#151 - HUGO MARTINEZ

Episode 151 • October 22, 2026 • 02:14:43
#151 - HUGO MARTINEZ
Bang!Bang! RSTLSS
#151 - HUGO MARTINEZ

Oct 22 2026 | 02:14:43

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Show Notes

Nous avons eu la chance de recevoir un fidèle BANGER qui est ingénieur du son dans les musiques urbaines : HUGO MARTINEZ ! Enfant de la musique, il écoute de tout, mais son coeur penche tout de même pour le Metal pour son coté vivant et humain.

Bref, on en apprend encore sur l'industrie de la musique, sur comment devenir aussi connu avec un parcours atypique. Encore une fois, on voit que tout est possible dans la vie.

Bonne écoute !
Pierre

Amélie, Ben, Enjoy The Noise, Gladyce, Marcell, Nali & Pierre passent des clips, donnent l’actualité et discutent de ce qui est diffusé avec les BANGERS (auditeurs, viewers de l’émission).

BANG! BANG!, c’est tous les dimanches à 18h. C’est l’émission Metal & Alternative Rock de RSTLSS en live TWITCH et en VOD sur notre chaine YouTube et en podcast sur toutes les plateformes.

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Episode Transcript

[00:00:04] Speaker A: Bienvenue [00:00:23] Speaker B: dans Bang Bang! Welcome dans Bang Bang! J'ai des lumières, y'a des étoiles, j'vois des petits papillons, j'vois même des éléphants. [00:00:29] Speaker C: C'est compliqué. [00:00:31] Speaker B: Mais c'est dimanche soir, et dimanche soir c'est moins compliqué grâce à Bang Bang! Bah oui c'est comme ça! Depuis 18h avec Bang Bang Party Time, mais maintenant il est arrivé l'heure de Bang Bang The Main One! J'en vénère! Bah oui, c'est là le rendez-vous principal! Celui qui excite, celui qui titille! [00:00:47] Speaker C: Oh la la la la! [00:00:48] Speaker B: Celui qui nous fait parler avec un invité systématiquement! Puisque nous avons des questions à poser, nous avons envie de découvrir des métiers, nous avons envie de comprendre des parcours! Et surtout, on a cette question qui revient... Pourquoi tu t'es mis dans la merde? Ah oui... Pourquoi cette musique? [00:01:03] Speaker C: Pourquoi? Dis-moi, pourquoi tout ça n'arrive qu'à moi? Et qu'ai-je donc fait? [00:01:08] Speaker B: Ils ont dit Valentino. Bon, qui est notre invité ce soir? Et bien, célébrons la bienvenue à... Marty Mixard! Monsieur Martinez! Bonjour, bonjour. Bonjour! [00:01:23] Speaker D: Enchanté. [00:01:24] Speaker C: Enchanté, Monsieur Martinez. [00:01:27] Speaker B: Comment allez-vous? [00:01:28] Speaker D: Ça va très bien. [00:01:29] Speaker B: Merci d'avoir accepté cette invitation. [00:01:30] Speaker D: Merci, à vous aussi. [00:01:31] Speaker B: La vérité, c'est que tu travailles pour un style musical globalement qui n'est pas le métal, mais tu vas nous dire ce que tu fais dans la vie. C'est quoi? [00:01:43] Speaker D: Qui suis-je? Je suis ingénieur du son, je fais du mix et je travaille pour beaucoup d'artistes. et beaucoup de gens qu'on connaît. Et voilà quoi. Je ne sais pas quoi dire de plus. [00:01:58] Speaker C: Je vais expliquer comment on est venu à t'inviter, parce que tu bosses quand même beaucoup plus dans ce qu'on appelle la pop urbaine, le hip-hop, des choses comme ça. On peut dire ça? [00:02:09] Speaker D: On peut dire ça, oui. [00:02:10] Speaker C: Quelques noms d'artistes avec qui tu as travaillé, vite fait? [00:02:14] Speaker D: Oui, on va dire PLK, Vald, Angèle... Pour les gros, quoi. [00:02:19] Speaker C: Ouais, voilà. [00:02:20] Speaker B: C'est quand même des jolis noms. [00:02:22] Speaker D: C'est des jolis noms, ouais. [00:02:23] Speaker C: C'est prestigieux. [00:02:24] Speaker D: C'est des grands artistes, quand même. [00:02:25] Speaker B: Bah ouais, c'est pas n'importe qui, effectivement. [00:02:27] Speaker C: Et en fait, ce qui est drôle, c'est qu'un jour, je regarde une vidéo YouTube, un espèce de docus sur le making of de l'album de Vald. C'est sur Xe, je crois. [00:02:38] Speaker D: Exactement. [00:02:39] Speaker C: Et je vois un mec qui est là pour enregistrer, qui enregistre les voix, qui fait un G-son, quoi. Et il fait les recs. Et je vois qu'il a un suite avec WSS. Et je fais, attends, ce logo, ça me dit quelque chose. Et là, je me dis, mais c'est le logo de Welshie Slips. Le mec qui enregistre Vald, il écoute Welshie Slips! Et là, du coup, on a une note. Moi, j'ai une note dans mon téléphone où je note tous les gens qu'on pourrait inviter. Dès que je vois quelqu'un qui écoute du métal, je me dis, lui, il faut qu'on l'invite. Et j'ai écrit, je l'ai montré tout à l'heure, il y a écrit un gesson Wald. Et du coup, je me dis un jour, il faut que je trouve qui c'est et que je l'invite parce que c'est trop bien qu'un mec qui enregistre Wald écoute du métal. Et il y a trois semaines de ça, Je crois. Tu m'as envoyé un message. [00:03:35] Speaker D: Un peu plus peut-être. [00:03:36] Speaker C: Ouais, je sais plus. Je reçois un message en moi. Je reçois un message privé de cette personne qui me dit c'est vraiment cool l'émission que vous faites. Ça fait plaisir. Et là, je regarde son profil, je me dis, c'est qui cette personne? Et là, je vois que c'est le mec que j'ai vu dans le docu de Valde. Du coup, je te l'ai dit instantanément. Merci pour ton message. [00:03:59] Speaker D: Et c'est qui ce fou? [00:04:01] Speaker C: Je t'ai noté dans mes notes de gens à inviter. [00:04:07] Speaker D: Le truc est vieux en plus. Le docu, là, je crois que c'est 2018, genre. [00:04:12] Speaker C: Alors, je l'ai vu à l'époque, mais dans mes trucs de malade. Et du coup voilà, je me suis dit c'est hyper intéressant de voir un mec qui bosse dans la musique urbaine. qui aime le métal et qui du coup aime les deux, j'imagine? [00:04:26] Speaker D: Bah oui, on aime plein de choses, oui. [00:04:29] Speaker B: T'aimes la musique? [00:04:30] Speaker D: Oui, globalement. [00:04:31] Speaker B: Voilà, le son. [00:04:32] Speaker D: J'ai des périodes, il y a des fois où j'écoute plus de trucs que trucs, comme tout le monde. On peut aimer les deux, on a le droit. [00:04:39] Speaker B: Là, ton métier, en gros, c'est un gesson, mais c'est parce que bon, un gesson à chaque fois, moi dans ma tête, c'est un peu large et je suis un peu perdu. [00:04:47] Speaker D: C'est un peu difficile à expliquer. Parce qu'il faut le vivre pour un peu... comme plein de métiers, en vrai. Puis en plus, on n'est pas beaucoup. En France, on doit être... dans la branche urbaine comme ça, en fond, on doit être 10, 15, quoi... 20... Oui, bah, bosser entre tous les... [00:05:04] Speaker C: Pour la musique la plus écoutée de France, ça fait peu. [00:05:06] Speaker D: Ouais, ouais, on n'est pas énormément... Enfin... 15 qui font beaucoup d'albums, après, il y en a beaucoup, quand même. Mais enfin on va dire que c'est un métier où on est peut-être moins de 100 quoi. [00:05:16] Speaker B: Donc c'est quoi tu prends? [00:05:19] Speaker D: Donc ouais en fait moi ce que je fais c'est que là tu es avec un artiste, tu vas dans un studio, tu me croises, je suis là, c'est moi. [00:05:26] Speaker B: C'est toi qui met en condition? C'est toi qui choisit aussi le matériel qui va enregistrer la façon dont ce sera enregistré? [00:05:32] Speaker D: Exactement. Ouais bah globalement on a toujours un studio que j'ai équipé avec déjà... On sait globalement comment ça doit sonner, donc on a déjà le matériel qu'il faut. On ne va pas aller louer des matos gauche à droite, etc. Et puis ensuite, surtout maintenant, la grosse partie du boulot que je fais, c'est une fois que c'est enregistré. Là, c'est vraiment plutôt de l'attente, c'est de l'accompagnement avec l'artiste. Mais après, moi, ce que je fais, surtout, c'est que je mixe les morceaux pour qu'ils soient sur une version définitive. [00:06:01] Speaker B: OK, d'accord. C'est encore plus cette partie-là. [00:06:04] Speaker D: C'est plus la partie-là. Aujourd'hui, en tout cas, c'est ça. [00:06:07] Speaker B: Donc, tu as des parties. [00:06:10] Speaker D: J'ai vraiment, on va dire, j'ai les pistes éclatées, c'est comme si j'avais plein d'ingrédients et que je dois faire un gâteau, voilà c'est ça. Donc un peu de farine, un peu de sucre, temps de cuisson diminue et après tu rends un projet terminé qui a une certaine couleur et voilà. C'est un peu particulier parce qu'il faut le vivre, il faut le voir en fait, parce que c'est dur parfois quand on n'a pas le recul de se dire qu'est-ce qu'il me dit, il parle de pistes éclatées. [00:06:41] Speaker B: Je pense que les gens ont globalement quand même l'idée de ce que c'est. [00:06:45] Speaker D: Aujourd'hui un peu plus parce que ouais. [00:06:46] Speaker B: Oui, parce qu'ils ont plus l'habitude de connaître ce côté multi-piste, etc. C'est ça, très vulgairement, mais... [00:06:51] Speaker C: C'est choisir comment tu fais sonner chaque piste, chaque instrument, quelle quantité t'en mets, comment tu le règles pour que ce soit plus de basses, plus de... Enfin, c'est des choses comme ça. Et après, des petits effets qui permettent de... Quels effets tu vas appliquer pour affiner le son, pour faire en sorte que les pistes se mangent pas les unes les autres, qu'on puisse tout bien entendre distinctement? [00:07:15] Speaker B: C'est un métier qui me fascine parce que je me dis toujours... Ma femme me dit toujours... Enfin, mon mec me dit toujours... Non mais je me dis toujours que t'as quand même tout qui est là donc tu connais la chanson parce que en gros tu sais à quoi ça ressemble. [00:07:33] Speaker D: On la connaît la chanson. [00:07:35] Speaker B: Au bout d'un moment peut-être que même elle te sort pas... Mais avant que l'artiste... Parce que c'est l'artiste quand même qui a le dernier mot ou il y a quelqu'un d'autre qui a le dernier mot pour dire... [00:07:45] Speaker D: Ouais, globalement c'est 95% du temps c'est l''artiste. Ouais. [00:07:49] Speaker B: Mais les artistes ont ce travail qui peut être chiant. Non mais parce que c'est compliqué de [00:07:53] Speaker C: prendre une décision... Bah c'est seulement quand les gens font mal leur boulot. [00:07:55] Speaker D: Je pense que... Non mais c'est... Je peux comprendre aussi le point de vue de l'artiste, c'est son album. [00:08:04] Speaker B: Oui mais j'entends, il a le droit de râler mais ce que je veux dire c'est que c'est compliqué aussi de saisir exactement ses attentes quand même. J'imagine qu'il parle bien mieux que moi mais... [00:08:14] Speaker C: Mais je pense... Tu penses que... [00:08:20] Speaker B: J'ai vu ta tête! [00:08:23] Speaker C: Non mais en fait c'est ça, il y a la compétence technique de savoir utiliser les logiciels et le matériel. [00:08:29] Speaker D: Et la compétence de décoder ce qu'on te dit. Un vrai ouais, je suis canal plus moi. [00:08:36] Speaker B: T'as la passoire! [00:08:38] Speaker D: Avec les années tu comprends. Au début tu comprends pas. [00:08:42] Speaker C: Ça fait combien de temps que tu fais ça? [00:08:44] Speaker D: Que j'en vis... 2015 on va dire. [00:08:51] Speaker B: Et t'en fais combien de temps avant d'en vivre? [00:08:54] Speaker D: Franchement de 1 an. [00:08:56] Speaker C: Ah ouais? [00:08:57] Speaker D: Wow! [00:09:00] Speaker B: De toute façon, on va en parler, [00:09:01] Speaker C: mais là... T'as la cite, quoi. [00:09:02] Speaker D: Bah, j'ai mis ma vie entre parenthèses. [00:09:05] Speaker C: Ouais, voilà. [00:09:06] Speaker D: Et j'ai bossé, quoi. [00:09:08] Speaker C: Est-ce que tu penses que le fait que maintenant, t'as cette expertise et que t'arrives... Est-ce que ce qui fait la différence entre quelqu'un qui est, tu disais, à 15 à faire beaucoup ça, enfin, à 15 ingé-sons qui tournent beaucoup, par rapport à la centaine de gens qui font ça, ou peut-être, ou enfin, peu importe. Est-ce que tu penses que la différence de ceux qui travaillent beaucoup et de ceux qui ne travaillent pas beaucoup, c'est justement cette compétence, à savoir comprendre très vite ce que les artistes veulent? [00:09:37] Speaker D: Peut-être, ouais. Je sais pas. Franchement, c'est une grande question, parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont même plus compétents que moi, mais qui ne travaillent pas forcément. Et des fois, il faut être là au bon moment. Franchement je ne pourrais pas dire que je travaille mieux qu'un autre, ou que je travaille moins bien qu'un autre. Faut être là parfois, ouais, faut être là. Le truc, moi, ce que je pense, c'est... On se fait... On bosse et en fait on se fait... Le truc qui fait que j'ai eu beaucoup d'albums après, c'est que j'avais les épaules pour faire les albums. Non pas parce que je travaillais mieux qu'un autre et j'avais un meilleur son qu'un autre. Peut-être... on va dire aller à 50%, mais il y a une partie où moi je rends l'album à temps, je n'ai pas de retard, je suis toujours dans les délais, tu vois, et même j'ai de l'avance, et j'appelle tout le monde tout le temps sans cesse pour faire les retours de ça, faire les retours de ça, il faut qu'on termine avant le 23 octobre. Et du coup, ça, c'est... Parce que l'artiste, il s'en occupe pas, mais par contre, tous les directeurs artistiques et tous les gens autour, ils voient bien que... Allez, si on donne à Hugo... Ouais, c'est bon, le c'est, ce sera plié. Ça t'enlève du frais, ça t'enlève... Ouais, et en fait... Alors, moi, j'ai eu des albums comme ça, et c'est vrai que... Un album tournant, c'est quand je fais Angèle. Là, en fait, en gros, l'industrie complète se dit... Oh, lui, il a les épaules. Envoyé... Tu vois, ça... Et tu l'as fait, [00:11:02] Speaker C: c'était encore, t'étais encore, c'était il y [00:11:04] Speaker D: a combien de temps? Elle était même pas connue, elle avait fait un titre. [00:11:06] Speaker C: Ouais, mais ce que je veux dire, c'est que le moment où tu l'as fait, t'avais pas encore... Ah, quand même, si. [00:11:12] Speaker D: Si, j'avais fait plein de trucs avant. [00:11:14] Speaker C: C'est quand? C'est Brawl? [00:11:15] Speaker D: Ouais, c'est Brawl. C'est 2017, je crois. Ouais. Non, 2018. [00:11:20] Speaker C: Oui, bon, ça fait quand même que... [00:11:22] Speaker D: J'ai déjà fait Val, par exemple. [00:11:24] Speaker C: Ouais, mais ça fait quand même que quelques années que tu... que t'es dedans, quoi. [00:11:28] Speaker D: Ouais, mais par exemple, avant ça, un an avant j'étais dans les mini-studios. Un an avant j'étais dans le je-bosse-20-heures-par-jour. [00:11:37] Speaker C: Ah non, mais je minimise pas ton travail. [00:11:40] Speaker D: Je sais ce que c'est. [00:11:43] Speaker C: Mais c'est ouf quand même. [00:11:45] Speaker B: Donc il y a ce truc quand même de confiance et de solidité de la personne. Donc ils se disent ok lui il ne va pas nous la faire à l'envers, il ne va pas disparaître ennui pendant 17 jours et puis bon ben... [00:11:56] Speaker D: Parce que ça c'est horrible. Tu as des échos, tu dois rendre et puis le mec il t'envoie, non ben j'arriverai... ça arrive, il n'y aura qu'un journée de retard, le lendemain il y aura une autre journée de plus, mais ça doit être hyper stressant, t'as des dates, t'as des délais, t'as toute une promo à faire derrière. Non mais tu payes, mais derrière aussi t'as une promo à faire par rapport à ça, t'as des clips à envoyer. [00:12:20] Speaker C: Et puis ne serait-ce que presser des albums? [00:12:23] Speaker D: Là par exemple oui, il te faut un master définitif, ça part en usine. L'usine normalement, Je crois. Je n'ai pas tous les détails des usines, mais je crois que tu les réserves d'avance. Il y a 3-4 jours. [00:12:34] Speaker C: Encore pire, si c'est du vinyle, c'est plus d'un an à l'avance. Je crois que ça se réserve, ce genre de choses. [00:12:39] Speaker D: Donc, si tu rates ton coche, il n'y a plus de délai. [00:12:43] Speaker B: Donc là, il y a ça. Après, il y a ton travail. Tu as quand même un travail avec des noms. Ils savent aussi ce que tu fais comme travail, en dehors de la confiance. La confiance, c'est cool, mais si tu fais pas du travail, voilà quoi. De toute façon, on va parler de ta vie. Parce que je pense qu'on va se concentrer là-dessus. [00:13:02] Speaker D: J'ai vu le principe. Apparemment, il faut parler de ma vie. [00:13:05] Speaker B: Non, parce que sinon, il y a beaucoup trop de questions qui fusent. En fait, elles font partie de chaque étape de ta vie. Donc, je pense que c'est mieux. Donc, tu fais ça, mais la musique qui t'anime en vrai, ma première question, c'est plus le métal quand même un petit peu. Enfin les métal, les musiques alternatives. [00:13:20] Speaker D: Je sais pas, je suis un peu... Je pense qu'on peut pas être... Tu vois, on peut être un peu sur la barrière. On peut se situer un peu... C'est par période, on va dire. Vraiment, tu vois, c'est vraiment par période. Il y a des moments où je tombe amoureux d'un groupe, un truc comme ça. Et des fois, tu vois, je... Et tu tombes amoureux parce que le mix est bien fait? Non. Ça, les mix, je m'en tape. J'écoute des trucs et tu vois si je devais écouter pour des mixtes je vais écouter je sais pas Imagine Dragon je vais écouter, je vais dire ouais c'est bien fait c'est bien produit machin c'est trop cool j'adore et puis en fait moi j'aime bien je sais pas à l'époque j'aimais bien tu vois Defeater et tout les mixtes pourris Scrimo, Crado ça par exemple ça j'aime bien tu vois c'est Il n'y a pas cette [00:14:07] Speaker B: déformation professionnelle au joujou que ce soit fait comme... Bah en fait si à [00:14:11] Speaker D: un moment, mais au bout d'un moment faut s'en détacher. Après quand c'est trop mal... Il y a des fois t'es là, c'est dur quand même. [00:14:21] Speaker B: Ouais ils auraient pu faire un film [00:14:23] Speaker D: plus effort quand même. Appel un ami. [00:14:26] Speaker C: Les gars, les gars, vous aviez autre chose que des chiottes pour enregistrer. [00:14:32] Speaker B: Donc bon, t'as tous les styles de musique, le métal... Déjà, c'est quand que t'as rencontré cette musique, la musique alternative rock, c'est à quel moment, avec quelles chansons et quelle a été ton émotion, tu t'en souviens? [00:14:43] Speaker D: Ouais, ouais, je m'en souviens. C'est le clip que j'ai