party fire, missile mined, spicy fire every night Terrified by a villain's fear, Robin [01:13:39] Speaker B: Man is always near You don't have [01:13:41] Speaker C: to spite a man who shouldn't know that from his head You see a sign up in the sky, Robin Man [01:13:45] Speaker A: will never Die, die, die, die, die, die Open your eyes, make it right Robin Man signs across the sky Zero in night, let's take a ride Comedy nights, let's collect C'est parti! Sous-titres réalisés para [01:16:16] Speaker B: la communauté d'Amara.org C'est l'émotion, c'est l'émotion. Il y a quelque chose qui l'a émue, du coup il a oublié d'ouvrir le micro. [01:16:42] Speaker D: Marseille, un peu j'ajoute, parce que lui il aimerait bien avoir une tenue comme ça, il n'en trouve pas en France. [01:16:47] Speaker B: C'est bon, mais un jour il ira au Japon. [01:16:49] Speaker E: Tu lui donnerais les sites où il peut trouver? [01:16:51] Speaker B: Je ne lui donne pas tous les sites, parce qu'il y en a certains où il va rester scotché dessus. [01:16:57] Speaker E: Il est encore mineur en plus. [01:17:02] Speaker D: C'est vrai qu'il a la voix qui mue un petit peu, mais il est majeur. [01:17:06] Speaker B: On paye quand même quelqu'un qui est majeur. On n'a pas engagé une personne mineure. J'aimerais quand même qu'on regarde que la police n'arrive pas dans deux minutes. Surtout qu'il y a des gens qui regardent l'émission. Il ne faut pas le dire. Faut pas raconter tout ce qui se passe ici, Gladys, s'il te plaît. [01:17:26] Speaker E: Oupsie. [01:17:27] Speaker B: Pardon, désolé. Bon, bien sûr, merci encore une fois à vous. N'hésitez pas à rejoindre notre Patreon si vous avez envie de nous aider financièrement, de nous soutenir et de soutenir quelque part un petit peu le métal, puisque je rappelle, on est quand même la seule chaîne qui diffuse cette musique tous les dimanche soir. C'est de façon hebdomadaire et puis tous les matins aussi, un petit peu dans la matinale. Bref, tout au long de la semaine, vous avez de la musique ici. Et pour soutenir cela, il y a... Il y a la radio aussi, c'est vrai, 24h sur 24, tu as bien raison de le préciser. [01:17:51] Speaker D: Pas de publicité, que de la musique. [01:17:53] Speaker B: Exactement, avec un panel très très large. Il suffit de vous abonner à notre patron, ça commence à 6,66€ et ça finit à 26,66€ donc pour pouvoir participer à cette battle du dimanche soir. Merci infiniment donc encore une fois à tous les participants et merci à tout le monde. Si vous ne pouvez pas le faire, ne vous inquiétez pas, vous êtes quand même des gens formidables, on vous aime, on vous love parce qu'on sait que vous êtes plein d'amour. Que notre Enjoy de Noize est amoureux de la musique que nous n'écoutons pas. [01:18:19] Speaker F: J'ai cru que t'allais dire que j'étais plein d'amour. [01:18:22] Speaker B: Mais si t'es plein d'amour, on sait que t'es plein d'amour. Oui l'Adora vous savez Enjoy, et tu sais que j'en croise des gens qui des fois viennent nous dire Ah vous êtes les mecs de Bang Bang, vous pourriez faire un bisou à Enjoy? Bah c'est sympa. [01:18:34] Speaker D: Et nous on va se faire tuer le cul. [01:18:36] Speaker B: Et du coup, ils expliquent depuis quand ils te regardaient avec ta chaîne YouTube, etc. [01:18:40] Speaker F: Il faut me les renvoyer parce que... [01:18:42] Speaker B: Ah bah tu veux qu'on prenne leurs numéros de téléphone? [01:18:45] Speaker F: Peut-être pas les numéros de téléphone, on va quand même... Fais-toi des petites cartes [01:18:48] Speaker D: avec ton adresse et puis on leur donne comme si ils venaient faire des visites. [01:18:50] Speaker E: Fais-toi des cartes de visite, nom de Dieu. [01:18:52] Speaker B: J'avoue. Ah bah dis donc, celle-ci, nom de Dieu. [01:18:55] Speaker E: Tenez-moi. [01:18:56] Speaker C: Nom de Gu. [01:18:57] Speaker B: Ce week-end c'est un bravo, je te félicite pas. Tu vas bouffer des oeufs ou pas? [01:19:01] Speaker D: Moi? [01:19:02] Speaker E: Je m'en bats les couilles. Ah non mais je suis pas croyante. [01:19:06] Speaker D: Qu'est-ce que je vais... Non mais les oeufs au chocolat... [01:19:08] Speaker E: J'en mange toute l'année et j'attends pas une date spécifique, je mange quand j'en ai envie. [01:19:12] Speaker B: Pas! [01:19:12] Speaker E: Voilà. [01:19:14] Speaker B: Voilà. [01:19:15] Speaker E: Y'a pas de nanana. [01:19:17] Speaker D: Bon allez, titre suivant. [01:19:19] Speaker B: Ah bah non mais c'est Enjoy justement. [01:19:20] Speaker D: Bah oui, faut que ça enchaîne. [01:19:22] Speaker B: C'est encore un choix de votre part. [01:19:23] Speaker F: Oui, encore un choix de ma part et avec un groupe au nom aussi imprononçable qu'inécrivable, d'Otsescadère. J'imagine qu'il y a peut-être quelques personnes qui nous écoutent et qui connaissent déjà d'Otsescadère. [01:19:38] Speaker B: On en a déjà un peu parlé. [01:19:39] Speaker F: On en a déjà un petit peu parlé. Donc pour situer, c'est un groupe de sludge belge qui existe depuis 2019, qui est un duo basse batterie. Le bassiste c'est un ancien Damenra pour resituer un petit peu, donc ça gravite dans les scènes sludge, post-metal, etc. D'autres escadères c'est un mélange de plein de choses, c'est à la fois du sludge, du grunge, du post-hardcore, du post-metal, de l'induce, du hardcore, enfin... Dans un message qui est très hybride mais très poisseux en même temps, qui sonne très moderne et en fait dans ce mélange, les deux nominateurs communs c'est généralement que c'est énervé, c'est écorché vif et surtout comme je disais ça sonne très moderne. Et j'ai oublié de dire aussi il y a des influences hip hop qui s'entendent très distinctement. Et du coup, d'autres escadaires, pourquoi j'en parle aujourd'hui, ils viennent de sortir leur troisième album, qui est sorti tout juste là, ce vendredi. Premier album, il s'appelait Year One. Deuxième album, il s'appelait Year Two. Troisième album, logiquement, il s'appelle... Year Three. Pas du tout, il s'appelle The Change Is Me. [01:20:48] Speaker C: Voilà. [01:20:49] Speaker D: Tu vois, ils ont décidé de changer. [01:20:50] Speaker F: Ils ont décidé de changer. [01:20:51] Speaker D: Sorry! [01:20:55] Speaker F: Donc, Dotzé Skader, mélange extrêmement intéressant. Le titre que j'ai choisi, il s'appelle Celebrity Culture Simp Farm, qui est un des singles de l'album, le dernier clip qui est sorti il y a à peu près un mois. Le morceau, c'est un morceau qui est assez accessible finalement, avec un refrain qui est assez mémorisable très rapidement. [01:21:18] Speaker B: Tout n'est pas comme ça. [01:21:20] Speaker F: n'est pas comme ça. D'autres escadères, comme je disais, c'est très écorché vif donc il y a des choses qui sont peut-être un petit peu plus difficiles d'accès mais si vous aimez ce morceau, généralement c'est la bonne porte d'entrée, allez-y, découvrez le reste et vous verrez. C'est vénère mais c'est super intéressant à entendre et puis c'est super intéressant j'imagine à voir en live, chose dont j'ai jamais eu L'occasion, mais peut-être bientôt parce qu'ils vont tourner bientôt en France, en Belgique et aux Pays-Bas et ils font deux dates en France. J'en ai noté deux, donc une le 5 mai à Paris au point éphémère et une, alors pas en France mais à Bruxelles. [01:21:59] Speaker D: Je me suis trompé. [01:22:01] Speaker F: C'est francophone, c'est pour ça que je l'ai bien noté. 9 mai à Bruxelles et ce sera à l'ancienne Belgique. [01:22:07] Speaker B: Très bien, super! Bon, c'est pas très loin non plus. [01:22:10] Speaker F: Nos amis du Nord peuvent très bien faire l'aller-retour. [01:22:12] Speaker D: Quand t'es à l'Italie, c'est plus facile de... Oui, c'est vrai. [01:22:16] Speaker B: C'est beaucoup plus simple d'aller à Bruxelles. Exactement. Nos amis belges à qui on fait d'énormes bisous d'ailleurs, parce que c'est un magnifique pays plein de rock'n'roll et plein de gentillesse, donc on les embrasse fortement. [01:22:27] Speaker F: Et je voulais faire un petit add-on pour ce que je disais tout à l'heure sur le premier groupe dont j'ai parlé, donc Shooting Daggers. J'ai oublié de dire, ils vont faire une date en France, enfin elles vont faire une date en France, au Furiosa Hardcore Fest, qui sera un festival caritatif pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Donc comme quoi, c'est totalement dans leur DA, totalement dans leur message. et c'est un festival qui aura lieu les 11 et 12 septembre. [01:22:54] Speaker B: Mais c'est où? [01:22:55] Speaker F: Alors, c'est où exactement? Je ne connaissais pas ce festival, j'en ai entendu parler tout à l'heure, donc en faisant mes petites recherches, ce sera à Apremont, dans le 85, et le lieu s'appelle le Grand-Duc. [01:23:05] Speaker E: Tu pourras m'envoyer la fiche. [01:23:06] Speaker B: Ok, intéressant. Donc ça, vous aurez ça sûrement sur la vidéo YouTube avec un peu plus de descriptions. Mais merci, c'est cool, très très cool. Et puis, ce Dotzeker, Dots Ascader. Je vous invite quand le clip passera, [01:23:25] Speaker F: notez l'orthographe du nom qui va s'afficher sur l'écran. [01:23:28] Speaker B: C'est D-O-O-D-E-S-K-A-D-E-R. [01:23:35] Speaker D: Dots Ascader. [01:23:37] Speaker B: C'est facile quoi. [01:23:39] Speaker F: Très facile. [01:23:40] Speaker B: En tout cas c'est encore deux choix magnifiques et vous êtes exceptionnels Enjoy The Noise. On vous retrouve aussi sur vos réseaux parce qu'on parle systématiquement du fait que vous soyez ici sur SLS et dans Bang Bang mais on peut aussi venir voir ce que vous faites sur vos réseaux sociaux. Tous les liens sont bien sûr en description de nos vidéos YouTube et vous êtes taggés systématiquement dans tous les shorts qu'il y a sur Instagram donc normalement les gens peuvent vous retrouver assez facilement mais c'est Enjoy Enjoy the noise. [01:24:08] Speaker F: Enjoy underscore the noise essentiellement. Underscore the noise par exemple pour Instagram. [01:24:12] Speaker B: Ok. Bah voilà. Donc il ne faut pas hésiter à le rejoindre et puis pourquoi pas discuter un petit peu avec vous. Complètement. Voilà, échanger. Poliment. Voilà. Et pas poliment. Ça va arriver. [01:24:21] Speaker E: Mais si vous avez de la chance, il vous montrera la vidéo de son araignée qui danse pour séduire la femelle. [01:24:26] Speaker D: Ah oui. [01:24:27] Speaker B: Ah bah toi t'as discuté un privilège. [01:24:29] Speaker E: Ouais. Moi il me l'a montré hier, j'étais trop contente. [01:24:31] Speaker B: Ils sont nés les bébés? [01:24:32] Speaker F: Ils sont nés. Ils sont nés, ils sont encore un peu en incubation dans la toile de leur mère, mais ils sont nés. [01:24:40] Speaker B: Et c'est comment, c'est dans le... Comme ça? [01:24:43] Speaker F: Alors, le jour où tu vois une araignée qui est comme ça, tu me préviens, parce que je suis très curieux. [01:24:49] Speaker B: C'est pas pareil. Non, non, mais... [01:24:52] Speaker E: En vrai, c'est mignon, quand ça danse, [01:24:54] Speaker F: ça fait... Oui parce que comme c'est une araignée sauteuse, comme souvent chez ces espèces d'araignées, le mâle il lève les deux pattes et il fait des grands signes et il danse pour sécuriser la femelle. Voilà c'est ça. J'ai l'impression qu'il veut faire atterrir un petit avion. Mais en fait il veut s'accoupler. [01:25:12] Speaker D: C'est ça, il veut faire atterrir un avion. [01:25:14] Speaker B: Et peste à culotte, c'est moi qui pilote. Qu'est-ce qu'il y a Ben? [01:25:20] Speaker D: J'ai envie d'écouter toutes ces scadères, c'est tout ce que je voudrais. [01:25:24] Speaker B: Ah bah super, génial, merci, bah j'fais la gueule. Super. [01:26:38] Speaker A: J'ai juste été fait. Oui, vous le savez. Vous êtes toujours en train de pleurer pour plus d'amour. [01:26:52] Speaker C: Nous sommes des sponsors de stupidité. [01:26:55] Speaker B: On traite de l'or pour l'enfer. [01:26:57] Speaker A: Mais dans un contenu comme ça, il [01:27:00] Speaker B: n'y a pas de self-love. [01:27:01] Speaker A: J'ai juste été fait. Mais [01:27:26] Speaker C: j'essaie de faire mieux. Join me. [01:28:02] Speaker A: Join me. C'est parti! [01:33:02] Speaker B: Le tout dernier Converge, à l'instant, dans Bang Bang, le meilleur du métal et de l'alternative rock, c'est comme ça, tous les dimanches. Et puis Converge, bah éternel Converge. On est toujours à diffuser du Converge, on est toujours surpris, on est toujours content. Et bon, ça va, ça reste du Converge. [01:33:17] Speaker D: Converge a quand même pas mal évolué ces dix dernières années. C'est un truc très agressif à des choses un peu plus mixées. Et là, je trouve dans ce titre, il y a presque des vibes un peu post-hardcore. Je trouve que ça arrive sur des trucs, des nouvelles tonalités, des nouveaux arrangements. En tout cas, j'aime beaucoup ce titre qui est encore un nouveau single qui annonce, qui se poursuit sur l'arrivée de l'album qui arrivera en juin, le 6 juin. Donc voilà, on est assez impatients, quand même. Et les visuels sont très beaux. Moi, je trouve ça super beau, là, les trucs avec le... Ça a toujours [01:34:00] Speaker B: été assez léger, quand même, Converge, dans les visuels. [01:34:02] Speaker D: Ouais, ouais, mais là, il y a un petit concept sur l'album, là, qui est en train d'arriver. Je trouve ça vraiment bien, quoi. [01:34:08] Speaker B: OK. Je me soins pas des clips précédents. [01:34:10] Speaker D: Après, Converge, voilà, tout le monde connaît Converge, je vais pas parler de Converge. Allez les voir en live, c'est incroyable. [01:34:16] Speaker B: Il faut protéger ses oreilles. [01:34:18] Speaker D: Ouais, c'est pas aussi fort. [01:34:22] Speaker B: Dans la délicatesse! [01:34:23] Speaker D: J'ai entendu des gens qui m'ont dit que la mécanique ondulatoire hier soir c'était beaucoup plus fort mais bon... Ah bon? [01:34:29] Speaker B: Pour quelle raison? [01:34:30] Speaker D: Bah j'sais pas, y'avait un groupe apparemment... [01:34:32] Speaker B: C'était qui? J'sais pas... Bon, on va voir, peut-être qu'on va en discuter avec notre invité [01:34:36] Speaker D: parce que... Ah bon? [01:34:37] Speaker B: Il est l'heure de recevoir notre invité! Mais non! Mais si! [01:34:40] Speaker A: Mais non! [01:34:40] Speaker E: C'est qui? [01:34:41] Speaker B: C'est Jean-Philippe! [01:34:41] Speaker A: Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa [01:34:52] Speaker B: Ça m'a fait mal, j'ai failli avoir les yeux qui sortent, tu vois. [01:34:54] Speaker C: Oui, ben c'est ça. C'est un peu l'effet que ça faisait hier soir à la mécanique, j'ai l'impression. [01:34:59] Speaker B: De la part du public ou de la part de... Bon en tout cas, merci infiniment d'avoir accepté l'invitation, d'être là dans ce fameux canapé. [01:35:09] Speaker C: Merci les amis, c'est un honneur et un privilège. [01:35:11] Speaker B: Bon, on va parler de beaucoup de choses, on va parler bien sûr de ton parcours dans la musique, pourquoi t'as choisi cette musique, et pas que, parce qu'il y a des tas de choses à dire. Comme je l'ai dit dans la petite story que j'ai pu faire, je pense qu'on n'aura jamais assez d'une émission pour te poser toutes nos questions, parce qu'on parle beaucoup de toi, tu sais. En vrai, dans cette émission, même hors antenne, on parle beaucoup de toi, pour de multiples raisons, et elles sont toutes positives. [01:35:34] Speaker C: Ah ben ça c'est bien. Alors permettez-moi de faire de cette émission le prétexte pour trouver une chose négative sur moi. Peut-être pour une fois. [01:35:41] Speaker B: Qui sait, qui sait. Oui, bon après c'est pas le but. [01:35:43] Speaker C: Mais bon. [01:35:46] Speaker B: Mais ouais, pour les gens qui ne te connaîtraient pas, donc là tu es venu hier en concert du côté de la mécanique avec ton groupe qui s'appelle Downstater. Ok. Tu fais dix mille choses. Je ne pourrais pas tout dire, je vais te laisser te présenter peut-être aux gens parce que quand je suis venu, je me suis dit je vais faire un liste. Non, c'est trop long, je vais lui demander. Je suis un peu une feignasse aussi, c'est un peu mon cadre. Donc, qu'est ce que tu fais en dehors de ce groupe là En dehors [01:36:13] Speaker C: de ce groupe-là, moi je suis aussi professeur au collège. Je suis un professeur de philosophie au Québec, au collège de Lévis,? de Lévis-Lauzon. J'ai toujours partagé ma vie entre l'enseignement et la musique. Ça a toujours été comme ça. Ça fait plus de 16 ans que je fais les deux. Pour moi, ça a toujours été un peu le... Le même combat mais mené sur des fronts différents. Donc la musique et l'enseignement, c'est comme dans la musique souvent on va aborder des thématiques qui vont piquer des fois la curiosité intellectuelle des gens. Puis en enseignement on se donne des outils intellectuels pour répondre à ces questionnements-là. Fait que pour moi ça a toujours été exactement le même combat. Puis je navigue dans tout ça depuis tout 16 ans. Puis on s'amuse, on fait autant des stage dive dans le fond en concert que sur les bureaux des étudiants. C'est comme ça. C'est mon travail. Je crie dans le visage des gens depuis tant d'années. C'est la même chose. [01:37:02] Speaker B: OK. Il y a la musique, il y a l'éducation, mais t'es aussi présent sur les réseaux. C'est ce qu'il fait déjà beaucoup. Donner des cours et faire de la musique. C'est-à-dire créer la musique, l'écrire, la produire et puis ensuite aller faire des tournées. Il faut déjà s'organiser. Tu fais aussi sur Instagram, sur les réseaux où t'es présent, y'a beaucoup de créations, y'a YouTube, y'a beaucoup de choses. Tu fais comment en fait? [01:37:27] Speaker C: Je sais pas, mais c'est par obligation de se faire voir un petit peu ce que tu crées, puisqu'on est sur cette terre-là où il faut diffuser ce qu'on crée le plus possible. C'est sûr qu'à la base, moi je suis un écrivain, c'est-à-dire que j'aime écrire, je suis un compositeur de musique, je fais ça depuis que je suis tout jeune, puis pour moi c'est un mode de survie, littéralement, c'est une manière d'écrire. de canaliser des pulsions de mort, de sublimer ça, donner un sens des fois des choses, des crises existentielles qui en ont pas nécessairement. Fait que c'est un mode de survie. Y'en a qui écrivent pour faire des hits pis jouer devant un public. Moi c'est une manière de survivre. Y'a un super auteur que j'adorais qui s'appelait Émile Cioran. Cioran, lui, qui écrivait de la poésie, il disait, moi j'écris pis c'est comme pour moi un suicide différé. C'est la même chose pour moi. Mes chansons c'est une manière de me mettre à mort. Symboliquement, évidemment. Mais c'est une manière pour moi justement d'exister pis me raccrocher un petit peu à la vie. Fait que c'est pour ça que la musique pour moi, c'est pas un job, c'est un mode de