#152 - SKÁLD

Episode 152 • October 30, 2026 • 02:02:01
#152 - SKÁLD
Bang!Bang! RSTLSS
#152 - SKÁLD

Oct 30 2026 | 02:02:01

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Show Notes

Nous avons reçu les groupe SKÁLD, groupe français qui cartonne à l'international, qui n'est pas Metal, mais qui est apprécié de notre communauté. Ils font un son que certains mettent dans la catégorie pagan, mais c'est plus complexe que ça. Revenons sur ce style, avec leur explications et vous allez voir, c'est ultra intéressant et personnellement, d'un genre qui ne m'interesse pas forcément, ils m'ont transporté et je peux vous dire qu'ils n'ont fait que valider mon envie d'aller plus loin avec eux !

Bonne écoute !

Pierre

Amélie, Ben, Enjoy The Noise, Gladyce, Marcell, Nali & Pierre passent des clips, donnent l’actualité et discutent de ce qui est diffusé avec les BANGERS (auditeurs, viewers de l’émission).

BANG! BANG!, c’est tous les dimanches à 18h. C’est l’émission Metal & Alternative Rock de RSTLSS en live TWITCH et en VOD sur notre chaine YouTube et en podcast sur toutes les plateformes.

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Episode Transcript

[00:00:03] Speaker A: Sous-titres [00:00:17] Speaker B: réalisés para Bang, bang, bang, bang! [00:00:20] Speaker C: la communauté d'Amara.org Comme tous les dimanches, c'est bang, bang! Le meilleur du métal et de l'alternative rock, c'est à partir de 18h, le rendez-vous est donné, bordel de merde! Alors il va falloir vous rejoindre, nous rejoindre, se joindre à nous. [00:00:31] Speaker D: C'est ça que tu voulais dire. [00:00:33] Speaker C: Des fois je peux parler correctement français, mais ça c'est la Pologne, ça me reste en moi, je ne peux pas en sortir, qu'est-ce que vous voulez? Nazrovi, d'ailleurs. Retire au passage. Bon, peu importe. Toujours est-il que, comme tous les dimanches, on est ici pour célébrer une musique qui est trop souvent mise de côté. Et d'ailleurs, on est les seuls à faire une émission, donc c'est une preuve que malheureusement, eh bien, il va falloir faire des efforts. Et on compte sur vous pour sauver cette musique, on compte sur vous pour pouvoir la célébrer. Et on sait déjà que vous le faites. Mais là, ce soir, peut-être que vous allez encore pouvoir faire mieux, puisque vous allez peut-être découvrir nos invités de la soirée, les bien-nommés Scar! [00:01:10] Speaker E: On a tout donné. [00:01:11] Speaker D: Là, j'étais à fond. [00:01:12] Speaker C: C'est bon. [00:01:15] Speaker D: Oui, j'ai un petit problème. Petite maladie. [00:01:21] Speaker C: Bon, en tout cas, bonsoir. Merci infiniment d'être ici dans ce canapé et d'avoir accepté l'invitation. Merci de venir parler aussi de votre groupe et de ce style musical. Alors, je voulais dire antenne, mais je vais le dire encore une fois à l'antenne. et j'y connais strictement rien. Donc ce qui va être intéressant ici, c'est de voir tout un parcours et qui va me faire comprendre comment on en arrive là et ce que ça signifie. Parce que c'est important aussi pour comprendre les choses, c'est mieux. C'est juste donner un style de musique, bon, les goûts, les couleurs, ok. Mais des fois on peut d'un seul coup trouver la chose encore plus intéressante en ayant tous les petits... et tenant les aboutissants. [00:01:56] Speaker D: Oui, parce que c'est vrai que quelque part on traîne un petit peu dans les mêmes festivals, dans les mêmes concerts, on se retrouve un petit peu partout ensemble. Voilà, c'est ça qui est fou! [00:02:10] Speaker B: La musique n'a absolument rien à voir avec le métal, à part peut-être les voix de gorge. [00:02:16] Speaker D: C'est vrai qu'il y a peut-être, pour certains, ils trouvent un côté héroïque fantaisie ou quelque chose comme ça aussi, qui joue aussi peut-être là-dedans. [00:02:24] Speaker B: Il y a