donné. [00:14:45] Speaker B: D'accord, on va le regarder. [00:14:47] Speaker D: Globalement, je ne sais pas s'il faut en parler. Moi, j'étais fan d'être en petit jeu vidéo. Play, play 2, play tout ce que tu veux play. Et tu sais, à l'époque, on avait les démos. Je ne sais pas si on achetait un jeu, on avait d'autres jeux. [00:15:03] Speaker C: Les disques demo 1. [00:15:04] Speaker D: Et en gros, quand il y avait un peu de rock et tout, Chex, j'aimais bien, je m'y sens vraiment chercher. J'écoutais Fifty, Snoop, Eminem, tout ça beaucoup. Et en fait, sans le savoir, au fur et à mesure, j'avais joué à un jeu de catch dans une démo et j'avais adoré. Et après, j'avais découvert, je ne sais même pas comment après, mais je sais que c'est les premiers trucs dans les jeux. [00:15:27] Speaker B: Tu jouais ce son qui collait bien à la situation et ça te donnait un petit peu l'envie de te bastonner. [00:15:32] Speaker D: Exactement. [00:15:33] Speaker B: Mais dans le jeu, attention, tout le [00:15:35] Speaker D: monde est un joueur. C'était ça, vraiment, si j'y réfléchissais, c'est ça. [00:15:41] Speaker B: Il y a beaucoup de gens qui ont eu accès à ce genre musical via les jeux vidéo. On a déjà eu des témoignages même d'artistes qui font cette musique. Ils disent que leur premier lien avec ça, c'était aussi les jeux vidéo. Ça t'entraîne, ça te porte, ça te donne cette énergie, un peu comme l'électro pourrait le faire aussi, mais là c'est plus puissant, plus lourd. Il y a quelque chose qui te donnait ce courage dans le jeu, qui te donnais juste... [00:16:09] Speaker D: J'avais kiffé! Je me rappelle exactement, j'avais lancé, c'était un truc bête, c'était une démo, t'avais qu'un seul combat, t'avais Steve Austin. Et j'avais le truc, j'étais là, ah j'aime bien ça, j'aime bien. Et voilà quoi. [00:16:22] Speaker C: Et tu sais ce que c'était la musique? Ou c'était juste un truc générique? [00:16:26] Speaker D: Parce que la démo, faudrait la retrouver. La Play 1, faudrait la retrouver. Et ouais, franchement, je sais pas. Je me rappelle, en fait on pourrait retrouver avec les musiques de... Il suffit d'aller voir dans les années, parce que je crois que c'était des trucs génériques à chaque... On pourrait retrouver. [00:16:44] Speaker B: T'avais quel âge, à peu près? [00:16:45] Speaker D: Je sais pas... 10 ans... Je sais pas... 12 ans, 11 ans... T'étais très jeune. Moi, je jouais jeune. [00:16:54] Speaker B: Déjà, trop de jeux vidéos. Après, ça te finit un gesson. [00:16:58] Speaker C: Il y a un ordinateur à faire clic-clic. Exactement. Et alors du coup après, premier petit témoin avec cette musique, et après quand est-ce que tu te mets à en écouter? [00:17:12] Speaker D: Mais vraiment je ne sais pas, parce que... En fait je ne sais pas ce déclencheur, tu sais des fois il y a des gens qui disent ouais c'est quand machin, c'est quand ça, je ne pourrais pas te dire vraiment. Je sais pas, c'était l'envie, il y avait une mode un peu, tu vois, et je voyais des gens avec des t-shirts, machin. En fait, j'étais curieux, quoi. Curieux de connaître, quoi. [00:17:33] Speaker C: Et après? [00:17:34] Speaker D: Et après, j'ai demandé à ma mère d'aller m'acheter un CD, que j'avais vu un nom sur un t-shirt au collège, tu sais. Et j'avais dit, va acheter ça, quoi. Franchement, je sais plus ce que c'était. Et elle s'était plantée. Donc elle m'avait acheté Linkin Park Live in Texas. Elle avait dit, j'ai demandé au vendeur, il m'a dit qu'il faisait pas, parce que c'était à Cora, quoi. C'était pas à la Fnac, tu vois. Il l'avait pas, je t'ai ramené ça. Et en fait, j'avais le DVD, j'ai regardé et j'ai adoré quoi. [00:18:07] Speaker C: Ah ouais, direct. Sur un malentendu. [00:18:10] Speaker D: Sur un malentendu. Ouais, c'était planté en fait, et en fait, c'était hyper bien. [00:18:13] Speaker C: Ah ouais, Linkin Park en même temps, [00:18:14] Speaker D: c'est une valeur... Oui, je devais avoir 12-13 ans, un truc comme ça. Qui n'aime pas. [00:18:19] Speaker C: Et puis, il y a le côté, quand même, si t'écoutais déjà beaucoup de hip-hop, il y a quand même une vibe hip-hop qui est assez forte dans... Ouais, aussi, ouais. [00:18:28] Speaker D: Aussi. Puis moi, ce qui me marquait, c'était vraiment le côté concert-scène. En fait, dans ce DVD-là, il dégage un... Je crois qu'il y a pas mal de gens qui ont été marqués par DVD. Et en fait, il dégage quelque chose... Je sais pas. Enfin, tu sais, tu te dis «Ah ouais, incroyable ça». Alors qu'en plus, c'est même pas la tête d'affiche, je crois, ce concert-là. Je crois qu'ils font la première partie de Metallica ou truc comme ça, il fait jour. Tu sais, c'est même pas un... Tu sais... [00:18:53] Speaker C: C'est même pas à eux, la tête d'affiche. [00:18:55] Speaker D: Ils ont profité du fait qu'il y [00:18:56] Speaker B: avait une grande foule pour boire de l'ADN. C'était pour nous, hein! Malin. C'est malin, ouais. [00:19:01] Speaker D: Et ouais, voilà. Et donc... Là, j'ai découvert ça. J'ai découvert ça à ce moment-là. [00:19:06] Speaker B: Du coup, ça, c'est énorme, mais avec tes potes, tu pouvais en discuter? [00:19:12] Speaker D: Non. J'avais pas de potes. [00:19:14] Speaker B: Ok. [00:19:16] Speaker D: J'avais pas de potes qui écoutaient ça. C'était mes potes de jeux vidéo. On s'invitait à 4, on jouait à la PS2. [00:19:26] Speaker B: La musique, c'est ce truc-là? [00:19:27] Speaker D: Bah non, non, non. J'étais un peu tout seul là-dedans, moi. Je leur disais, je partageais des... Je leur gravais des Slayers, tout ça... Oh non, on aime pas trop... Ouais, [00:19:41] Speaker C: ça fait un peu, les gars! [00:19:42] Speaker D: Ouais, j'avais pas... Ouais, ouais, je vais t'entoucher pas, quoi... Cinquième... Cinquième, quatrième... Quatrième, je sais pas si en quatrième, j'étais avec... Bah du coup, j'avais d'autres potes. Après, j'avais un pote, lui, il était fan de 50 Cent. Comme moi aussi, j'adorais en même temps, en fait. [00:19:57] Speaker B: Oui, t'avais un groupe de potes... [00:19:59] Speaker C: C'était plus facile de partager sur le hip-hop que sur le métal, quoi. [00:20:02] Speaker D: Après, c'est ce que les gens écoutaient aussi. Il y en avait pas, moi, je trouve. Enfin, il y en avait peut-être, mais je sais pas, je leur parlais pas. [00:20:09] Speaker B: Ce qui est cool, c'est qu'au collège, au moins, il avait la possibilité de, lui tout seul déjà, d'écouter divers musiques. Enfin, ce qu'on dit souvent, nous deux, Ben, c'est que quand on était plus jeunes, si on aimait le métal et un style de métal, Bah les autres tu les écoutais pas, enfin c'est compliqué d'aller plus loin tu vois, et puis y'avait des clans. [00:20:26] Speaker D: Ah mais y'avait des clans aussi. [00:20:27] Speaker B: Ouais mais t'arrivais quand même à dire à tes potes, j'adore 50 Cent, tu parles de lui, donc ils savaient que t'étais calé. [00:20:32] Speaker D: Lui, à mon pote j'arrivais à le dire, mais après dans le collège même, j'avais pris le clan du skate moi. Tu sais, et du coup je pouvais pas trop écouter, mais ça c'est longtemps ça m'a fait chier. Parce que pendant longtemps, je me suis enfermé dans le clan un peu, tu vois, rock. Et en disant, alors que moi, enfin tu sais, j'aime le foot, j'aime le rap, j'aime la F1, tu vois, en me disant, en rognant en fait, je peux pas aimer le foot, je peux pas aimer les bagnoles, je peux pas... Ouais, tu sais, en fait, je sais pas pourquoi, je m'étais mis Je m'étais mis tout un truc en fait, tu sais. tout... Et je m'étais enfermé dans des cases et le jour où ça m'a libéré, j'étais libéré. J'étais, ah ouais en fait, mais on est con ou quoi? [00:21:11] Speaker B: En fait c'est de la merde en fait, on peut faire ce qu'on veut. [00:21:14] Speaker D: Exactement. [00:21:15] Speaker C: On est libre. [00:21:15] Speaker D: À cette époque-là, j'étais petit on va dire. Moi j'en parlais pas. Enfin moi j'en parlais pas trop. [00:21:19] Speaker B: C'est fou quand même. [00:21:20] Speaker C: Freedom. George Michael. [00:21:23] Speaker B: Non mais c'est ouf quand même, le mal que ça peut faire finalement ce passage de vie où t'essaies, t'as tes potes, t'as des gens avec qui tu t'entends bien et comme t'es avec eux, tu sacrifies des trucs. [00:21:34] Speaker C: Ouais mais c'est un peu la recherche d'identité, tu sais, tu cherches un truc et puis quelque part t'as l'impression d'être plus fort quand tu partages des trucs avec des gens et puis tu te dis que c'est ça qu'il faut que tu fasses parce que c'est ça qui te rend fort. Je pense qu'il n'y a que quand t'as pas d'amis que tu aimes ce que t'aimes. C'est ce que je veux dire. [00:21:51] Speaker B: Du coup t'as pas d'amis quoi. [00:21:53] Speaker D: J'ai pas beaucoup d'amis moi. [00:21:56] Speaker B: Personne n'a beaucoup d'amis mais c'est différent de ne pas en avoir du tout. Quand t'es un gamin c'est difficile. [00:22:04] Speaker D: Il y a des gens qui disent [00:22:05] Speaker C: littéralement le plot de High School Musical. Bah du coup je vais le re-regarder parce que je savais pas qu'il parlait de Slayer. [00:22:14] Speaker B: Non mais bon, donc du coup il y a quand même... Après le skate ça va. Au général le skate même si... [00:22:20] Speaker D: Tu en as jamais fait non? [00:22:22] Speaker C: Non mais tu savais, ça s'en fout. Des baggy ça suffit. [00:22:26] Speaker B: Baggy, casquette, c'était cool de squatter un peu au skatepark et puis voilà quoi. [00:22:30] Speaker D: J'ai jamais été au skatepark. [00:22:32] Speaker C: Quoi? [00:22:32] Speaker B: Attends mais c'est pas possible, c'était cul de la fashion. [00:22:34] Speaker D: Non j'aimais pas. Non mais en fait, j'ai pas dit, mais moi je faisais de la musique, je faisais de la batterie. Et du coup après, plus tard, j'ai découvert des gens, je recherchais des groupes quoi, tu sais. Et là je faisais des groupes avec des gens, là j'ai découvert et j'ai pu en parler avec des gens. [00:22:49] Speaker C: On va en parler après. Parce que là tu nous envoies des infos là. [00:22:54] Speaker B: Parce que là d'un coup... Plot twist! [00:22:55] Speaker A: C'est un cliffhanger là. [00:22:55] Speaker B: Le mec dit, ok, je suis juste en train de faire ça, je suis fait. Ah non mais en fait je faisais des batteries. [00:23:00] Speaker D: Faites-nous [00:23:24] Speaker A: un favor et gardez cette énergie pour le prochain, d'accord? [00:23:28] Speaker B: Cette chanson s'appelle Faint [00:24:13] Speaker A: C'est parti pour le tournage! C'est parti! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah BANG! BANG! I'm taking my time to commit Committed to the bliss of my consciousness Ready to divide and to conquer Everything to give me just another fucking hit Cause it's cold inside so I'm looking outside Looking outside for the fix Yeah it's cold inside so I'm looking outside Looking outside for the fix But I ain't living in a free world My mind's sipping in the prison of time Non-sensical straight bullshit Compiles a prison of my soul, lost mind J'ai vu la lumière briller pendant que tu me regardais Je veux tout, alors viens m'entretenir Comme je manifeste des motifs d'émotions Je manifeste la vie avec mon propre esprit C'est une théorie intégrée de dévotion Pour un univers réel, on peut voir tes yeux Comme je regarde dans l'espace, je peux sentir ma base intérieure En mouvement avec le mouvement et les tides You are one with me, we are one And you are one with me I got struck with a new reality From the syncopated beat of the earth It was cold inside so I'm looking outside Looking outside for the fix You see they want you numb Stuck under the bomb Stepping to the play they create But I for one, I have had enough Cause what the fuck, I regret it all I see a brand new world right in front of me I want it all so come entertain me Je vais vivre dans ma propre réalité. Ma réalité est tout ce que je vois et c'est vrai. Je vais vivre dans ma propre réalité. Ma réalité est l'éupéphanie de tout ce que je suis. Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org Bon, [00:29:59] Speaker B: bon, bon, écoutez, écoutez, c'est chaud! [00:30:03] Speaker C: J'ai cru que c'était le début de Kickstart My Heart de... Ah bon? [00:30:07] Speaker B: Ah ouais, non. [00:30:07] Speaker C: Parce que ça commence sur des... Oui, oui, c'est vrai. [00:30:10] Speaker B: Mais après, clairement, je l'ai mis là parce que ça fait quand même très Linkin Park. On est dans un groupe qui a été co-lancé par Linkin Park, qui vient de Bristol, qui a déjà sorti un album. [00:30:19] Speaker C: Ah non, moi je parlais de ce que vous venez de faire en fait, pas du morceau. Ah oui. [00:30:23] Speaker D: Tu nous prends pour Motley Crue. [00:30:25] Speaker B: C'est ça parce que je suis fan [00:30:27] Speaker C: de... Non mais vous êtes en meilleur état, faut le reconnaître. [00:30:29] Speaker B: Oui bah j'espère bien parce que bon... Enfin bref, passons les détails sur Maut Lécrou. [00:30:35] Speaker C: C'est que du cosmétique. [00:30:37] Speaker B: Bah apparemment ça marche pas très bien non plus. Ni les opérations, ni le maquillage. Bon, là n'est pas le sujet. Tu es là parmi nous pour répondre à nos questions et on s'était arrêté juste avant ce petit Linkin Park là. [00:30:49] Speaker D: C'est vrai. [00:30:50] Speaker B: Donc d'un seul coup tu nous lâches là. Ah mais moi je faisais déjà de la batterie. [00:30:54] Speaker D: Oui. [00:30:54] Speaker B: Alors donc t'es pas... Est-ce que moi ma question c'est... [00:30:56] Speaker D: Mais tu m'as pas posé de question donc j'ai pas pu dire. [00:30:59] Speaker C: Aaaaaaah! [00:31:01] Speaker D: Ah il est fixe celui-là! [00:31:04] Speaker B: T'as le diva snap qu'il vient de me lancer! Non non mais Du coup tu faisais de la batterie mais c'est toi qui as voulu faire de la batterie? Tes parents étaient déjà ouverts à la musique? [00:31:13] Speaker D: Ouais ouais ils étaient ouverts ouais. [00:31:15] Speaker C: Attends, t'as commencé quand la batterie? Avant le message? [00:31:19] Speaker D: Ouais, vraiment, j'avais 5-6 ans quand j'ai commencé. Ah ouais? [00:31:22] Speaker C: T'as commencé la batterie à 5-6 ans, mais c'est tes parents qui t'ont choisi? [00:31:25] Speaker D: Ouais, bien sûr, c'est ma mère, elle m'a dit... [00:31:28] Speaker B: Tu tabasses tout, il faut que tu frappes. [00:31:29] Speaker D: Non, mais même pas, c'était... Ouais, mes parents, ils étaient très... Ils voulaient faire des trucs extra-scolaires. Donc il faut faire soit un sport, soit la musique. Donc j'ai fait du foot. Première année j'ai fait au même temps du foot et mon père faisait de la batterie étant jeune. Du coup j'ai fait comme papa. J'ai vu des photos. [00:31:48] Speaker B: C'est cool, ça veut dire que quand même t'as des parents qui... [00:31:51] Speaker D: J'ai eu la chance en fait de commencer, enfin m'a fait commencer, tu sais... avant le conservatoire, tu sais, aux petits enfants qui découvrent, tu sais, enfin tu gratules un tam-tam et tu sais. Et du coup, quand je suis arrivé au conservatoire, parce qu'à un moment donné, au conservatoire, tu sais, local, et j'avais pas besoin de faire un an de solfège avant de faire l'instrument. Je sais pas si tu vois, il y a des gens, il y a plein de gens, ce qui les bloque, c'est de faire un an de solfège et en fait, ils abandonnent. [00:32:15] Speaker C: Parce qu'ils peuvent pas jouer tout de suite. [00:32:17] Speaker D: Mais c'est compréhensible. Tu vas à l'école. [00:32:20] Speaker C: Surtout pour faire de la batterie, quoi. Globalement les notes... Ouais mais t'as quand [00:32:25] Speaker D: même un solfège rythmique... Ouais d'accord mais [00:32:27] Speaker C: bon c'est quand même relativement simple, je veux dire selon là où il est le point tu tapes pas sur le même truc quoi, j'ai fait de la [00:32:34] Speaker D: batterie... Ouais globalement c'est ça, mais du coup j'ai pas eu à me faire un an de solfège et après abandonner quoi... Tu sors de l'école, tu fais un truc escrase scolaire, déjà t'es un peu déçu, et tu vois le seul fait c'est que t'as des cahiers, t'as une prof encore et tout. [00:32:47] Speaker B: C'est de nouveau l'école? [00:32:48] Speaker D: Ouais c'est de nouveau. Et évidemment tu fais pas tes devoirs et du coup tu te fais engueuler, enfin y'a rien qui va. Donc j'ai fait de la batterie, ouais tôt. Et j'ai abandonné le foot, aucun talent, tôt. Le talent, ouais. J'aimais pas le froid et la terre, j'aimais pas. [00:33:03] Speaker C: Ça va sur PES, mais ça s'arrête là quoi. [00:33:07] Speaker D: FIFA. Ouais, exactement. Moi je suis vieux, PES en 1, FIFA en 2 quoi. On a tous commencé avec PES. [00:33:14] Speaker B: Tout à l'heure, pendant les clips, je les entendais les deux là. Ils ont le même âge en fait. Ce qu'ils ont découvert, c'est qu'ils ont le même âge. [00:33:20] Speaker C: Ils sont frères, c'est les jumeaux du bout du monde. [00:33:22] Speaker B: Attends mais toi quand tu faisais le jeu vidéo, moi j'appuyais sur la petite clé de touche et puis j'allais là-dedans. Moi je faisais pas ça, j'allais chercher les tronçonneuses pour découper tous les deux jambes. Ça a l'air sympa. [00:33:29] Speaker C: Des gens relativement sains d'esprit finalement. Tu vois, on se retrouve dans ce canapé. Tu vois où ça nous mène. [00:33:38] Speaker B: Bon et cette batterie alors t'en joues [00:33:40] Speaker D: mais quand... Non mais j'en joue pour... Ouais en vrai j'en fais... [00:33:43] Speaker B: Mais la batterie globalement c'est rock. [00:33:45] Speaker D: Ouais... Non? [00:33:47] Speaker C: Bah y'en a dans tous les styles la batterie. [00:33:49] Speaker D: Et tant pis... Ouais quand même. Et tant pis je voulais du jazz, des trucs comme ça, de conservatoire quoi. [00:33:55] Speaker B: Ah ouais donc ils faisaient déjà comme dit... [00:33:57] Speaker D: Mais j'aimais pas trop en fait. J'aimais pas trop quoi. [00:34:00] Speaker C: C'est Whiplash, t'as vu le film? Et bah c'était pareil. [00:34:04] Speaker A: Plus vite! [00:34:06] Speaker D: C'était pas ça. [00:34:08] Speaker C: C'était pas mon tempo. [00:34:09] Speaker D: C'était pas tant ça. Quand t'as 8 ans, c'est