vie. Littéralement. [01:38:23] Speaker B: Ok, bon c'est déjà... il nous balance un truc très fort dès le début. [01:38:27] Speaker E: Qu'est-ce que tu veux dire derrière? [01:38:28] Speaker B: Ben je me dis bon... C'est une blague avec des prouts ça je crois. Du coup je me sens un peu mal. Non, mais c'est hyper intéressant. Alors ça, on va le développer. Je pourrais en parler pendant des milliers d'heures parce qu'évidemment, c'est une façon de voir la musique dont on nous parle assez peu. Les gens viennent nous dire que c'est cathartique, que ça les aide aussi à tenir. Mais toi, ça a l'air d'aller encore un peu plus loin. Enfin, j'ai l'impression, parce que tu as aussi cette dimension prof, effectivement, et littéraire qui est derrière. Je parlais du temps. Moi, je me suis demandé si tu n'étais pas un petit peu hyperactif quand même. [01:39:00] Speaker C: Hyperactif, absolument pas. Non, non, non, je suis un gros molle à sang. Mais en fait, non, c'est que je me force à me mettre en action parce que sinon je ne ferais rien. Je me force véritablement à m'entraîner, à créer. Je dois me pousser à fond pour avoir l'impression d'exister, sinon ça ne fonctionne pas. Puis je pourrais très bien procrastiner toute ma vie sinon. C'est presque un défi ou un challenge pour moi de me mettre toujours, toujours, toujours à l'épreuve. J'ai besoin de ça, sinon je sens que je n'existe pas. [01:39:37] Speaker B: Ok, ok. [01:39:37] Speaker C: Donc, ni que j'appelais ça la volonté de puissance, bien moi j'ai besoin de ça. J'ai besoin de sentir qu'il y a des résistances qui sont surmontées pour sentir que je suis en vie un peu. Donc, c'est pour ça que je me force à faire plein de choses. [01:39:47] Speaker B: C'est hyper intéressant et ça doit être le cas de quand même beaucoup de gens. Peut-être le nôtre aussi. On n'en fait peut-être pas autant parce que moi je suis quand même une sacrée feignasse. Mais ouais, exister, t'as vraiment besoin de piquer dans tous ces domaines-là pour exister. C'est des trucs qui te nourrissent évidemment. Mais je veux dire, t'as choisi quand même deux choses diamétralement posées. Faire du rock à violon. [01:40:08] Speaker D: Il t'a expliqué que non. [01:40:09] Speaker B: Oui mais pour les gens, [01:40:13] Speaker D: c'est surprenant. [01:40:14] Speaker B: Et puis ils n'osent même pas imaginer pour les élèves. En France, nos profs ne te ressemblent pas. Je te le dis tout de suite. On parle souvent des profs d'Histoire-Géo qui ont souvent quelques cheveux collés sur la tête. Je suis désolé pour les profs d'Histoire-Géo, c'est une blague bien évidemment. Mais du coup, je voudrais savoir comment ça se passe avec les élèves. [01:40:32] Speaker C: Ben, c'est drôle parce qu'au début ils se sont surpris, mais ça s'est quand même beaucoup, comment dire, démocratisé un petit peu, libéralisé peut-être justement à l'apparence physique. Moi je trouve ça bien, parce que de jouer avec les stéréotypes, les briser un petit peu, puis montrer aux étudiants justement qu'il y a d'autres modes d'existence possibles, il y a d'autres manières d'exister, c'est pas parce que t'es tatoué, c'est pas parce que t'es musclé que t'es nécessairement un connard, tu comprends? Tu peux être brillant, tu peux avoir un minimum d'esprit critique, puis avoir le mode de vie que tu veux aussi qui va avec. Proposer cette autre alternative d'existence-là, pour moi, je trouve ça intéressant, puis je pense que ça fait partie de ma job aussi de professeur de philosophie. Ça, j'aime ça, proposer ce nouveau modèle-là. Maintenant, je veux dire, il n'y en a pas beaucoup des professeurs de philosophie qui me ressemblent non plus au Québec. Je ne suis pas très très différent de la France. Je suis probablement un drôle d'énergumène. Probablement qu'il y en a qui me regardent un petit peu bizarre. La sécurité à mon cégep ne me reconnaît pas encore après 16 ans. Je crois que je suis soit un bandit, soit un brigand, un trafiquant de [01:41:28] Speaker D: drogue ou un itinérant. [01:41:30] Speaker B: Donc c'est généralement... Donc c'est toujours des stéréotypes. [01:41:32] Speaker C: Ça s'arrête pas, mais je trouve ça plaisant d'y briser par contre. Je trouve ça challengeant, j'aime ça. [01:41:37] Speaker B: Philosophiquement, effectivement, c'est complètement fou. C'est-à-dire que de montrer qu'on peut ressembler à quelque chose qui symbolise quelque chose, mais en fait non. Le mélanger à tout un tas de trucs, de la douceur, de la réflexion, d'aller un peu plus loin, Tout à fait. Il y avait déjà dans ta tête ce mécanisme, ce programme de justement allier tout ça? [01:41:59] Speaker C: Pas vraiment. C'était pas programmé, mais je pense que viscéralement je suis quelqu'un qui a toujours ressenti un énorme sentiment d'étrangeté partout où est-ce que j'étais. J'ai jamais voulu cadrer dans la masse, je me suis jamais senti appartenir à quoi que ce soit. On dirait que je me sens bien dans les marches. J'aime par exemple, quand je suis dans mon rôle de professeur, j'aime être le punk qui enseigne, mais quand je joue du rock, j'aime être l'enseignant qui joue du punk. Tu comprends? Il y a un peu cette dichotomie-là, cette espèce d'ambiguïté, c'est un caractère un peu schizophrénique des fois, mais dans lequel je me sens bien parce que je me sens pas casé à quelque part, catégorisé à quelque part. C'est dans ces marges-là que je me sens vivre, justement. C'est pour ça que j'apprécie la différence. L'identité, ça m'intéresse pas. Je trouve ça boring, je trouve ça plate. La différence, j'adore. [01:42:51] Speaker B: C'est un truc qui est quand même très commun à tous les gens qui écoutent de la musique extrême. [01:42:55] Speaker C: Oui, mais en même temps, c'est tellement uniformisé aussi. Tu regardes, les gens sont tous pareils, pensent tous pareil, écoutent à peu près tous la même musique. Je veux dire, pour moi, c'est presque emmerdant. C'est les cassistes, les stéréotypes-là qui deviennent intéressants. [01:43:07] Speaker E: J'ai une question sur l'enseignement. Est-ce que t'as besoin de montrer beaucoup de pédagogie ou juste ton physique suffit? Est-ce que les élèves ferment leur gueule un peu? [01:43:14] Speaker B: C'est une bonne question. [01:43:17] Speaker E: Je me dis en tant qu'élève... [01:43:19] Speaker D: Je suis spécialiste de la violence. [01:43:23] Speaker C: Généralement, je n'ai pas trop de problèmes de discipline. Généralement. Sauf que souvent, après quelques semaines, ils s'habituent à moi en disant «Ah ouais, finalement, Juppé, il n'est pas trop méchant. On va s'en permettre un peu.» Mais là, c'est à ce moment-là où est-ce [01:43:36] Speaker D: qu'ils s'en permettent un peu, c'est à [01:43:37] Speaker C: ce moment-là que je saute sur le bureau, que je me mets à crier «El Satan». Puis là, ils ferment leur gueule. Puis là, c'est terminé. C'est inévitable. Puis là, pour ça, ils comprennent bien. [01:43:46] Speaker D: Généralement, ça se passe bien. [01:43:48] Speaker E: Ils testent, mais pas deux fois. [01:43:51] Speaker C: Pas très longtemps. [01:43:53] Speaker B: Ça ferme sa gueule très rapidement. Tu m'en doutes un peu. En même temps, j'en suis sûr que d'avoir des Elves aussi, c'est une expérience particulière. Parce que t'as le public, oui. Le public, tu chantes et tout, tu les vois se déchaîner. Mais là, les Elves, tu les entends s'exprimer, etc. [01:44:07] Speaker C: On fait des blagues, mais ils sont adorables. Les jeunes sont super adorables, ils sont brillants. Souvent, on va se plaindre des jeunes, ils sont différents. Les décalages générationnels font que des fois, on s'entend moins un peu. Mais ils sont brillants, ils ont plein de choses à nous apprendre aussi. Je trouve ça intéressant ce partage générationnel, c'est vraiment cool. La seule différence entre une salle de classe et un concert, c'est que généralement quand les gens qui viennent dans mes concerts, ils ont envie de m'entendre parler. Les étudiants, un peu moins. Parce que nous, au Québec, le cours de philosophie dans nos cégeps, c'est un cours obligatoire. Donc t'es obligé, même si t'étudies en soins infirmiers ou en informatique, tu dois le faire. Tu dois faire trois cours de philosophie. Donc, c'est un passage obligé. Moi, j'ai la tâche ingrate de rendre quelque chose qui est difficile à leurs yeux intéressant, ludique et fun. C'est un peu mon challenge, mon défi, mais c'est ce que j'aime dans mon travail. [01:44:59] Speaker E: Ça développe l'esprit critique. [01:45:01] Speaker B: Mais non, mais c'est vachement bien. Attends, c'est juste, ça paraîtrait presque totalement logique. C'est dommage que ce soit pas comme ça partout. Parce que d'amener un petit peu de philosophie pour permettre à pas mal de gens d'aller un petit peu plus loin que le bout de leur nez et puis de voir ce qu'il y a et de dire non, c'est prendre pour acquis les choses. [01:45:16] Speaker C: Mais quand t'as un certain bagage, une certaine expérience de vie, c'est le cas, tu réalises la pertinence que cette discipline-là peut avoir, mais quand t'as 17 ans, que t'as à peu près rien vécu, tout ce que tu veux c'est d'avoir un papier, un diplôme pour aller travailler quelque part, tu te dis, pourquoi on m'emmerde justement de parler de vieux penseurs du 5e siècle avant Jésus-Christ, des vieilles momies, qu'est-ce qu'ils ont à me rappeler, qu'est-ce qu'ils ont à me dire ces gens-là exactement, ça va pas de soi. On a à leur prouver, à leur montrer que c'est pertinent encore. [01:45:45] Speaker D: Est-ce que tu penses que ton look et ton attitude, parce que je pense que t'es aussi... On voit que t'es passionné quand tu parles de choses et je pense que c'est quelque chose que tu dois retranscrire aussi quand tu t'enseignes. Est-ce que tu penses que ton look et cette passion que tu as facilitent énormément l'intérêt? C'est-à-dire qu'ils y vont un peu en se disant «Ouais, je vais me faire chier à me taper un cours de philo », ils te voient débouler et ils font «What? Ok, je veux écouter, je veux comprendre le lien.». Je veux comprendre le lien entre la philo et cette personne que j'ai devant moi. [01:46:17] Speaker C: Bien, je suis certain que ça facilite le lien de confiance. [01:46:20] Speaker D: Ça, j'aime ça. [01:46:21] Speaker C: Parce qu'ils se disent «mon prof, il a l'air humain». Ça n'a pas l'air juste d'un rat de bibliothèque ou quelqu'un qui n'a pas de vie. Parce que souvent, on a malheureusement tendance à un peu, on va dire, fétichiser un petit peu les professeurs. On a l'impression que c'est des gens qui travaillent mais qui n'ont pas de vie. Ce n'est pas des humains. Ça, je trouve ça un peu dommage. Moi, avec mon apparence, ça fait en sorte que tu vois que le gars, il n'est pas juste enseignant. il fait d'autres choses dans la vie. Ça facilite le lien, ça facilite la confiance, la communication, tout ça. Maintenant, est-ce que ça facilite l'intérêt, je le sais pas. Ça, je le sais pas. C'est peut-être plus la manière dont j'enseigne qui va faciliter ça. Moi, j'aime ça que ça bouge, que ça soit ludique. J'aime que mes salles de classe soient comme mes concerts. Moi, il faut que ça brasse, il faut qu'il y ait du feu, il faut qu'il y ait du sang, il faut que les bureaux virent à l'envers. [01:46:59] Speaker D: Si c'est pas comme ça, je veux [01:47:00] Speaker C: dire, moi-même, je m'emmerde. Je veux pas être là. Donc, ça, ce bout-là, par contre, il doit faciliter la chose. [01:47:07] Speaker B: J'ai des images dans ma tête, je me dis c'est pas possible. [01:47:10] Speaker D: Moi j'imagine l'intendant de... [01:47:13] Speaker C: C'est étonnant ce qu'on peut faire avec un crayon, tu pourrais te faire surprendre. [01:47:16] Speaker B: Ouais alors on rentre pas dans les détails. Non mais... Non mais après j'imagine... [01:47:23] Speaker D: Il a beaucoup d'imagination, faites attention. [01:47:26] Speaker B: J'ai un problème, c'est que tout se transforme en images dans ma tête immédiatement, donc j'ai des choses, je me dis, ça fait mal. Mais bon, passons. Non, mais de toute façon, dans la philosophie aussi, forcément, ce qui a été déjà écrit, mais toi, tu le compares à leur vie aussi, aux gamins. Et donc, j'imagine qu'il y a un intérêt et que ça les fait grandir plus rapidement. Est-ce que tu penses que ça a un impact, le fait qu'il y ait la philo comme ça pour tout le monde obligatoire sur la population québécoise par rapport aux autres? En France, on n'a pas ça. [01:47:53] Speaker C: Vous l'avez au bac? [01:47:55] Speaker E: Oui, c'est ça. Et après, c'est une option à la fac si tu la veux. [01:47:58] Speaker C: C'est un peu l'équivalent. Le cégep n'est pas obligatoire au Québec. Ceux qui terminent leur école secondaire qui est un petit peu l'équivalent du lycée. C'est comme un cours préparatoire vers l'université. Ça ressemble quand même beaucoup à ce que vous avez ici en France. Est-ce que ça les aide? Par contre, je pense qu'ils ne s'en rendent pas compte. sur le coup, et dans 5, 10, 15 encadres, il y en a un peu plus, ils vont comme, ah oui, on m'avait dit ça, il avait raison. C'est comme ça que ça se passe. On leur donne des outils, ils ne comprennent pas nécessairement la pertinence sur le coup, certains oui, ceux qui ont plus de vécu, un petit peu oui, mais c'est plus en vieillissant, je pense qu'ils s'en rendent compte. Puis moi, mon objectif, c'est pas d'en faire des philosophes, c'est qu'ils passent un bon moment, puis qu'ils se rendent compte que ça peut être ludique, ça peut être le fun, ça peut être plaisant d'apprendre aussi. [01:48:43] Speaker B: D'avoir une réflexion de toute façon. [01:48:45] Speaker D: Ouvrir l'esprit aussi. Ouvrir à la pensée, à la réflexion. [01:48:49] Speaker C: Puis challenger peut-être des idées reçues, surtout avec les réseaux sociaux actuellement. Faire des informations, du populisme, il y en a bord en bord. Il faut être prudent, il faut être capable d'avoir les outils intellectuels pour un petit peu décortiquer tout ça et les démonter ces discours. [01:49:02] Speaker B: Bon, en tout cas, on dit, je suis jamais allé à Québec pour être franc, je n'ai pas eu cette chance. Toi, tu as déjà été. Je ne sais pas toi Gladys? [01:49:10] Speaker E: Non, pas encore. [01:49:10] Speaker B: J'ai pas encore cette chance, mais systématiquement, les gens qui vont là-bas nous reviennent en disant c'est le paradis. Les gens sont gentils. C'est pas comme ici. Non mais moi je n'y suis pas allé donc je ne sais pas. Mais tout le monde a envie d'aller vivre là-bas. Est-ce que ça participe la philosophie à ça? Est-ce que tu es d'accord sur ce point de vue? [01:49:27] Speaker C: C'est drôle parce que moi je viens ici, je viens dans les cultures alternatives ici en Europe, en France notamment, puis je fais comme wow c'est beaucoup mieux ici. J'ai l'impression que souvent on est très critique de notre pays. de notre patrie, de notre patelin. Puis quand on s'en va ailleurs, on fait comme wow, c'est magique ailleurs. On voit pas, dans le fond, nécessairement le positif et le négatif du même oeil. C'est une question de perspective. Ici, je pense qu'il y a du bien puis il y a du mauvais dans chacune de ces cultures-là. Mais oui, le Québec puis la France, il y a une connivence parce qu'il y a un fond culturel commun, on va se le dire. C'est sûr que la connexion culturelle est plus facile. Le Québec, c'est le bastion de résistance de la francophonie en Amérique. On est les seuls, un petit peu en Louisiane, mais pas grand chose si c'est américanisé pas mal. Il reste juste ça. C'est sûr qu'il y a un lien. Il y a une espèce de fraternité infraculturelle entre nous, ce qui fait qu'on se rassemble bien au final. [01:50:20] Speaker B: Il y a quand même cette culture américaine qui a pris... qui a donné peut-être une autre façon de vivre le rock et le métal à Québec. Pas dans les milieux de musique alternatifs, entre guillemets. [01:50:30] Speaker C: Oui, mais c'est sûr que quand même, le Québec comme le Canada est assez américanisé. C'est-à-dire qu'on consomme beaucoup de musique américaine. Ça va de soi. Mais n'en demande pas pour moi que je pense que les milieux européens, français entre autres, vous avez des milieux alternatifs beaucoup mieux organisés et plus solidaires qu'au Québec. [01:50:47] Speaker B: Ok, ok. [01:50:48] Speaker C: En Amérique du Nord, c'est plus individualiste. C'est un peu du chacun pour soi. On n'a pas le principe des assos, des grandes organisations comme ici en Europe qui vont vraiment s'entraider. C'est pour ça que la plupart des groupes américains viennent tous en Europe. C'est pas pour rien. C'est parce qu'ici, l'expérience de tournée en Europe est mille fois plus intéressante qu'en Amérique. On se sent chez soi quand on vient ici. Alors qu'en Amérique, c'est débrouille-toi avec ce que tu as. Très différent de ce point de vue-là. [01:51:14] Speaker B: C'est une façon d'être effectivement qu'on connaît, enfin moi je ne connais pas. On a quand même l'appui effectivement de l'édition, on ne peut pas râler là-dessus. Tu voulais dire quelque chose? [01:51:23] Speaker D: Non, non, non. [01:51:23] Speaker B: J'ai entendu faire ton petit son. [01:51:25] Speaker D: Non, non, non, mais j'allais dire quelque chose, mais je me dis qu'on va en reparler après aussi de ce que c'est de tourner, d'être un groupe au Canada ou aux Etats-Unis, de tourner là-bas parce que les conditions sont vraiment très différentes et que très dur de faire de la musique. Je pense que c'est plus dur de faire de la musique là-bas que de faire de la musique en France en termes de structure et de choses comme ça. Je pense qu'on va en parler un petit peu après. [01:51:51] Speaker B: Tout à fait, puisqu'on reviendra sur la carrière. Ça va forcément parler de la qualité de ce que c'est de vivre en tant que musicien et de cette accroche aussi à ta vie et à ce que tu as eu. Ton énergie, tu as toujours de l'énergie aussi, parce qu'en faisant tout ça, le sport te tient peut-être. [01:52:07] Speaker C: Oui, mais c'est comme je te disais tantôt, je ne suis pas un gars hyper actif de nature. Je suis très, très, très calme, mais j'ai besoin de me forcer, justement. Puis c'est dans ces moments-là, cathartiques, les concerts, l'enseignement, que cette espèce de charge énergétique-là, je la canalise au grand complet, puis ça me donne l'impression d'exister. Ce n'est pas que c'est naturel, mais j'en ai besoin pour survivre. C'est un besoin vital. [01:52:31] Speaker E: Mais du coup, ça t'aide d'être sportif? pour les tourner justement pour la scène? [01:52:36] Speaker C: Ben je pense que oui. [01:52:37] Speaker E: Parce que ça t'aide à tenir, à montrer l'énergie, etc. Parce que t'as des chanteurs sur scène, ils bougent quasiment