des textes communs aussi. [00:02:27] Speaker C: Bon, vous êtes Scald, vous existez depuis combien de temps? Quelle est un peu l'histoire jusqu'à aujourd'hui pour en faire un résumé pour ceux qui ne connaissent pas? [00:02:37] Speaker B: En résumé très simple, ça existe depuis 2018, ça a commencé à être enregistré en 2017, c'était sur un label d'Universal qui est Decca Records, et c'était peut-être, je pense qu'eux ils le voyaient comme un projet un peu furtif, comme ça, pour Noël, pour surfer sur la vague viking, mais ça m'a permis de vraiment profiter de ça, de lancer le truc, c'est un peu... Après ça a été le problème parce que du coup ça a été un peu trop vite, donc on nous a taxé d'opportunistes, c'était pas normal d'aller aussi vite. Donc voilà, c'est un clou qu'on a toujours dans le pied. On a fait une cigale, on a fait un LFS la première année, ça a été très vite, mais tant mieux. [00:03:24] Speaker D: Oui, bien sûr. [00:03:25] Speaker C: Après, il faut... Enfin, ce que je veux dire, c'est qu'il faut profiter aussi de ces choses-là pour pouvoir exister. Ce n'est pas non plus si simple que ça d'exister. Donc, quand on a l'occasion, il ne faut pas cracher dessus. [00:03:35] Speaker B: Il n'y a personne de crache sur rien. [00:03:38] Speaker D: Il y en a, c'est ça. [00:03:39] Speaker C: C'est un truc de jalousie, du coup, d'un par un des autres? [00:03:44] Speaker B: Moi je connaissais très peu, toi tu connais très peu le Pagan, moi je connaissais très peu la niche métal. Petit à petit je prends des notes et j'étais très très surpris par les jalousies, par les histoires internes du milieu. Moi j'étais pas habitué à ça, je l'ai d'ailleurs. Au début c'était Surprenant et gratuit. [00:04:08] Speaker E: C'est un peu le gate-keeping. C'est des gens qui disent vous n'avez pas le droit parce que vous n'avez pas de légitimité. [00:04:14] Speaker D: Quand tu t'attaques d'un seul coup à un truc, de mon point de vue, il y a quand même une niche. qui vient aussi, le Pagas n'est pas très éloigné du black metal donc il y a un truc qui se fait un petit peu à la maison entre guillemets c'est à dire des mecs qui enregistrent en forêt avec 4 pistes et tout ça et qui font des trucs du trou black metal tu vois ce que je veux dire et donc en fait effectivement d'un seul coup ça arrive dans une major Et pour être absolument [00:04:45] Speaker B: honnête, c'est vrai qu'on a été taxé au début d'être un projet de casting. Ce qui est vrai, mais ce n'était pas un projet de casting de maison de disques. C'était un projet de casting, comme quand j'ai appelé Steve, quand j'ai appelé des gens. Donc oui, c'est un casting. [00:05:02] Speaker C: C'est le principe de tous les groupes, non? [00:05:04] Speaker B: C'est un peu ça. On appelle les gens à qui on a envie de bosser. Il y a eu cette appellation longtemps. Après, peut-être que je n'ai pas choisi les bonnes personnes aussi au début, c'est possible. Donc il y a eu toute cette première année un peu compliquée, on sentait beaucoup de jalousie, y compris des groupes existants aussi. On avait des petits retours, vous voulez nous piquer des trucs, c'était pas le cas, j'avais composé tous ces trucs bien avant. [00:05:32] Speaker C: C'est un peu virulent quand même. Au-delà de ne pas être sympa, c'est quand même un peu agressif. Il y a un peu une volonté de «tu dégages». Ce n'est pas cool. [00:05:46] Speaker B: C'est presque le début de cette niche. Il n'y avait pas tant de groupes que ça, beaucoup moins que maintenant. Tout le monde pensait avoir les clés du truc, donc c'était normal de mordre un peu, de défendre ses plates-bandes. [00:06:00] Speaker D: sans vouloir offenser tu vois le black metal ou ce genre de choses je reviens là dessus mais c'est un peu ce genre de niche quelque part tu vois et même si musicalement tu vois