pas des grands jazzman quoi. [00:34:15] Speaker C: Et alors du coup, c'était chiant? [00:34:17] Speaker D: Ouais, je me fous. Moi je faisais ça pour... Je sais pas, c'était un truc... Comme si fallait mon truc extra-scolaire, je continuais quoi. [00:34:23] Speaker B: Ouais, il fallait en choisir un parmi tous et tu te dis c'est celui-là [00:34:26] Speaker C: qui est le moins chiant. [00:34:26] Speaker D: Ça me plaisait pas tant. Enfin c'était pas... C'était pas mon grand kiff. Mais par contre, une fois que j'ai découvert plus tard la musique, ça m'a ouvert plein de trucs. [00:34:36] Speaker B: Bien sûr. [00:34:37] Speaker D: T'as compris des choses. Moi, de mes 6 à 10 ans, la batterie, j'ai pas progressé. Vraiment. [00:34:43] Speaker B: J'en ai pas fait, donc qu'est-ce que je peux te dire? [00:34:45] Speaker D: Mais c'est dur, quand tu te dis, t'as commencé jeune. Mais en fait, pendant longtemps, j'allais juste aller au cours, je faisais ce qu'on me demandait et je partais. [00:34:51] Speaker C: Le minimum. [00:34:52] Speaker D: Et quand j'ai découvert la musique, par contre, là, ça m'est ouvert des trucs, genre elle lui fait ça, elle lui fait ça. Et tu sais, là, t'as envie d'en faire plus. [00:34:59] Speaker B: En dehors du rock, parce qu'on est ici pour parler métal et tout, mais c'est quel genre de musique qui t'a vraiment le plus au début animé? [00:35:08] Speaker D: Les tout premiers trucs, je m'étais acheté le single Stan Eminem. Ça c'était le tout premier truc. J'écoutais et après j'avais plein d'albums 50 Eminem et que j'écoutais dans mon lit tout seul avec mon baladeur. [00:35:25] Speaker C: Et du coup, c'est quand tu commences à diguer vraiment cette musique, enfin le hip-hop, c'est tes premiers vrais amours musicaux, enfin la première musique que t'écoutes pour toi, le truc que tes parents écoutent. [00:35:37] Speaker D: Après avant, il y a des trucs, les CD qui font peur là. [00:35:40] Speaker C: Ouais, ouais, Chantal Goya, tout ça. [00:35:42] Speaker D: Ouais, exactement. [00:35:42] Speaker C: C'est pas forcément ça, mais c'est de cette académie. Il y a toujours un petit Michael Jackson qui traîne, parce que ça c'est... [00:35:48] Speaker B: Il fait peur, il est sous le [00:35:50] Speaker D: lit, il est là et il a mes enfants. [00:35:54] Speaker C: Mais c'est à partir du moment où tu commences à écouter du hip-hop que [00:35:57] Speaker D: tu... Ah ouais, j'aime vraiment, ouais. [00:36:00] Speaker C: Ouais, mais que tu te dis que ça connecte avec la batterie. [00:36:04] Speaker D: Ouais, exactement. Et en fait, c'était simple. Tu sais, je disais à mon prof, j'étais en conservatoire, mais au bout d'un moment, le prof, il voulait que ça ne m'intéressait pas trop de faire les... Et donc il me disait, ramène des musiques que t'aimes bien. Et je ramenais ça, quoi. Et en fait... C'est assez simple. [00:36:24] Speaker B: C'est de la rythmique en même temps. [00:36:25] Speaker D: Et moi j'avais un peu d'avance, j'avais commencé jeune. Donc c'est assez facile et en fait, vite, dans le rock, metal, etc. j'ai trouvé que ça se complexifiait. Donc je commençais à jouer ça, tu vois, donc les King Park, machin, etc. Et ensuite j'ai découvert Slayer. [00:36:41] Speaker B: Et là tu t'es dit, ils font vraiment n'importe quoi! [00:36:44] Speaker C: Il s'est surtout dit, là il va falloir que je bosse! [00:36:46] Speaker D: Parce que le Dave Bombardo il va falloir attraper là! C'était pas Dave Bombardo, moi je l'ai découvert sous Paul Bostoff. [00:36:52] Speaker C: Ah ouais, ok. [00:36:53] Speaker B: Il s'est quand même passé un truc, je suis désolé, mais là tout d'un coup tu dis Slayer, il y a des gaps. [00:36:58] Speaker D: Oui il y a vraiment des gaps, mais j'ai vu sur un t-shirt, Ah ouais, toujours pareil. Ouais, et je sais plus quoi, je regardais un truc à la télé, je crois, un truc comme ça, et c'était apparu, et j'ai dit là, ça c'est une typo énervé ça. Et j'avais découvert comme ça Goïa était saoule quoi. [00:37:15] Speaker B: C'est un truc de ouf. [00:37:16] Speaker C: Moi aussi l'autre fois, parce que c'était pas un docu sur Valde, parce que moi c'est comme ça que j'ai découvert. C'est drôle. C'est la même chose. [00:37:23] Speaker D: C'est lié, c'est lié. Non mais c'est drôle, c'est drôle. [00:37:26] Speaker C: Bon alors du coup, excuse-moi, tu découvres un petit peu énervé ces Slayer, et du coup tu dis, bah tiens, je vais écouter Slayer. [00:37:31] Speaker D: Ouais, je découvre. Et là... En fait, j'adore. [00:37:34] Speaker A: Ah ouais? [00:37:34] Speaker D: Je me dis, oh, une batterie de fou... Et j'adore, et là c'est Godette au soleil, ça ouvre avec Disciples, là. Et en fait, ça ouvre avec Disciples, et... Je sais pas, sur... C'était incroyable ce son. Incroyable. [00:37:48] Speaker C: Et c'est tout le son ou c'est la batterie? [00:37:50] Speaker D: Non, c'était tout le son. En fait, c'était tout l'univers. En fait, ce que je recherchais, un peu de... je recherchais de la violence, là on m'offrait de la violence. Tout droit. [00:37:59] Speaker C: Gratuite! [00:38:00] Speaker D: Gratuite! Très chaud et tout derrière. Moi j'étais comme un, moi j'étais comme un. Moi je connais l'album peut-être par coeur. [00:38:06] Speaker B: C'est parce que c'est quand même pas le truc le plus simple, Slayer. Je veux dire, je fais de la batterie, j'écoute du hip-hop, j'écoutais un peu Linkin Park. [00:38:14] Speaker D: Ouais, c'est ça. [00:38:14] Speaker B: D'un coup, tu fais un truc qui a l'air énervé, j'ai un peu de rage ou de colère en moi. Ça va peut-être être sympa parce que c'est le lien que je fais dans ma tête de ce que tu dis. D'un coup, tu mets Slayer et là tu entends un mec qui fait... Non [00:38:26] Speaker D: mais c'était la sonorité, je sais pas, parce que tu sais, dans les King Park, quand j'aimais bien, il y avait certains moments où il s'énerve un peu plus, c'était mes parties que j'aimais bien, tu sais, et tu vois, en fait, je sais pas c'est un ressenti, et quand j'ai entendu Disciples, là, c'était, je sais pas il y avait tout, en fait il y avait un son, c'était agressif, il y avait tout calé dans le sens, c'est comme si on se cherchait. Tu sais, et vraiment, depuis grand fan. Depuis grand fan, quoi. [00:38:56] Speaker B: Et comment ça... Là, t'as dit ça à tes potes? T'as donné ça au prof de batterie, t'as dit avec ça? [00:39:02] Speaker C: Il a déjà ramené à ses potes, mais les potes, ils n'aimaient pas se lair. [00:39:06] Speaker D: Non, mais j'arrivais pas à le jouer. [00:39:08] Speaker B: Ah bah oui, ça, je veux bien te croire, mais là, tu pouvais peut-être en avoir envie. [00:39:12] Speaker D: Ouais, j'en avais envie, mais je n'arrivais pas encore à le jouer. [00:39:15] Speaker B: Les profs, ils disaient, on va retravailler sur le reste, ça on verra plus tard, faut pas l'écouter. [00:39:20] Speaker D: Exactement, j'avais tanné tous mes parents pendant longtemps pour avoir une double pédale, pour pouvoir faire Angel of Death, parce que j'étais là, comment il fait Moi j'arrive pas.? Comment il fait celui-là? Je comprenais même pas parce qu'en plus... T'sais moi j'écoutais... On avait vraiment internet en 56k donc je pouvais patter. J'avais pas de clip. J'avais rien en fait, tu vois, j'avais pas de visuel, je voyais pas en fait. Je me demandais, j'écoutais, comment il fait pour faire tout ça, quoi. Et en fait, je le voyais pas, quoi. J'sais pas si tu vois. [00:39:56] Speaker C: Non mais oui, mais c'est ça qu'il y a... En fait, je pense que les gens aujourd'hui qui ont Internet et tout ça, en fait, ils se rendent pas compte de à quel point c'était dur d'avoir des informations à l'époque, en fait. [00:40:07] Speaker D: Ah oui, c'est ça. Mais même, c'est ce que je te disais tout à l'heure, c'est super les trucs que vous faites parce que... Moi j'avais besoin, pas qu'on me dise quoi écouter, mais qu'on me fasse découvrir des choses. Tu vois, par exemple, quand t'achetais les magazines, t'avais les démos. [00:40:21] Speaker B: Il y avait les sampleurs, ouais. [00:40:23] Speaker D: Ouais, ça c'était génial. Parce que ça, moi j'avais mes CD, c'est la tour de la honte. Tu sais, à l'époque, il n'y avait rien qui va avec rien, tu sais. Oui, mais c'est ce qui s'est passé. Voilà, mais quand j'avais les sampleurs c'était incroyable. C'est incroyable! Là, j'avais découvert Devil Driver sur un sampler, je me rappelle. Incroyable! Je me disais, c'est qui, lui? Bon, évidemment... [00:40:47] Speaker C: Après, t'as écouté Colchamber et t'as fait, putain, mais c'est encore mieux! [00:40:51] Speaker D: Attention, j'ai attendu 6 heures devant le trabendo pour voir Death Strafarer. Tout seul. [00:40:59] Speaker B: Tu voulais vraiment voir s'il avait autant de piercing sur le visage? [00:41:02] Speaker D: J'adorais, j'adorais! [00:41:03] Speaker C: J'adore Colchamber. Il y a des posters, je sais pas si t'as vu, là-bas. [00:41:06] Speaker D: Ouais, j'ai vu, j'ai vu. J'ai attendu, et tu sais que j'avais peut-être 14 ans, il passait avec David Driver, non je devais avoir peut-être 15-16 ans, il passait avec David Driver, mais le petit Trabendo là, à côté du Zénith, c'est ça? J'étais allé tout seul, tout seul, j'ai attendu et je vois, il passe, et dès il vient me voir, et moi je parlais pas très bien anglais, il me dit mais qu'est-ce tu fais, on te voit tout seul, mais j'étais tout seul, il y avait même pas d'autres fans, moi je pensais qu'il allait avoir, tu sais, Beyoncé. Je pensais que ça allait être... Tu vois, j'étais tout seul. [00:41:37] Speaker C: D'ailleurs, on n'a jamais vu Beyoncé et Dos Fafara dans la même pièce. [00:41:39] Speaker D: C'est vrai, c'est vrai. Et du coup, j'avais demandé à un pauvre passant de me prendre en photo dans mon téléphone à clapet, là, avec lui. Et il m'a dit, mais je suis trop content. Et il m''avait montré. Il m'avait dit, mais t'es tout seul. Il était venu. Il m'avait dit, viens, viens voir le tourbus. J'étais... Ah, c'est là qu'il t'a basculé. [00:41:56] Speaker B: Pardon, excuse-moi. J'espère pas, en tout cas. [00:42:01] Speaker D: Il aime beaucoup le vin. [00:42:05] Speaker C: T'as rencontré Dust Fafara quand t'avais 15-16 ans. [00:42:10] Speaker D: J'étais le seul fan. C'est incroyable quand même. Moi je pensais qu'elle allait avoir plein de gens. [00:42:16] Speaker C: Les fans de Death Safari en a [00:42:20] Speaker B: plein, mais il y a plein de gens aussi qui ne se disent pas qu'attendre... [00:42:23] Speaker C: Je pense que c'est aussi une période où attendre devant les salles de concert pour voir les artistes dans le métal, ça avait un peu disparu. Parce que dans les années, début des années 2000, ça c'est un peu après quoi. Toi ça devait être en 2005. Déjà Devil Driver c'était pas... [00:42:42] Speaker D: C'est End of the Line l'album, le violet. [00:42:46] Speaker B: Alors David River, moi je ne suis pas calé. [00:42:47] Speaker C: En tout cas, c'est le moment où le métal était quand même un peu plus redescendu et il y avait moins cette frénésie parce que quelques années avant, autour des années 2000, là quand ça cartonnait après le néo-métal et tout ça. [00:43:03] Speaker D: Avec Craig Chambers, ça marchait bien, non? [00:43:05] Speaker C: Coachella, je ne sais même pas s'ils ont fait beaucoup de concerts en France. [00:43:08] Speaker B: En France, je ne sais pas, mais c'est dans tous les magazines. [00:43:10] Speaker C: Tous les groupes, les gens faisaient la queue trois heures, quatre heures avant le début du concert pour être au premier rang et tout ça. Et c'est vrai que quand c'est un peu passé, il y a eu moins ce truc de «on va y aller hyper tôt» et tout ça. [00:43:24] Speaker B: Et puis d'attendre des milliers d'heures dehors, dans le froid, alors qu'il neige juste parce que tu le vois passer, tu dis «J'ai vu! Non mais il est passé!» T'as même [00:43:33] Speaker D: un verre à nez dans le tourbus quand même! [00:43:35] Speaker B: Ça c'est la classe, c'est la méga classe. [00:43:37] Speaker D: J'étais le seul gars en fait, il était trop content. [00:43:41] Speaker C: Putain, j'ai un fan! [00:43:42] Speaker B: Yes! [00:43:43] Speaker C: Il y en a un! [00:43:43] Speaker D: C'était grave bien, j'ai vu un tourbus de mes petits yeux d'ado. [00:43:47] Speaker C: En plus, c'est hallucinant quand t'es ado. [00:43:48] Speaker D: Moi, je voulais être rockstar à l'époque. J'étais là, c'est génial, ça va être ma prochaine vie. Je me suis dit, tout est lié. [00:43:58] Speaker C: et se faire des tatouages là, comme ça. [00:44:01] Speaker B: Mais surtout des tribaux parce que c'est vachement bien. [00:44:03] Speaker C: Ça, ça va être dans le futur, ça va marcher. [00:44:06] Speaker B: Non, mais c'est trop bien. Donc là, t'as quand même cette vision-là, désormais, autour de 15-16 ans, de la rockstar, de tout ce milieu du rock'n'roll, du métal, il y a quelque chose qui te fascine. [00:44:17] Speaker D: Ouais, un peu, ouais. [00:44:18] Speaker B: Musicalement et aussi dans l'univers. Visuellement, généralement, c'est ce qui revient aussi, c'est le côté un peu destroy, le côté violent, le côté sanglant. [00:44:27] Speaker D: Ouais même pas, moi c'était Jeff Handman avec la guitare Henneken, ça m'avait marqué moi. J'étais là, mais le gars il est là, grand cheveux, guitare Henneken, il sait ce qu'il veut, c'est tout droit quoi, tout droit. [00:44:42] Speaker B: Je sais pas s'il va pas vraiment [00:44:43] Speaker C: tout droit mais du coup... Au début il titube un peu. [00:44:47] Speaker D: À l'époque de mes yeux j'étais là, putain le mec il est sponso Henneken quand même, c'est incroyable. Enfin tu sais j'étais sur, alors qu'il se trouve non, il aime bien la bière quoi. [00:44:56] Speaker C: C'est surtout qu'il avait son nom écrit dans le truc Enkeine. Je sais pas, c'était Enman je crois à la place d'Enkeine dans le logo. [00:45:05] Speaker D: Ah mais peut-être! [00:45:06] Speaker C: C'est ça le truc, mais après je sais pas, peut-être qu'il a vraiment été payé pour remettre le logo partout quoi. C'est possible. C'est pas impossible. Ça c'est les marques blanches, enfin pas marques blanches, comment ça s'appelle quand tu... Tu sais la pub déguisée. [00:45:21] Speaker B: Ah oui quand c'est que les couleurs. [00:45:22] Speaker C: Ouais. [00:45:23] Speaker B: Bref. Bon ok, donc là t'es bien dans le rock'n'roll quand même, mais t'y vas tout seul quoi. [00:45:28] Speaker D: Ouais ouais ouais. Sur David Driver, ouais j'avais été tout seul. [00:45:32] Speaker B: Après c'est un peu spécial, c'est pas [00:45:34] Speaker D: de la musique extrême. Non mais après j'ai fait des concerts avec des amis, après j'ai rencontré des potes. Là j'avais d'autres amis, à l'époque je te dis j'étais tout seul parce que j'étais le seul fan quoi. [00:45:43] Speaker C: Ouais, parce que les autres ils n'aimaient pas trop d'Evil Driver. [00:45:46] Speaker D: Ouais je sais plus, je sais plus trop. [00:45:48] Speaker B: Mais t'avais des potes qui étaient fans de metal? [00:45:50] Speaker D: Non je crois que je les avais rejoints après, ils s'étaient arrivés plus tard, moi j'étais allé tout seul quoi avant. Mais après j'avais fait des groupes, Et puis voilà, en fait, tous mes potes, c'était les mecs des groupes à chaque fois. Et puis dès que le groupe, il se terminait, c'était plus mes potes. Tu vois ce que je veux dire? [00:46:06] Speaker C: Il fallait faire un nouveau groupe pour avoir... [00:46:07] Speaker D: Un nouveau groupe, tu vois ce que je veux dire? Avec des fois des potes qui traînent et puis après, voilà, c'était... [00:46:13] Speaker B: C'était des groupes de métal ou tu jouais aussi pour des trucs un peu... [00:46:17] Speaker D: Non, parce que vraiment, ce qui m'intéressait dans le fait de faire des groupes et faire de la batterie, c'était quand même qu'il y était un peu de technique. Tu vois, si je faisais du... Je sais pas, peu importe. Moi, je trouvais pas de... J'ai toujours été un peu compétiteur, tu vois, un peu... Et du coup c'était vraiment... Il fallait quand même faire des parties un peu, tu vois, techniques... [00:46:38] Speaker B: Mais là, du coup, tu t'avais appris [00:46:39] Speaker D: en écoutant ou tu... Non, non, bah oui, en écoutant, j'ai appris tout seul, moi je jouais beaucoup de batterie quand même. J'aimais bien ça. [00:46:45] Speaker B: Tes parents devaient être contents. [00:46:47] Speaker D: Vraiment, mes parents c'était... Premier degré, c'était content. Étonnant. Vraiment étonnant. [00:46:51] Speaker B: Parce que la batterie c'est quand même... [00:46:52] Speaker D: C'est bruyant, puis en plus t'as un malade qui joue 6 heures par jour à la cave. On avait une petite maison toute petite et vraiment je jouais à côté de la machine à laver et du truc, tout résonnait dans la baraque. Je remontais. Ce que je faisais beaucoup quand je rentrais du collège ou du lycée, c'était de directe, ils n'étaient pas encore là. [00:47:10] Speaker B: Oui, oui. Là, ça va. [00:47:11] Speaker D: Mais les voisins... Et bien même les voisins, ils étaient là. Non, mais c'est bien. C'est bien quelqu'un qui aime la musique autant que toi. [00:47:19] Speaker C: Parce qu'ils voyaient la passion, en fait, le côté... T'étais à fond. Et du coup, ça faisait plaisir de voir quelqu'un qui faisait ce qu'il faisait. Peut-être que tout simplement, tu jouais bien, donc c'était moins dérangeant aussi. [00:47:29] Speaker D: Je ne sais pas. [00:47:29] Speaker B: Peut-être aussi. [00:47:31] Speaker C: Dès que t'as de la double et des trucs comme ça, c'est vite chiant quand même. [00:47:35] Speaker D: Ouais, je sais pas si tu vois bien parce que quand tu fais 30 minutes de moulin de baguette là, c'est long. Ah ouais, ouais. Tu vois? [00:47:41] Speaker B: Je crois que je visualise là. [00:47:45] Speaker D: C'est bon! [00:47:46] Speaker B: J'ai l'impression que c'est assez linéaire ce qu'il fait, ce qu'il joue, mais bon... [00:47:52] Speaker D: Quand est-ce qu'il s'arrête? Quand est-ce que ça s'arrête ?! Ma mère m'a toujours supporté, mon père aussi, mais c'était plus ma mère qui supportait l'ouïe parce