pas parce qu'ils ont pas le physique pour en fait, ils l'entretiennent pas. [01:52:45] Speaker D: exact. [01:52:46] Speaker C: Pis ben en fait moi j'ai commencé à le faire, c'était juste parce que j'étais tanné de considérer mon corps comme une prison. Ça a été une manière de me sortir de la vision que les autres avaient de moi. Moi, je suis un tout petit gars dans les fêtes. Ma mère pèse 50 kilos. Elle n'est pas grosse. Moi non plus, je n'étais pas gros à l'époque. Il y a 10 ans, je devais avoir 50 kilos de moins. Il y a à peu près 10 ans. Pendant très longtemps, j'ai étudié beaucoup. Je me suis cultivé intellectuellement, mais j'ai jamais traité mon corps à la hauteur de ce qu'il voulait être. Je me suis rendu compte que quand tu traites ton corps comme un temple plutôt qu'une prison, c'est toute ta vision du monde aussi qui change. La personnalité qui change. J'ai été longtemps quelqu'un de très pessimiste. Ça n'a pas changé. Mais je préfère dire aujourd'hui que je suis un pessimiste théorique et un optimiste pratique. C'est Horkheimer qui disait ça, un philosophe allemand très très très connu. Je pense que ça me définit bien aujourd'hui. J'ai repris contrôle sur ce que j'étais en reprenant contrôle sur mon corps. Ce n'est pas une affaire d'ego, c'est vraiment une affaire de vivre à la hauteur de ses capacités. Pendant longtemps, je n'ai pas eu l'impression de vivre à cette hauteur-là. C'est pour ça que j'ai repris le dessus sur mon corps et ça a absolument tout changé. Ça a changé ma manière d'écrire de la musique, de le faire, de l'incarner. C'est drôle, je pense que ça a donné des résultats aussi sur l'impression et la vision que les spectateurs ont, justement, de l'expérience quand ils voient les projets dans lesquels j'ai été. [01:54:14] Speaker E: Ça a un impact, c'est sûr. [01:54:16] Speaker B: Mais c'est intéressant, c'est très intéressant. Bon, on va en parler de toute façon, évidemment, puisqu'on va revenir sur ta vie. Donc, on va écouter un de tes choix musicaux. Le premier qui m'a été donné, c'est Nookie de Limp Bizkit. Bon, j'ai été surpris. Je me suis dit OK, Nookie, blague, humour, quel est le... ou pour critiquer Fred Durst, je ne sais même pas. [01:54:36] Speaker C: J'ai donné, dans le fond, les vidéoclips qui m'ont amené dans la musique alternative. Dans le fond, les trois vidéoclips qui m'ont vraiment amené dans la musique alternative, qui ont piqué ma cursive, j'ai dit, c'est ça que je veux faire. C'est exactement ça que je veux faire. Limp Bizkit, ça a été un premier amour de jeunesse. Je veux dire, ça m'a amené dans la musique plus extrême, après ça. Fait que Nuki, c'est un incontournable pour moi. [01:54:56] Speaker B: Bon, on va regarder ça et on va en reparler juste après, si ça te va? Parfait. Let's go, Limp Bizkit! [01:55:33] Speaker A: Hey, hey, hey, hey, hey Sous-titres réalisés [01:57:20] Speaker B: para la communauté d'Amara.org [01:59:19] Speaker A: Eh! Eh! Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org [02:00:28] Speaker D: C'est [02:00:28] Speaker A: comme ça qu'on y va! On va le prendre, le prendre, le prendre, le prendre, le prendre! On va le prendre, le prendre, le prendre, le prendre, le prendre! On va le prendre, le prendre, le prendre, prendre! Les loups à la porte grignotent, mais on ne sacrificera pas! On va se débrouiller, car on ne se sent pas les meilleurs! We'll take a stand and I promise that we won't digress That's how we go We're gonna take, take, take, take, take, take it all away We're gonna take, take, take, take, take, take it all away We're gonna take, take, take, take, take, take it all away We're gonna take, take, take, take, take, take it all away Réussi! C'est comme ça qu'on va! [02:02:48] Speaker B: Ça vous a plu? Eh bien sachez que c'est notre invité ce soir, Don Setter avec Cage Fight à l'instant donc voilà des souvenirs sûrement pour toi quand tu revois ses clips. J'ai toujours eu cette question moi auprès des artistes parce que quand on est artiste on enregistre des clips, on a forcément plein d'histoires. et on se voit plus jeune, est-ce que ça fait quelque chose mentalement, quand on voit des clips, on est plus jeune, pas celui-ci, mais... Ouais, ça fait quand même un effet. Parce que je me dis que ça doit être douloureux parfois, moi je déteste vieillir, donc j'ai peut-être ce problème-là. [02:03:17] Speaker C: C'est psychologique. C'est sûr qu'on s'en rend compte à quel point on devient très laid. C'est inévitable. C'est très bien, mais toujours un brin de nostalgie, ça te remet dans le sentiment de l'époque. J'aime ça. [02:03:29] Speaker B: Bon, on va revenir au tout début, donc on a eu Nuki, ok, on a compris, mais avant ça, déjà, avant que tu tombes sur l'alternative rock et ce sentiment qui t'a emporté vers cette musique, t'étais dans quoi? T'avais quel âge déjà quand t'as découvert Nuki? C'est Nuki qui t'a ouvert la porte [02:03:47] Speaker C: aux musiques amplifiées Amplifié peut-être oui,? mais moi je viens d'une famille de musiciens. Ma mère était musicienne à partir de l'âge de 3 ans. J'apprenais le piano, je chantais avec elle. À 4 ans, j'étais dans une chorale chrétienne. Imagine ma gueule dans une chorale chrétienne. [02:04:04] Speaker B: C'est bien, on aime. [02:04:06] Speaker C: C'est là que j'ai appris à chanter. J'ai appris le chant classique, j'ai gravité là-dedans toute ma vie. Ce n'est pas nouveau, ce n'est pas récent, ça n'a pas été à l'adolescence, mais j'ai commencé à m'intéresser à créer de la musique à l'adolescence justement. Quand j'ai découvert le rock, l'alternatif, le punk, le hardcore, le metal, c'est là que j'ai eu envie de commencer à créer moi-même quelque chose. Fait que ça remonte à super loin tout ça. C'est pas passé une journée de ma vie sans musique. Mais ça fait aussi en sorte que j'ai toujours aimé écouter des musiques, mais j'ai toujours préféré en créer. Ok, intéressant. [02:04:46] Speaker B: Mais du coup, avant de faire ça, c'est quoi qu'il y avait dans ta tête musicalement, dans tes oreilles plutôt? [02:04:51] Speaker C: Mettons, à l'adolescence, tu veux dire? [02:04:53] Speaker B: Oui, avant d'avoir le rock, le métal, enfin les trucs un peu plus rouges. [02:04:58] Speaker C: Moi, c'est ça l'air idiot, mais j'ai grandi avec tous les grands de la chanson française. [02:05:01] Speaker B: Ah oui? [02:05:02] Speaker C: Ah oui, avec Hans Davout, Alain Barrière, j'ai grandi avec ça, pour vrai. Ma mère écoutait beaucoup de trucs comme ça. Le mélodisme, c'est parti de là littéralement. Et puis après ça est venu le rock'n'roll. Le rock'n'roll super rapidement. [02:05:17] Speaker B: Et quand t'as découvert ça, on a compris que tu t'es dit ok, c'est différent. C'est le côté agressif qui t'a attiré, c'est la possibilité de défouler et de péter les plombs. C'est quoi en fait qui t'a embarqué? T'as toussé l'image, je sais pas. [02:05:35] Speaker C: Il y a une hargne, un sentiment d'étrangeté que je parlais tout à l'heure, un sentiment d'injustice aussi, des fois de ne pas être compris. J'ai toujours été un hardcaste, j'ai toujours été à part, j'ai toujours été une espèce de fantôme dans la vie. Ça a l'air de rien, mais j'ai toujours été super solitaire. La musique ça a juste été un moyen d'exprimer justement la hargne qui vient avec ce sentiment de solitude-là et cette incompréhension-là. La première fois que j'ai écouté du punk dans ma vie, Voilà, c'est ça. Je me souviens, j'étais dans mon cours en secondaire 1, dans mon cours d'écologie, puis j'avais une collègue de classe qui savait que j'aimais la musique et tout, elle me tend l'album «Americana» de The Offspring. Puis elle dit, écoute ça. Puis là, je mets ça dans le CD Player, ça part, «Have you ever». Là, je fais comme, c'est exactement ça. C'est exactement ça que je veux faire, c'est exactement ça que j'avais besoin dans ma vie. J'ai été accroché au punk rock à partir de cet instant-là et j'ai jamais, jamais décroché de peur. [02:06:31] Speaker E: C'était une évidence, quoi. [02:06:33] Speaker C: Absolument, absolument. [02:06:34] Speaker B: C'est une illumination. C'est marrant parce que tu vois, c'est la musique, le cliché c'est un langage universel mais en même temps c'est une vérité. C'est juste que ça envoie des trucs dans le corps qui réagit plus que l'esprit au début, mais il y a ton corps qui réagit à ça comme se disant tiens j'ai trouvé quelque chose pour me défendre, quelque chose pour vivre en communauté ou je ne sais pas. [02:06:53] Speaker C: Ça s'impose à toi, tu le choisis pas. Ça s'impose à toi, c'est clair et distinct comme dirait Descartes. Ça s'impose, t'as pas le choix. [02:06:58] Speaker B: C'est formidable quand même, c'est quand même fou comme histoire. On n'imagine pas, parce qu'on dit les gens écoutent de la musique, alors il y a des gens qui n'aiment pas la musique, ça me fascine toujours. [02:07:07] Speaker C: C'est pas tout le monde qui a la même sensibilité non plus, artistique ou existentielle, je pense que les deux viennent ensemble. [02:07:15] Speaker B: Bon du coup tu te dis ok j'ai compris eux aussi c'est des carapares ils se sentent un peu pas compris, mis de côté et donc ils ont envie de se rebeller et directement à ce moment là tu t'es dit t'avais quel âge donc t'as 13-15 ans? [02:07:27] Speaker C: Autour de 11-12 ans. [02:07:28] Speaker B: Ah ouais donc très tôt quand même. [02:07:30] Speaker C: Mais il y a même quelque chose avant ça, une anecdote. Une anecdote en fait qui a fait en sorte que je me suis plongé dans la musique, c'est que moi à mon école, quand j'étais au primaire, enfin à la petite école, tout le monde à mon école était brigadier. Je sais pas si vous avez vu des brigadiers ici en France. C'est comme des gens qui font la circulation quand les étudiants descendent des autobus. Mais nous, dans le fond, au Québec, c'était les jeunes. qui faisait surtout des petits dossards oranges, puis ils faisaient de la circulation pour que les étudiants traversent la rue, tout ça. Et à mon école, tout le monde était des brigadiers, pas parce qu'ils avaient le sentiment de justice sociale et du travail collectif, c'était pas pour ça, c'était parce qu'il y avait un voyage après ça dans un parc aquatique à la fin de l'année. [02:08:07] Speaker B: Il y avait une récompense. [02:08:08] Speaker C: Il y avait une récompense. Et moi je détestais les brigadiers parce que c'était la police, c'était l'autorité. Il était chiant, c'était des connards, c'était des proto-fascistes en puissance et moi ça m'énervait. Ce qui faisait en sorte que la seule journée de l'année où est-ce que toute l'école allait au parc aquatique, moi je n'allais pas au parc aquatique. Et il y avait moi, et il y avait après ça, les délinquants de l'école. Donc ceux qui avaient des bummers, des patchs de The Exploited, les renégats de l'école, pis moi, on était confinés dans une salle de classe. Et eux, ce qu'ils faisaient, c'est qu'ils amenaient leur ghetto blaster, quand même on est dans les années 90, ils amenaient le ghetto blaster en classe, et ils amenaient leur cassette. Sepultura, Megadeth, Metallica, Slayer, ils faisaient jouer ça. Pis j'ai fait... C'est quoi? Ça me fait peur, ça, mais j'aime ça. [02:08:59] Speaker E: Ça me fait peur, mais j'aime ça. [02:09:02] Speaker B: Il y a ça, c'est comme pour beaucoup de gens. [02:09:04] Speaker C: Et un jour, je me suis dit, moi aussi, je vais les impressionner, puis je vais moi-même amener une cassette. Donc, j'ai été aller au magasin de musique, aller chercher une cassette. J'avais pas de référent. Donc, je me suis dit, je vais essayer de trouver la pochette d'album qui a l'air la plus menaçante au monde. La musique doit correspondre à ça, n'est-ce pas? Et là, j'en trouve une avec une espèce de moteur qui vole sur une moto, puis avec des cimetières. C'est glauque, c'est gothique, ça a l'air vraiment bien. Et là, j'arrive à l'école, je mets ça dans le Ghetto Blaster, et là, ça part. [02:09:34] Speaker A: I would do anything for love. [02:09:38] Speaker C: Et la déception. L'échec monumentale, c'est comme... Mais heureusement quand même, j'avais pris une autre cassette, Best of the Beast d'Iron Maiden, donc c'est devenu rapidement mon groupe metal fétiche. Fait que c'est parti aussi de là. [02:09:54] Speaker B: C'est une belle histoire. [02:09:55] Speaker A: Tant même. [02:09:55] Speaker B: Bon après Meat Loaf, on le respecte quand même. [02:09:57] Speaker F: On l'aime quand même. [02:09:58] Speaker C: Je l'ai apprécié plus tard. [02:09:59] Speaker B: C'est papa ce moment-là, évidemment, c'est une responsabilité. [02:10:05] Speaker D: Le pain de viande! [02:10:07] Speaker B: Donc les émotions c'est quand même quelque chose de très très fort qui t'envahit et là tu dis bon je vais faire de la musique à ce moment là tu dis je dois en faire parce que tout à l'heure tu parlais du fait que plus que d'en écouter tu veux la créer parce que ça t'emmerde de... enfin comme c'est déjà fait ça t'intéresse moins que de trouver une solution de créer ou de décharger ce que tu as à donner Je sais pas si t'as compris ce que je voulais dire. [02:10:30] Speaker C: Moi je comprends. Je pense que très rapidement quand j'étais jeune, j'écoutais les groupes que j'aimais, j'en aimais tantôt, Lady of Spring et compagnie. Très rapidement je me suis dit, ouais mais je suis capable aussi de faire ça. Très très très rapidement j'ai eu ce sentiment là, non je suis capable, j'ai les capacités techniques de le faire. Pourquoi moi je le ferais pas aussi? Oui j'ai continué d'écouter de la musique et j'adore en écouter encore, mais ça me fait moins vibrer, étrangement, qu'en écrire aujourd'hui. Fait que ça... Comme je le disais tantôt, c'est un élan vital. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu besoin de créer justement pour me sentir vivant un petit peu. Puis ça a toujours été comme ça. [02:11:08] Speaker B: Parce qu'il faut avoir quand même une confiance un petit peu en soi et se sentir prêt pour faire de la musique. Enfin, je veux dire, on est beaucoup à avoir eu envie de faire de la musique, on n'en a pas fait parce qu'on s'est dit «Ah, j'ai pas envie d'être ridiculisé ou qu'on se moque de moi» ou des trucs comme ça, tu vois. Mais toi, tu as affronté le truc quand même. Après, tu étais isolé tu dis, mais... [02:11:27] Speaker C: Oui mais j'ai eu le bagage, je te parlais tantôt dans le fond avec le bagage musical que j'avais eu technique toute ma vie. Je pense que ça fait en sorte que j'arrivais là avec beaucoup de confiance. Mon premier groupe de musique dans le fond quand j'étais justement à la petite école, c'était un groupe de punk rock. Puis il y avait un très mauvais chanteur dans le groupe. Puis là c'est moi qui est arrivé dans eux, je dis votre chanteur est vraiment minable. C'est vraiment de la merde ce qu'il fait, c'est vraiment de la merde. Moi je sais chanter, je vais vous le montrer. Puis en fait, ok ouais, le gars il sait vraiment chanter. Je pense que cette confiance esthétique-là, je l'ai toujours eue. Mais je ne suis pas un gars comme ça dans la vie, hors vie en musique. En musique, je sais ce que je vaux, avec humilité quand même. Mais très très jeune, je savais que je pouvais le faire. [02:12:09] Speaker B: Bon, t'es noyé, t'avais quand même des potes quand t'étais tout petit, t'avais des [02:12:12] Speaker D: amis qui... Des connaissances. [02:12:16] Speaker C: Et même encore aujourd'hui, j'ai envie de te dire ça. [02:12:19] Speaker B: Non, parce que quand on est petit, oui, on a des amis, mais à partir du moment où on commence à écouter des musiques un peu extrêmes, ils nous regardent un peu avec des yeux étranges parfois, et bon, on les perd. [02:12:27] Speaker C: Ouais, t'as raison. Mais pour vrai, je pense que j'ai été seul toute ma vie. [02:12:30] Speaker B: Ah ouais? [02:12:30] Speaker C: Pour vrai. Pour vrai. Toute ma vie, je pense que je me suis senti comme ça, et même encore aujourd'hui, à presque 40 ans, j'ai le même sentiment. C'est peut-être pour ça que je m'accroche encore à cette musique-là et à ces milieux-là. [02:12:42] Speaker D: Tu penses que tu te sens seul ou que tu es seul? [02:12:47] Speaker C: Peut-être un peu des deux, c'est une très bonne question. Peut-être un peu des deux, mais en même temps, si tu te sens comme ça, même si, objectivement, t'es entouré... Ah [02:12:54] Speaker D: oui, ça change rien. Le plus important, c'est ce que tu ressens. [02:12:57] Speaker C: C'est ça. Ce sentiment d'étrangeté-là, quand un muet en parle, cette espèce de sentiment d'absurde-là, le fait de vouloir donner un sens à ta vie, mais tout ce qu'on te renvoie au visage, c'est le silence déraisonnable du monde. Moi, je pense que ça m'habite tout le temps. À quelque part, tant mieux. Je préfère être angoissé, être donné toute ma vie, mais que ça me donne l'énergie et ça me donne la matière pour continuer de créer. Je pense que je préfère ça plutôt qu'être heureux parce que si j'étais heureux, j'écrirais probablement plus de musique. [02:13:30] Speaker E: Ou de la poupe. [02:13:32] Speaker C: Même pas. Non, j'aurais des poneys, je serais bien. [02:13:37] Speaker B: Tu serais en eau le soir du livre. Tu vois, c'est la seule personne que je vois avec des poneys dans sa cuisine. Ok, c'est quand même très fort ce que tu racontes. Après, tu l'as bien transformé. C'est parce que quand on est gamin et qu'on se sent seul, j'ai eu la chance d'avoir des amis, mais je veux dire, ça doit être terrible. [02:13:59] Speaker C: Ça peut être pire, on est poney d'un tiers monde non plus. [02:14:04] Speaker D: Mais ce qui est génial, c'est que tu as eu ce bagage musical, enfin, qui t'ont donné tous ces outils très tôt dans la vie, avant même que tu te poses quelque part la question de comment je peux m'exprimer et qui fait que le jour où tu as eu besoin de t'exprimer, tu as vite trouvé un échappatoire, quoi. [02:14:26] Speaker C: Exact, t'as tout à fait raison. Et étrangement, les gens qui ont gravité dans mon existence quand même, j'en ai eu des potes, je me suis fait des bonnes connaissances, tout ça, mais ça a toujours été par l'intermédiaire de la musique qu'on s'était... C'est-à-dire que j'ai jamais eu d'amis, mettons, au travail ou à l'université ou peu importe. Ça a toujours été par l'entremise de la musique. Ça a toujours été mon vecteur de socialisation. Puis je pense qu'encore aujourd'hui, c'est pour ça que je m'y accroche. Parce que si j'ai plus ça, je me sens plus exister dans le monde. Donc j'en ai besoin, j'en ai besoin pour exister. [02:14:58] Speaker D: C'est ton meilleur moyen pour communiquer aussi les choses que t'as à l'intérieur. [02:15:03] Speaker C: Je pense que oui, puis je pense que