ce que je veux dire c'est de la musique qui vient du nord donc effectivement il y a ce genre de [00:06:17] Speaker C: rapport là ils pouvaient dire aussi vous êtes français il y avait aussi ça qui est entré dans le truc bah [00:06:21] Speaker B: du coup toujours ça on l'entend toujours on l'entend toujours en france ah oui [00:06:26] Speaker C: d'accord attends ça c'est intéressant vous l'entendez Ici, mais pas ailleurs. [00:06:31] Speaker D: Mec, y'a un truc de ouf, en fait, un jour, la première fois qu'on jouait en Norvège, dans le trou Black Metal. [00:06:36] Speaker C: Ouais, bah là, oui. [00:06:38] Speaker D: Je peux te dire qu'on est passés souvent aux toilettes, tu vois ce que je veux dire? On monte sur scène, franchement honnêtement, on n'en menait pas large vraiment. On n'en menait vraiment pas large. Et ça explosait. C'était fou. Il y a des gens qui pleuraient à la fin. L'accueil était merveilleux. On a un public qui est venu nous voir. Il y a des personnes âgées qui sont venues nous voir en nous disant... Il y a des morceaux trad qu'on joue qui se sont retrouvés dans ces morceaux. Et donc c'était extraordinaire. C'était des frissons, on s'est tapé des trucs, c'était lunaire. Mais c'était un gros kiff. Et puis pour nous, avec toute l'histoire qu'on vient de vous raconter, c'est quand même lourd, un peu à prendre des fois. T'arrives avec ça, ça fait du bien. [00:07:25] Speaker C: Après c'est quand même la déception du local. C'est-à-dire que quand tu reviens à la maison, tu tombes sur l'autre con. [00:07:31] Speaker D: Heureusement c'est pas tout le monde, mais souvent c'est des gens qui essaient aussi des choses depuis longtemps. Il y a une frustration, ça c'est clair. [00:07:45] Speaker B: Il y a peut-être des gens qui ont été blessés de certaines choses. On a été assez offensif quand même, on avait envie d'exister. [00:07:53] Speaker C: Après ça c'est le lot de tout le monde, à un moment t'es bien obligé de faire du tout. [00:07:59] Speaker E: C'est ce que disait Pierre tout à l'heure, on sait que dans le milieu de la musique c'est super dur, quand t'as une opportunité il faut y aller à fond, tu vas pas t'excuser d'être là. [00:08:07] Speaker D: Et puis attention, super dur, on parle de la France, super dur. Oui, oui, on a des possibilités quand même. Donc quand on commence à sortir du pays, c'est pas la même. [00:08:18] Speaker C: Non, évidemment. C'est encore à nouveau sur cette scène-là. Alors du coup, juste pour revenir au terme principal, Pagan, est-ce que vous pouvez plus ou moins expliquer ce qu'est le Pagan vraiment? [00:08:32] Speaker B: Alors on rentre dans cette niche, ok, [00:08:35] Speaker C: ça me va, Qu'est-ce qu'on vous définissait pas exactement? [00:08:39] Speaker B: Le pagane, le païen, le paysan à la base, le pagane folk, est-ce que réellement ce qu'on fait c'est de la folk, le nordique... [00:08:50] Speaker D: Il y a eu plein d'étiquettes en fait. [00:08:54] Speaker B: La vraie case, on rentre dans toutes ces cases, très bien, on joue dans des festivals métal, très bien, mais en fait La casse, pour moi, elle n'existe pas encore. On joue de plus en plus aussi dans des festivals généralistes ou trades, où il y en a de plus en plus, féris maintenant, où tout le monde est un peu déguisé, tout ça. Pourquoi pas? Nous, on fait la même musique, on leur amène le même truc. Le public, il est au lieu de voir un perfecto, il a des oreilles pointues, bon, ok. [00:09:24] Speaker C: Après c'est des niches un peu qui se reconnaissent dans votre musique. Il y en a plusieurs. [00:09:31] Speaker D: Des fois aussi on a le côté world music par exemple. C'est en fonction des morceaux qu'ils écoutent en fait. Il y a des morceaux qui sont un peu péchus puis il y a des morceaux vraiment hyper cool. Des fois qui pourraient se rapprocher