qu'elle était là. Elles m'ont toujours supporté vraiment à fond dans ça. [00:48:04] Speaker B: C'est trop bien, comme quoi il y avait déjà de très bons boules-pièces. [00:48:07] Speaker D: Mais c'est ça qui est étonnant, parce que moi j'ai un enfant qui me fait ça, je sais pas si je supporte quoi, mais elle, non, sans boule caisse, tu remontes, c'était super! Puis tu sais quand on avait des groupes évidemment, un peu ouais, quand t'avais des groupes c'est les groupes ils viennent chez toi, mais tu fous un boucan pas possible, tu fumes dans la cave, [00:48:25] Speaker B: ça sent pas la cigarette? [00:48:26] Speaker D: Oh non non! [00:48:28] Speaker B: Je prends un peu de whisky à danser de l'eau. [00:48:31] Speaker D: Tu vois c'est support quand même, moi je sais pas. [00:48:34] Speaker B: Bon après en même temps c'est bien parce que t'es sur place, elle sait ce que tu fais, tu vois, même si tu fais un peu de merde, de conneries à fumer, à la fin du monde mais elle sait que t'es là. [00:48:43] Speaker A: Peut-être ouais. [00:48:44] Speaker C: Et puis en même temps c''est eux qui t'ont fait faire de la batterie quand t'avais 4 ans donc à un moment c'est leur problème. [00:48:50] Speaker D: C'est vrai. [00:48:51] Speaker C: Voilà. [00:48:51] Speaker D: C'est vrai. [00:48:55] Speaker B: Bon, justement, on parlait de ce fameux pull. Ce fameux pull Why She Sleep. Oui, parce que j'en ai qu'un. Je ne peux pas faire mieux. Ça c'est venu à quel moment, ce groupe? [00:49:09] Speaker D: Quand c'est sorti, parce que c'est ce qui m'a marqué, c'était vraiment le premier album The North Ten For Nothing. C'était vraiment ça. [00:49:17] Speaker B: Ils sont encore différents du coup. [00:49:19] Speaker D: Ouais, j'adorais à cette époque-là. Et tout ce qui était un peu plus hardcore, etc. J'adore vraiment. The Slayer, c'est mon groupe de cœur, tu sais. Et après, j'ai découvert plus le hardcore, et je suis jamais venu plus tôt, ça. [00:49:31] Speaker C: C'est quand même Metalcore, en fait, ce fusion un peu hardcore avec un peu plus de mélodies, un peu plus de... [00:49:37] Speaker D: Ouais, c'est ça, c'est ça. [00:49:38] Speaker C: Ouais, oui, ça groove un peu, ouais. [00:49:41] Speaker B: Bah, plus que The Slayer, peut-être, non? [00:49:43] Speaker C: Bah, c'est un groove différent. [00:49:48] Speaker D: Non mais je suis pas fermé à rien, mais ça vraiment, ça m'avait marqué à l'époque. Moi aussi j'avais un groupe du coup Metalcore, etc. Du coup t'as fait quand [00:49:56] Speaker C: même beaucoup de groupes quoi. [00:49:57] Speaker D: Ouais ouais. [00:49:58] Speaker C: T'étais dans quel coin de la France? [00:50:00] Speaker D: Là, Paris. [00:50:01] Speaker C: Ah Paris? Enfin en banlieue quoi. [00:50:03] Speaker D: Ouais. [00:50:06] Speaker B: Ce qui est bien c'est qu'il y [00:50:07] Speaker C: a accès un peu à des choses quoi. [00:50:09] Speaker D: Ouais ouais, complètement. [00:50:11] Speaker C: Parce que là on commence à arriver dans des années où il y a plus internet, il y a plus de... [00:50:15] Speaker D: Ouais ouais, là c'est bon là. [00:50:15] Speaker C: Tu peux aller à des concerts... Moi [00:50:16] Speaker D: aussi j'ai internet, je vis même... Là j'ai 18 ans... Tu vois, je suis grand quoi. Donc là j'ai mon propre... Mon propre internet. [00:50:25] Speaker C: Ah ouais, ça rigole plus quoi. [00:50:27] Speaker D: Ça rigole plus quoi... Bah c'est bien, [00:50:28] Speaker B: on voit bien ce qu'il se passait, hein. Par exemple, moi je suis sleep et puis des pornos. [00:50:32] Speaker A: Et du coup, [00:50:35] Speaker C: si t'as 18 ans, c'est aussi que t'as sûrement fini ton lycée, et tu te diriges vers un peu des études, tu sais déjà? [00:50:45] Speaker D: Ouais, non, franchement je vais la faire courte, parce que c'est beaucoup d'échecs, ça. Énormément d'échecs. Tout ça, donc je vais la faire très courte. Lycée désastreux, j'ai mon bac désastreux. [00:50:54] Speaker B: Tu l'as quand même? [00:50:56] Speaker D: Ouais, je l'ai, mais désastreux. Bref. [00:51:00] Speaker C: Ouais, t'inquiète, moi c'est pareil, je l'ai eu vraiment... [00:51:03] Speaker D: Là je l'ai fait court, sinon franchement on va passer des heures, et ça sert à rien de passer des heures sur des échecs comme ça, mais globalement si j'avais un groupe, je voulais réussir un peu dans la musique, et du coup j'allais pas au lycée pour réussir dans la musique, mais du coup le groupe après a foiré, du coup bah j'ai pas trop allé à l'école pour rien, et après je me retrouve à faire des études post-bac immondes. [00:51:23] Speaker C: Ah ouais, donc pas du tout dans [00:51:24] Speaker D: le son, pas du tout... Non, t'sais genre... Je sais pas quoi faire, ouais. [00:51:29] Speaker C: Des trucs un peu voix de garage. [00:51:30] Speaker D: Ouais tu sors, BTSMUK j'ai fait. J'ai fait un mois de management, je sais pas quoi. [00:51:35] Speaker C: C'est des tasses ça non? [00:51:36] Speaker D: Ouais c'est ça. Et ouais globalement c'est un échec de fou, j'ai fait deux mois. Et voilà. C'est quoi ta SMUK? [00:51:43] Speaker C: Meg. [00:51:47] Speaker B: Je voyais ça en la once et je me disais j'ai loupé, j'ai eu plein d'images, je me suis perdu un peu, je commençais à nager. On va regarder le clip de Why She Sleeps. T'as choisi Crows. [00:51:59] Speaker D: En vrai ça m'a pas marqué cette chanson là. [00:52:02] Speaker C: Mais non mais c'est parce qu'il n'y a pas le clip de la chanson [00:52:04] Speaker D: qu'ils voulaient la choisir. C'est la chanson de l'album, quand on ouvre l'album c'est The North Stands for Nothing. Mais bon, c'est le même album. [00:52:13] Speaker C: Parce qu'on demande à choisir des clips et pas forcément la chanson. [00:52:17] Speaker B: Du coup on va regarder ce Wild She Sleeps, une petite chanson et on revient sur l'après les mugs. [00:53:01] Speaker A: C'est la fin de cette vidéo. YEEEEEEEEEEEEN! DROP! Let's make a change We'll turn white and turn undead I live this life with no regrets I live and I have, forgive and forget We'll rise against this, I forgive and forget We'll rise against this, we forgive and forget We will rise one more time Je n'ai pas d'avion, je n'ai pas de bateau quand l'océan s'étouffe. Ma vie n'a pas été construite en un jour. Je n'ai rien à offrir, je n'aurai rien à offrir. Je n'aurai rien à offrir, je n'aurai rien à offrir. Je n'aurai rien à offrir. LOSE! Establishment! Il y a quelque chose à croire. Rien n'est comme le passé. L'innocence a perdu tout son sens. Tout son sens. Feu sur les mains, frères dans la terre, armes sur les gens. Feu sur les mains, frères dans la terre, armes sur les gens. Feu mains, gens, sur le gouvernement. Feu sur la main, frères dans la terre, arme sur les gens, sur le gouvernement Feu sur la main, frères dans le terre, arme les gens, sur le gouvernement. Feu sur la main, frères dans terre, arme les gens, le gouvernement. Fou sur la main, frères dans la terre, armes sur les gens, le gouvernement. Bang Bang! [00:59:12] Speaker C: Eh ben, il est fou avec le loup quoi! Il faut sauver le soldat Reban! Oh wow! [00:59:22] Speaker B: Bon déjà ça s'appelle Set Your Sails, le groupe, et c'est un groupe allemand qui vient de Cologne, donc en plus de faire des lunettes... Et de l'eau! Ben oui, ils font du parfum! Enfin, de l'eau de Cologne, c'est exactement la même chose. Groupe dans lequel nous avons pu voir l'invité... Troye York! Voilà, de Straight From The Path. De feu! Troye York. Et là pendant ce clip, alors ça papotait, alors quel est l'album qui est le meilleur? Et moi j'aimais bien penser. C'était quoi ta conclusion de Straight From The Path? [00:59:52] Speaker D: Moi une conclusion? [00:59:53] Speaker B: De ce que tu racontais sur Straight From The Path. [00:59:55] Speaker D: Je sais pas, il a dit que c'était très scrimo finalement. [00:59:58] Speaker C: On résumait un peu, c'est vrai que t'aimes bien les trucs un peu quand ça crie, quand c'est un peu écorché quoi. [01:00:05] Speaker D: J'aimais quand on s'est bagarres un peu, ouais. C'est vrai. Belle conclusion. [01:00:09] Speaker C: Voilà, et il disait que ton album préféré, c'est Make Your Own History de Strafe on the Path. [01:00:15] Speaker D: C'est vrai. [01:00:15] Speaker C: Celui avec le phare. Qui est excellent, on peut le dire. Il y a des chansons genre Damien, Negative and Violent, qui sont vraiment... Bon, on vous conseille cet album. [01:00:24] Speaker D: C'est à écouter. [01:00:25] Speaker C: Qui est le deuxième album de Strafe on the Path, puisqu'avant il y en a un qui s'appelle Villains. qui est moins bon. Moi c'est un groupe que j'ai adoré, je les avais vus, je les ai vus sur Make Your Own History, je les ai vu à la boule noire, le bassiste il foutait des coups de poing dans le sol. Il foutait vraiment des coups de poing dans le sol, et après il n'était plus dans le groupe. Il y avait peut-être un petit problème de gestion de la colère, mais on dit non mais tu sais ce serait bien, en fait on a eu des plaintes des sols, globalement, de toute la tournée, ils n'ont pas aimé. Le syndicat des sols qui a porté plainte. Et pas les poissons, attention. Aucun animal n'a été maltraité. [01:01:04] Speaker B: Alors que Drouilleur, personne n'a porté plainte contre ces mauvaises lunettes qu'il porte. [01:01:08] Speaker C: Bah écoute, on se nourrit comme on peut. Il a eu une sponso au clé, il a été obligé de s'escapiller son billet pour aller tourner. [01:01:16] Speaker B: Ça faisait vieillir au clé, c'est clair. [01:01:18] Speaker C: Ça revient à la mode. Eh oui, il y a une marque, genre Gentle Monster, la marque qui cartonne. Que des lunettes comme ça. [01:01:29] Speaker B: Eh bien Bono n'a qu'à bien se tenir. [01:01:31] Speaker C: Bono il a les verres jaunes. [01:01:36] Speaker B: Ah oui c'est vrai que c'est les verres jaunes, comme la chanteuse. Putain, incroyable. Ben génial, très bien. Ben voilà, c'est tout ce qu'on retiendra de Straight From The Past, des lunettes et puis un mec qui donne des coups de poing dans le sol. [01:01:45] Speaker D: Et puis toi qui écoute parce que [01:01:46] Speaker B: t'as envie de foutre des coups de poing dans des gueules. [01:01:48] Speaker D: Même pas, moi je suis gentil. [01:01:50] Speaker B: Mais attends, mais t'aimes bien la violence, y'a bien un truc qui t'énerve dans [01:01:52] Speaker D: la vie, c'est juste... Moi je sais pas, moi je suis quand même gentil. [01:01:55] Speaker C: J'aime les fleurs. Bon alors du coup, attends, revenons-en où on en était. [01:02:04] Speaker D: Bon alors là tu fais tes études de TAS. C'est vrai, c'est vrai. [01:02:09] Speaker C: Et bon, c'est un peu foireausse. [01:02:11] Speaker D: C'est un foire complet. [01:02:12] Speaker B: Non mais attends, tes études c'était des études de management, c'est ça que tu disais? [01:02:14] Speaker D: Ouais, après bac, fallait choisir un truc. [01:02:17] Speaker B: Mais de management de quoi? [01:02:18] Speaker D: Non, pour vendre des trucs, quoi. C'était le commerce, quoi. Mais vraiment, j'ai fait deux mois, donc je sais pas si ça compte, parce que je sais même pas ce que c'est les études non plus. J'y suis allé, je suis parti, j'ai arrêté, ouais. Et quand j'écoute, là, je découvre Washy Slips, toi. Mais j'ai l'image parfaite, je sais exactement. Ma vie est très imagée. Je suis dans ma 106 pourrie, il neige, je découvre Washy Slips. Je l'avais téléchargée, je l'ai mise sur une clé, et je me dis, mais en fait, quand j'écoute ça, je me dis, eux, c'est sûr, ils ont pas de plan B. J'sais pas, t'as l'impression quand t'écoutes ça, les mecs ils commitent en fait. Ils disent, j'sais pas, ça sonne, je te dis, ça sonne très froid, ça sonne... Nous on fait ça, et un côté ça sonne un peu pauvre dans le sens... [01:03:02] Speaker C: On a rien à perdre, on s'ébat [01:03:03] Speaker D: avec tout ce qu'on a. Et en fait, ça sonne comme ça et je me dis mais en fait, pourquoi je fais des trucs? On bosse chez Quick et tout. Du coup, je me dis là, il faut qu'en écoutant ça, ça me ferait vraiment un déclic, il faut que je commette ma vie, il faut que je fasse ce que j'ai envie de faire. [01:03:22] Speaker B: Ok, donc c'est à ce moment là d'un seul coup qu'il y a le switch dans toi, tes prises de décisions. [01:03:26] Speaker D: Exactement. [01:03:27] Speaker B: Et ça, tu prends la décision de tenter de faire du son? [01:03:30] Speaker D: Non, ouf. [01:03:32] Speaker B: Là, je parle d'or encore. [01:03:33] Speaker D: Là, c'est la décision de commit en fait, de jamais avoir de plan B. Enfin, tu vois, c'est pas le truc, ça a dessiné ma vie. Mais quand j'écoute ça, je me dis en fait, ces mecs-là, ça se voit, ils galèrent pas à se dire Tu vois, ils vont à 100% dans ce qu'ils font. Je ne sais pas comment, mais tu sais, en fait, en entendant ça, j'étais, ouais. Alors qu'en plus, ce qu'ils disent dans les paroles, ça n'a rien à voir avec ça. [01:03:51] Speaker B: C'est une autre société. [01:03:53] Speaker D: Ça n'a rien à voir avec le truc. Et vraiment, j'étais... Et du coup, je me dis, en fait, j'arrête, j'arrête tout et je fais tout. Je mets dans la musique à fond, quoi. Et du coup, là, j'arrête les études et je bosse chez Quick. ce qui est un travail où tu peux prendre des jours quand tu veux chez Quick. Donc là, je fais de la musique à côté en espérant que ça marche. Finalement, ça ne marche pas. Au bout d'un an et demi chez Quick et avec la musique qui foire, ça ne marche pas. Et là, je me dis, c'est chaud parce que j'ai tout commit. Et là, je grille des steaks. Là c'est dur, parce que là du [01:04:31] Speaker B: coup... T'as l'impression que t'es perdu. [01:04:33] Speaker D: T'as un peu l'impression, tu dis la suite de ma vie c'est les oignons dans le double cheese, c'est pas top quoi. [01:04:39] Speaker C: Enfin si, c'est top les oignons dans le double cheese, mais c'est pas... C'est bien quand tu le manges plus que quand tu t'en fais ta vie. [01:04:45] Speaker D: Là j'ai peut-être 20 ans, 22 ans, je me dis putain j'ai tout tué, mes études et tout, pour faire de la musique et finalement ça a chié quoi. Je le ressens que ça marchera pas donc j'ai une sorte de deuil qui se passe pendant un petit moment où je dois faire le deuil de... En fait je vais pas pouvoir vivre de la musique en fait. [01:05:03] Speaker B: Rockstar c'est foutu. [01:05:04] Speaker D: Ouais Rockstar c'est mort. Donc j'ai ce petit deuil et donc faut que j'y arrive. Et là, j'ai une phrase de ma mère qui résonne, qui me dit, mais pourquoi? Parce que depuis des années, elle me disait, mais pourquoi tu fais pas un gesson? Et moi, je veux pas faire un gesson, moi. Non, mais même, parce que quand je faisais des concerts, il me faisait toujours chier. Tu sais, tu vois ou pas? Franchement, force à tous les ingé-sons de live qui font des petits trucs pour des petites salles et tout, vraiment, c'est pas facile, etc. Surtout quand t'as 5 connards qui arrivent et qui te disent, mets ça plus fort. Mais je me disais, le gars, en fait, être ingé-son, il répond toujours non. Il dit tout le temps, non, non, il peut mettre ça plus fort, non, non. Tu vois, il ne pouvait jamais rien faire, quoi. Et du coup, c'est cette image-là, en fait. [01:05:49] Speaker C: C'est le compte Instagram de l'ingé son qui fait... Je vais t'expliquer, c'est qu'en fait, il est arrivé avec un câble. Je ne te raconte pas. [01:06:00] Speaker D: Exactement. [01:06:01] Speaker B: C'est relou, quoi. [01:06:02] Speaker D: Du coup c'est ça. Et du coup voilà, puis globalement j'ai toujours été intéressé par... Moi j'ai toujours regardé... Là j'avais internet, YouTube et tout. Moi sur YouTube j'adorais regarder les making of d'albums. Quand tu les vois t'sais, les parties studio, même les vieux trucs que je pouvais... Même les trucs comme Pink Floyd et tout, t'sais où tu vois des secrets en fait, tu sais. Je dis c'est génial en fait, tous les... Tous les Rick Rubin, les mecs comme ça, t'sais derrière qui... Et en fait, je sais pas... T'es à ce [01:06:28] Speaker B: moment-là que tu fais le lien entre [01:06:29] Speaker D: eux et le mec dans la petite [01:06:31] Speaker B: salle qui te casse les couilles. [01:06:31] Speaker C: Tu te dis en fait, ma mère, elle avait raison. [01:06:32] Speaker D: Non, en fait, je veux pas être le mec qui fait du live. En fait, le live m'a jamais intéressé. Et du coup, je me dis, ouais, en fait, tout ce que je vois, je me dis mais en fait, si, cette pierre-là, en fait, j'adore quoi. Moi qui suis un peu geek en plus, tu vois. [01:06:48] Speaker B: Donc là, tu commences un petit peu, c'est quoi qui se passe sur le net? Tu commences à choper des logiciels? [01:06:52] Speaker D: Non, là, j'ai un ami à l'époque. J'avais un groupe avec lui, j'ai un ami qui fait une école de son tout simplement, et lui il m'explique des trucs. Avant j'avais déjà été avec d'autres groupes enregistrés en studio, donc j'avais déjà vu comment c'était les studios, j'avais déjà vu beaucoup. Et en plus lui il faisait une école de son et du coup là en fait je découvre que c'est accessible, que je pourrais le faire quoi. Tu vois, il suffit juste de payer finalement. Et du coup je me lance là-dedans. Je me lance là-dedans et... Donc là [01:07:23] Speaker B: tu t'enchies, tu travailles pour avoir les thunes pour pouvoir y aller? [01:07:26] Speaker D: Non, j'ai la chance que mon père il m'a dit écoute, parce que bon franchement je bossais chez Quick, j'avais pas trop et là mon père, je sais pas, il m'a dit écoute oui. Je te paye l'école. [01:07:37] Speaker C: Ouais, il voit que t'as besoin de ça, t'as besoin d'un petit coup de boost. [01:07:41] Speaker D: Peut-être, ouais. Du coup, il m'a payé l'école. Et du coup, je me suis dit à mon père, il a mis tant. J'ai jamais raté quoi. Et je me suis mis à moi qui suis pas de l'école. École, j'y allais pas trop. Et bah là, ouais j'ai eu... Parce que les notes étaient sur 100, je crois de moyenne j'ai eu 92 ou 93 quoi. [01:07:58] Speaker C: Ah ouais, donc t'avais cravaché quoi. [01:08:00] Speaker B: Ah ouais t'as cravaché mais t'intéressais quand en fait? [01:08:03] Speaker