c'est le seul moyen aussi par lequel les gens viennent aussi me voir. On dirait, je sais pas, t'sais il y a des gens qui on dirait que naturellement ils ont cette espèce d'aura sociale, ils attirent les gens. Moi on dirait que je suis un repoussoir, naturellement. Je ne sais pas pourquoi, mais ça a toujours été comme ça. Pour moi, la musique, c'est comme un meilleur moyen d'entrer en contact avec l'autre. Pour ça, je m'y accroche. [02:15:27] Speaker B: Il y a un truc un peu similaire à être animateur, j'ai l'impression. Non, parce que je suis antirapé en ce moment, et c'est vrai que le sujet qui revient assez souvent, et je constate que chez beaucoup de personnes, c'est le sentiment de rejet à cause des parents, à cause de... situations qui ont eu lieu à un moment, qui nous ont touchés, qui ne sont pas forcément des situations complètement folles, mais par contre, qui nous ont mis dans un état éternel de sentiments de rejet. Et toi, tu l'as nourri par deux, trois émotions musicales avec ton background et directement, tu as eu ce déclic de transformer ça, de communiquer, de comprendre que... En tout cas, de saisir qu'en faisant peut-être quelque chose qui amuse, qui galvanise, qui rassemble, ça te fait avoir des gens un petit peu autour de toi. Mais en même temps, Ma question là, elle est un peu bizarre, mais en même temps, t'en gardes pas forcément beaucoup avec toi, tu préfères rester seul. Cette sécurité, tu la sens comme ça, quoi. [02:16:26] Speaker C: Je ne sais pas si on pourrait dire que c'est de la sécurité, mais ce qui est sûr, c'est que c'est éphémère ce qu'on crée. C'est un instant, mais c'est pour ça que les cultures alternatives, je les aime, parce que c'est une espèce de communauté de souffrance. On met en commun cette espèce de bagage difficile à assumer, puis l'espace de 30, 40, 50 minutes... on vit collectivement un moment de résonance. Moi, c'est ça que j'aime, c'est cette résonance-là. Moi, c'est ça qui m'habite. C'est Armut Rosa qui parle de résonance, c'est-à-dire vivre le monde, pas dans une logique instrumentalisante, mais dans une logique de communication mutuelle. La musique c'est tellement fédérateur de ce point de vue là, quand tu disais que tantôt c'était un langage universel, ben c'est ça, ça crée ces instants de résonance-là. Oui, ils durent pas tout le temps, c'est peut-être parce qu'ils sont éphémères seulement qu'ils sont finis que précisément ils sont si intenses. Fait que, si pour vivre ça je dois faire le pari pis le sacrifice de la solitude toute ma vie, alors soit. Moi je préfère faire ça. Je préfère vivre à 100 000 à l'heure ces courts instants-là plutôt que de rien ressentir du tout pis vivre une espèce de bonheur artificiel. Il ne reste pas plus. [02:17:34] Speaker B: Et quand tu te lances là-dedans, tu te projettes déjà, tu as 12 ans, 13 ans, tu te projettes déjà sur ce que tu vas être plus tard, sur comment tu vois. Tu as peut-être des plans qui n'ont pas été réalisés, mais ce que je veux dire, à ce moment-là, dans ta tête, il se passe quoi? Tu te dis, je peux communiquer, je peux faire ce truc-là, je peux aussi me défouler parce que j'ai envie de tabasser. Globalement, les humains ont cette rage à un moment ou à un autre, donc ce n'est pas un problème, tout le monde l'a. Tu te voyais déjà là où t'en es aujourd'hui? Et puis de mélanger le fait d'être prof et d'éduquer les gens de deux façons différentes? [02:18:09] Speaker C: Ben, j'avais pas de plan. En fait, viscéralement, comme n'importe quel kid, j'avais des ambitions de... Je voulais jouer de la musique. Je voulais jouer du rock, je voulais créer des chansons, faire des salles, faire des concerts. Je voulais ça. J'ai jamais voulu être une vedette, par contre. Il y en a qui cherchent le vedettariat. Ça n'a jamais été ça que j'ai recherché. Mais je voulais me produire sur scène, ça a toujours été clair. Maintenant, à quel niveau, je ne le sais pas. On dirait que j'ai toujours eu une espèce de fond d'idéalisme qui était très, très rapidement ramené à un réalisme assez dur. C'est-à-dire que je savais que je venais du Québec. Je n'habitais pas L.A., je n'habitais pas New York. Puis je savais que... Ce rêve-là, de vivre de la musique, c'était quelque chose d'impossible. C'était pas quelque chose qui était accessible, mais je me suis dit, je vais le vivre au maximum ce que je peux faire, puis on verra pour la suite. Puis, finalement, ça a fonctionné, pas nécessairement à la hauteur toujours où est-ce que tu t'y attends, mais ça a fonctionné à une autre échelle. Puis je me suis rendu compte que vivre de sa musique, c'est ça, c'est pas nécessairement être célèbre, c'est aussi de faire autre chose, c'est de vivre ces moments-là qu'on vit seulement dans nos cultures alternatives. Puis aujourd'hui, tu vois, je joue de la musique pour ces petits moments-là. C'est ces moments d'humanité, moi, que je trouve formidables. Moi, c'est ça qui me nourrit encore aujourd'hui. Puis la vie de prof, c'est arrivé comme ça. C'est arrivé comme ça comme par hasard. Je savais pas quoi faire. Moi, j'étais à l'université parce que c'était un plan B, parce que je voulais jouer de la musique. Je suis juste resté sur les bancs d'école. Je me suis dit, à un moment donné, je vais bien réussir à quelque part. Puis là, à un moment donné, j'ai terminé mes études, je me suis dit, bon, il faudrait que je me trouve un emploi. Il faudrait que je fasse quelque chose. Puis là, j'avais fait un stage en enseignement. J'ai toujours aimé communiquer publiquement. J'ai toujours aimé ça. Ça fait que je me suis rendu compte très rapidement que j'adorais l'enseignement. Puis ça a été une autre passion qui s'est développée. [02:19:53] Speaker B: Quand t'étais, je reviens encore à la fac, mais tes parents, quand ils t'entendent écouter de la musique, qu'ils gueulent et qu'ils disent ça va mal, je vous emmerde, des trucs comme ça, ils réagissent comment? Ils se disent c'est juste cool parce qu'ils te sentent heureux? [02:20:08] Speaker C: Moi, j'ai vécu juste avec ma mère. J'étais un enfant d'une famille monoparentale, fils unique. Ma mère, c'est une féministe activiste, une artiste. Ça a été quelqu'un qui a créé elle aussi beaucoup. C'était pas une ambiance très conservatrice dans la maison. C'était très libéral. Je pouvais écouter ce que je voulais, mais malgré tout ça, ma mère, même si elle s'en foutait complètement, moi, j'avais quand même ce sentiment d'interdit quand je mettais une cassette de Slayer dans le gâteau Blastoise. Je me disais, c'est de la musique satanique. C'était interdit. Il y avait cette espèce d'enivrement là, quand même, qui était présent. Même si ma mère, elle s'en foutait [02:20:41] Speaker B: de ce que j'ai fait. [02:20:42] Speaker C: Au final, là, tu comprends. Fait que j'ai jamais eu de problème du point de vue là. Ma mère, elle m'a toujours supporté. Si j'ai eu une personne dans ma vie qui m'a tout donné et qui a tout fait, c'est ma mère. Je lui dois absolument tout. Absolument tout. [02:20:55] Speaker B: C'est une chose aussi que les rockers n'ont pas forcément tout le temps, mais ceux qui font de la musique ont quand même souvent eu un lien, soit pas les parents directs, mais au moins quelqu'un dans la famille qui amène un petit truc. Le tonton qui dit, tiens pour tes parents de les faire chier, mets ça. Il y a déjà eu ce genre de choses là. Tu disais aussi tout à l'heure qu'il y avait la télé, peut-être la radio, peut-être des médias, des choses comme ça qui te nourrissaient. Tu étais du genre à acheter les magazines, à te nourrir, comme ça en tout cas, de musique, ou tu réussissais à choper de la musique auprès des gens que tu croisais. [02:21:29] Speaker C: Comme on en discutait tantôt à Ordone, nous on a grandi avec Musique Plus au Québec. Cette chaîne de télévision où est-ce qu'on diffusait des vidéoclips en continu. Puis ça a nourri ma culture, ça a nourri toute notre génération. On a tous grandi avec les mêmes référents culturels, musicaux à cause de cette chaîne de télévision-là. Moi je consommais ça à la semaine longue. J'étais toujours là-dessus. Ça nourrit ma vision du monde, ça nourrit toute ma culture musicale. Puis c'est ce que je trouvais fantastique de nos générations. On avait des référents culturels communs qui permettaient le dialogue démocratique. Ce qui se perd un petit peu aujourd'hui avec les nouvelles générations. Ils ont tous des référents culturels qui sont presque les rosés. Chacun dans leur petit coin, chacun dans leur petite bulle d'intérêt. Mais ça communique mal parce qu'ils n'ont pas d'intérêt commun nécessairement. Alors que nous, je pense qu'on pouvait dialoguer. Même si on n'aimait pas toutes Britney Spears, on connaissait tous Britney. On pouvait en discuter, on pouvait en jaser. Ça je trouve que c'est quelque chose qui s'est périllé malheureusement, mais moi ça fait en sorte que ça m'a raccroché à la culture justement, à la culture musicale plus spécifiquement. [02:22:38] Speaker B: C'est marrant, je ne vois pas la jeune génération, je la vois quand même avoir des axes communs de communication. Après, de se permettre de débattre, c'est plus compliqué aujourd'hui. [02:22:50] Speaker E: Maintenant, ils découvrent la musique principalement avec les réseaux sociaux. Ils font leur algorithme, ce qui fait que personne n'a le même algorithme et donc ne découvre pas la même chose. Alors que nous, on avait les mêmes chaînes, les mêmes radios. [02:23:00] Speaker B: Du coup, quand tu as des trucs différents, tu peux les présenter aux autres. [02:23:03] Speaker D: Oui, mais je pense que ce qu'il veut dire, c'est que le commun, c'est ce qui crée l'unité. C'est-à-dire que plus tu partages de choses avec des gens, plus c'est facile de t'entendre avec eux, je pense. Et c'est ce qui fait que tu peux avoir des meilleurs amis au lycée parce qu'en fait, tu partages une vie, des activités, des choses comme ça. Et le jour où chacun part de son côté, ça peut, pas forcément, mais tu peux avec le temps de moins partager de choses et évoluer vraiment différemment, ce qui fait que tu n'as plus cette connivence que tu pouvais avoir avant. Plus tu fréquentes des gens, plus ils te deviennent familier parce que tu crées du commun avec eux. Je ne sais pas, c'est ça que tu... [02:23:45] Speaker C: C'est littéralement ça. Puis je vais donner un autre exemple. Au lycée, par exemple, étant donné qu'on était tous un peu exposés au même genre de stimuli musicaux, au lycée, tout le monde écoutait du punk rock. Même s'il n'aimait pas ça, tout le monde écoutait du punk rock. Donc, quand il y avait un concert de punk rock qui venait dans notre petite ville, moi je viens d'une petite ville refoulée dans le fin fond de l'Est du Québec, qui s'appelle Rivière-du-Loup, mais quand il y avait un concert de musique punk qui allait là, Tout le lycée allait là. C'était littéralement un vecteur d'identification. C'était un événement. Puis ça nourrissait non seulement les identités, mais le sentiment d'appartenance collective. Aujourd'hui, les gens, même si c'est un concert punk ou un concert rap ou peu importe, les gens vont dire «Ah ben moi j'écoute pas ça », ou «Moi j'fais pas ça, j'y vais pas». Les gens voient davantage la musique comme un choix de consommation plutôt qu'un vecteur d'identification personnelle. Et je pense que ça, c'est différent entre ces générations-là. Il y en a pour qui c'est viscéral quand même, mais je ne pense plus que c'est un vecteur d'identification collectif. Puis ça, les réseaux sociaux, tu l'as super bien dit, Gladys, effectivement, ça t'a malheureusement effrité, justement, cette espèce de bastion culturel, toi. [02:24:54] Speaker B: Ok, c'est juste que moi j'ai dans la tête cette communication, la communication des jeunes qui peuvent, enfin quand on a Bastie par exemple, quand je vois un rappeur parler avec un métalleux ou quand je vois, ils n'écoutent pas la même chose. Après, ils peuvent ne pas s'entendre, mais il y a quand même des liens qui se font et ils se font plus sur une attitude ou sur un sentiment. Par exemple, le rap qui se lie au métal, pas forcément musicalement, mais en tout cas dans l'idée politique ou dans le délire, il y a peut-être autre chose que que le lien qu'on avait nous avec une musique ou un truc très précis qui était global. Après, c'est que mon point de vue. Et puis, je ne sais pas si en France, les jeunes vivent le monde de la même façon qu'à Québec. Après, c'est les mêmes systèmes et c'est les mêmes... Ils sont penchés sur les mêmes trucs, noyés, à slider, à regarder des conneries qui n'amènent pas bien loin dans la réflexion, c'est sûr. Mais je sais pas, j'ai toujours eu cette vision des plus jeunes aujourd'hui qui m'ont l'air plus ouvert d'esprit que moi je l'étais quand j'avais leur âge. Quand j'étais plus jeune, si un mec écoutait du rap, je me disais que c'était une merde et qu'il méritait pas d'exister. Ça, c'était mon avis quand j'étais gamin. Aujourd'hui, évidemment, ce n'est pas mon avis parce que je me dis mais quelle connerie de penser comme ça. Et quand je vois des gamins de 16 ans, ça existe encore. Je ne dis pas que tout le monde est parfait, mais je constate qu'il y a quand même plus d'ouverture d'esprit, peut-être plus de gentillesse. [02:26:13] Speaker C: Mais c'est exactement ça que j'allais dire. Puis t'as parfaitement raison. Les nouvelles générations sont plus ouvertes d'esprit, mais elles dialoguent moins entre elles. Fait qu'on dit exactement la même chose, parce que t'as parfaitement raison. Moi aussi, quand j'étais au lycée, les rappeurs puis les punks, ça s'entendait pas. C'était diamétralement opposé. C'était «choisis ton camp body». Tu peux pas être entre les deux. Pour moi, c'était vraiment comme ça. Mais ça faisait en sorte que c'était un vecteur d'identification très fort. Pour ça, la musique. Aujourd'hui, beaucoup plus d'ouverture d'esprit. mais moins de dialogue. Moins de dialogue justement, parce que chacun est dans sa petite culture personnelle. On est capable de se parler, mais on ne dialoguera pas sur la même chose, sur les mêmes références. C'est plus ça la question. [02:26:57] Speaker B: On est moins en portée, effectivement. [02:26:58] Speaker D: Ok, ok. [02:26:59] Speaker B: Ok. Justement, on va passer ce fameux clip qui toi t'a emporté et qui t'a fait rallier le monde du punk avec les Offspring et ce All I Want. Offspring, tu les as déjà rencontrés en vrai, personnellement? [02:27:12] Speaker C: J'ai vu Offspring, un homme incalculable de fois en concert. Ceci étant dit, je n'ai jamais joué de concert avec The Offspring et si j'ai un rêve dans la vie, ce serait de faire la première partie de The Offspring. Parce que la chanson Cage Fight que vous avez entendue tantôt, C'est littéralement un rip-off pour moi de All I Want. C'est ma vision de All I Want, mais que j'ai refaite à ma sauce. Donc c'est mon groupe fétiche en punk rock. [02:27:36] Speaker B: Bon ben alors pour ceux qui travaillent pour toi, on leur lance un petit message. [02:27:41] Speaker D: Les Booker là, faites un effort! [02:27:43] Speaker B: C'est pas si dur! Non, c'est tellement facile. [02:27:48] Speaker E: Un coup de téléphone. [02:27:49] Speaker B: House Strings, ça doit être Live Nation j'imagine. [02:27:51] Speaker E: Ouais. [02:27:51] Speaker B: On s'arrangera. On trouvera une solution. On les aime bien Live Nation. [02:27:57] Speaker E: Moi je les aime beaucoup. [02:27:58] Speaker B: En France, ça sera peut-être possible. [02:28:02] Speaker D: Faut juste venir ici. [02:28:04] Speaker C: Ça c'est la moindre des choses. [02:28:08] Speaker B: Bon, en tout cas, on va regarder ce clip et les Offsprings sont des gens très, très gentils. En vrai, quand on est homo, je les ai rencontrés déjà il y a bien longtemps. Ils ne sont pas tout jeunes, moi non plus. [02:28:17] Speaker E: Sauf le batteur. [02:28:18] Speaker B: Oui, mais ils sont hyper gentils, toujours très souriants et ils ont beaucoup de recul sur leur carrière aussi parce qu'ils se sont fait pas mal insulter, pas mal rabaisser par beaucoup de gens. C'est des gens qui sont vraiment adorables. [02:28:31] Speaker C: Et on a un frontman qui est aussi docteur. [02:28:33] Speaker B: C'est vrai qu'il a cette particularité-là que j'ai découvert. C'est Ben qui m'avait fait découvrir ça il n'y a pas si longtemps. J'ai halluciné. Comme quoi, on ne pouvait pas l'imaginer. [02:28:44] Speaker C: C'était déjà présent. [02:28:46] Speaker B: Allez, let's go, Love Spring. Yeah! [02:30:09] Speaker A: Je l'ai dit avant, je l'ai dit encore, vous n'avez qu'à l'écouter! Here's to all the losses wasted in your absence Slowly fading are the good days I feel you tagging coming in Nowhere near from all the promises we once made C'est la fin de cette vidéo! Merci d'avoir regardé! [02:34:06] Speaker C: If you want me to feel sorry [02:34:09] Speaker A: Well I'm not sorry Not for sure [02:35:02] Speaker B: Et oui, vous avez encore apprécié. Alors vous voyez, quand on regarde un clip comme ça, c'est ce qu'il faut faire pendant le concert. [02:35:09] Speaker D: C'est un tuto, en fait. [02:35:12] Speaker B: C'est exactement ça, un tuto. Don Setter, donc avec Thanks for Nothing. Encore une fois, merci d'être là dans ce canapé, de répondre à nos questions aussi franchement et sincèrement. Merci beaucoup. Merci à vous. Ça fait toujours un peu beaucoup d'émotions. Je suis un peu émotionnel. Donc quand tu as raconté ça, j'étais un peu... Ça m'a pris un peu dans tous les sens dans ma tête, dans tous les sens aussi. Mais on continue, là on est au moment où tu as avancé, tu fais de la musique, tu fais tes études donc, tu es allé à la fac de lettres, ce qu'on appelle ici la fac de lettres, qui généralement rassemble les punks. Moi quand j'étais en fac de lettres, quand on faisait sociologie, on buvait de la vodka et puis on faisait des baccalauréats et puis y'avait un dealer qui passait dans les amphithéâtres. Alors c'est moins classe que ce que tu nous as raconté, mais... [02:36:01] Speaker C: C'est parce que j'ai pas raconté les dessous, c'est ça la fin. J'essaie beaucoup au Québec. [02:36:07] Speaker D: J'avais une question, c'est pourquoi la philosophie? Parce que tout à l'heure tu as dit, j'ai fait mes études puis à la fin il fallait que je trouve un tasse, mais il y a quand même la question de ce sujet, de pourquoi la philo? [02:36:16] Speaker C: Je pense que c'est à cause de cette sensibilité existentielle-là dont je t'ai parlé, le fameux sentiment d'étrangeté qui m'accompagne depuis que je suis tout petit. Je pense que c'est à cause de ça, mais étrangement, moi, quand j'ai terminé le cégep, qui était un peu le cours préparatoire avant l'université, moi, il