d'un dead can dance par exemple avec les voix féminines un petit peu comme Marie ou ce genre de choses. C'est assez large en fait, vraiment. Et au départ, on part sur un truc compliqué. [00:10:01] Speaker B: Là où on peut rejoindre le Pagan, déjà on utilise des instruments plutôt anciens, totalement acoustiques, des bruits de la nature, on enregistre dans la nature, on est proche de la nature, proche des animaux. Il y a tout un discours. Notre discours il est autour de ça, d'une sorte de magie blanche, rapport de l'homme à sa petite planète. On est vraiment là-dessus, donc ça nous classe, pagane, mais bon, jusqu'à maintenant, si, quelques fois, on a égorgé très peu de personnes. Très très peu. [00:10:32] Speaker D: Moi j'en égorge, mais j'ai arrêté. [00:10:40] Speaker E: C'est sur ton temps libre que tu fais ça, pas dans le groupe. [00:10:44] Speaker D: Des fois, j'ai des extras. [00:10:48] Speaker B: Des gens qu'on n'a pas retrouvés en tournée quand même. [00:10:50] Speaker D: C'est vrai, c'est vrai. C'est pour la pérussion qu'ils disparaissent. C'est un peu ça. [00:10:55] Speaker C: Non mais oui, d'accord, donc instruments acoustiques traditionnels? [00:11:00] Speaker B: Traditionnels ou plus modernes, on ne se refuse rien. En fait, on sait assez peu de choses sur... Nous, on ne fait pas de la reconstitution. Il y a des gens qui font de la reconstitution, ou vikings, ou vieux scandinaves. On parle de peu de civilisations disparues, ça c'est vraiment notre fer de lance, mais on n'essaie pas de coller à l'instrument typique, on sait très peu de choses. Nous on a des tambours dans tous les sens, on a très peu de traces de tambours sur cette période. On sait que les Sames, plus au nord, en Norvège, avaient des tambours rituels, mais c'est tout. Donc nous on en met partout. les viels, il y a des traces, les lyres, les harpes, il y a un peu des traces. Mais c'est très sommaire. Et on n'est pas là pour ça. Il y a des gens qui le font très bien. On utilise ces instruments pour faire une musique qui n'est pas faite pour ces instruments. [00:11:53] Speaker E: Oui parce que même au niveau du chant, on n'a pas d'enregistrement des chants de l'époque. [00:11:59] Speaker D: Ah mais il y a une histoire quand même que tu peux raconter puisque c'est incroyable. [00:12:03] Speaker E: Parce que moi je me disais qu'il y avait la transmission parce que bon, il y a des chants qui existent encore aujourd'hui, qui ont été transmis avec le temps. Mais bon, on ne sait pas si c'était chanté comme ça ou alors du coup, il y a moyen de savoir. [00:12:17] Speaker D: Il y a une trace. [00:12:19] Speaker B: En fait, je m'aperçois que j'ai raconté souvent que c'était l'histoire d'un émissaire turc, et je crois que c'est pas un émissaire turc. C'était d'un autre pays. Admettons que ce soit un émissaire turc qui, pendant la période viking, s'est retrouvé un baptême ou un mariage, et arrivait avec une idée de musique... peut-être plus belle telle qu'on peut l'imaginer sur le croissant fertile, et il décrit ce qu'il a entendu de la sorte, il dit que les gens ont été très grossiers dans les termes, et surtout il dit je n'ai jamais entendu un son oscillé sortir d'un gosier. Et j'avoue que c'est pour ça que j'ai été chercher les chanteurs. [00:13:02] Speaker D: Les chanteurs qui viennent du métal comme moi par exemple. [00:13:06] Speaker C: Apparemment je faisais bien le boulot. [00:13:13] Speaker B: Oui c'était la différence de toute façon [00:13:19] Speaker C: qu'ils voyaient comme ça mais c'était pas... [00:13:21] Speaker B: C'est la seule trace qu'on ait pour la voix. [00:13:23] Speaker D: C'est la seule trace, mais en même temps, c'est intéressant de partir sur quelque chose comme ça en se disant... Moi, j'ai trouvé ça hyper intéressant, en fait, quand il m'a parlé de ça au départ. Et