D: Ouais ouais j'étais à fond dedans, j'étais en fait... Et là pareil comme j'ai commis pas de plan B. J'avais pas de taf à cause... Enfin tu vois genre c'était vraiment... Et donc là j'ai commencé l'école et là je me suis dit pour réussir... Parce que t'sais moi je regarde beaucoup de trucs sur YouTube, sur Internet, je regarde beaucoup d'interviews, j'écoute beaucoup de podcasts et tout, même encore aujourd'hui. Et je voyais beaucoup de gens qui disaient que pour réussir il faut vraiment être dans un studio. Et moi je fais l'école, donc la journée et la nuit je suis en stage dans des studios. [01:08:34] Speaker B: Tu t'es démerdé dès le début de trouver quelqu'un qui t'enlève en studio? [01:08:39] Speaker D: Tous les stages du monde j'ai fait. Du live, des gros studios, des petits studios, même les trucs de carton ancienne. [01:08:46] Speaker C: On parle de ça après. Il va falloir en parler. [01:08:51] Speaker D: Globalement j'avais trouvé un stage, parce que moi je faisais stage, je suis toujours stage, et donc la nuit il y avait une chaîne de télé de Cartomancy, sur une chaîne sombre, je ne sais pas, 83, la télé. Et donc c'était une chaîne toute la journée de Cartomancy. [01:09:11] Speaker B: Il y a Pierre. [01:09:13] Speaker C: Pourquoi tu travailles pas là-bas? [01:09:14] Speaker B: Pourquoi personne m'a parlé de cette chaîne? Je me serais complètement enfermé là. Non, je serais parti dans cette boule de cristal. Non mais incroyable. [01:09:23] Speaker D: Ouais, je faisais ça. Globalement, pas compliqué. Je mets un micro, cravate et j'attends. [01:09:27] Speaker B: Ouais, enfin faut dire qu'elle soit pas là en train de faire des gestes dans tous les sens. [01:09:30] Speaker D: Non mais parce qu'en plus c'était des anciennes gloires de la Cartomancie, donc ils avaient déjà l'habitude de faire de la télé quoi. [01:09:37] Speaker B: Putain, madame Irma... Elle était morte, elle était morte. [01:09:40] Speaker D: Non mais je sais pas, c'était des... Peut-être. C'est des gens connus, qui étaient très connus, qui faisaient les horoscopes à la télé à l'époque de, t'sais, France 2 et tout là, t'sais qui venaient, et du coup ils faisaient ça quoi. Du coup, moi, c'était une de mes premières fantasies, c'était une petite expérience quand même. Moi, je prends tout, hein. C'était pas au clash, je prends tout. Donc, ouais, je garde ça. Je me dis, bon, voilà, un présentateur, ça fait ça, je vois comment ça marche. Pour ça, tout à l'heure, j'ai dit à Ben que je voyais un peu comment ça marchait, ce que j'avais vu dans les mêmes émissions. C'est mieux ici, d'ailleurs. [01:10:10] Speaker C: On est mieux que les émissions de Cartomancy, mais peut-être qu'il faudrait qu'on lance notre propre émission de Cartomancy. [01:10:14] Speaker B: Mais ça gagne bien. [01:10:15] Speaker C: On en connaît quelques-unes. [01:10:17] Speaker D: C'est que ça gagne bien, parce qu'ils avaient beaucoup d'appels, les trucs hyper surprenants. [01:10:20] Speaker B: C'est un truc qui cartonne aujourd'hui encore. [01:10:22] Speaker C: Pourquoi on fait pas ça Pierre? [01:10:23] Speaker B: Et où les gens appellent pour des trucs qui sont très douloureux et super badants. [01:10:27] Speaker C: C'est le moyen de demander plus d'argent. [01:10:29] Speaker B: Bah oui, mais c'est là pour ça qu'on peut pas le faire. parce qu'en fait on s'en tirait mal. Non mais je pourrais pas dire à quelqu'un... Vous êtes en phase terminale, vous pouvez payer plus, je vous dirais si ça va aller ou pas. [01:10:40] Speaker C: Eh ben non! Tant qu'on ment pas... Et puis ils vont faire quoi de leur argent une fois qu'ils seront morts? Bon, bref, t'enchaînes les stages. [01:10:53] Speaker B: Ça te fait des contacts aussi, ça te fait un carnet. [01:10:56] Speaker D: Ouais, ça, pas trop. Et là, il y en a une [01:10:59] Speaker B: qui te dit, je vois dans l'avenir... [01:11:00] Speaker C: Excuse-moi, excuse-moi, là, j'apply pour un nouveau job, tu penses que ça va bien se passer? Si tu me donnes 100 euros, je peux te répondre. Super, super les contacts. [01:11:10] Speaker D: C'était un peu ça. [01:11:15] Speaker C: Du coup, tu t'enchaînes les stages, tu cravaches comme un ouf. [01:11:18] Speaker B: C'est combien d'années l'école? [01:11:19] Speaker D: 2 ans. [01:11:19] Speaker B: C'était laquelle? [01:11:20] Speaker D: C'était la SAE à l'époque. [01:11:23] Speaker C: La quoi? [01:11:23] Speaker D: SAE. [01:11:24] Speaker C: SAE, ok. [01:11:25] Speaker D: Institute. [01:11:26] Speaker C: Ok, je connais pas. [01:11:27] Speaker D: En fait, ouais, c'est bien. Globalement, t'as pas beaucoup d'heures de cours. T'as 3 heures par semaine. Pour le prix que tu payes, c'est un peu... [01:11:38] Speaker C: Mais t'as des trucs de stage. [01:11:40] Speaker D: Ouais, t'as beaucoup de trucs de stage et surtout t'as des studios dans l'école que tu peux louer. Mais tu peux en louer que... Je me rappelle plus trop. [01:11:47] Speaker C: T'as le droit à un nombre d'heures. [01:11:48] Speaker D: Donc moi, tous ceux qui avaient abandonné, parce qu'on est 40 par classe, en gros. Et à la fin t'as que 1 ou 2 mecs qui ont le diplôme. Parce que tout le monde abandonne en fait. Parce que t'as plein de mecs sortis d'école de commerce, ils veulent être DJ et puis finalement ils vont là. Globalement. Et du coup, moi, tous ceux-là, je les ai gardés, ces noms-là, des classes qui se barraient, et je leur disais, donne-moi tes trucs pour que je puisse... [01:12:11] Speaker C: Avoir des heures en plus. [01:12:12] Speaker D: Me mettre sur les studios de... Malin! [01:12:16] Speaker B: Et là, on en revient toujours à la même chose, c'est qu'il faut être rusé, finalement. [01:12:19] Speaker D: Et il faut être rusé dans la vie, hein. Et après, du coup, j'enregistrais même des groupes dans les studios du truc. C'était interdit de faire, hein. [01:12:27] Speaker B: Bah oui, on imagine bien! [01:12:28] Speaker D: Et je me faisais même payer. [01:12:33] Speaker C: Putain, malin! [01:12:34] Speaker B: Mais comment ces groupes-là, tu... Bah c'est [01:12:37] Speaker D: des potes, des trucs, des trucs un peu pour... Enfin... Non, c'était pas pourri, on va pas dire ça, parce que... Non, mais c'est... On s'en fout, c'est un réflexe de... Le truc, c'est que c'est à cause de... Ouais, voilà, tu sais, j'en disais, ouais, je t'enregistre gratuit, est-ce que tu veux venir? Tu lui dis oui, hein. [01:12:49] Speaker C: Ouais, ouais, et puis... [01:12:50] Speaker D: Tu vois, dès que tu fais un peu de musique, moi je me fais la main, et puis je leur disais, ça va pas être ouf, je me fais la main, ouais, d'accord, ok... Puis c'était pas ouf, hein, et puis... Les trucs, ils sortaient pas, quoi, mais ouais, moi j'en prenais. [01:13:00] Speaker C: Ouais, ça faisait une expérience pour Exactement. [01:13:03] Speaker D: De toute façon, il faut... [01:13:04] Speaker C: C'est comme ça qu'on apprend. [01:13:06] Speaker B: T'étais combien de temps à l'école, c'était un an? [01:13:07] Speaker C: Deux ans, t'as dû me demander. [01:13:08] Speaker B: Je me souvenais plus, tu vois. [01:13:10] Speaker C: C'est la question que t'as posée juste avant la durée. Et le nom de l'école? [01:13:14] Speaker B: Je suis resté sur les Magues, donc... [01:13:16] Speaker C: Voilà, vous voyez les enfants, la drogue, ce que ça fait? Comme quoi, même quand on arrête depuis longtemps, ça continue. [01:13:23] Speaker B: Ah ouais, bah non, ça partira jamais, malheureusement. [01:13:25] Speaker C: Mais, R2STAY, comme la chanson de corne, finalement. [01:13:29] Speaker B: Elle parle, ça, vite. [01:13:31] Speaker C: Alors du coup tu fais ça, tu fais plein de stages? [01:13:35] Speaker D: Ouais, je fais un stage après dans le plus gros studio de la Seine, qui est un studio hyper facile de rentrer en stage, entre guillemets. [01:13:42] Speaker B: Studio de la Seine? [01:13:43] Speaker D: Ouais, c'est connu, c'est un gros studio à Paris. Et il y a beaucoup de stagiaires, et beaucoup qui ne restent que deux mois et après ils s'en vont, et moi j'ai poussé pour être assistant en fait. Tu vois, j'étais relou, j'étais le gars relou. Le gars relou... Ah relou, mais t'en voulais? Ouais j'en voulais, mais en fait je m'étais dit, là c'est la seule occasion... En fait je m'étais fait mon plan, moi. Je m'étais dit il faut que j'aille dans un gros studio, que je fasse assistant, et qu'après d'assistant tu passes un G. C'est les échelons. Donc là j'avais un gros studio, j'avais trouvé, je me suis dit maintenant faut que je sois assistant. Relou, le mec. Donc j'avais les cheveux longs que j'avais rasés, Comme ça j'ai plus besoin de me laver les cheveux et je restais là-bas tout le temps. [01:14:25] Speaker A: Ah ouais ouais. Comme ça. [01:14:26] Speaker C: Mais ouais! [01:14:26] Speaker B: C'est une blague mais c'est intelligent. [01:14:28] Speaker C: Mais parce que du coup, dès qu'il y avait besoin t'étais là et les [01:14:31] Speaker D: mecs... Y avait un stagiaire. [01:14:32] Speaker C: Ils pensaient à toi tout le temps. [01:14:33] Speaker D: J'étais là, j'étais tout le temps là. [01:14:35] Speaker B: Ouais mais ça, ça marche. [01:14:36] Speaker D: Ils s'en pouvaient plus de moi, j'étais tout le temps là. [01:14:37] Speaker B: Bah ils t'en pouvaient plus mais en fait ils t'ont utilisé. [01:14:39] Speaker D: Ils m'ont pris, après on a assisté là et puis en fait comme moi je regardais plein de trucs et j'apprenais beaucoup de trucs en plus de l'école tout seul. Bah du coup je connaissais plein de trucs. [01:14:48] Speaker B: Alors du coup tu viens te former via internet et des trucs comme ça? [01:14:50] Speaker D: Ouais, enfin... L'école, elle t'apprend plein de trucs théoriques, comme beaucoup d'écoles. Et après, t'as plein d'anecdotes de studios où en fait, c'est... Tu te dis, mais c'est l'inverse qu'ils disent à l'école, je comprends pas. Et en fait, après, ouais, du coup, tu sais, tu parles de ça et rien que de parler de ça, tu sais... Parce que là, du coup, t'assistes des ingénieurs du son, des vrais. En fait, il y a des ingés qui viennent en studio et en tant qu'assistant, toi, t'es là pour... Tu connais les lieux, tu sais comment tout marche, donc tu les assistes. Donc eux, ils font leur session et dès qu'ils ont un problème, ils disent comment ça marche ça et toi, tu fais quoi? [01:15:20] Speaker C: où tu peux m'installer un micro comme-ci, comme-ça, et du coup t'apprends les placements des micros. En fait, c'est ça tous les petits secrets des ingé-sons, c'est quel micro tu utilises, où est-ce que tu le places, il y a plein de petits trucs comme ça. Et souvent d'ailleurs, les anecdotes qu'on voit dans les trucs, c'est «Ah bah en fait, quand on a enregistré ce truc-là, on avait mis le micro à l'envers, [01:15:40] Speaker D: et du coup ça faisait des…» [01:15:41] Speaker C: Et en fait, ça c'est des trucs que t'apprend, en fait c'est… C'est comme apprendre sur le tas, enfin en pratique, mais juste avec les gens qui te racontent des anecdotes. [01:15:53] Speaker D: Exactement. Et du coup, je les voyais faire. J'avais un cahier que je portais toujours avec moi. J'écrivais tout dans mon cahier. Je relisais tous les soirs. C'est pour ça que je me rappelle encore de tout ce que les mecs faisaient. J'ai tellement lu ce cahier que je sais chaque ingé qui est passé, je sais qui c'est, quel âge il a fait, et tout ce qu'il faisait comme petit truc spécial. [01:16:19] Speaker B: C'est génial, c'est bien la première fois qu'on me raconte ça, mais c'est génial. Ça veut dire que t'en avais tellement envie, tu voulais vraiment... [01:16:23] Speaker D: J'avais pas de plan B moi. [01:16:24] Speaker B: C'était ça ou rien? [01:16:26] Speaker C: Non mais c'est que t'es à fond quoi! [01:16:28] Speaker D: Ouais j'étais à fond! [01:16:28] Speaker B: Il y a un truc qui te guide de ouf et qui te fait bosser comme un tard. Enfin je veux dire, tu disais que tu restais 2000 heures, que tu bossais, tu notes tout. Enfin je veux dire, c'est quand même pas classique. Il y a plein de gens qui sont là et qui disent ben j'ai appris 2-3 trucs et puis je vais le faire. Mais là toi t'as le fire quoi! [01:16:45] Speaker D: Ouais c'est ça, c'est ça. C'est ça, je fais ça. [01:16:48] Speaker B: C'est toujours rock ou là, du coup, tu reviens au hip-hop? [01:16:51] Speaker A: Bah non, c'est tout. [01:16:51] Speaker D: Vraiment, c'est... Là, on a de... Comme au studio, il est hyper... Bah tu sais, il est à Paris. C'est tout ce qui marche, en fait, globalement. Mais là, vraiment, tu fais du... Il y avait Garou... Jusqu'à, je sais pas... Enfin il y avait vraiment de tous les styles quoi. Donc en plus tu peux apprendre comment [01:17:07] Speaker B: ça fonctionne pour tous les styles. [01:17:09] Speaker D: Asap Rocky en session, des trucs comme ça quoi. [01:17:11] Speaker C: Ah ouais ça va. [01:17:12] Speaker D: Ouais je faisais des grosses sessions. [01:17:13] Speaker C: Ça aussi c'est un peu excitant quelque part. [01:17:15] Speaker D: Mais ouais vraiment. [01:17:16] Speaker C: Tu ne sais pas ce qu'il peut y avoir demain. [01:17:17] Speaker D: Tu ne sais pas ce qu'il peut y avoir demain, puis en plus tu ne gères rien mais juste t'assistes. Donc en plus t'as pas tant la pression que ça. C'est l'autre qui a toute la pression, qui sue, et toi t'es un peu le relais. Et souvent les assistants, on est plus des relais psychologiques que des, tu vois, techniques en fait. On sert à rien. Globalement t'as tant... [01:17:37] Speaker B: Alors les psychologiques ça sert quand même. [01:17:38] Speaker D: Voilà. Mais en fait tu sers plutôt à côté, tu vois, des fois l'ingé il va te parler derrière. Putain tu penses qu'il va bien aimer ça si on fait ça. Bah oui, oui, forcément. Tu connais rien toi! [01:17:51] Speaker C: Bon là tu commences à connaître. Le relais psychologique, oui, oui, ça c'est bien. [01:17:55] Speaker D: C'est là le soutien psychologique, tu sais. [01:17:58] Speaker C: Studio de la Seine, c'est dans le 18ème, non? C'est pas par là? [01:18:01] Speaker D: Ouais, mais trop vite là. C'est Bastille. [01:18:03] Speaker C: Ah, c'est à Bastille? [01:18:03] Speaker D: Ouais, c'est à côté de Bastille. Rodru-Rolin, c'est... [01:18:06] Speaker C: J'arrive pas à me rappeler. Je sais que j'y suis déjà allé, mais je me rappelle pas comment c'est. Mais bon, c'est un détail. Et du coup, tu deviens assistant? [01:18:15] Speaker D: Ouais, quelques mois. Et là, je me dis, mais en fait, j'ai tout faux. J'ai tout faux, parce que les gens qui sont assistants, en fait, ils restent assistants jusqu'à se clinger et s'en aillent. Moi, c'est trop long, ça. Et après, je vois plein d'interviews que je regarde, machin, et tous les interviews des mecs américains, ils me disaient... Les artistes, ils viennent pour mon nom, tu vois. Et je me suis dit, en fait, c'est ça. Parce que si je reste dans un studio, les gens, ils vont aller pour le nom du studio. Mais moi, je vais être un fantôme de ce studio. Les gens, ils ne vont pas venir pour moi. Il faut que je parte de là-dedans et que je crée mon nom. [01:18:54] Speaker B: Putain, c'est couillu. [01:18:56] Speaker D: Et je trouve un studio Je fais chez Blacksoon. Merci William de m'avoir appris. Et lui, il me prend. C'est un studio où tu fais vraiment des petits artistes qui font des fois leurs premiers sons, des fois leurs premiers trucs. Et là je fais 16 heures par jour. Je bosse tout le temps. Dès que le studio est dispo, je prends et je fais tous les artistes possibles et imaginables. [01:19:25] Speaker C: Est-ce que t'as pas les oreilles... C'est pas dur d'enchaîner autant de sons? [01:19:31] Speaker D: C'est impossible. [01:19:31] Speaker C: Ça demande beaucoup de concentration le son quand même. [01:19:33] Speaker D: Le dernier, le pauvre, quand tu faisais midi, 4 heures du mat'. Et le gars où tu fais... En fait, c'était vraiment l'usine, l'usine à sons, donc je faisais des sessions de 4h. Donc midi 16h, 16h20... Enfin, t'as compris. Et donc t'enregistrais 2h, tu mixais 2h. Tu sais. [01:19:53] Speaker C: Ah ouais, ouais. [01:19:54] Speaker B: C'était... [01:19:55] Speaker C: En 4h, titre, clé en bois, quoi. [01:19:57] Speaker D: Ouais, et puis souvent, du coup, ils se posaient 1h, ils enregistraient 2h et... Tu sais, le mix, des fois t'avais genre 30 minutes ou... Des fois, les sons qui sont sortis, c'était pas... Mais bon. [01:20:08] Speaker C: Après, l'avantage de ça, c'est que c'est hyper... Enfin, t'es obligé de tellement enquiller que ça t'oblige à réagir vite. [01:20:14] Speaker D: Il y a beaucoup de choses, quoi. Alors des fois, moi, ce que j'ai pas aimé, c'est que du coup, tu prends des automatismes mauvais. Enfin, tu prends des automatismes qui te facilitent la vie dans la vie de tous les jours, parce que ça devient un boulot. Tu sais, en fait, en juste enchaîne, en fait, c'est pas hyper bon. D'enchaîner tant, c'est pas bon parce que tu réfléchis plus. En fait, tu viens et tu crées du coup... des copies, tous les artistes que tu fais qui suivent, tu fais la même chose, tu te prends plus la tête. Là, c'est pas terrible en vrai de faire ça, mais par contre, en vrai, je bosse très vite, je comprends, justement, je décrypte, je décode les messages d'artistes très facilement. Du coup, ça m'a apporté énormément. Et en fait, ça m'as fait surtout, petit à petit, dans le studio, rencontrer certaines personnes, certaines personnes, certaines personnes... [01:20:58] Speaker B: C'est là que le carnet commence. [01:20:59] Speaker D: Ouais, c'est là en fait. C'est là. Un jour, il y a quelqu'un qui m'a dit, un artiste qui est venu et qui m'a dit, tu te rends pas compte, t'es un ingé connu maintenant. J'ai dit, ah ouais? Il m'a dit t'es connu dans tout le 14ème arrondissement. [01:21:09] Speaker B: C'est déjà pas mal. [01:21:12] Speaker D: Toute ma cité te connaît, j'étais là. Et du coup, lui m'a amené tout le 14ème arrondissement. J'étais le gars du 14ème, tu vois. [01:21:20] Speaker B: C'est trop bien. C'est un bon début, mais il faut commencer par quelque chose. [01:21:24] Speaker D: Mais voilà. Moi, je me rappelle de ce gars qui me dit «t'es connu toi». Et moi, je suis parti le soir dans ma petite voiture, 4 heures du sbar. Putain, je suis connu tout le 14ème, moi. Je sais pas qui je suis, moi. [01:21:37] Speaker B: Bon, on va passer un petit peu de musique, parce que t'es là aussi pour ça. T'as choisi Guilt Trip avec Eyes Wide Shut. Guilt Trip, on est quand même dans la douceur. [01:21:47] Speaker D: Ouais, j'ai découvert ça il y a 2-3 ans. J'aime bien, c'est un retour hardcore. C'est tout droit ça. [01:21:58] Speaker C: Pas trop dans la... Y'a pas de finesse quoi. Y'a pas de dentelle quoi. [01:22:01] Speaker D: Non, là ils ont fait un album qui est un chouïa moins bien que celui que j'aimais bien avant. Mais quand même, je sais pas, l'autre il était plus brut, quoi. [01:22:10] Speaker C: Ouais, c'est un peu plus polissé, le nouveau. [01:22:12] Speaker D: Ouais, tu vois, il s'est mis des codes un peu nouveaux, ils ont sorti le son en single, ça m'a saoulé. J'aime bien, moi, quand là, tu vois, cet album, il est sorti d'un coup, tu le découvres et tu te mets... Ouais, il est assez brut. [01:22:24] Speaker C: C'est bien, on va pouvoir parler de ça après. Non parce que maintenant tu travailles quand même beaucoup dans une musique où les titres sortent one by one. [01:22:32] Speaker D: Oui, je suis habitué à ça moi. Et là ça me fait bizarre que ça soit pareil de l'autre côté de la barrière. [01:22:38] Speaker B: On va regarder des clips et on va revenir là-dessus. Guilt Trip. [01:23:35] Speaker A: J'ai perdu la tête, j'ai perdu l'esprit J'ai perdu le bonheur, j'ai perdu l'esprit C'est un jeu, tu as construit, tu t'es cassé J'ai perdu la tête, j'ais perdu l'esprit J'ai perdu l''esprit, j'ai perdu l'esprit Tu as perdu l'esprit, j'ai perdu l'esprit Tu as perdu l''esprit, j'ai perdu l'esprits C'est la Plus tard, tu ne reviendras jamais fin de cette vidéo. Qu'est-ce qui t'attends à l'intérieur de cette couche? Lève-toi dans ta gueule Avant que tu te casses Les yeux, les mains, les doigts! Nous sommes toujours là C'est génial! Dîtes le nom, summons le diable. [01:26:00] Speaker C: Dîtes le nom, summons le diable. Dîtes le nom, summons le diable. Diable de merde. [01:26:08] Speaker A: Diable de merde. Diable de merde. [01:29:28] Speaker B: Ah bah dis donc, je savais pas que l'Orchestre du Splendide, ils avaient fait une nouvelle version... [01:29:32] Speaker C: Il avait la salsa du démon! La poussie du démon, apparemment, ça s'appelle. [01:29:36] Speaker B: Alors écoutez, je veux dire, c'est un choix de ma part. [01:29:39] Speaker C: Ça m'étonne pas. Toi, dès qu'il y a des titres comme ça, t'as guiché. [01:29:43] Speaker B: Ah bah ça m'a fait penser à un autre duo qu'on aime beaucoup, qui est Electro. Mais la version punk-metal... [01:29:49] Speaker C: Laquelle? [01:29:50] Speaker B: Celui d'Arizona. Ah oui! [01:29:54] Speaker C: Meldamore. [01:29:54] Speaker B: Meldamore, voilà. [01:29:56] Speaker C: Tu connais Meldamore? [01:29:58] Speaker D: Je connais pas. [01:29:59] Speaker C: J'aimerais bien ton avis sur la performance de... Parce qu'avec Pierre on n'arrive pas à savoir si c'est un style ou si elle chante faux. J'aimerais bien avoir ton avis là-dessus. J'ai mon petit avis sur la question maintenant que je connais. [01:30:11] Speaker B: C'est un professionnel. Ah oui. Excuse-moi Enjoy. [01:30:14] Speaker C: Enjoy aussi c'est un professionel. Je te rappelle qu'il fait de la musique. Il fait de la musalime. [01:30:18] Speaker B: Moi je crois surtout qu'il fait des cheveux. [01:30:21] Speaker C: En tant que professionnel aussi, ouais. [01:30:25] Speaker B: Bah oui, t'as vu il a des cheveux, c'est incroyable. [01:30:27] Speaker D: Moi je sais. [01:30:28] Speaker B: Pourquoi tu me regardes comme ça là? [01:30:33] Speaker C: Moi c'est un choix, je pourrais avoir les mêmes cheveux si je me rasais pas le crâne. [01:30:36] Speaker D: Ouais ça se voit. [01:30:37] Speaker B: Moi je pourrais avoir les mêmes cheveux si je mettais pas une casquette. D'ailleurs c'est dur de dire... Vous voyez, sur ça je n'ose pas... Bon, Demon Pussy, un joli nom, on parlait de... [01:30:48] Speaker C: Que vous resserriez un petit peu parce [01:30:49] Speaker D: que là... Ah oui! [01:30:51] Speaker C: Il y a eu un petit... Ah nous deux? Voilà, voilà, voilà, c'est... C'est pas trop mal, pardon. Excusez-moi. [01:30:57] Speaker B: Faut vous rapprocher un petit peu, ça vous dérange pas? [01:30:59] Speaker C: Je fais du replacement. [01:31:00] Speaker D: Allez viens. [01:31:01] Speaker B: Allez viens. Bon, on en était au bon là, maintenant c'est bon là. Tu travailles. [01:31:08] Speaker D: Je travaille, je travaille. [01:31:09] Speaker C: T'enquilles. T'es pas forcément fier de ce que tu fais, mais tout le 14ème est au courant de toi. [01:31:14] Speaker A: Voilà. [01:31:14] Speaker D: Non mais en plus, vraiment, t'aides des gens. Donc c'est pas... Y'a rien de... Tu vois? [01:31:18] Speaker C: Ah oui, non, bien sûr. [01:31:19] Speaker D: Y'a des morceaux que t'aimes bien, d'autres t'aimes moins, évidemment. T'as des fous qui arrivent. Mais bon, t'aides des gens à faire leurs projets. Moi j'aime bien, faut quand même aider les gens. Tu vois, t'es là, on n'est pas... [01:31:28] Speaker B: Faut que tu les aides à accomplir leurs rêves un petit peu. [01:31:31] Speaker D: Exactement, t'es là pour aider à faire leurs morceaux. [01:31:33] Speaker C: T'accompagnes tout ça. Et du coup là... Et pour pas cher. [01:31:38] Speaker D: À l'époque. [01:31:38] Speaker C: À l'époque, j'allais dire. Et est-ce que là, du coup, il y a des styles de musique, parce que du coup, il ya beaucoup de bouche à oreille, est-ce que du coup, ça commence à te faire aller plus dans un style qu'un autre? Ou ça reste très vrai? [01:31:50] Speaker D: Ouais, forcément. Mais en fait, je sais déjà qu'il y a des musiques qui payent moins que d'autres, d'une. Et il y a beaucoup de gens, en plus, qui font ça tout seul. Je fais beaucoup d'urban là-bas. [01:32:09] Speaker B: C'est là que tu te rends compte qu'en fait dans le métal les gens se démerdent et te disent que t'es pas un rapiste. [01:32:13] Speaker D: C'est bête mais souvent dans le métal ils font des pré-prod déjà. Il y a toujours un mec, un peu comme moi je le faisais à l'époque, moi je me démerdais un peu sur mon PC. Dans chaque groupe t'as toujours un mec qui se démerde avec une carte son, qui va faire des pré-prods, qui va bosser les morceaux en avance et tout. Et du coup, dans le rap, il y a moins ça. C'est vraiment plus une culture de j'écris, la prod' en plus elle est souvent déjà faite. Les petits trucs que je prenais, c'était des prod' YouTube déjà faites, et puis t'sais, il fait sa chanson dessus, etc. Et voilà, du coup... Du coup, c'est vrai que deux fils en aiguille, moi ça part là-dedans, ça me déplaît pas. Genre j'aime bien. Et ouais, en fait je rencontre... Tu vois, un jour j'ai une session avec tel mec, il parle de tel mec, et après il me dit... Je fais une session avec quelqu'un qui bosse dans un autre studio, en gros, globalement, mais il n'était pas libre ou je sais pas quoi, et il me dit, bah viens aussi dans mon studio. Moi je dis, bah que se la tienne! Mais je vais pas quitter celui-là, hors de question. Je vais faire les deux. [01:33:23] Speaker B: Bah oui, 16h par jour, ça fera 32. [01:33:25] Speaker D: Bah non, mais comme ça... [01:33:26] Speaker C: Je t'ai dit, attends, mais il me reste 6h. [01:33:28] Speaker D: En plus, ça tombait bien. En plus, ça tombait vraiment bien parce que, tu sais, on avait le studio, mais il y avait d'autres ingés qui étaient là avant moi. Et en fait, le fait que je prenne toute la time horaire, Ça faisait chier. Parce que moi, en fait, c'est les artistes qui me demandaient, pas que moi. Je mettais toutes les heures. On me demandait quoi. On me disait non, je préférais être avec Hugo. Donc moi, je prenais tout. Et en fait, les autres singes, ils râlaient un peu parce que j'avoue, je ne laissais pas trop de plage horaire. [01:33:53] Speaker B: Et du coup, ça fait tourner le studio aussi. [01:33:56] Speaker C: Ils étaient jaloux parce qu'ils voulaient dormir. [01:33:58] Speaker D: Oui, mais après, tu vois, c'est un peu leur taf aussi. Enfin bref, voilà quoi. Et du coup ça arrivait bien au bon moment où j'ai dit je fais que huit heures. Et je faisais les 8 autres dans un autre studio à Boulogne. Et en fait, là c'était un truc où il y avait plein de studios collés, puis là tu rencontres d'autres gens, et en fait, vraiment de fil en aiguille, là c'est vraiment de projet en projet. Tu vois, tu fais des rencontres toujours avec des gars qui gagnent de plus en plus d'argent globalement, mais qui ont les moyens de te payer sur un projet entier. Et voilà quoi. [01:34:30] Speaker C: Du coup c'est moins du one-shot et plus des projets à long terme quoi. [01:34:32] Speaker D: Tu vas revenir, pour tous les autres, tu vois... Là c'est des mecs qui ont des... Tu fais des trucs où... Bah voilà, rien que le gars il a un projet d'EP ou d'album, déjà tu vois c'est mieux que... Enfin, c'est mieux. Quelqu'un qui a un seul titre. Et tu ne sais pas s'il va éclater son titre ou pas, tu sais. Donc là au moins il y a une démarche. Et puis c'était hyper intéressant, tu fais un premier EP de quelqu'un qui a une démarches artistique, qui cherche une couleur. Tu vois, t'es là, ah ouais, c'est cool. Parce qu'un one shot, comme je te disais, tu fais tes trucs un peu automatiques, le gars il est content. [01:35:05] Speaker C: Du coup, tu peux faire un peu une recette lambda, alors que quand c'est un truc qui doit s'étaler sur un album ou sur plusieurs chansons, en tout cas, il faut que tu trouves une couleur, une identité un peu plus propre. [01:35:16] Speaker D: Des fois, on te l'impose. Au début, surtout, on te l''impose. Mais du coup, tout ça, tout ça, il y a un plus d'intérêt, tu sais, tu te dis, j'ai pas fait toutes ces heures pour rien aussi. [01:35:27] Speaker B: Là, ça commence un peu plus à s'éclairer. Je ne me suis pas fait chier à ne pas dormir, à ne pas avoir de vie. [01:35:33] Speaker D: Parce que des fois, c'est dur. Bien sûr, quand t'es là, au bout de six mois, tu ne dors pas. Tu te dis, pourquoi je fais ça? C'est dur quand même. Puis des fois, tu tombes sur des gars, ils louent Studio, c'est juste pour faire la fête. Tu es là, du coup, je ne bosse pas moi en fait. Non, juste mettre du son. Ah ouais, lourd. On t'est payé, hein, mais... Ouais, ouais, [01:35:50] Speaker B: bien sûr, ça te casse dans ton rythme. [01:35:52] Speaker D: Ouais, tu vois ce que je veux dire? [01:35:53] Speaker C: Donc voilà. Et J'ai oublié ce que je voulais dire. [01:35:57] Speaker B: Non, mais... Non, mais le studio, c'est vrai que le studio, ça... Côté fête, il y a... Est-ce que [01:36:03] Speaker C: quand tu commences à faire ça, enfin, à être sur des projets un peu plus suivis ou des trucs comme ça, du coup, tu bosses moins d'heures? Tu commences à faire moins... Ouais, en [01:36:13] Speaker D: plus, tu bosses moins, ouais. Ouais. Enfin... Oui et non, mais ce que [01:36:19] Speaker C: je veux dire c'est que t'es moins à vouloir tout remplir et plus à devoir rester un peu dispo pour les projets ou des trucs comme ça. [01:36:28] Speaker D: Bah en fait moi je prenais tout. Si je pouvais pas ne pas être dispo, je faisais en sorte que j'étais dispo quoi. Franchement j'utilisais jamais non. Des fois c'était pas bien parce que j'étais crevé, j'étais au bout du rouleau. Je faisais des sessions, j'enchaînais une session avec un artiste jusqu'à 6h du mat' et après j'avais dit oui à un truc de The Voice Kid à 8h30. Je dormais sous la console, je me réveillais 1h et après t'as des enfants quand t'as pas dormi. Dans un studio qui pue le cannabis. Et les parents qui sont là, ça sent pas un peu? Si bah... Et du coup c'est... Y'a un truc, ça dure longtemps parce que les enfants en plus ils ont un quota horaire. pour la concentration, etc. Déjà, ça ne se concentre pas sur du long terme, et en plus, il y a vraiment un quota horaire. Du coup, t'as beaucoup de pauses. [01:37:18] Speaker C: Mais t'as le droit de travailler une heure toutes les quatre heures. Ouais, exactement. [01:37:22] Speaker D: Et en plus, là, derrière, c'est des mecs qui te regardent, mais du coup, qui font quand même The Voice Kids. C'est pas n'importe qui derrière qui est là genre, faut pas que je foire, mais ça fait deux jours et demi que j'ai pas dormi, pourquoi j'ai dit oui à ça? Pourquoi j'ai dit oui à la session d'hier? Qui, elle, m'aurait rien... Enfin, en fait, tu vois, je savais qu'elle pourrait peut-être rien me rapporter. Tu vois, j'avais 10% de chance qu'elle me rapporte un truc positif. Du coup, je l'ai fait. Mais derrière, je savais que The Ruskies, c'était important. [01:37:46] Speaker B: Après, c'est toute la démarche que tu as eue depuis le début. Tu as toujours enchaîné, tu as toujours tout fait parce que tu t'es dit, si je lâche, ne serait-ce que peut-être quelques petites secondes ou un petit peu de l'est, ça va foirer, ça va pas se créer. [01:37:56] Speaker D: Mais tu vois, une session qui a changé ma vie, c'est un truc que je voulais pas faire. Ça a changé ma vie, je voulais pas faire. On m'a dit... Tu vois, plus tard, je suis dans un autre studio. Enfin bref, là, je... En gros, je vais de studio en studio, là. Là, j'ai un mini-non, mais tu vois, genre... Je suis un mec de confiance, et en gros, je vais vraiment de studio en studio. Là, je tourne dans tout Paris. Et là, genre, on me dit, ouais, il y a une session... C'est pour des top-liners. Je dis, qu'est-ce que... Oh non, le flemme. [01:38:23] Speaker C: Alors, on peut expliquer ce que c'est les top-liners? [01:38:25] Speaker D: Alors globalement, c'est des compositeurs qui composent une chanson et donc ils vont présenter à un interprète un morceau terminé. Donc il faut chanter parce qu'il faut que l'interprète, l'artiste, il entende... la mélodie de voix. Non mais la chanson terminée et se dire je vais la refaire comme à l'époque. Edith Piaf, on lui chantait la chanson avec un piano et elle disait je prends, je prends pas. On a toujours fait ça en vrai. [01:38:55] Speaker C: C'est comme des baquettes quoi. [01:38:56] Speaker D: Exactement. Sauf qu'aujourd'hui on appelle ça Top Line parce que tout le monde est... On appelle ça top-line. [01:39:01] Speaker C: Il y a une top-lineuse qui est très connue maintenant, c'est Sia, qui faisait des chansons pour Rihanna en l'occurrence. Et c'est pour ça que des fois, il y a des chanteurs, quand on les écoute, quand il y a le top-liner qui finit par faire carrière, on trouve que ça ressemble à... [01:39:19] Speaker D: Il y en a beaucoup des top-liners qui ont fait carrière en fait. Et voilà, donc en fait c'était une session où tu as les compositeurs qui viennent, ils composent. Et donc t'as des top-liners qui vont chanter la partie du chanteur, mais en yaourt. Parce qu'il faut pas non plus l'influer sur les paroles. Donc faut quand même que le mec écrive. Donc t'es là genre, ça c'est une chanson... Ça je sais que pendant 8 heures on va enregistrer 20 sons. Tu sais, mais en plus, sans les finir, en faisant des maquettes, tu vois, ça va pas sortir, rien va aboutir. J'étais là, ça sert à quoi? Je me dis, ouais ça sert à rien, peut-être que je vais dire que je suis pas là, comme ça je dors. Et en fait, je dis oui. Et là, je rencontre beaucoup de gens qui ont changé ma vie, qui m'ont dit continue et qui m'ont apporté énormément. Je peux citer Junior à la prod, Le Motif, Izzy Lee, qui m'ont apporté énormément, qui derrière, eux, en fait, quand ils faisaient les toplines, le truc, c'est qu'on faisait les toplines, mais ils les plaçaient à des artistes. Mais ils venaient en studio, sur l'artiste. Et donc après, ils m'ont dit, on connaît un super ingé, nous. Il va hyper vite. Et tu vois, il parle pas, il va hyper vite, et il est hyper professionnel. Et en fait, il m'appelait à ces sessions-là. Et du coup, d'un coup, tu fais... D'un coup, tu fais de... Je sais pas, tu vois des artistes... Qui sortent un peu moins, un peu moins reconnus, etc. Ah, Niska, tous les trucs de l'époque, tu sais, les Top, Charly et tout, t'es là. Ah ouais, quand même! Et j'ai bien fait de faire cette session, en fait. Je l'aurais pas fait, j'aurais dit non, Top Line, la flemme. Donc après j'ai continué évidemment la session de Top Line avec eux, bien que c'était pas non plus... C'est peut-être pas à chaque fois, mais... Non, mais finalement après on s'entend bien. Donc en fait c'était un bon moment, tu vois, sur ces sessions-là t'es pas trop payé, mais après derrière tu sais que tu vas peut-être aller à la session de, je sais pas... [01:41:04] Speaker C: Tu sais qu'il y a un truc [01:41:05] Speaker D: dedans qui... Kenji, il passe, et toi t'y vas quoi. Donc tu sais qu'après tout de suite tu vas pouvoir aborder en tout cas des autres artistes pour des projets que tu ne vas pas forcément faire. Mais dans tous les cas, tu mets un premier pied dans toute cette... [01:41:20] Speaker B: Dans ce rouage en plus. Je ne connaissais pas du tout ça. Moi c'est un truc que je ne connaissais absolument pas. Ces sessions de studio où justement ils viennent faire écouter de la musique, il y a un mec qui chante en yaourt. [01:41:31] Speaker D: Je sais pas si on le fait trop, maintenant chacun le fait un peu de son côté, mais à l'époque on pouvait moins, parce que c'était moins développé tu sais, mais ça a toujours existé les sessions où on fait écouter à des artistes des sons quoi. [01:41:41] Speaker C: Maintenant il y a aussi beaucoup de... enfin maintenant j'ai l'impression que les... c'est souvent envoyé, mais il y a aussi ce qu'ils font maintenant, c'est les Creative Camp un peu là, ou... [01:41:54] Speaker D: Séminaire. [01:41:55] Speaker C: Séminaire, voilà, c'est ça le nom. Où c'est plein de compositeurs, des gens qui font des mélodies, des gens qui font, enfin, de voix ou de musique ou des beatmakers ou des choses comme ça, et ils se retrouvent tous