y avait deux choses qui m'intéressaient, la philo et la sociologie. Je performais super bien dans ces disciplines-là, mais je ne me sentais absolument pas assez intelligent pour aller là-dedans. Je pensais qu'il fallait être un futur prix Nobel pour étudier dans des domaines comme ça. On parlait de confiance, entre autres, j'étais très confiant artistiquement. intellectuellement, absolument pas. Même si j'avais tous les outils pour réussir, je ne me faisais absolument pas confiance de ce point de vue-là. C'est pour ça qu'à l'université, je ne suis allé étudier ni en sociologie, ni en philosophie, je suis allé en communication publique. Parce que je me suis dit, je sais parler, c'est quand même bien. Il faut comprendre que communication publique au Québec, à l'université, c'est un peu la fausse sceptique des programmes universitaires. Il y a 200 étudiants qui rentrent là-dedans, des futurs chroniqueurs de journaux, puis de Miss Météo s'en vont là-dedans. Ça rassemble beaucoup de gens qui ne savent pas quoi faire dans la vie, puis s'en vont là. Moi, j'avais vraiment aimé tout le volet sciences des communications, mais tout le volet professionnalisant, j'avais détesté ça. Je suis quelqu'un qui, quand on reprend quelque chose, je le termine, même si j'aime pas ça. J'avais terminé mon baccalauréat, justement, en communication, puis ensuite, l'avantage, c'est que quand t'es entouré de futurs Miss Météo, puis de chroniqueurs de journaux, puis d'éditoriaux, tu te rends compte que t'es pas si belle que ça. [02:37:44] Speaker B: Tu te rends compte que t'es quand [02:37:46] Speaker C: même pas si idiot. «Ah ben t'es un punk, mais qui réfléchit pareil!» Donc là je me suis fait confiance, puis là je suis allé étudier en philosophie, puis là j'ai fait ma maîtrise en sociaux, un bac en philo, donc j'ai été dans les deux disciplines conjointement. Fait que j'ai eu un parcours assez éclectique aussi sur le plan universitaire. Fait que c'est comme ça que je me suis rendu là. [02:38:04] Speaker B: cette envie de comprendre, d'analyser, de saisir, d'aller plus loin. C'est très, très cool. Et du coup, la musique t'a amené aussi un petit peu ce penchant là, tu le disais tout à l'heure. Dans ta communication, des groupes, t'en as eu plusieurs. Tu te souviens de ton tout premier [02:38:20] Speaker C: groupe, par exemple Oui, mon tout premier groupe c'était au lycée justement, nous ont appelé ça le secondaire au Québec. J'étais en secondaire 2, j'avais 13-14 ans justement.? Puis comme je racontais dans le fond tantôt, il y avait le groupe de l'école, le groupe était pourri, ils faisaient des covers de Pennywise comme votre chanteur sait pas chanter, je vais prendre sa place. Ça a commencé comme ça, c'est devenu mon premier groupe. Puis là je me suis dit, là j'ai l'impression d'exister pour vrai. Ça n'a pas arrêté après ça. J'ai eu d'autres groupes quand je suis allé à l'université. J'ai choisi mon université en fonction des bandmates que je pouvais avoir en ville. Effectivement. Je suis allé étudier à Québec parce que j'avais des gens que je connaissais à Québec qui jouaient de la musique. Puis on s'est parti un groupe là. J'en ai eu plein, plein, plein. J'ai eu des groupes hardcore, des groupes punk. Ça n'a pas arrêté. Fait que ça a jamais arrêté. Puis d'ailleurs, même Downstater, en fait, c'est des gars avec qui je joue de la musique depuis 20 ans. Quand je suis arrivé à Québec, ça a été les premiers avec qui j'ai joué de la musique. Donc c'est une histoire d'amour qui date depuis longtemps. [02:39:17] Speaker B: C'est vrai que j'ai vu, quand t'es venu, je me suis repenché un peu sur tout ce que t'avais fait avec ce groupe-là. Et je ne savais pas que ça existait depuis si longtemps. Pour moi, vraiment sincèrement, je ne vais pas te mentir, je pensais que ça avait peut-être huit ans, cinq ans, huit ans, un truc comme ça. Et j'ai fait mais pas du tout. J'ai vu qu'il y avait des morceaux qui étaient disponibles sur les plateformes et qui datent de très très longtemps. Je crois que la première musique qu'il y a sur la plateforme où je suis, c'est Cobuz, c'est 2016, si je ne dis pas de bêtises. [02:39:44] Speaker C: C'est exact. C'était un side project, à la base. Puis c'est devenu, justement, dans la dernière année, mon projet principal, parce que j'ai eu envie de le pousser, ce projet-là, parce que c'est avec des vieux amis, parce que j'aime ça, puis j'y crois beaucoup, aussi. [02:39:58] Speaker B: Oui, de toute façon, on va y revenir. Mais du coup, il y a plein de groupes. Est-ce qu'on peut entendre des vieilles chansons de groupes que tu faisais qui sont disponibles quelque part? Sans dire où, hein? [02:40:07] Speaker C: Il y en a sur Spotify. Je me souviens de mon premier groupe hardcore que j'ai eu à Québec. Il est encore disponible sur Spotify. Ça s'appelait Bridge Too Far dans le temps. Ça, ça existe encore sur les plateformes. Les groupes dans le scénario et moi, on a eu un groupe de folk. country, punk, un peu against me, folk un peu. On a eu ça pendant super longtemps, ça tu trouves ça nulle part. [02:40:33] Speaker B: Ça, non. [02:40:34] Speaker C: Mais c'était vraiment cool, ça aussi. [02:40:37] Speaker B: C'est un autre penchant, parce que là, c'est surprenant. Je ne m'attendais pas à ce que tu me racontes quand t'es fait... Against Me, après, c'est quand même très cool musicalement. Il y a le côté dansant et le côté... Ça reste alternatif. [02:40:48] Speaker C: Oui, tout à fait. [02:40:49] Speaker B: C'est pas folk. [02:40:50] Speaker C: Non, non, non, on est toujours resté quand même dans l'underground, dans l'alternatif, avec un côté un petit peu corrosif. [02:40:54] Speaker D: Et alors, parce que là, tu parles de faire des groupes de hardcore. Qu'est-ce qui t'a poussé? Parce que du coup, tu viens du... avec le côté quand même plus punk rock, quand même, du punk. C'est comme ça que je qualifierais plus la Don Stater. Et qu'est-ce qui t'a conduit à avoir envie de faire plus heavy, plus... Ben [02:41:16] Speaker C: en fait j'ai grandi conjointement avec le punk rock et le metal. Parce que comme je racontais tantôt, mes premières armes ça a été avec des groupes comme Sepultura, N-Track, Slayer, Iron Maiden. Ça a été par là que j'ai commencé. Puis j'ai comme tergiversé vers le punk rock après ça au début du lycée. Puis après ça, plus j'avançais dans le punk rock, plus j'suis revenu vers des musiques un petit peu plus extrêmes. Donc j'suis revenu un petit peu à mes premiers amours, j'suis revenu à Slayer, et là j'ai découvert le hardcore, j'ai découvert 8breed. Puis là j'ai été à fond la caisse pendant des années et des années dans le hardcore. J'ai été très très très longtemps là-dedans après ça. Puis là aujourd'hui c'est comme encore un retour de balancé parce que là je reviens à mes amours du début du lycée pour jouer du punk rock puis ce qui m'a amené dans la musique à la base. [02:42:02] Speaker B: Je pense que tu navigues de l'un à l'autre par nécessité émotionnelle, par besoin de... Le hardcore, c'est quand même plus violent. Là, tu es avec les collègues, donc il y a un lien entre guillemets presque familial. Il y a une histoire. C'est punk rock, ça te rappelle ton enfance. Il y a des messages qui sont différents dans le punk rock. Après, il y a une même direction, mais ce que je veux dire, c'est que c'est pas exactement la même chose. Et quand t'as fait de l'hardcore, c'était que t'avais une nécessité peut-être de plus taper ou que t'avais un énervement un peu plus fort. [02:42:36] Speaker C: Puis un engagement politique peut-être aussi, peut-être plus virulent, je dirais au début de la vingtaine. à peu près, parce que j'avais besoin de quelque chose qui était... Je nourrissais une espèce d'idéalisme aussi, tu sais, plus révolutionnaire, plus socialement engagé aussi. Fait que le hardcore, veux-veux-pas, c'était une musique qui collait un petit peu à tout ça. J'étais très fâché. Je le suis encore. Mais je... On va dire que ma colère, dans le fond, elle s'accompagne avec un petit peu plus de vertu en vieillissant. C'est plus que aussi, je te dirais, que pour moi, le hardcore ou le metal, ça a toujours été plus près du sport que de l'art, pour moi. Parce que pour moi, écrire du hardcore, du metal, c'est juste faire quelque chose de primal. C'est-à-dire qu'artistiquement, ça ne m'amène pas tant que ça à me dépasser. Personnellement. Je veux dire, il y a plein de groupes qui font des choses excellentes. Mais moi, quand j'écris du hardcore, je veux dire, faire des breakdowns en zéro, pour moi, ce n'est pas difficile. Tout le monde est capable de faire ça. Puis tout le monde est capable de crier sur une chanson. Tout le monde est capable de faire ça. Faire artistiquement, Ça m'amène rien, faire du hardcore. Par contre, le sentiment de vitalité extrême quand tu fais un concert de hardcore, il n'y a pas grand chose qui accote ça. On s'entend là, c'est primal. Pour moi, c'est un sport extrême du hardcore. Alors que du punk rock, je trouve ça différent parce qu'il y a toute la notion de mélodisme. Trouver le bon refrain, la bonne mélodie accrocheuse, ça pour moi c'est un défi esthétique. Et je pense que plus je vieillis, plus je recherche ça. Davantage que le côté genre «tough guy» un petit peu. Puis c'est sûr que je me vois plus, à presque 40 ans, je me vois mieux vieillir avec le mélodisme qu'avec le côté tough guy. J'adore ça encore. Je vais assurément revenir dans le milieu metal, hardcore, c'est sûr, avec un projet, c'est déjà en bras, mais présentement, je sens que j'ai besoin de challenge artistique, puis le mélodisme dans le punk rock m'amène ça, puis me permet de faire ça, justement. [02:44:34] Speaker B: Ça permet aussi de naviguer de l'un à l'autre, ça permet de ne pas s'enlacer aussi, c'est-à-dire qu'à un moment, tu sais que tu as bien fait ton truc là, je retourne à ça, ça te nourrit d'autres choses. [02:44:43] Speaker D: Tout à fait, tout à fait. [02:44:45] Speaker B: dégoûté, quoi. [02:44:46] Speaker C: Et étrangement, le punk rock aussi, il permet plus d'exploration musicale. Parce que tu peux t'ergiverser des fois vers des trucs plus show-gaze ou plus rock, plus alternatif. Tu peux ajouter des claviers, tu peux ajouter plein de choses, alors que des fois, le métal, ça reste quand même un genre très paramétré. On s'entend au breakdown, au bon angle pour accepter la bonne énergie. Des fois, ça nous confine, justement. [02:45:08] Speaker D: Un peu trop codifié, quoi. [02:45:10] Speaker C: C'est très codifié, extrêmement codifié, alors que le punk, tu peux t'en permettre un petit peu plus. [02:45:15] Speaker B: C'est marrant parce que quand même, le punk, c'est un style musical qui a quand même souvent été mal vu. En tout cas, pas parce que c'était le côté voyou, mais par le côté un peu rigolo, léger. Alors qu'en fait, comme tu dis, c'est moins codifié que le métal, probablement. Enfin, ce que je ne connais pas assez, je ne pourrais pas me prononcer totalement là, non? Tu le penses aussi? [02:45:36] Speaker C: pas qu'il n'y a pas été codifié, il y a quand même des codes, mais ce n'est pas tout le monde qui est capable d'écrire une bonne mélodie. Ça demande une capacité ou un sens de l'écriture qui est différent. Alors qu'un breakdown de métal ou de hardcore, tout le monde peut faire ça super facilement. Ça c'est la différence, puis je pense qu'aussi, Les standards, les paramètres du punk rock peuvent être challengés un peu. Moi, je suis quelqu'un qui aime les crossover beaucoup. C'est par exemple, pis ça je suis content parce que Gladys, je pense que c'est toi qui l'avais bien vu dans une critique que t'avais faite de Losing Grip, t'avais dit il y a un fond de Volbeat là-dedans. Si je me souviens bien, c'est toi qui avais écrit ça. Et j'avais fait merci. parce que c'est exactement ça. Moi, je suis un gros fan de Volbeat parce que je trouve que c'est un bel exemple de crossover. À la base, Volbeat, c'est un groupe de hard rock radio, mais qui se brande comme un groupe métal en ajoutant un petit beat trash ici et là. mais ils sont sur des tournées hyper métal, avec un following quand même hyper métal. Et ce crossover-là, dans le fond, des deux univers, avec l'iconographie métal, mais la musique très rock, moi, ça me parle beaucoup. Puis c'est exactement ça que je veux faire avec Dance Theater. aborder des thématiques super dark, super gothique, vous lisez les textes, vous avez envie de vous mettre un fusil sur la tempe et de venir sur la gâchette. C'est ça la réalité, il n'y a rien de beau, on est loin du pop punk, c'est vraiment pas ça, c'est vraiment pas ça. Donc d'allier à la fois le côté ténébreux du métal, mais avec le mélodisme du punk rock, c'est ça que je veux aller chercher avec Danser. [02:47:10] Speaker E: Et d'avoir dans la tête des refrains qui en fait sont pas du tout joyeux, mais tu les as toute la journée après. [02:47:14] Speaker C: Voilà. [02:47:15] Speaker B: C'est pour ça que tu veux tout le temps nous péter la gueule? [02:47:17] Speaker E: C'est de sa faute, en fait. C'est de sa faute. [02:47:20] Speaker C: En fait, le but, c'est que Gladys vous pète la gueule, mais avec le sourire. [02:47:23] Speaker B: Voilà, Gladys arrive pas mal. [02:47:26] Speaker E: J'ai d'ailleurs vu une batte de baseball où c'est gravé Kainé dessus. [02:47:31] Speaker D: Elle ne la ramène pas ici. [02:47:33] Speaker B: Effectivement, j'allais dire, il y a aussi tout ce concept. Donc, tu parles de la composition, mais l'écriture, les textes, les revendications, parce qu'il y a des textes où il y a comme des excuses, il y a des textes où il y a du mal-être, il y a des textes où il y a des accusations. C'est très politique, émotionnel. C'est quelque chose qui t'anime tout le temps, mais ça a toujours été dans les deux domaines musicaux. [02:47:54] Speaker C: Oui, c'est sûr que dans la musique plus extraite, dans le métal, tout ça, il y a cette espèce de... c'est presque de l'ego trip de rap, c'est-à-dire que tu te présentes comme étant fort, que tu sais, je vais te péter la gueule, je vais être méchant. Puis des fois, en tout cas moi, en vieillissant, j'ai l'impression de jouer plus un personnage que ce que je suis réellement. Alors que dans le punk rock, je peux me permettre d'être vraiment qui je suis, autant sur la scène que dans les textes, que dans l'écriture. Dans le métal, souvent c'est de la scénographie, c'est un théâtre. Le punk, je trouve que ça me permet d'être plus authentique avec ce que je suis. Un petit peu plus en phase avec comment je vois la vie véritablement, puis ce que je suis comme personne aussi. Souvent du J.P. dans le métal, on dit «il a l'air méchant », mais pas du tout en fait. [02:48:36] Speaker B: Il y a quand même pas mal de gens qui chialent dans le métal. Dans le métal des années 90, moi j'avais mes cornes parce que justement il y avait le côté souffrance et le côté douleur. Après c'est vrai qu'il y a beaucoup de métalleux qui se la racontent. [02:48:49] Speaker C: Il y a un côté super théâtral, super cosmétique aussi. Tu sais combien de groupes qui parlent de «je vais te casser la gueule» et n'ont jamais foutu un point sur la gueule à quelqu'un. Non mais c'est ça quand même la réalité. Des fois il y a un petit caractère un peu phoney, des fois que je trouve qu'il est trop cosmétique. Alors que le punk rock me permet d'être plus en phase avec ce que je suis. C'est ce côté-là que j'aime beaucoup. [02:49:10] Speaker E: Il y a un même métal qui sort qui est super drôle en ce moment, c'est tu vois un bonhomme qui dessine et qui est super méchant sur scène, et tu vois le même bonhomme tout sourire à la table de merche, un peu comme ça, c'est exactement ça. C'est que sur scène, ils sont vénères, mais quand tu leur parles après, c'est des nounours en fait. [02:49:26] Speaker D: Une fois que t'as expié tout ce que t'avais à sortir sur scène, tu peux redevenir un humain agréable. [02:49:34] Speaker C: Mais tu vois, moi, ce que j'apprécie, au contraire, C'est les gens qui incarnent leurs chansons. Moi j'adore ça. Puis je me souviens d'un groupe à l'époque, d'un groupe de hardcore un peu mélodique qui s'appelait Ruiner. Et je me souviens de ce groupe-là, des textes hyper misanthropes, super dépressifs. Et je me souviens quand j'avais joué avec ce groupe-là, Ce gars-là s'appelait Rob, pis t'sais, t'allais pas lui dire bonjour. Le gars ne voulait pas être là, il ne voulait pas t'entendre. Pis, sais-tu quoi? J'appréciais ça. Parce qu'il incarnait exactement ce qu'il écrivait. Pis cette authenticité-là, cette espèce de souci de soi, le souci de son âme d'être vrai, le dire vrai, Pour moi, il est important dans la musique, que ce soit metal, punk rock ou peu importe. Pour moi, c'est important d'incarner ses textes. Au même titre qu'un rappeur qui parle d'être riche alors qu'il est foutrement paumé, pour moi, il y a quelque chose qui ne colle pas. Pour moi, cette espèce d'adéquation entre la vie et les idées, c'est important. Les philosophes grecs disaient que la philo, L'important, c'est pas de penser sa vie, c'est de vivre sa pensée. Ça, pour moi, c'est important. Puis la musique, c'est la même chose. C'est de vivre ce que t'écris. C'est pas d'écrire une vie qui n'existe pas, mais c'est de vivre littéralement ce que t'écris. Pour moi, c'est important, ce côté-là. [02:50:54] Speaker B: Bon, après, les Métalliques, ils sourient après parce qu'ils ont pris leur antidépresseur et leur anxiolytique, et ils vont très bien après, hein. Voilà. [02:51:04] Speaker D: Non, n'empêche pas l'autre. [02:51:05] Speaker B: J'ai mes caleçons là-bas. [02:51:07] Speaker C: L'un n'empêche pas l'autre. Camus le disait, il faut s'imaginer Sisyphe heureux. Sisyphe qui roule son rocher sur le sommet de la montagne, il faut l'imaginer comme s'il était heureux. C'est souffrant, mais il sourit quand même. C'est ça le métal, là. C'est exactement ça. [02:51:21] Speaker B: Quand tu composes, t'aimes bien composer tout seul ou t'aimes bien composer en équipe? [02:51:25] Speaker C: Moi je suis très solitaire. [02:51:27] Speaker B: J'écris tout dans ma tête. [02:51:31] Speaker C: Chez moi, j'arrive en salle avec les copains. Je dis voilà, on monte ça, ça, ça comme ça. Je suis vraiment un chef d'orchestre. Puis après ça, chacun ajoute des fois sa petite touche personnelle. Moi c'est un peu ça, je suis un compositeur, c'est-à-dire que je ne suis pas le meilleur technicien. Il y a des guitaristes bien meilleurs que moi, c'est pour ça que je m'entoure de musiciens qui sont techniquement meilleurs que moi, mais qui peuvent réaliser la vision que j'ai. [02:51:51] Speaker B: Ok ouais. [02:51:52] Speaker C: Fait que je suis un compositeur, mais