dans plein de studios, et puis ils passent de studio en studio, et puis à la fin ils produisent... Ouais, mais ça [01:42:11] Speaker D: c'est pareil, ça a toujours des faits. [01:42:12] Speaker C: Ça se fait encore beaucoup aujourd'hui. [01:42:15] Speaker D: Quand tu prends un artiste à son nom propre, ça se fait énormément. Quand c'est des groupes, évidemment, ça se fait moins. Parce qu'en fait, les groupes, ils composent ensemble. Quand c'est des interprètes, en tout cas. Des fois, ils sont qu'émoteurs, ils sont quand même chanteurs. Mais souvent, on compose pour eux. Jay-Z, il ne compose pas. On compose pour lui. Après, lui, il fait son truc dessus, mais il recherche quand même son album. Il cherche son album, il donne, il dit ce qu'il veut. Il donne une direction. Donc, tu as tout ça, tu as une direction, tu as tout un cheminement. Et donc, c'est d'autres gens qui vont bosser. Dès que ça marche, on fait les sons qui ne sortent pas forcément toujours. Deux fois sur des projets comme ça, il arrive d'enregistrer 60, 80 sons pour qu'il n'y en ait que 15 de sélectionnés en fin d'album. [01:43:10] Speaker C: Il y a même des séminaires maintenant qui sont faits par des maisons de disques qui font des séminaires et après ils redistribuent les chansons aux artistes. [01:43:21] Speaker D: C'est une session comme ça en fait. On était en studio, on enregistrait vraiment plein de sons pour plein d'artistes. Et après, on en a fait peut-être 15, donc il y en a 2 pour tel, 3 pour tel, 1 pour tel, on va voir qui va le prendre en fait. On rentabilise au max la session pour après envoyer toutes ces chansons à qui ça parle. C'est ouf. [01:43:45] Speaker B: Je le dis, je ne connaissais pas moi, je ne savais pas ce truc-là. Je savais qu'il y avait quelque chose qui se passait plus ou moins comme ça, mais l'abattage un petit peu, mais il faut bien le faire quand même. [01:43:57] Speaker D: Après, il y a des artistes qui sont plus présents que d'autres pendant la partie création, tu vois, il y en a d'autres qui sont complètement absents. Il y en a, ils ont besoin de quelqu'un pour leur dire quoi faire, quoi écrire pour lui. Enfin, tu vois, chacun a vraiment... Chaque artiste bosse un peu différemment. Il n'y en a vraiment que des interprètes, ils n'écrivent même pas leurs paroles. Il y en a d'autres, ils veulent vraiment avoir la main mise sur chaque pointée de l'album. [01:44:22] Speaker B: Et la question, c'est du coup, toujours pas de métal-rock là-dedans. [01:44:28] Speaker D: Non, bah non. [01:44:30] Speaker B: Travailler avec tous ces gens, t'as quand même fait un groupe, t'as fait des groupes, t'as travaillé là-dedans, tu travailles là-dedans... La communauté la plus cool, ça reste laquelle? [01:44:38] Speaker D: Franchement, je ne sais pas. [01:44:40] Speaker B: Ils sont tous chiants! [01:44:42] Speaker D: Tout le monde est très gentil, tout le monde est très... On va dire qu'il y a toujours des extrêmes, quoi. Après, quand tu penses dans le... Moi, dans l'industrie et tout, j'ai que des amis. Y a personne avec qui je m'entends pas. Franchement, on peut les compter sur les doigts de la main. Mais sinon... Après, t'as les fous de Twitter, t'as les gatekeepers de tous les côtés, t'en as partout, tout ça. Donc... [01:45:04] Speaker A: Voilà. [01:45:06] Speaker D: J'espère, j'espère, j'sais pas. Et... Mais sinon, en vrai, chaque... C'est bien partout, en vrai. Tu vois, même les concerts, un concert de métal est tellement différent d'un concert, tu vois, de... Je sais pas, de variettes ou de... Tu vois, les gros concerts, feux d'artifice, etc. C'est aussi, tu vois, c'est... Tu te dis, waouh, quel show! Et des fois, tu vas écouter un truc, moi je m'en rappelle, Whitechapel à la boule noire. C'était incroyable, quoi, tu vois, les trois guitares, tout sonnait bien, j'étais comme un fou, alors que t'es serré. Et tu vois, t'as... C'est pas deux ambiances qui collent pas, quoi. [01:45:39] Speaker C: C'est juste différent. [01:45:40] Speaker D: Tu peux aimer les deux, non? [01:45:42] Speaker C: Moi j'ai une petite question, vu que tu as quand même, dans tout ce qui est musique urbaine et tout ça, il y a beaucoup de beatmakers, des gens qui composent, qui font, où c'est beaucoup de travail sur l'ordinateur, qui est une compétence que tu as, tu as fait de la musique, est-ce que, à partir du moment où tu t'es dit je serais un gesson, T'as mis complètement de côté la création musicale. [01:46:04] Speaker D: Et c'est un truc qui... Est-ce que [01:46:09] Speaker C: t'as été tellement dégoûté que ça marche pas quand t'as fait de la musique que du coup c'est ça qui a fait que tu t'écris? [01:46:15] Speaker D: Non, c'est pas ça. Moi, je veux exceller dans ce que je fais. C'est enregistrer, réaliser, mixer. Et on peut pas se perdre dans faire plein de trucs. Pour moi, faire plein de trucs, c'est faire tout mal. et je veux faire un truc bien. Et donc je me suis dit je mets ça à 100%. Et quand tu vois les compositeurs avec qui je bosse, je n'arrive pas à la cheville. Tu vois, ils ont des... Je sais pas, ils ont des, tu vois, ils ont une créativité. Moi, je peux composer, mais pas à leur niveau. Tu vois ce que je veux dire? Si j'avais fait que de la compo, peut-être que, tu vois, j'aurais bossé plus la compo et que peut-être j'aurais été... Mais moi, je trouve que ma compétence, voilà, c'est ça. Et donc j'ai poussé ça à 100%. J'ai vraiment mis de côté tout, hormis ça. Après, ça me laisse quand même des bases, tu sais, de musicalité, d'écoute, tu vois, genre franchement, ça aide, franchement, ça aide énormément pour tout ce que j'ai fait. [01:47:10] Speaker C: Ouais, pour l'essence du rythme, pour le décalage ou des trucs comme ça. [01:47:13] Speaker D: Mais même le ressenti, tu vois, le ressenti d'une musique. Tu peux dire c'est une musique urbaine. Souvent, quand tu parles avec des gens qui écoutent pas trop de musique urbaine, ils disent ouais, mais c'est que des, tu vois, c'est des fausses machines. C'est pas ça, Je trouve qu'il y a quand même, même s'il y a une recherche parfois de groove, il y a quand même une recherche, tu peux quand même trouver quelque chose, tu vois, musical, etc. Après, c'est pas forcément tes codes, tu vois, mais c'est les codes d'autres. mais... Ça t'aide quand même à trouver, tu sais, un petit équilibre de groove, tu vois, ça bouge, il y a des petits percus, tu vois, si t'es pas mis en avant, tu vois, tu as un ressenti et tout ce ressenti, je pense que quand même, je l'ai depuis, grâce à tout ce que j'ai fait avant. Pour moi c'est ça qui est important quand tu mixes. Plus que ce soit théoriquement parfait, un son nickel, bien léché, tu vois. Moi j'aime les défauts. J'adore quand, tu vois, ça vit quoi. Tu vois, il y a ce petit truc, quand c'est trop bien fait, c'est bien. J'aime bien, mais tu vois, tout ce qu'on aime c'est, tu vois, une voix un peu raillée, des petits problèmes, le mec un peu en retard. [01:48:19] Speaker C: Du coup, il y a quand même ce truc où il y a des éléments qui ont été vachement implémentés encore plus dans la musique urbaine que dans le métal, bien que ça commence à venir aussi, mais tout ce qui est avec des voix tunées Des fois, abusément. Mais du coup, ça ramène de la perfection. Est-ce que c'est un peu frustrant pour toi, des trucs comme ça? Ou est-ce que tu arrives encore à trouver un moyen d'amener de l'imparfait? [01:48:53] Speaker D: Je ne sais pas, ça dépend des projets. Ça, c'est un sujet un peu compliqué parce que ça dépend. [01:49:00] Speaker C: Parce que moi j'ai l'impression que les voix tunées par exemple, moi c'est un truc qui est dans le metalcore en ce moment. [01:49:07] Speaker D: Tu parles quoi des Melodyne ou des auto-tunes? [01:49:09] Speaker C: Bah les deux. [01:49:10] Speaker D: Non c'est pas pareil. [01:49:14] Speaker C: Le Melodyne, déjà, ça permet de corriger, de faire croire qu'il n'y a pas de... C'est ça? En gros, il y a une fermeur. En fait, le Melodyne, c'est l'autotune comme on doit l'utiliser. Et l'autotune, c'est quand on le met à 100%. [01:49:29] Speaker D: C'est une marque, mais du coup, ça sonne effet. [01:49:34] Speaker C: Ça dépend de la quantité que t'en mets aussi. [01:49:38] Speaker D: Mais bon, le bien, c'est de le mettre à fond. [01:49:40] Speaker A: Voilà. [01:49:40] Speaker C: C'est T-Pain. T-Pain c'est un peu ça. [01:49:44] Speaker D: Oui bah c'est celui qu'il a inventé. [01:49:46] Speaker C: Enfin qu'il a utilisé comme ça. Et Melodyne ça permet juste de corriger les courbes pour que la voile soit... [01:49:52] Speaker D: Ouais Melodyne en vrai c'est le plus dangereux. Y'a plein de gens qui me disent ouais Autotune ils savent pas chanter. Si tu savais, ceux qui savent chanter qui ont Melodyne... Parce que ça, tu l'entends pas. Mais nous, on le sait. [01:50:03] Speaker C: Quand tu regardes le truc, tu vois que c'est parfaitement... Les notes, elles sont parfaitement parfaites. [01:50:10] Speaker D: Après, trop, ça se voit quand même. [01:50:12] Speaker C: Mais c'est devenu un peu un standard, ça, aujourd'hui. Il y a beaucoup de chanteurs qui veulent que leur voix soit parfaite parce que je pense qu'il y a une espèce de matrixage de la perfection. Est-ce que c'est un truc avec lequel s'en parler d'artistes en particulier? Est-ce que, on peut le dire, quasiment tous les... Enfin, je pense qu'il y a très peu d'albums où il n'y a pas de Melodyne, au moins un petit peu. [01:50:37] Speaker D: Ça c'est sûr. [01:50:39] Speaker C: Moins une petite correction... Ouais, mais juste [01:50:41] Speaker D: même attaquer la note, tu vois. [01:50:43] Speaker C: Oui, parce que la note, elle monte... [01:50:46] Speaker D: Juste aller attaquer une note, ça va plus vite, c'est un petit... Ouais ouais, [01:50:49] Speaker C: c'est des petits boosts. Non mais est-ce que c'est frustrant un peu des fois d'avoir des artistes qui sont là, non mais il faut que tu corriges le truc alors que tu trouves que ça amène une vibe... [01:51:01] Speaker D: Mais on me le dit pas. Y'a aucun artiste qui me dit de corriger moi. Par contre je corrige et on me dit, waouh super ce que t'as fait sur ma voix. Génial comment... Mais en fait on me le dit... Je sais pas, on me le dit pas en fait. Moi je le fais d'emblée mais je le dis pas que je le fais. [01:51:14] Speaker B: Il n'y a pas des obsédés? [01:51:15] Speaker D: Non, il n'y a pas de conflits. Mais ça, je le fais dans mon coin plus tard. Sur la maquette, ce n'est pas comme ça. T'inquiète. C'est la reverb. Mais vraiment, j'abuse pas non plus du truc. Tu le lisses un peu. [01:51:31] Speaker B: C'est faire l'équilibrice quand même. [01:51:33] Speaker D: Ouais, mais en fait ça se fait, je pense même plus. [01:51:37] Speaker B: C'est pas négatif dans ma bouche. [01:51:39] Speaker D: Je pense qu'en même temps tout le monde le fait, quand tu produis un album aujourd'hui, c'est très produit. Mais moi vraiment le truc c'est que je le fais mais sans que ça se sente, je sais pas si tu vois. En fait j'aide, mais je vais pas pousser à l'outrance, je garde le petit défaut quand même, je sais pas comment te dire. [01:51:56] Speaker B: Ça reste humain. [01:51:58] Speaker C: C'est juste que ce que tu fais en trois prises, ce qu'ils auraient pu faire en 30 quoi. Où tu peux récupérer chaque mot, chaque machin. [01:52:06] Speaker D: Des fois je fais ça. Tu fais des petits montages de mots. Putain j'avais pas dit ça comme ça le mot. Non mais t'inquiète. [01:52:12] Speaker C: Ça c'est un plaisir. Enfin pour les interviews comme pour tout. [01:52:15] Speaker D: Oui bien sûr. [01:52:17] Speaker C: Mais ouais, tu essaies de garder le... de rendre les humains à leur meilleur, mais pas... [01:52:23] Speaker D: Exactement, ouais, ouais, pas trop, pas trop. À part ce que... Non, on me demande pas, on me demande pas. [01:52:27] Speaker C: Ok. [01:52:28] Speaker D: On me demande pas. [01:52:29] Speaker B: Et du coup t'es pas frustré de pas faire de musique? [01:52:32] Speaker D: De moi, d'en jouer? Non. [01:52:35] Speaker B: Non? [01:52:35] Speaker D: Ouais. J'en joue de beaucoup. Mais j'ai mes autres activités. [01:52:38] Speaker C: Les jeux vidéo, ça je pense que t'as gardé. [01:52:41] Speaker D: Ouais. Non, mais même dans un... Tu sais, genre... J'en refais un peu, tu sais, des fois t'en refais... J'ai des périodes où j'ai envie d'en faire, j'en fais... [01:52:50] Speaker C: Tu fais tes batteries? [01:52:51] Speaker D: Ouais, moi je fais la guitare, même je m'enregistre, j'enregistre des trucs, quoi. Mais c'est des... C'est pas mon métier, quoi. Tu vois, moi je suis quand même consacré à ce que je fais, quoi. Je me dis pas... Tu vois, comme tu dis, j'ai fait le deuil de la musique, maintenant je veux pas... En plus, moi c'est un peu... Mon mental il est un peu comme ça et c'est ça qui peut être chiant et je me trouve chiant pour ça. C'est que dès que je commence à faire de la musique, même je joue pour moi, tout de suite, je me fais un cheminement. Non mais là, tu fais un single, après tu fais un EP. Là, faut réussir là-dedans maintenant. Là, si tu te fais ça, il faut une couleur, il faut un truc. Et en fait, tout de suite je me chauffe moi. Et ouais, en fait, dès que je fais un truc... Et même dans les jeux vidéo, tu vois. Jeux vidéo, je joue toute la nuit pour avoir les meilleures mécaniques, pour m'entraîner, pour après être au top du... Tu vois, mais même... [01:53:41] Speaker C: On s'en fout de... Non, j'ai pas [01:53:42] Speaker D: trop Dark Souls, mais... Mais tu vois, j'ai un jeu de... J'ai des petits jeux, des petites applis de jeux, là. Comme tout à l'heure, tu parlais de tes jeux sur ta nouvelle appli. C'est une nouvelle appli. Et là, j'ai un classement. Je suis top monde, moi. Tu vois, je suis dans le top 5 monde. Tous les mois. Et là j'y étais pas, franchement je l'ai mal pris. [01:54:02] Speaker C: Bah faut que t'installes l'appli Rastless comme ça tu vois. [01:54:04] Speaker D: Mais attention! Là vous m'avez parlé d'un truc qui saute là? [01:54:08] Speaker C: Ouais ouais. [01:54:09] Speaker D: Peut-être que... [01:54:11] Speaker B: On va le voir apparaître! [01:54:13] Speaker C: J'suis pas sûr de te voir... [01:54:14] Speaker D: C'est un peu mon comportement qui fait que, tu sais, je suis vraiment toujours comme ça. [01:54:17] Speaker C: Jusqu'au boutiste quoi. [01:54:18] Speaker D: Voilà, donc en fait je me mets aussi parfois à des barrières un peu... Tu vois, la musique... Dès que je commence à en faire, je me mets des... Ça part dans tous les sens. [01:54:26] Speaker C: Tu ne devrais pas être suffisamment désinvolte pour te laisser aller. [01:54:29] Speaker D: Exactement. Franchement, tu vois, des fois, ça me fait chier. Je ne sais pas si d'autres gens comme moi... Moi, ce n'est pas pareil, [01:54:38] Speaker C: mais c'est un peu pareil. Quand j'ai une idée d'un truc, il faut que je le fasse bien. La différence de ça, c'est que du coup, je ne le fais pas. Parce qu'en fait, je me mets tellement de trucs au bout d'un moment, je me dis que ça ne va pas être parfait comme ça, donc ça ne sert à rien de le faire. Ou alors, pour que ça atteigne ce niveau, il faut que j'y passe tant de temps et je n'ai pas le temps. Voilà, c'est ça. Ça, c'est ce qui m'arrive. Procrastination. [01:55:04] Speaker B: Moi je suis une merde. [01:55:06] Speaker C: Mais ça tu le fais bien. [01:55:07] Speaker B: Mais ça je le fais vachement bien. [01:55:09] Speaker C: Moi j'ai deux dernières petites questions pour toi. Enfin pour moi en tout cas. Est-ce que ta culture métal... T'as servi déjà sur des projets de musique où ça n'a rien à voir. Est-ce que des fois, t'as eu une idée de faire faire un truc à un mec, il faut que tu l'attaques comme ça ou comme ça? Est-ce que t'as une petite anecdote que tu pourrais nous raconter là-dessus? [01:55:31] Speaker D: Si t'écoutes bien, moi Kamoun, le son que j'ai fait avec Kalash qui avait un peu marché, si t'écoute bien, je rajoute des amplis guitare sur les voix à fond. J'étais pas un des premiers à faire ça, mais ça m'est resté. J'aime beaucoup être disto dans les trucs. Après je mixe un peu l'urban comme du métal, mais en même temps je mixe le métal comme du rap. Je fais sonner fort les caisses claires sur... Tu vois, je sais pas comment... Je sais pas comment dire... [01:56:02] Speaker C: C'est un peu comme ça, ouais, c'est [01:56:05] Speaker D: vrai, c'est exactement ça. Ça, j'aime bien, et du coup... [01:56:09] Speaker C: C'est le côté beat hip-hop qui remonte, [01:56:10] Speaker D: qui ressort... Ça, j'ai toujours aimé les trucs de Dre. En fait, t'es toujours trop fort. C'est toujours trop fort, t'es là... Et en fait, ça m'a vraiment marqué, et du coup, j'ai toujours fait ça. Et voilà quoi. [01:56:22] Speaker B: Est-ce que t'as déjà écouté du Slayer pendant que t'étais en train de discuter avec des artistes qui étaient urbains? [01:56:29] Speaker D: Ouais mais y'a plein d'artistes qui sont hyper... J'aurais fait découvrir plein de trucs. Ouais Slayer peut-être pas. Mais j'avais fait écouter Some Kind of Monster, ouais. [01:56:38] Speaker B: Ah oui, c'est déjà pas mal, ouais. [01:56:41] Speaker D: T'es comme un fou, t'es là, ça existe! [01:56:44] Speaker B: Mais c'est pas tout récent! [01:56:46] Speaker D: Parce qu'en fait on a des cultures, tu vois là par exemple je prends un exemple, j'étais avec un artiste une fois mais il y avait une culture africaine, congolaise, incroyable Il n'avait pas la culture, tu vois. Par exemple, il ne connaissait pas les Beatles.! Et tu vois, je me rappelle, il y avait un bouquin dans le studio, les Beatles. Je me disais, tu connais toi ça? Bah ouais, quand même, c'est un peu connu. Mais en fait, il ne connaissait pas, mais en fait, il avait une culture sur des trucs. Et du coup, on se montrait des trucs, tu vois, on avait passé une heure à montrer. Et en fait, je me dis, il n'y a pas de, tu vois, il n' y a pas de culture en vrai. Tu vois, elle est tellement globale que... que voilà, quoi. Ouais, j'avais fait découvrir des trucs comme ça. Moi, je ne fais pas toujours les bonnes réactions. [01:57:25] Speaker B: C'est normal, après ça tu tiens bon. [01:57:26] Speaker D: Mais faut y aller soft, faut commencer doucement, faut pas commencer fit for working quoi. [01:57:31] Speaker B: Effectivement. [01:57:35] Speaker C: Et j'ai une question qui est, est-ce qu'il y a des sons, un peu dans les trucs actuels en hip-hop ou voilà, des sons qui pourraient, à ton avis, accrocher des gens qui écoutent du métal? Tu vois, tu dis, ah tiens, ce [01:57:50] Speaker D: titre... Oh, bah je sais pas, parce que... [01:57:53] Speaker C: Je prends un mot dégoûté. Ouais, des trucs de ces dernières années, quoi. [01:57:57] Speaker D: Ah là, faut que je parle à des gens qui écoute que du métal, par exemple? [01:57:59] Speaker C: Ouais. [01:58:00] Speaker D: Uniquement? Déjà, le premier accès des gens qui écoutent du métal, en vrai, c'est vite Post Malone. Quand tu regardes bien, tous ceux qui écoutent du métal, ils vont vite vers Post Malone. Bon, pas les derniers albums country, là, mais par exemple, tu prends ce qu'il a fait avec Ozzy Osbourne. Tu peux y aller, globalement. Mais bon, ça, moi, pareil, pour moi, c'est pas... [01:58:19] Speaker C: Je pense plus dans des trucs français. [01:58:22] Speaker D: Plus trap? [01:58:23] Speaker C: Ouais, plus trap par exemple. À Trap Metal, les gens commencent à être un peu habitués à ça, mais je pense qu'il y a par exemple... Ah, de français? Ouais, de français, parce qu'en France... [01:58:34] Speaker D: Il y a beaucoup de métalleux qui me valent déjà? [01:58:35] Speaker C: Ouais, c'est ce que j'allais dire. C'est une bonne porte d'entrée parce qu'il y a des titres quand même qui ont une certaine vénère. [01:58:40] Speaker D: Parce que lui, il n'a pas tant que... Je crois que son frère, il l'écoutait beaucoup. En fait, son frère, il l'aimait beaucoup. Mais lui, je crois qu'il n'a pas tant. [01:58:46] Speaker C: Je crois qu'il a quand même une petite culture. Il avait fait le rock rap avec... Mike Fly et Carlito, là, on voit qu'il a quand même... [01:58:54] Speaker D: Il a une culture rap qui est... Elle est poussée, lui. Oh, lui, il est chaud. Mais ouais, enfin, beaucoup de métallurgie. [01:59:02] Speaker C: Bien plus chaud que ce qu'on imagine. Il y a plein de gens qui prennent... Moi, maintenant, j'ai l'impression, Vald, il était un petit peu... considéré comme un mec qui s'y connaît pas des masses. J'ai l'impression qu'au début il était un peu basé. [01:59:15] Speaker D: Ah oui, son image du début. L'image du début NQNT. [01:59:19] Speaker C: Alors qu'en fait il a une... Moi [01:59:20] Speaker D: je pars du principe que t'façon tu fais pas de musique sans... Les artistes ils ont tous une grosse culture. Ils écoutent tous beaucoup de trucs. Même si des fois... Tu vois un clip de l'un ou l'autre, tu te dis, lui, franchement... Mais en fait, des fois, ce n'est qu'un personnage, des fois, ce n'est que... Tu vois, c'est... Derrière, en vrai... Enfin, tu prends tous ceux avec qui j'ai bossé, tous ceux qui sont là, ça travaille énormément derrière, quand même. Tu vois, ils sont pas là pour... Parce qu'ils sont bêtes, hein. Mais du coup, un artiste, je sais pas... [01:59:52] Speaker C: C'était comme ça au cas où, si t'avais eu... [01:59:54] Speaker D: Un truc qui semblait... Je sais pas, parce qu'en fait, tu [01:59:57] Speaker C: vois... Ça dépend de ce que t'amènes. [01:59:59] Speaker D: Ouais, parce que tu peux écouter, je sais pas, peu importe, Nero, tu vois... Enfin chez moi ça me choque. [02:00:04] Speaker C: Un truc où dans l'énergie... Ouais, il [02:00:06] Speaker B: y a un rappeur qui aurait utilisé un son qui peut parler à des métalleux, quoi. [02:00:11] Speaker C: Ouais, tu vois, ou un truc où c'est vraiment énervé et... [02:00:14] Speaker D: Tu disais, non, il avait fait ça. Il avait samplé Ivanescence. [02:00:16] Speaker C: Oui, il avait samplé Nightwish, je me souviens, oui. [02:00:18] Speaker D: C'était pas Ivanescence? [02:00:19] Speaker C: C'était Nightwish, le morceau... Bah en vrai, [02:00:21] Speaker B: c'était un can musical. [02:00:22] Speaker C: C'était plus le can, mais... [02:00:24] Speaker B: Mais non, mais il y avait aussi un... C'était considéré comme un rappeur, je sais plus son nom, mais il était de Saint-Denis, puis il montait sur la tour de Saint-Denis, puis il jouait de la gratte, comme ça, il mettait de la grosse gratte sur tous ses trucs, et il rappait, mais c'était toujours de la grosse gratte. C'était un jeu, non? [02:00:37] Speaker D: J'ai pas envie de dire une bêtise, je sais pas, mais je crois que c'est... Enfin, moi avec les noms, je suis toujours désastreux, mais c'est pas au boy. [02:00:42] Speaker B: Je sais plus du tout, mais c'était ouf parce que personne n'en a parlé, mais c'était vraiment très bien fait. [02:00:47] Speaker D: Tout le monde en avait parlé. Il était sur la tour Samsung, il descendait avec sa guitare. Je crois que c'est Oboy, j'ai pas envie de dire bêtise. [02:00:55] Speaker B: C'était un rappeur, il jouait que des gros trucs de gratte comme ça. [02:00:59] Speaker D: La guitare, il était produit par Aaron. [02:01:07] Speaker B: Ah oui, d'accord, ok. [02:01:09] Speaker C: Aaron... Lily. Oui, le groupe. [02:01:11] Speaker D: Le groupe, ouais. Ouais, ouais, pas Aaron... Pas Aaron Matt. Non. [02:01:15] Speaker B: Ah oui, oui, je me consommais à ça. On lui fait des bisous, mais je [02:01:18] Speaker C: ne sais pas lui. D'ailleurs, Aaron, qui a un duo. [02:01:21] Speaker D: Oui, exactement. [02:01:21] Speaker C: Et un des deux du duo était dans Mass Hysteria. [02:01:24] Speaker B: Exactement. [02:01:25] Speaker C: C'était le mec qui faisait les machines et guitare dans Mass Hysteria. Exactement, moi je savais pas. Fourriat, tout ça, c'est le gars qui est dans... Et qui d'ailleurs a continué à faire les machines, la plupart des machines, alors un peu moins maintenant, je crois, sur le dernier album. [02:01:41] Speaker B: Non, il est toujours là. [02:01:41] Speaker C: Il est toujours là, mais il y a d'autres gens qui sont rentrés dans le pool. Mais toutes les machines, c'est encore lui qui les fait dans Mass hysteria. [02:01:48] Speaker D: Le monde est petit. [02:01:49] Speaker C: Le rock est là partout. [02:01:50] Speaker D: On est partout. [02:01:52] Speaker C: Ils sont là, dans les ruelles. [02:01:55] Speaker B: Sur les réseaux sociaux, globalement, dans les gens qui travaillent un peu. Non, il y a quand même beaucoup de gens. [02:01:59] Speaker D: Oui, il y en a plein. Enfin, un peu plus loin, je ne sais pas. Ça dépend avec qui, mais après, il y a beaucoup de gens qui ont une culture musicale large. [02:02:09] Speaker B: Ils ne se posent pas trop la question. [02:02:11] Speaker D: Et même quand elle n'est que rap. En fait, là, c'est pire. Parce qu'ils connaissent même les bouts de samples. Tu sais, il y a des mecs avec qui ils se posent, ils disent «Waouh! Ah ouais, tu connais ça toi?» Après, si t'aimes un peu le métal, normalement t'aimes bien un peu la castagne. À l'époque, Hardcore et NTM, c'était pas si loin. Tu vois, le message... [02:02:33] Speaker C: C'était une grosse rêve, ne serait-ce que Plemo. Il y a énormément de trucs qui viennent de NTM dedans. plein de punchlines. Dans les artistes français ou francophones de rap qui plaisent pas mal aux métalleux, en vrai, j'ai deux noms qui me viennent en tête. J'ai Stupéflip d'abord, qui a quand même pas mal de fans parmi les gens qui écoutent plutôt du rock. Et étonnamment, PNL. PNL, j'ai rencontré pas mal de métalleux qui kiffent PNL. J'en ai même interviewé. [02:03:04] Speaker D: PNL c'est le Michael Jackson français. [02:03:06] Speaker C: Un peu. [02:03:06] Speaker D: Tout le monde aime PNL, c'est ça? [02:03:08] Speaker C: Pas moi, mais moi j'ai une identité, c'est pour ça. [02:03:13] Speaker D: Par contre, PNL, ils ont une identité artistique qui est forte. [02:03:17] Speaker C: Bah oui, c'est sûr. [02:03:19] Speaker D: Et ça, tu vois, c'est hyper louable. [02:03:21] Speaker C: Non, mais bien sûr. Et c'est vraiment le truc du... À l'époque où ça cartonnait, je me souviens que tout le monde écoutait. Et c'est vrai que c'est les mots dans le rap. C'est vraiment au rap ce qu'est les mots et au... Parce qu'ils mettaient des [02:03:35] Speaker B: slims, ils avaient des mini-mèches. [02:03:37] Speaker C: Non, non, mais le côté... J'ai l'impression que c'est la première fois où la mélancolie était aussi assumée. [02:03:44] Speaker D: Je vois ce que tu veux dire, je ne le veux pas. [02:03:46] Speaker C: Ah ouais, non, je ne parlais pas du look. Ça c'est Pierre qui comprend ça parce qu'il est teubé, mais... Non, moi je parlais juste du look, pas du look, mais du... Du mot de couverture et d'émotion et de... PNL, Deftones, ils ne me feront pas quoi. [02:04:01] Speaker D: Ouais. [02:04:03] Speaker C: J'irais quand même plus voir Deftones, mais bon après c'est la question. [02:04:10] Speaker B: On pourrait parler encore des milliers d'heures, mais c'est la fin de l'émission quand même. [02:04:14] Speaker D: En tout cas, merci infiniment pour tout ça. [02:04:16] Speaker B: J'ai appris des trucs en plus et tout, donc je suis très content. Merci infiniment d'avoir accepté l'invitation. Merci de faire ce boulot. On va rester en contact parce que je veux savoir absolument ce que tu vas faire dans le futur. Et ne le dis pas maintenant. [02:04:27] Speaker D: Je ne le dis pas parce que je n'ai pas trop le droit. [02:04:30] Speaker C: On peut dire les derniers trucs qui sont sortis sur lesquels tu as bossé, comme ça les gens peuvent écouter des [02:04:35] Speaker D: trucs Bah là, le dernier album de P.L.K. c'est ce qui marche le mieux actuellement. Je pense que tout le monde sait qui est sorti. Il a fait son deux Stades de France de suite là. Et là prochainement, j'ai Adèle Castillon qui a annoncé son album, donc je peux le dire que j'ai bossé dessus aussi. [02:04:48] Speaker C: Qui a annoncé son album depuis la terrasse d'une snack, je crois. [02:04:52] Speaker D: À Nantes. À Nantes, ouais. Tout à fait. [02:04:54] Speaker B: Eh ben, mise à yeux. [02:04:57] Speaker D: Et là, c'est vraiment le dernier truc que j'ai fait. Voilà, c'est ça. Après, cette année... Oui, mais c'est bien. [02:05:04] Speaker C: J'imagine qu'il y a beaucoup de choses, quoi. [02:05:06] Speaker D: Oui, deux, trois. [02:05:07] Speaker C: Si t'arrêtes pas. [02:05:08] Speaker D: Mais oui, voilà. [02:05:09] Speaker C: Ah oui, dernière petite question, excuse-moi. Mais tout à l'heure, il y a des gens qui demandaient si tu avais ton propre studio. [02:05:16] Speaker D: Ah oui, oui, oui, j'ai mon propre studio. J'étais dans beaucoup de studios avant et en fait, j'ai monté mon propre truc. Et voilà mon studio aujourd'hui, qui n'est pas chez moi, mais c'est le mien. Il est petit et voilà quoi. [02:05:30] Speaker C: Et j'ai une autre question. Est-ce qu'il y un groupe métal. Si demain il y avait un groupe qui venait te voir, qui dit ah putain j'aimerais bien essayer de bosser avec toi et tout, est-ce que tu serais chaud de faire un groupe de métal? Et si oui, lequel? Lequel t'aimerais bien faire? [02:05:49] Speaker D: Non mais déjà oui. Je pense que moi j'aime bien tout ce qui est... Quand tu regardes tout ce que j'ai fait, en vrai c'est très large. Parce que... En vrai c'est très large quand même ce que j'aie fait. Donc oui, c'est toujours intéressant. Est-ce que j'aurais les capacités... Je pense... Mais pas... Ouais je pense. Quel groupe tu me dis? [02:06:10] Speaker C: Ouais. Un groupe français par exemple. [02:06:12] Speaker D: En fait j'aimerais pas qu'ils me viennent voir. pour qu'ils veulent mélanger du rap et du métal, et j'aimerais pas qu'ils viennent me voir pour ça. Tu vois, si je fais un groupe de métal, j'aimerais faire que du métal. Pas, ouais, tu fais bien du rap, viens, on mélange nous, viens, non. Ça, ça m'intéresse pas. [02:06:28] Speaker C: Un truc de métal absolu, quoi. [02:06:29] Speaker D: Un truc de métal absolu. Il faut que ce soit français? [02:06:31] Speaker C: Ouais, je sais pas, c'est... Parce que [02:06:33] Speaker D: moi, ma connaissance, aujourd'hui, des nouveaux groupes... [02:06:36] Speaker C: Non, mais c'est des nouveaux internationaux. [02:06:38] Speaker D: Ouais, international. Faut que j'en dise un, faut que j'en dise un... Attends, on aurait dû poser la question plus tôt ça! J'aurais pu réfléchir pendant une pub! [02:06:47] Speaker C: J'avais plein d'autres questions, parce que tu vois, j'aurais pu aussi te demander qu'est-ce que tu penses des groupes français quand ils font du rap, tu vois, par exemple, je sais que c'est sur Len Marx, les métalleux trouvent que c'est vachement bien, et les gens qui écoutent du rap, ils trouvent ça un peu cliché, pas ouf. [02:07:03] Speaker D: Je peux dire un truc? Moi je trouve que... En fait j'adore ce qu'ils proposent mais je trouve que leur rap il est un peu... tu vois c'est hyper bien ce qu'ils font mais il est un peu daté, pas daté je dirais pas ça mais en fait je trouve que votre métal vous le faites tellement plus à 200% tu vois je trouve qu'elle réduit un peu mais par contre je pense qu'il faut continuer là dedans genre j'aime bien ce mélange, en vrai j'aime bien ce mélange. Je sais pas comment dire, mais je trouve que ça, sur certaines parties, ça descend un peu à mon goût, en fait. En fait, moi, quand j'écoute, c'est les parties que j'aime le moins. Tu vois ce que je veux dire? C'est plutôt ça, comment je le dis, c'est plutôt moi, j'aime beaucoup moins ces parties-là. [02:07:45] Speaker C: En fait, t'aimerais que les niveaux, les parties hip-hop soient au niveau de leurs parties métal, quoi. [02:07:50] Speaker D: Ouais, c'est un peu ça. Mais c'est moi, comment ça me touche. Tu vois, c'est moi comment ça me touche, parce qu'il y a beaucoup de gens qui écoutent... Enfin, chacun a ses propres goûts, surtout sur ça, je vais pas dire que... Mais moi, pour moi, c'est les parties qui t'aiment le moins. C'est pas désagréable non plus, c'est juste... C'est pas désagréable non plus, mais moi c'est vraiment genre... Ça pourrait être... Bungers! Par contre, ce qu'ils font, franchement, j'adore ce qu'ils font. [02:08:19] Speaker C: Après, ce qu'on peut leur reconnaître, c'est que leurs parties hip-hop sont mieux que les parties métal dans les chansons de hip-hop. Qui n'existent pas. Donc, là, quelque part... [02:08:32] Speaker D: Il y en a, il y en a. Alors y'a des trucs de reprise de samples, etc. Ouais, y'a pas de... Non [02:08:39] Speaker C: mais c'est pas grave hein, y'a pas de jugement. Bah bon, y'en a quand même qui sont meilleurs que d'autres. [02:08:42] Speaker B: C'est tout. [02:08:43] Speaker D: Y'a pas de jugement. [02:08:44] Speaker C: C'est juste pour le ragebait ça, y'a [02:08:47] Speaker D: pas de... Vas-y, vas-y, vas y à fond. [02:08:51] Speaker B: En tout cas, merci beaucoup. Il y aura tous les renseignements pour te retrouver, bien sûr, en description de la vidéo sur YouTube, sur le replay qui sortira ce vendredi. Et on te souhaite le meilleur, même si c'est déjà le cas, mais on [02:09:04] Speaker D: te souhaite encore mieux. [02:09:05] Speaker B: Ne toucher des artistes fous et que tu nous dises, tu ne savais pas quoi. [02:09:09] Speaker C: Surtout que tu ailles faire Jay-Z la prochaine fois, quoi. [02:09:11] Speaker D: Ce serait bien ça. [02:09:12] Speaker C: Ce serait pas mal Jay-Z. [02:09:13] Speaker D: Ce serait pas mal Jay-Z, mais bon. C'est un peu haut là. [02:09:16] Speaker B: Bah ouais, pourquoi pas. De toute façon tu te lâches pas l'affaire. [02:09:20] Speaker D: C'est vrai que maintenant je parle anglais. [02:09:21] Speaker B: Ah bah voilà tu vois c'est déjà... [02:09:23] Speaker D: Ah il parle anglais. [02:09:24] Speaker B: Si vous aussi vous avez envie de célébrer la fin de cette émission comme il se doit, allez sur notre application de notre site internet et soutenez-nous financièrement à partir de 6,66€ par mois. Vous pouvez choisir le titre de fin d'émission qui est un titre français, de la francophonie, on va faire un plus rapide. et vous proposer et au fur et à mesure on les diffuse donc n'hésitez surtout pas. Aujourd'hui c'est Sushi Ice qui a choisi Beyond The Sticks qui ont déjà été nos invités. Vous avez la vidéo disponible sur Youtube et le podcast aussi sur notre site et notre application avec Self Hatred, le Hellfest 2023 et elle dit groupe de hardcore qui vient tout droit de tour. [02:10:06] Speaker C: Oui, tu voulais... Non, non, il y a un commentaire drôle, mais je ne vais pas le lire. Je crois qu'on a vu le même. Mais on a tous rigolé, en tout cas. Ça, je prétends dire qu'on a tous rigolé. Mais je ne vais pas le dire. [02:10:20] Speaker B: Non. [02:10:21] Speaker C: Il fallait attendre live. [02:10:23] Speaker B: Et puis bah merci Enjoy, merci à Amélie aussi qui n'est plus là, merci Ben. Et merci à vous d'avoir regardé, merci à vous d''avoir suivi, merci à vous de soutenir le métal et de soutenir Restless. Bon courage pour demain matin, oui c'est lundi, il va falloir bosser, bon bah ça c'est comme ça. Mais au moins vous avez passé un bon dimanche soir, on se retrouve dimanche prochain. Et demain matin on verra s'il y a une matinale, je sais pas, j'en sais rien. Voilà, des bisous, bye bye! [02:10:47] Speaker C: C'est où c'est là? [02:10:58] Speaker A: Save my pride! Vendredi, c'est ça! Vendredi je suis connu! Merci [02:13:27] Speaker D: Hellfest Merci [02:13:33] Speaker C: de nous rappeler à [02:13:35] Speaker D: quel point ce genre de musique live [02:13:39] Speaker C: comble tous les passionnés rassemblés que nous sommes aujourd'hui On n'enferme pas la passion, [02:13:49] Speaker D: on la laisse exprimer sur des scènes comme celle-ci. Organisateurs, bénévoles, intermittents, public, musiciens, tous ceux que j'oublie, rien de tout cela ne serait possible sans vous. [02:14:03] Speaker A: Faites du bruit pour vous! Un pour le caillou. [02:14:13] Speaker D: Deux pour le spectacle. Et voilà, c'était mon souvenir.

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