avec ces gens-là, je peux amener ma composition un petit peu à un autre niveau. Mais je suis comme un chef d'orchestre. [02:51:59] Speaker B: Et comment ça se passe ton... C'est compliqué. Ben c'est pour ça que là aussi... Où est-ce que... Je crois qu'il n'y en a pas un seul qui n'est pas compliqué dans ses canapés. Ah bon? [02:52:13] Speaker E: Moi je trouve qu'il est très simple, Pierre. [02:52:15] Speaker B: Oui bah ça va, je suis un peu con mais t'es obligé de le dire à tout le monde. Quel connasse! [02:52:21] Speaker E: Je m'en fous, j'ai mon bodyguard. [02:52:23] Speaker C: Aujourd'hui, tu peux s'avouer. Ils vont se venger avec toi aujourd'hui. Ils sont très gentils. [02:52:28] Speaker E: Ils vont se venger la semaine prochaine, tu vas voir. [02:52:32] Speaker B: Parce qu'il y a des gens qui composent de la musique, d'un coup ils ont une idée, ça vient, ils écrivent, il y a des couleurs, il y a plein de façons différentes de vivre ça. Comment toi ça se passe? [02:52:41] Speaker C: Moi, ça explose. L'illumination. Je suis en train de conduire ma voiture. [02:52:46] Speaker D: Pouf! [02:52:46] Speaker C: Je sors le cellulaire. Poum! Je chante la chanson au grand complet. Poum! Elle est finie et cannée. J'écris un texte après ça. Pis ça marche. C'est instantané. [02:52:54] Speaker B: J'ai fait une interview récemment d'un artiste qui m'a dit je pense qu'il y a beaucoup d'artistes qui se la racontent à n'expliquer des trucs mais en fait ça tombe comme ça c'est comme s'il y avait un dieu qui nous disait non c'est maintenant tiens prends ça et qui jetait le truc et il disait en fait je peux pas t'expliquer ça vient je l'ai et après bon ça se peaufine mais l'idée globale elle tombe comme ça d'un instant. Donc toi tu confirmes aussi? [02:53:18] Speaker C: Plein de mal là-dedans, plein de mal là-dedans. J'ai jamais créé sous pression J'ai besoin que tu fasses ça là. C'est horrible, ça ne fonctionne pas. Mais j'ai tellement la tête qui vit toujours dans la composition qu'il n'y a pas une journée qui passe sans qu'il y ait une toune qui sort. C'est inévitable. J'ai un répertoire de chansons immense. Il y a déjà trois albums de Dance Theatre décrits. Ça n'arrête pas. Je suis très productif de ce point de vue-là. C'est un mode de vie, comme je disais tantôt. Je suis né comme ça. Je pense ma vie en chansons. [02:53:52] Speaker B: Il y avait un... Je ne sais plus si c'était Mars Volta, il y en avait un mec de Mars Volta qui sortait un titre par jour. C'était pas ça? Je ne sais plus lequel... [02:54:01] Speaker D: Il y a Omar Rodriguez Lopez qui faisait beaucoup de trucs... [02:54:04] Speaker B: Mais qui disait je sors parce que j'ai besoin de donner aux gens ce que je crée. Donc dès que j'ai un truc, je le sors. Il en avait quasiment une par jour. Après il y avait des bons trucs et des mauvais trucs, c'est normal. On ne peut pas avoir que de bonnes choses. [02:54:17] Speaker D: Mais à cette époque-là, c'était quand même pas... [02:54:21] Speaker B: La drogue aide aussi. Ou n'aide pas. Mais oui, toi tu sors ça juste sur fondament, t'as pas envie de tout sortir comme ça, t'as pas envie de le partager plus vite. [02:54:33] Speaker C: Non, parce que je trouve quand même qu'il faut que le travail soit bien fait. Il faut que ça soit raffiné. Ça peut pas être juste sorti comme ça. Parce que c'est tuer une chanson que de pas de la raffiner. Il faut qu'elle soit bien montée, bien produite. Je suis très perfectionniste là-dessus, fait que j'aime pas ça. Fait que moi je cherche LE bon refrain. Peut-être que je vais en sortir 30 chansons, mais ça va être LE bon refrain qui va rester dans la tête à Gladys pour l'éternité. Si ça ne reste pas dans sa tête, ça veut dire que ça ne fonctionne pas. Pour moi, c'est le Saint-Graal. C'est ce refrain, ce catchiness qui te reste dans la tête. Moi, c'est ça que je cherche avec Downstair sur tous les titres. Puis on se le fait dire souvent, ceux qui ont entendu l'album qui n'est pas encore paru. qu'il n'y a que des bangers. Mais c'est ça, je n'écris que pour faire des bangers, je ne veux pas de fillers songs. Si c'est pour avoir un album avec des fillers songs, je ne veux pas le sortir. Il n'y aura que 10 bangers. Point final. [02:55:24] Speaker B: Ouais, c'est intéressant parce que c'est une façon de travailler, c'est une façon d'avoir... C'est ton caractère, mais ce que je veux dire c'est que... Jusqu'au boutiste, voilà. C'est-à-dire qu'on constate vraiment que t'as eu une idée un jour et ça ne t'a jamais quitté. C'est-à-dire que tu te balades, mais il y a ce truc qui te reste en tête, c'est ton obsession. [02:55:43] Speaker C: C'est le bon mot, c'est obsessif. À un point où est-ce que tu te réveilles à 3h30, 4h du matin, parce que t'as une idée, que t'as rêvé à une idée, pis tu descends, tu prends ta guitare, pis tu l'enregistres, pis tu te retournes te coucher. Moi c'est comme ça. C'est pour ça que c'est pas facile vivre avec un bonhomme comme moi. Je veux pas être facile à vivre. [02:56:04] Speaker B: Après, c'est d'être créatif, c'est plutôt une bonne chose aussi. On a besoin de gens créatifs, si c'est juste pour copier le reste et puis ne pas avoir d'envie. [02:56:12] Speaker C: Mais c'est une malédiction aussi. C'est un peu les deux. C'est un peu les deux. [02:56:16] Speaker B: Après, je me permets, je me permets juste, t'as décidé aussi, t'as dit c'est mon truc à moi, je le sens comme ça, je le vis comme ça, et ça me permet de créer, de continuer, donc c'est un truc aussi peut-être que tu entretiens pour que ça... Tiens, je sais pas, j'arrive pas à l'expliquer, je ne suis pas toi, donc je ne peux pas savoir. [02:56:34] Speaker D: Ça semble nécessaire, donc à partir de ce moment-là, c'est chiant, mais c'est mieux ça que ce que tu disais au début de se foutre en l'air ou des trucs comme ça. [02:56:43] Speaker C: Exactement, c'est dialectique. C'est exactement ça, c'est super dialectique. Puis de toute façon, les plus belles choses émanent de la souffrance. C'est vrai. [02:56:51] Speaker B: C'est triste, mais c'est vrai. [02:56:52] Speaker E: Tristement vrai. [02:56:53] Speaker C: Les seules choses qui valent le plus, c'est Vannes de ça. Je veux dire, aussi bien embrasser le trajet, qu'il vit avec. [02:56:59] Speaker B: Oui, totalement. [02:57:00] Speaker D: Une fois, j'ai discuté de ça avec quelqu'un, et il disait «T'as remarqué qu'il y a aucun film où il se passe pas un truc chiant?» «Y'a pas de film s'il se passe pas de truc triste.» Ça prend une chute, ça prend une chute. Mais c'est tellement vrai. [02:57:17] Speaker B: La douleur, c'est universel. Je pense que tout le monde a vécu ça de différentes façons, de différentes puissances. [02:57:26] Speaker D: En tout cas, c'est un truc qui est commun à faire ressentir des sensations intenses parce que c'est vraiment la perte, la douleur, tout ça. Toutes ces choses-là, c'est des choses où on peut tous s'identifier parce que c'est vraiment, pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure, c'est un truc qui est commun à tout le monde. En fait, quand tu viens toucher sur des sujets très... qui concernent tout le monde, tout le monde peut ressentir des choses en l'écoutant. [02:57:55] Speaker C: C'est peut-être là aussi la force de nos cultures underground. C'est-à-dire que l'industrie culturelle dominante, plus mainstream, cherche à nous faire croire qu'on habite déjà le meilleur des mondes, que le bonheur est ici-bas, qu'il est réalisé dans l'instant. Alors que dans l'underground, c'est pour ça qu'on a des chansons, des textes plus dark, qui abordent des termes plus sensibles sur le plan existentiel, parce qu'elles nous rappellent aussi que la vie, c'est pas juste du beau. Il y a beaucoup de tragique là-dedans. Et je pense que c'est la tâche de musique alternative de nous amener... amener à embrasser un petit peu le tragique de cette vie-là, de ne pas perdre le sens du tragique. Parce que la réalité, les amis, on a bien du plaisir, mais on va tous mourir. Ça, c'est la réalité. Cet éternel sommeil, je l'attends depuis très très longtemps. [02:58:40] Speaker D: Moi aussi, je l'attends depuis très très longtemps. [02:58:41] Speaker C: Moi aussi, je l'attends depuis très très longtemps. Moi aussi, je l'attends depuis très très longtemps. Moi aussi, je l'attends depuis très très longtemps. [02:58:46] Speaker B: Moi aussi, je l'attends depuis très longtemps. [02:58:46] Speaker E: Moi aussi, je l'attends depuis très très longtemps. [02:58:46] Speaker A: Moi aussi, je l'attends depuis très longtemps. Moi aussi, je l'attends très longtemps. [02:58:47] Speaker C: Moi aussi, je l'attends ou au mien, peu importe. depuis très Mais il faut l'embrasser, ce très côté-là longtemps. Moi aussi, je l'attends depuis très de notre vie. Puis malheureusement, des fois, l'art dominant, très on dirait longtemps. Moi que aussi, je cherche un petit peu à le je l' chasser. La vie quotidienne, on dirait, nous amène à vouloir l'oublier, cette finitude-là. Alors que c'est partie intégrante de ce qu'on est. Il faut savoir dire oui à la vie, disait Nietzsche. Puis dire oui à la vie, c'est dire oui aussi à notre finitude, au fait qu'on va mourir. C'est malheureux, mais c'est ça. Puis je pense que la musique alternative, elle sert à ça. [02:59:13] Speaker B: Oui, oui. Avoir les pieds sur terre. [02:59:15] Speaker E: Et puis assumer les tristesses, les chagrins ou la faim, ça permet aussi d'apprécier les bons moments davantage, tu vois. Tu les embrasses deux fois plus aussi ceux-là. [02:59:26] Speaker B: Et puis il ne faut pas se mentir, Ilda arrête pas de parler d'amour, mais on n'a jamais compris ce que c'était ce putain d'amour, alors ça nous fait chier. Moi ça me gonfle à la longueur de journée, tout le monde est là «Ouiiii, bah ta gueule!» Non mais vraiment moi ça me saoule. Bon je l'ai dit voilà, ça y est. [02:59:39] Speaker D: Non mais je pensais à ce truc parce que c'est vrai que dans le métal il y a un peu cette romantisation de la mort ou des trucs dark. Est-ce que tu penses que c'est bien parce que ça aide à accepter cette idée et à vivre avec et de pas voir ça comme un... juste bah voilà ça doit arriver c'est ok. Ou est-ce que tu penses qu'il y a un danger là dedans aussi qu'il y a aussi un revers de la pièce, de la médaille qui est moins bon? [03:00:10] Speaker C: Ouais, de l'idéaliser justement à cette part-là. Peut-être de trop l'esthétiser. Rendre le lait beau, c'est peut-être pas mieux non plus. Le but c'est peut-être de de montrer la laideur telle qu'elle est aussi. Je pense qu'il est peut-être plus là le défi. Il y a un danger de romancer, effectivement, la mort, de romancer tout ça. Mais souvent, je pense que ça se sent aussi dans les textes ou dans la manière d'écrire la musique aussi. Ou de l'incarner. On parlait d'incarner les textes ou ce que tu écris. Moi, je pense que ça passe aussi beaucoup par ça. Puis, tu as raison, il faut être prudent pour pas non plus l'idéaliser la mort, mais... Mais je pense qu'on a tellement tendance à vouloir l'oublier, à l'occulter. L'ensemble de nos institutions sociales, disait Ernest Baker, sont fondées sur le fait qu'on a voulu échapper à la barre, se convaincre qu'on était éternel alors qu'on ne l'est pas. Même faire de la musique, viscéralement, c'est un instinct d'éternité, disait Nietzsche. On veut marquer l'histoire, on veut léguer quelque chose dans l'histoire. Pourquoi on a des enfants? C'est parce qu'il y a un désir d'éternité, une pulsion d'éternité en dedans de nous autres qui veut s'inscrire dans le monde. On veut faire des enfants pour laisser notre trace dans le monde. L'art, c'est pas différent de ça. Fait que c'est comme si on se battait un petit peu contre nous-mêmes tout le temps. On veut toujours... la vie cherche à se reproduire, la vie cherche à vivre tout le temps. Mais elle nous amène des fois à oublier qu'on sera plus là, justement. Fait que je pense que... Je pense qu'il y a plus de danger de l'occulter, la mort, plutôt que trop la romancer. Je pense. Je pense. [03:01:42] Speaker D: Là, je suis assez d'accord, mais... C'est une question intéressante. [03:01:45] Speaker C: Mais c'est pour ça justement que dans les milieux mainstream, on passera très peu de chansons qui parlent du suicide ou de la dépression ou peu importe. [03:01:54] Speaker D: Ou c'est très maquillé. [03:01:56] Speaker C: Maquillé, exactement. Ça se résout bien, il y a une belle finale quand même, vous allez vous en sortir, faites-vous en pour. [03:02:02] Speaker D: Et ce que je trouve assez drôle, c'est qu'il y a quelques chansons où plein de gens ne s'en rendent pas compte, mais ça parle, ça peut parler de trucs, de choses comme ça et que, étrangement, même si le mainstream essaye de refuser de mettre des grosses portes devant ces trucs là, il y a quelques chansons comme ça qui percent et qui marchent très, très bien. Parce que je pense que les gens sont contents de découvrir des trucs, autre vision des choses et il devrait juste écouter de la musique alternative en fait. [03:02:38] Speaker C: Effectivement, ou sinon on a... aussi diluer certains hits de l'histoire du rock'n'roll en oubliant ce que le texte signifiait. Il y a tout le temps «Sound of Silence» de Simon Garfunkel en tête. J'ai toujours ça en tête. Ces textes sont tellement entrés dans le panthéon de la musique populaire qu'on oublie le substrat tragique qu'il y a en arrière de la chanson. [03:03:01] Speaker D: En même temps, quand t'entends des chansons comme ça quand tu fais tes courses au supermarché, Ça déconnecte un petit peu la portée que ça peut avoir. [03:03:11] Speaker B: C'est une preuve du mainstream. [03:03:14] Speaker C: Tout à fait, tout à fait. [03:03:16] Speaker B: Je vais en prendre des patates. Cette chanson m'a donné envie d'acheter des patates. Bon, il y a un groupe que tu as aussi... [03:03:23] Speaker D: Je prends les rouges ou les jaunes? [03:03:26] Speaker C: Qu'est-ce qu'il raconte dans la chanson? [03:03:28] Speaker B: Je vais me la taper sur la tête jusqu'à ce que j'en crève. Non mais tu as choisi Metallica aussi. Metallica avec toute l'histoire qu'il y a, vu ce que tu nous racontes sur toi, James Hetfield a quand même aussi beaucoup de souffrance, beaucoup de mal-être. Je pense que c'est quelqu'un qui est... Cette fille, j'adorais l'avoir en interview, parce que je pense que c'est un mec qui souffre vraiment 24 sur 24 et qui n'est pas à sa place. Il est content de faire ce qu'il fait, etc. Il est très cultivé. Je crois. [03:03:57] Speaker D: Tout à fait. [03:03:57] Speaker B: Je pense que les gens très très intelligents, finalement, la mort, elle est bien là. Il y a quand même un lien directement. [03:04:05] Speaker D: C'est quoi? C'est bien heureux les imbéciles? [03:04:09] Speaker E: Oui, c'est ça. [03:04:10] Speaker D: C'est que quand tu... Réfléchir, c'est pas une bonne chose. [03:04:14] Speaker E: Ça te rend pas plus heureux, quoi. [03:04:16] Speaker C: Non, parfait. Mais John Stuart Mill, célèbre philosophe anglais, disait «Je préférais quand même toujours être Socrate insatisfait plutôt qu'un porc satisfait. Je préférais toujours faire le pari de la lucidité, même si ça suppose de souffrir un peu, plutôt d'être quelqu'un qui ne se pose pas trop de questions et qui a l'impression d'être heureux alors [03:04:37] Speaker D: qu'il ne l'est pas.» L'avantage, c'est que de ça, on n'a pas de choix. Et que l'une condition implique, ou l'autre implique le fait que si t'as un porc, tu veux, bon, voilà, quoi, c'est... Boïc. Ah ben je vais manger des glands. Comme toi. [03:04:58] Speaker B: Ouais mais moi je réfléchis bien, moi j'ai choisi mes glands, excuse-moi. Je vais aller d'abord dans des clubs et bien ouais. [03:05:04] Speaker D: Tri sur le volet. [03:05:07] Speaker B: Non pas celui-là. Bon alors, Metallica avec The Unforgiven. Pourquoi ce choix? [03:05:17] Speaker C: Parce que je me souviens, à la petite école, d'être dans l'autobus scolaire qui me raccompagnait à la maison, puis la personne dans l'autobus, le chauffeur d'autobus mettait toujours des cassettes des étudiants, puis la chanson joue dans l'autobus, et je me dis, c'est quoi ça exactement? Puis c'est la plus belle mélodie que j'ai jamais entendue de ma vie et encore à ce jour, selon moi, c'est l'une des plus belles chansons, tout genre confondu, qui a été écrite sur cette foutue planète. La sensibilité, la profondeur de cette chanson-là extraordinaire. La voix de James Hetfield, c'est la voix de James Hetfield là-dessus. Tu peux pas l'avoir plus sensible, sensé que ça aussi. est... Moi, ça m'a hanté toute ma vie cette chanson-là. Puis à chaque fois que je l'écoute, j'ai le poil qui me lève sur les bras. C'est inévitable. [03:06:03] Speaker B: Bon ben, let's go! [03:06:04] Speaker D: Go! [03:06:05] Speaker C: Allons-y! [03:06:05] Speaker B: Et de la bière par toi! [03:06:06] Speaker C: Bien vendu! [03:06:07] Speaker D: Bien vendu! [03:06:08] Speaker B: On va regarder et écouter Metallica, donc, dans Bang Bang. [03:07:08] Speaker A: Nova joins his crew And quickly he's subdued Through constant pain and disgrace The young boy learns the rules With the time the child grows in This would be more he'd done wrong Deprived of all his thoughts Je n'ai jamais senti, je n'ai jamais connu Je n'ai jamais brillé en faisant ce que j'ai montré Je n'ai jamais été, je n'ai jamais vu Je n'ai jamais vu ce que j'étais Je n'ai jamais senti, je n'ai jamais connu Je n'ai jamais brillé en faisant ce que j'ai montré Je n'ai jamais été libre, je n'ai jamais été Il essaie de plaire à tous, ce malheureux homme pleure. Pendant toute sa vie, il a battu constamment. Ce combat, il ne peut pas vaincre, un homme fatigué. When I felt what I've known Never shined on what I've shown Never be, never she Won't see what I have been When I felt what I've known Never shined on what I've shown Never free, never me So I don't need unforgiven Never shine, doing what I've shown Never be, never see Won't see what might have been What I felt, what I've known Never shine, doing what I've shown Never free, never me So I don't need to give up I'll label you So I don't be unforgivable Never free Never me So I don't be unforgivable You label me I'll label you Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org Tu [03:15:27] Speaker D: le connais bien finalement. [03:15:29] Speaker B: Bah écoute, en même temps on vient de se faire une belle chanson. Enfin un groupe en tout cas que tu aimes beaucoup. [03:15:34] Speaker D: Oui tout à fait, Sparta. Donc Sparta, qui est un groupe à la base issu des ruines de At The Drive-In. Donc At The Drive-In se sont séparés, ça a fait deux groupes. Il y a eu Sparta d'un côté, il y a eu The Mars Volta de l'autre. Sparta qui avait, qui ont sorti trois albums et après, ils avaient un peu disparu. Ils sont revenus en 2022 où ils avaient sorti un album qui était pas mal, plus rock, je dirais. Et là, ils viennent de revenir avec ce titre qui annonce la sortie d'un album qui s'appelle Cut the Silhouette, qui arrivera en mai, mai 2026. Et ce titre est co-écrit avec Frank Hierro. [03:16:14] Speaker B: Ah bon? [03:16:15] Speaker D: Le guitariste de Mike Miko Lawrence. Et voilà, on retrouve le Sparta un petit peu plus engagé, un petit peu plus énervé, un petit peu plus... la veste de post-hardcore qu'il y avait au tout début. Un peu plus punk aussi, quelque part. Et voilà, moi, j'adore Sparta. Et c'est un Jim Ward. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de rencontrer ce gars. [03:16:40] Speaker C: Jamais. [03:16:41] Speaker D: C'est un mec qui est extraordinaire et d'une gentillesse incroyable. On l'avait rencontré à l'époque sur WeFM au Grosse Rock. Et il nous avait fait une petite dédicace. J'en parle souvent parce que c'est un truc qui nous a qui nous a vachement touché, où il dit qu'il sait quelle dedication, quelle dévotion il faut mettre pour travailler dans cette musique parce que c'est pas facile et parce que ça rapporte pas de l'argent. Et qu'il nous remerciait de faire tout ce qu'on faisait pour ça. Et je trouve ça génial que les gens s'en rendent compte. Et du coup, je voudrais relouper sur la question que je voulais te poser au début, qui est la condition de faire du métal et des musiques alternatives au Québec, au Canada et toute l'Amérique du Nord, parce que c'est quand même assez compliqué. [03:17:42] Speaker C: C'est une vie de misère. C'est un mode de vie, mais ce n'est pas nécessairement un emploi. C'est souvent ça que je dis, parce que c'est sûr que c'est difficile de [03:17:53] Speaker D: vivre de cette musique. [03:17:54] Speaker C: Si tu vis de ta musique, ça demande aussi beaucoup de sacrifices, autant sur le plan matériel que sur le plan humain aussi. C'est sûr que ce n'est pas plus évident au Québec que ça l'est, par exemple, en France. Ce n'est pas très différent. Maintenant, la différence au Québec, c'est qu'on subventionne beaucoup, par exemple, la musique francophone. La musique anglophone qui vient du Québec, elle, malheureusement, n'est pas très subventionnée. C'est pour ça que tu as un gros réseau mainstream dans le franco. Mais tous les artistes anglophones qui quand même s'exportent à l'international, on en parle très peu dans les faits. Le fait d'être au Québec, c'est ridicule, mais on en a glissé un mot tantôt, n'existe pas dans l'industrie culturelle dominante. à l'international. C'est pas comme quand tu viens de New York ou L.A. Tu viens pas d'un centre névralgique. C'est pour ça que le groupe québécois qui chante en anglais, il va falloir qu'il travaille dix, vingt fois plus fort qu'un groupe américain juste pour avoir même pas le quart du rayonnement que ce groupe américain-là peut avoir en un an. Ça demande beaucoup de résilience, beaucoup d'entêtement, puis beaucoup de passion pour continuer de perdurer là-dedans. Mais, anyway, on fait pas ça pour la notoriété, on fait pas ça pour la célébrité. Comme je disais tantôt, toute l'expérience humaine, tout le bagage humain que tu vas ramasser dans cette culture-là, dans cette vie musicale-là, ça vaut tous les billets du monde. [03:19:18] Speaker B: Du coup, du fait de chanter en anglais, c'est même mal vu. Il y a une critique de ça? [03:19:23] Speaker D: Au Québec, il y a quand même [03:19:25] Speaker B: cette... Oui, ils se défendent pour rester un peu français. [03:19:29] Speaker D: Il y a ce côté conservateur sur le français qui est très très fort. [03:19:33] Speaker C: C'est pas mal vu dans les communautés, mais je veux dire, c'est pas encouragé par les institutions publiques. C'est plus ça la différence. [03:19:41] Speaker B: La population n'a rien contre ça? [03:19:43] Speaker C: Absolument pas. La population écoute majoritairement de la musique anglophone, on s'entend là. Mais c'est juste que les institutions publiques, dans le fond, sont fondées justement sur la défense du français, ce qui est tout à fait normal aussi, puis légitime, moi je le comprends ce côté-là. Fait que c'est sûr qu'on pousse et on encourage beaucoup dans les réseaux, dans le fond, la musique francophone. Donc, par exemple, au Canada, on a ce qu'on appelle le CRTC. Le CRTC, il impose des quotas de musique francophone à la radio. [03:20:07] Speaker B: Qui sont plus importants qu'ici. [03:20:09] Speaker C: Tout à fait. Ce qui fait que s'il y a de la musique anglo qui passe par exemple à la radio, ben ça va être les gros tubes américains qui vont passer. Ça ne sera pas les petits artistes québécois qui en arriveront. Exactement, il n'y a pas de place tout simplement. C'est pour ça que c'est un petit peu plus difficile de prendre sa place. Il faut que l'artiste québécois il s'exporte ailleurs. Il faut qu'il vienne en Europe, il faut qu'il arrive aux États-Unis. [03:20:27] Speaker D: Du coup la question c'est, parce que toi tu parles français, tu as grandi en parlant français, Pourquoi t'as choisi de chanter en anglais? [03:20:37] Speaker C: C'est une bonne question. Ça c'est la question qu'on pose tout le temps, systématiquement, au Québec. C'est pas dans une entrevue, dans une photo de télévision, c'est la première question qu'on pose. [03:20:46] Speaker D: On pose aussi la question à des groupes français. Souvent la réponse c'est parce que c'est une musique qui sonne plus facilement avec des phonèmes anglo-saxons. Après... Mais je me dis, comme t'as aussi le côté écrivain, tu sais, aimer le mot, aimer... Parce que moi je connais aussi des chanteurs français, on pense à par exemple Les mots, je pense que le chanteur, il n'a jamais voulu, il n'a jamais... Enfin, il voulait écrire avec le temps, écrire des textes, travailler sa plume, trouver des mots qu'il arrive à faire marcher avec cette musique. Et comme tu as ce côté aussi poète quelque part, je voulais savoir pourquoi [03:21:38] Speaker C: l'anglais Moi je pense que c'est peut-être par mimétisme.? C'est parce que la musique que j'ai écoutée quand j'étais jeune était anglophone. Donc les référents, les représentations imaginaires que j'ai sont en anglais. Puis je sais pas, il y a peut-être quelque chose de j'aime parler la langue d'où la musique est venue aussi. C'est cette espèce de socle d'émergence culturelle-là. C'est difficile de faire du punk rock. pas en anglais, sachant justement que c'est un produit de la culture anglo-saxonne. Je suis très attaché à ça. Ceci étant, il y a des artistes qui le font extrêmement bien en français, mais la langue française, elle est beaucoup plus difficile à maîtriser, comme tu l'as super bien dit. Ça demande une technique et une plume. précise, extrêmement raffinée pour faire bien sonner un texte de punk rock ou de metal en français. Et moi, je vais être honnête, je ne suis pas assez bon en écriture en français pour ça, dans le fond. Pas du point de vue poétique. Étant donné que je suis prof de philo, j'ai une écriture très analytique. Tu sais, en français. Pas tant sur le plan poétique. Puis que ça sonne bien, puis que ça soit intéressant à écouter. Alors qu'au Québec, on a des groupes extraordinaires qui le font avec brio. Moi, je pense au Vulgaire Machin, par exemple, au Québec, qui le font admirablement bien. Il y en a plein de groupes qui sont capables de le faire. Pour ma part, je pense que j'avais pas cette force d'écriture-là en français. Un jour, peut-être. Peut-être aussi que je trouve qu'il y a des styles qui se portent mieux [03:23:01] Speaker D: à la langue française, peut-être. [03:23:02] Speaker C: Tu sais, par exemple, le folk francophone, ça se porte très bien. On a des super bons artistes folk au Québec. Je trouve que la langue française, dans son raffinement, dans ses subtilités, se porte bien avec la musique plus folk. C'est possible d'en faire dans le punk, c'est juste qu'il faut être vraiment habile, ce que je ne suis pas assez. [03:23:19] Speaker D: En plus, je trouve que c'est plus légitime pour toi de chanter en anglais que pour des groupes français de chanter en anglais parce que souvent, les groupes français parlent très mal anglais alors que toi, tu es bilingue. [03:23:30] Speaker C: On a moins d'accent un petit peu, peut-être, des fois. [03:23:32] Speaker D: Quoi? [03:23:34] Speaker B: Nous on a l'accent du Nord! [03:23:36] Speaker D: Même au-delà de l'accent, j'allais juste dire sur la grammaire ou sur les trucs comme ça ou la richesse du vocabulaire. [03:23:43] Speaker C: Mais vous avez des exceptions à l'air, vous avez Gojira, vous en avez plein. Bon, donc Franco qui sort dans l'anglais aussi. [03:23:49] Speaker E: Est-ce qu'il y a aussi une volonté de pouvoir s'exporter plus facilement avec l'anglais? [03:23:53] Speaker C: C'est sûr, c'est un langage plus universel, malheureusement, parce qu'il cause l'hégémonie culturelle de l'anglais. [03:23:58] Speaker E: Quand t'as envie de faire des tournées européennes ou mondiales, tu te dis que ça sera beaucoup plus facile avec l'anglais qu'avec le français. [03:24:04] Speaker D: Ne serait-ce que pouvoir tourner dans tout le Canada. [03:24:06] Speaker C: Mais tu veux pas tourner dans tout le Canada. C'est beaucoup trop grand. Et c'est merdique. C'est vraiment trop loin. Il y a quatre villes au Canada qui sont intéressantes, puis sont tellement loin l'une de l'autre. Tu veux pas ça de toute façon. Mais tourner aux États-Unis ou en Europe, justement, ça devient comme une espèce de langage universel. J'aime pas dire ça, mais c'est ça la réalité. Tu peux le faire comprendre en République tchèque. Comme en Espagne, comme en France. [03:24:30] Speaker B: Ouais, c'est marrant, c'est vrai que t'engages le sujet de la géographie du Canada et du fait qu'une tournée au Canada, ça n'a peut-être pas trop de sens. En termes de coûts, en tout cas, ça doit être plus cher que ce que ça rapporte. Mais c'est vrai que j'avais jamais pensé à ça. Parce que nous, on tourne en France. Bon, après, nous, on tourne dans des bleds. Mais tu peux faire des tournées quand même dans les villes. [03:24:48] Speaker D: C'est-à-dire que l'avantage, c'est qu'entre deux villes... Enfin, je veux dire... [03:24:51] Speaker B: Après, c'est pas le même nombre d'habitants. Tu prends Tonton et Vancouver ou je sais pas, c'est des populations qui sont géantes. Nous, on n'a pas ça partout en France. La distance que t'as à faire pour [03:25:02] Speaker D: aller de Toronto à Vancouver, c'est deux fois la France. [03:25:05] Speaker C: Oui. Exact. Puis vous autres, dans l'Union européenne, l'avantage, c'est que tous les pays sont interconnectés. C'est facile de passer à l'APA, c'est dans un tout petit espace. Le Canada, c'est immense, puis c'est exactement ça, la distance entre les villes est épouvantable. Ce qui fait que pour un groupe comme nous, ça nous coûte beaucoup moins cher de venir en Europe que de tourner au Canada. [03:25:24] Speaker B: Oui. [03:25:25] Speaker C: Jouer à Vancouver, j'ai joué deux fois à Vancouver en vingt ans de musique, alors que je suis venu des centaines de fois en Europe au final. C'est incomparable. [03:25:35] Speaker B: Ok, ok. Pour le Québec, j'avais envie de demander si le rock et toute la culture comme ça a été vraiment développée, s'il y a des lieux. On m'a souvent parlé de tas d'endroits, les Foufounélectriques à Montréal. Il y a plein d'endroits comme ça. Il y a quand même toute une belle culture. [03:25:54] Speaker C: Il y a une belle culture, mais c'est un tout petit marché dans le Québec. On n'est pas beaucoup. Il y a plus de monde en France qu'au Québec. Puis en France, c'est plus petit comme territoire. On a un plus gros territoire, mais avec moins de monde. Des salles emblématiques, on n'en a pas beaucoup. Les FOUF, à Montréal, c'est un bon exemple. À Québec, on a l'Anti, par exemple. L'Anti, c'est un des bars spectacles les plus populaires. C'est une institution maintenant au Québec. Mais on en a vraiment moins qu'ici, ça c'est sûr. [03:26:19] Speaker B: Bon, donc c'est pas facile, quoi. [03:26:21] Speaker C: C'est pas évident, c'est pas évident, pis y'a 3 ou 4 villes au Québec dans les fêtes qui ramènent du monde, pis souvent c'est les mêmes gens qui habitent Québec qui vont dans les concerts à Montréal, à Trois-Rivières et compagnie, donc c'est un tout petit marché au Québec. C'est pour ça qu'un groupe qui veut prendre un petit peu plus d'expansion n'a pas le choix de s'exporter ailleurs, y'a vraiment pas le choix. [03:26:41] Speaker B: Bon. Il y a quand même un pourcentage de création rock, quand je dis rock, je dis metal, tout ce qui est rock, punk, etc. qui est intéressante quand même. [03:26:49] Speaker C: On a plein de talent, on a beaucoup beaucoup de talent, mais qui malheureusement souvent ne sont pas vus du tout, pas entendus, pour plein de raisons, pour plein d'obstacles logistiques, financiers, matériels, c'est compliqué quand même organiser des tournées, avoir les moyens de s'exporter, etc. de produire des albums, encore plus quand tu fais maintenant de la musique organique, On enregistre des vrais instruments, c'est pas comme dans le rap où est-ce que tu peux juste payer un beatmaker qui programme le beat et tu rappes par dessus, c'est vraiment différent. Fait qu'il y a beaucoup beaucoup d'obstacles qui empêchent les groupes là malheureusement de se faire voir, mais on a des talents exceptionnels dans plein de sous-cultures. [03:27:22] Speaker D: Est-ce que dans la... parce que... Je vais y arriver. À Québec, vous parlez français. Du coup, vous pouvez vous intéresser à ce qui se passe en France plus facilement que les autres pays puisque vous comprenez la langue. [03:27:39] Speaker B: Surtout que les autres pays n'en ont rien à foutre. [03:27:40] Speaker D: Ils n'en ont rien à foutre parce que globalement, ils ne peuvent pas comprendre. La question, c'est est-ce qu'à Québec, au Québec, on regarde ce qui se passe en France sur la scène métal ou pas du tout? [03:27:52] Speaker C: Je vais être honnête. [03:27:53] Speaker D: Parce que ce que je vois maintenant, c'est qu'il y a beaucoup de YouTubeurs au Québec qui regardent ou beaucoup de Québécois qui regardent le YouTube français, par exemple. Est-ce que c'est quelque chose qui se passe maintenant que la scène française est en train de fleurir avec quand même beaucoup de groupes assez qualitatifs qui s'exportent? Est-ce que les gens regardent, suivent ou [03:28:14] Speaker C: pas du tout ils écoutent des groupes qui s'exportent, c'est ça que j'allais dire.? Ils vont écouter les Landmarks, ils vont écouter les Rise of the North Star, les groupes qui s'exportent puis qui prennent de l'expansion, les Gojira et compagnie. Maintenant, est-ce qu'ils s'intéressent pour autant à la scène plus underground française? La réponse est non. De la même manière que personne n'écoute non plus la scène underground québécoise, hormis les Québécois. [03:28:36] Speaker D: J'ai dit physique, gagne-toi. [03:28:37] Speaker C: Oui, c'est vrai. [03:28:39] Speaker D: Il y a deux semaines. [03:28:40] Speaker C: Oui, vous êtes exception à la règle, c'est ça que je voulais dire. [03:28:43] Speaker B: Après, il y a des Québécois qui écoutent, effectivement, et qui ont des groupes. Nous, on est très, très ouverts à ça et on soutient complètement la scène locale, donc qui n'hésite surtout pas. Et on met en avant même ceux qui chantent en français, on les met en avant s'ils le souhaitent. Donc voilà. En tout cas, n'hésitez pas. Voilà, si vous êtes québécois, envoyez ça à pierrearobazrstlss.com. On sera ravis de passer votre musique. Il y a l'avis de groupe aussi, donc l'avis de groupe, comme tu es un solitaire, ça ne doit pas être le truc le plus simple. Je vois des groupes, comme on a parlé de Metallica tout à l'heure, on est quand même conscients aujourd'hui qu'ils sont amis, mais qu'ils se détestent. Enfin, c'est très compliqué comme situation. [03:29:24] Speaker D: Ils sont collègues de travail, comme nous. [03:29:28] Speaker B: Un peu. Plus avec Marcel quand même. Non, mais ce que je veux dire, c'est que c'est très dur. On voit très bien qu'ils travaillent ensemble parce que ça gagne de l'argent, etc. Mais tu penses quoi de ces situations? Est-ce que de vivre avec un groupe, ça te convient ou est-ce qu'au bout d'un moment, t'as quand même besoin de t'isoler ou justement, quand t'es en groupe, tu t'isoles quand même parce que t'as besoin de ton espace à toi? [03:29:50] Speaker C: C'est drôle parce que pendant plusieurs années j'ai pensé que j'aimais pas tant la tournée parce que justement j'étais tout le temps seul. J'ai aussi un mode de vie différent. Souvent les autres membres du groupe je m'entraîne. J'ai pas le même lifestyle non plus que tout le monde qui font du tourisme. Moi, je suis un gars de discipline et de performance. J'ai besoin de ces instants-là justement pour me mettre en mode performance. C'est sûr que ça m'amène souvent à faire mes trucs un peu de mon bord. Mais pendant très longtemps, j'ai cru que je n'aimais pas tourner parce que je me sentais tout le temps seul et que je n'étais pas bien là-dedans. Jusqu'à ce que je me rende compte, entre autres avec Downstater, que finalement c'est aussi qui t'entoure, qui change aussi ton expérience de la tournée. Puis c'est mes vieux amis depuis 20 ans et ça change absolument tout. Ça change vraiment, vraiment, vraiment tout. C'est notre première tournée européenne et c'est une famille. Je me sens quand même partie prenante de quelque chose grâce à eux parce que c'est des humains extraordinaires, c'est des belles personnes. Puis ça, ça change absolument tout. Puis je me suis rendu compte que non, J'aime pas la tournée. J'adore tourner. Faut que je le fasse avec les bonnes personnes. C'est d'avoir la bonne famille à la bonne place. Mais t'as raison, c'est sûr que maintenant, quand ça arrive à une certaine échelle, à un certain niveau, ça vient beaucoup de business, ça vient d'entreprise. [03:31:14] Speaker B: C'est un peu triste. On est content d'avoir les grands groupes qui nous offrent de nouvelles chansons, etc., qui tournent. On voit System, tout le monde est heureux d'avoir System au fond, mais on sait qu'ils peuvent pas se piffrer les uns les autres. [03:31:24] Speaker D: C'est ça. [03:31:25] Speaker C: C'est comme une relation de couple au final aussi. [03:31:27] Speaker B: Les couples restent ensemble pour les enfants, ça se fait plus trop, je pense, aujourd'hui? [03:31:32] Speaker C: Moins. Un peu moins, mais ça se fait quand même. [03:31:35] Speaker B: C'est triste. C'est une douleur. [03:31:37] Speaker C: Oui, c'est sûr. Mais il y a certainement aussi des exemples contraires, des gens qui ont quand même réussi à conserver et raffiner ces liens d'amitié-là. Je pense que les deux sont possibles. Mais oui, ça peut mettre des fois des amitiés à rude épreuve. Ça fait partie du business. Mais moi, je pense que le business ne devrait jamais de prendre le dessus sur l'amitié. [03:31:56] Speaker B: Jamais. Ça c'est très compliqué. [03:31:59] Speaker C: C'est compliqué, mais je pense qu'il faut savoir l'affirmer, puis savoir séparer les choses autant que possible. [03:32:06] Speaker B: Parce que de toute façon l'argent ça pourrit tout. [03:32:08] Speaker C: Absolument. [03:32:10] Speaker E: Je me suis toujours posé une question, les groupes qui ne peuvent pas se blairer. Moi, ma question en tant que public, c'est est-ce qu'ils prennent du plaisir sur scène au final? [03:32:17] Speaker D: C'est ce que j'étais en train de penser et je pense que malgré tout, [03:32:20] Speaker B: tu vois, le seul moment où il [03:32:22] Speaker D: y a le link, je pense que je pense qu'il y a des groupes, ils ne se parlent plus en dehors, mais que sur scène, je pense typiquement Limb Bizkit. Je pense que l'Imbiscuit, ils ont chacun leur loge. Je pense qu'ils sont plus mégapotes, mais que quand ils vont sur scène, ils sont quand même contents de faire les coups ensemble. Et je pense qu'il y a des groupes où tu le vois quand les gens, je pense à The Drivin dont on parlait tout à l'heure, qui sont reformés. Enfin, il y a eu des clashs parce qu'il y en a dans le groupe. [03:32:56] Speaker B: Il y a eu des problèmes de drogue. [03:32:57] Speaker D: Ouais, il y a des problèmes de drogue, puis il y a des problèmes d'être concerné par le concert que t'es en train de faire, où il y en a qui jettent des guitares et des machins qui tiennent pas une seconde d'une chanson. Ils pètent leurs cordes au bout de 30 secondes de chanson. Et t'en as d'autres qui essayent de tenir la baraque derrière, qui s'énervent un petit peu. Et ces groupes là, ils font quelques dates comme ça. Et puis après, ça s'arrête parce que les mecs en peuvent plus, quoi. Et toi tu penses que du coup [03:33:23] Speaker E: tu peux ne plus t'entendre personnellement mais que sur scène tu retrouves l'alchimie. [03:33:29] Speaker D: Bien sûr, bien sûr. Parce que je pense que, enfin je ne sais pas ce que t'en penses toi. [03:33:32] Speaker B: Peut-être un côté magique. [03:33:33] Speaker D: Mais il y a un côté, tu sais, c'est comme... En fait, tu n'as plus la passion d'avant, mais tu revisites un souvenir. Il y a ce truc-là, je pense, qui peut être très fort, surtout pour des groupes qui ont vécu des choses incroyables. Tu penses à la carrière de l'Imbiscuit, c'est quand même juste fou ce qu'ils ont vécu. Ils sont partis de rien. Ils sont arrivés à être le plus gros groupe de New Metal du monde. [03:34:05] Speaker B: Leur carrière est quand même particulière. Après, il y a l'échec aussi, il y a la séparation, il y a la douleur. [03:34:12] Speaker D: West Borland, il est revenu dans le groupe, c'est qu'il y avait une raison aussi, c'est qu'il acceptait de revenir. [03:34:21] Speaker B: C'est qu'il avait besoin aussi de ça. [03:34:23] Speaker D: Alors que juste avec les royautés de Take a Look Around, je pense qu'ils n'avaient pas besoin de... Ça dépend comment [03:34:31] Speaker B: il a dépensé son argent. [03:34:32] Speaker D: Je sais pas, Bratton, qu'est-ce que t'en penses? Tu penses qu'il y a ce truc de pouvoir revisiter un plaisir passé? [03:34:42] Speaker C: Je pense que oui. Je pense que oui, mais je pense qu'il y a plus de groupes qu'on s'imagine qui ne sont pas des amis à la base, puis qui sont d'abord des collègues. C'est-à-dire que ce sont ce qu'on pourrait appeler des amis de circonstance. C'est-à-dire qu'ils ont un projet commun, c'est ce projet commun-là qui les rassemble. Le projet prend l'expansion, il réussit, il fonctionne. Mais après ça, dès qu'il y a des embûches, dès qu'il y a des tensions, ça n'a jamais été des amis à la base. Ça a été des collègues. Puis comme dans n'importe quelle organisation, après ça, il y a des conflits. Puis c'est là peut-être dans ces circonstances-là que ça devient plus difficile. Il y en a, par contre, t'as raison, c'est des amis à la base qui continuent de faire ça. Mais tu te regardes Green Day, je veux dire, ça fait... Ça fait une éternité qu'ils jouent ensemble. C'était des potes. C'était des potes secondaires. Ils sont encore là. En tout cas, ils ont l'air de s'apprécier à ce que je peux voir. Il y a toujours des exemples, des contre-exemples dans chacune des situations. Je pense que si c'est possible de se regrouper, de revenir aux racines des amis qui se seraient perdus de vue, je pense que c'est possible de recoller les morceaux. Je pense que c'est possible. Ça demande beaucoup, on va dire, peut-être d'humilité. puis d'un peu d'introspection aussi, puis de bonne foi. [03:35:56] Speaker D: Puis d'accepter, ouais. [03:35:57] Speaker C: D'accepter, exactement. Ceci dit, il y en a probablement beaucoup qui le font juste pour l'argent aussi. [03:36:02] Speaker B: Oui, mais l'argent il est légaux aussi. Quand tu te retrouves devant un stade, ça doit quand même... J'imagine que tu devrais faire du bien. [03:36:10] Speaker C: Ouais, c'est sûr. [03:36:11] Speaker D: Surtout quand ta carrière solo, elle la ramasse. [03:36:14] Speaker B: Toi, on pense à Système à feu d'ombre? [03:36:15] Speaker D: Oh, je sais pas! [03:36:18] Speaker B: Non mais désolé avec tout le respect qu'on a pour System. [03:36:21] Speaker D: On peut être d'accord que la somme de tout ce qu'ils ont produit séparément est moindre que ce qu'ils ont fait en rassemble. [03:36:31] Speaker B: Bien sûr, c'est pas la même magie. [03:36:32] Speaker D: C'est un fait, ça c'est pas... [03:36:34] Speaker B: C'est ce qui désole les fans. Non mais après c'est difficile. [03:36:38] Speaker D: Ce qui est dommage c'est que tout le monde s'en rende compte sauf eux. [03:36:40] Speaker B: Je pense qu'ils s'en rendent compte mais c'est juste que c'est terrible ce qui se passe dans leur tête je pense. [03:36:45] Speaker D: Ouais, je sais pas. [03:36:47] Speaker B: Enfin, j'ose même pas imaginer en fait. Parce qu'ils le savent, mais l'autre il veut s'accrocher au fait de prouver que c'est lui qui avait raison. Il y a une gaillère éternelle, mentale, d'ego, d'enfant finalement. C'est un truc d'enfance. [03:36:57] Speaker D: Entre nous quoi. [03:36:58] Speaker B: Exactement. [03:36:59] Speaker D: Bah nous comme on est tout là-haut. Pis nous, malgré tout, on fait ça pour l'argent. [03:37:05] Speaker B: Ah bah oui, en premier. La caillasse. Bon en tout cas il y a encore des tonnes de questions mais il va falloir qu'on se laisse quand même parce que les gens... Bon demain c'est férié ceci dit mais on va laisser les gens se reposer c'est pas mal. [03:37:20] Speaker D: Et puis faut qu'ils se reposent pour savoir. [03:37:21] Speaker B: Bah aussi. [03:37:22] Speaker D: C'est pas important. [03:37:22] Speaker C: Oui ça se passe quand même bien. Le Petit Rossignol est là. [03:37:27] Speaker B: C'est peut-être une dernière question. [03:37:28] Speaker D: Le Petit Rossignol, c'est vraiment le dernier nom que je t'aurais noté. [03:37:32] Speaker C: Mais tu sais que mon surnom dans le groupe, c'est l'homme oiseau. [03:37:35] Speaker F: Ah oui? [03:37:35] Speaker C: Ah oui, parce qu'à chaque concert sur le Ryder, je demande une volaille. Je demande un poulet entier à chaque concert. [03:37:43] Speaker D: Et c'est pour ça qu'on m'appelle comme ça. [03:37:44] Speaker E: Et il le mange tout seul, je précise. [03:37:45] Speaker C: Je le mange tout seul. [03:37:46] Speaker B: C'est-à-dire qu'il faut des protéines à un moment. [03:37:48] Speaker C: Ben voilà, c'est pour ça que je suis l'infâme homme oiseau. [03:37:51] Speaker D: C'est mon nom. Le dévoreur d'oiseaux. [03:37:55] Speaker B: Déjà terminé juste sur une question qu'on aborde mais qu'on a déjà abordé tout au long de l'émission indirectement mais c'est la santé mentale, c'est quelque chose de très important aujourd'hui, que tu réalises plus. [03:38:05] Speaker C: J'ai toujours vécu, on va dire, au bord du précipice. Donc j'imagine que oui, c'est important. On essaie de s'en soucier. Mais bon Dieu qu'on est névrosé. Puis des fois, je pense qu'on le reste toute notre vie. Ça reste un combat perpétuel, je pense. Fait qu'à chacun ses moyens, trouver un moyen de canaliser puis sublimer cette souffrance-là. Moi, ça a été la musique. D'autres, c'est dans d'autres gestes créatifs. Je rêve peut-être des fois d'un monde, puis là je vais parler dans le fond, où où les hommes n'auront pas peur non plus de parler de ce qu'ils ressentent. De leur souffrance et de leur détresse, je pense que c'est encore un peu tabou. Puis qu'on ait la possibilité de dialoguer et de se montrer vulnérable aussi. Là, on le fait par l'intermédiaire de nos chansons, mais j'ose espérer un jour où est-ce que cette communication ouverte puisse se faire pour qu'on puisse... Que ce soit plus idénaturel. Exactement, et que tous les humains soient capables aussi de le communiquer et qu'on soit capables de faire preuve d'un petit peu plus d'empathie les uns à l'égard des autres. Qu'importe son genre, son origine, juste d'être plus humain. Je l'espère beaucoup. [03:39:12] Speaker B: Eh ben vu la gueule du monde aujourd'hui, ça n'a pas l'air d'être gagné. C'était pour une bonne note. [03:39:18] Speaker C: Voilà, voilà, voilà. Laisse-moi. [03:39:20] Speaker D: Est-ce que ça t'a pas... Excuse-moi, tu voulais lire quelque chose? [03:39:23] Speaker C: Non, vas-y. [03:39:24] Speaker D: Est-ce que ça ne t'a pas envie... Tu sais, tout à l'heure, tu disais que c'est des sujets que tu pouvais plus aborder dans le punk rock que dans le hardcore. Et qu'est-ce qui fait que t'as pas... Peut-être que tu as envie, mais tu ne l'as pas encore fait. Mais aborder justement, amener ça dans le hardcore, trouver le moyen de l'amener, c'est peut-être ça le truc que tu prépares, je ne sais pas. [03:39:46] Speaker C: Pas vraiment. Je trouve que c'est pas une musique qui se porte à ça. Elle est trop primale. Elle est ancrée dans un engagement politique et une volonté insurrectionnelle trop forte. Mais il y a des groupes plus heavy qui ont des textes, on va dire, plus introspectifs. Maintenant, je pense à Counterparts, par exemple, un peu comme ça. Ça existe. [03:40:06] Speaker D: Après, c'est vrai que c'est quand même moins hardcore que hardcore-hardcore. [03:40:09] Speaker B: C'est ça. [03:40:09] Speaker C: Ça colle moins avec un beatdown, mettons. Ça devient du post-hardcore. Ça colle moins avec du beatdown, mettons, on s'entend, ou du slam death, tu comprends? Je pense que c'est une question de cohérence esthétique aussi. Pas que ça se ferait pas, maintenant, ce que ça serait cohérent... Oui, ça [03:40:23] Speaker D: ne te semble pas... [03:40:24] Speaker C: Je ne le sais pas. [03:40:25] Speaker D: Je ne sais pas. [03:40:27] Speaker C: Je pense qu'il y a peut-être des styles esthétiques qui se portent mieux à ça. [03:40:31] Speaker B: Très bien. Eh bien, ça se termine là-dessus. En tout cas, il faut suivre. Bien sûr, on conseille à tout le monde de te suivre, quel que soit le réseau, personnellement ou avec le groupe Downstater. Bientôt de retour en France, j'en suis persuadé. [03:40:48] Speaker E: La tournée n'est pas encore terminée. [03:40:51] Speaker B: Il y a encore des dates, bien sûr. C'est vrai qu'il y a encore des dates. [03:40:53] Speaker D: Tu peux nous les dire? [03:40:55] Speaker B: Non mais le temps qu'elle cherche, on va continuer. Il y a Lyon. [03:40:59] Speaker E: Bah oui, il y a Lyon, le 6. [03:41:00] Speaker B: Il y a Laval, il y a Epinal, pardon. [03:41:02] Speaker C: Epinal. [03:41:03] Speaker B: D'ailleurs, c'est fou de, je redis, mais c'est fou de faire des dates comme ça, parce que des groupes qui viennent de l'étranger, qui font des endroits en France comme ça. Nous, ça nous fascine parce que c'est... Tiens, il t'a mis... [03:41:12] Speaker E: Mais non, mais je l'ai. [03:41:14] Speaker B: Oui, mais comme ça, regarde, tu peux regarder la caméra. [03:41:16] Speaker D: Il reste Lyon, Marseille. Après, il y a... Ah Marseille, c'est chez moi. Après, il y a Parme. Après, il y a Campo Toref. [03:41:26] Speaker B: T'as une accent espagnol, ça tombe bien! Toulès! [03:41:28] Speaker C: Toulès! [03:41:29] Speaker D: Toulès? [03:41:29] Speaker B: Toulès! [03:41:30] Speaker E: Toulès! [03:41:30] Speaker B: Toulès! [03:41:31] Speaker E: Toulès! [03:41:32] Speaker D: Toulès! Toulès! Toulès! [03:41:35] Speaker A: Toulès! [03:41:35] Speaker D: Toulès! [03:41:36] Speaker B: Toulès! Toulès! [03:41:37] Speaker D: Toulès! [03:41:42] Speaker B: effectivement mais il n'y a que du bonheur de l'échange, beaucoup de sourire quand même et le partage musical est fait dans la joie aussi et dans l'envie de passer que du bon temps et l'énergie. Toulès N'hésitez! pas à le rejoindre et puis encore une fois mille fois merci d'avoir répondu à toutes ces questions aussi clairement. [03:42:00] Speaker D: J'ai une dernière question, est-ce que tu peux nous dire, recommander quelques groupes québécois? [03:42:07] Speaker C: Peu importe le style, tu me prends au dépourvu. Parce que c'est sûr que je vais oublier plein d'amis. [03:42:16] Speaker D: Non mais on sait, ne le blâmez pas, il dit ça sur le vif. Il a un gun pointé sur lui. [03:42:22] Speaker B: Il a coupé Gladys. [03:42:25] Speaker D: Regardez. Look at those guns. [03:42:28] Speaker C: C'est ça le genre de truc que la ZIS est imposante, visiblement. [03:42:32] Speaker E: Visiblement. [03:42:34] Speaker D: Mais moi tu sais, alors je voudrais pas dire, mais depuis tout à l'heure, je n'arrive pas à savoir qui est qui. À chaque fois je me trompe. [03:42:39] Speaker C: Écoute, y'en a tellement, y'en a tellement. Je vais nommer des amis proches. Mes amis de Feels Like Home, qui jouent du metalcore au Québec, qui sont super super super bons. Dans le pop-punk au Québec, on a Sucker Punch, qui sont aussi super bons et qui roulent très très très bien leurs vosses. On en a plein, on en a plein, on a les Matchup aussi qui font plus du punk acoustique aussi, qui sont vraiment vraiment vraiment excellents. Y'en a tellement, y'en a tellement, y'en a tellement. Y'a mes amis de Mute aussi qui sont comme la référence punk-rock aussi au Québec. Y'en a plein, y'en a tellement, y'en a trop. [03:43:17] Speaker D: C'est bien comme ça, ça ouvre un peu les... les pistes pour découvrir cette scène. [03:43:22] Speaker B: Il doit y avoir sur internet des... J'ai jamais fait attention, mais je sais qu'il y a un webzine qui rassemble toute la musique québécoise. Je l'ai déjà mis dans mes favoris pour essayer de récupérer des groupes, mais il y en a tellement. J'hallucinais de voir la base de musique qui arrivait. [03:43:38] Speaker D: Si les gens mettent ça dans leur Spotify, ça va commencer à amener plus de groupes québécois. [03:43:45] Speaker B: C'est une question bête parce que je ne sais plus du tout, mais en gène de poitrine ils ne sont pas... [03:43:48] Speaker C: En québécois, c'est très québécois, on ne parle que de ça au Québec. [03:43:51] Speaker B: On ne parle que de ça en France aussi. C'est-à-dire que tous les gamins ont des trucs en gène de poitrine partout. Et je l'avais découvert sur ce webzine justement en gène de poitrine. Voilà, en tout cas, merci encore une fois. On se quitte avec... un titre choisi par un banger sur notre Patreon. N'hésitez pas à vous abonner, à nous soutenir financièrement sur Patreon.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com.com [03:44:22] Speaker D: Alors The Squeak, [03:44:24] Speaker B: à Papachoules 67, à Pialzi pour les [03:44:29] Speaker D: subs, et merci pour les beats à Wally Sim, Rami Rouge, Nazura90, Diceturn et Vinchghost. [03:44:36] Speaker B: Les habituels, les éternels, merci infiniment à vous, merci de tout ce que vous faites, merci. C'est vous qui avez payé Marcel quand même, je tiens à le dire, pour le mois dernier. Je n'ai rien sorti de ma poche, donc pour une fois je me sens heureux. Voilà, c'est important. [03:44:49] Speaker D: Ah le bonheur, bah ça y est, faut s'arrêter la pierre. [03:44:51] Speaker B: Et donc comme on le disait sur Patreon, vous pouvez choisir un groupe. Si vous avez un groupe français, si vous avez un groupe québécois, si vous avez un groupe luxembourgeois, belge ou suisse, vous pouvez nous obliger à passer votre clip. Si vous payez 6,66€, vous nous proposez un clip, et on le passe. [03:45:07] Speaker D: Si vous abonnez à Patreon au tiers, 6,66€. C'est pas payant de proposer. [03:45:13] Speaker B: Oui, bah il faut quand même qu'il paye pour moi. Bref, peu importe. C'est mal formulé. Et c'est Dicerne qui, depuis Berlin, nous a proposé un groupe qui n'est autre qu'Igor. On connait bien Igor, on aime bien Igor. Avec Démonie, et qui a dit quelle beauté ce clip, hâte de les voir en concert à la fin du mois comme ça a été demandé il y a quelques mois. [03:45:31] Speaker D: Le concert est passé apparemment. [03:45:33] Speaker B: Donc elle a dû se régaler. Mais Igor, très très bon groupe français qu'on conseille. Et je tiens à conseiller aussi moi personnellement de vous concentrer sur Slift. Il y a pas mal de belles choses qui arrivent. Voilà, je peux vous dire qu'il y a du très très très joli, très très bon qui arrive. On va sûrement peut-être les voir ici passer. [03:45:52] Speaker C: Voilà. [03:45:53] Speaker B: Donc en tout cas, on les encourage. Merci encore une fois. [03:45:55] Speaker C: Merci à vous les amis. [03:45:56] Speaker B: Tu sais où on est maintenant, donc quand tu passes à Paris, n'hésite pas à venir. [03:45:59] Speaker C: Je connais l'adresse, je ne connais même plus à la porte. Je rentre. C'est tout. [03:46:03] Speaker B: Exactement. Tu es le bienvenu quoi qu'il arrive. Et on se quitte donc avec Igor encore une fois. Bon courage à vous toutes. Merci de soutenir le rock, le métal sous toutes ses formes. En tout cas, merci d'être présents tous les dimanches soir en direct et de nous regarder aussi dans les redifs YouTube et en podcast sur les plateformes d'écoute légale. Bon courage pour demain. Ouais, c'est férié. [03:46:21] Speaker D: Eh ben non, bon courage pour mardi. [03:46:24] Speaker B: Parce que ça s'arrête à un moment, les gens ferriers. Et puis bouffez bien des œufs de Pâques, ça vous fera plaisir. Bisous bisous, on vous love! pour le spectacle. [03:50:50] Speaker C: Et voilà, c'était mon souvenir.

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