je me dis, ouais, c'est des choses comme ça qui viennent de l'histoire, qui t'arrivent, tu te dis, tiens, et on pourrait raconter en fait cette histoire comme ça et mélanger ces choses et ça c'est super super cool quoi ça donne vraiment un fond hyper intéressant plus la mythologie qui va avec toutes ces choses là et tout donc franchement ça part d'un bon truc en fait d'un bon sentiment on va dire bon ça gueule un peu [00:14:00] Speaker C: Non mais c'est un univers en tout cas dans lequel vous êtes, mais pas que. Il y a aussi votre adaptation, il y a ce que vous ajoutez vous, il y a toutes les choses que vous avez envie de récupérer pour faire le son qui vous plaît finalement, c'est ce principe j'imagine. [00:14:13] Speaker B: Un peu déconne maintenant dans ce cadre, les rythmiques sont faits avec les sons de la nature et des tambours. Il n'y a jamais rien de métallique. Ça ne marche pas, quand on le fait en tout cas. [00:14:24] Speaker D: Il n' y a pas de cymbales, pas de trucs comme ça. [00:14:26] Speaker B: Et puis il y a ce rapport toujours des voix masculines, gutturales, et toujours une voix féminine. Là maintenant il n'y a plus qu'une voix, on est revenu à une voix. Sur l'album précédent c'était un chœur féminin. Mais il y a toujours ce rapport, les mecs, les pieds sur terre. Et puis de côté plus éthéré, porté [00:14:43] Speaker C: par... de la force avec aussi tout ce qui tourne autour du mystique, on va dire. [00:14:49] Speaker D: Ah oui, oui. [00:14:49] Speaker B: Ça, ça nous plaît. [00:14:51] Speaker D: Le nouvel album, par exemple, là-dessus, il y a un truc très, très mystique. c'est travailler autour de ça, vraiment. [00:15:02] Speaker E: Moi, à chaque fois que j'écoute, je trouve qu'il y a ce truc hyper intéressant, justement, on sent qu'il n'y a pas vraiment de barrière dans la limite de ce que vous allez chercher, parce qu'il y des trucs qui vont faire penser à du chant, le chant diatonique, un petit peu, avec des voix très basses, Je ne sais pas comment on dit. Et à côté de ça, il y a des chœurs qui ressemblent un peu aux chœurs bulgares ou des trucs comme ça. Et on voit qu'en fait, il y a un côté... On se doute que c'est pas... C'est une version un peu fantasmée du mystique. Et c'est ça que je trouve génial, c'est que du coup, ça prend toutes les forces un peu de partout pour créer un truc. Mais c'est cohérent. [00:15:46] Speaker D: Il n'y a pas... Moi, de mon point de vue, oui, de mon point de vue, Ce que j'aime beaucoup dans le travail de Christophe, parce que c'est Christophe quand même qui écrit tout ça, voilà. Il fait beaucoup en parlant. Non, non, c'est tout. [00:16:01] Speaker B: Il faut que je signe des trucs. [00:16:07] Speaker D: Apparemment, c'est la mémoire le problème. Moi, ce que je trouve, en fait, de mon point de vue, c'est ce que j'aime dans son travail, c'est que dans ce côté Pagan Folk, du coup, c'est très central, c'est très européen. Finalement, il y a plein de choses. Il y a des choses qui viennent du Nord, de l'Est, beaucoup de l'Est. Et puis, ce côté aussi métal qui se mélange aussi dans les voix gutturales, on va dire. Mais moi, j'aime bien, même au niveau des rythmiques, il y a des rythmiques que tu imagines en fait et qui sont pas spécialement ce qu'on va entendre dans les groupes de Pagan Folk du Nord. Ce qui n'a rien à voir quoi. [00:16:48] Speaker C: Ce qui met l'identité quoi. [00:16:49] Speaker D: Et je trouve qu'en fait c'est... c'est ce truc que je trouve vraiment cool en fait parce que ça ouvre ça ouvre vraiment en fait musicalement le fait de créer... [00:17:01] Speaker B: Tu kiffes les titres en fait? [00:17:03] Speaker D: Et la soirée je suis sorti de scène et j'ai fait NON! À plus jamais! [00:17:08] Speaker B: N'importe quoi! [00:17:10] Speaker C: Non mais tu te nourris encore aujourd'hui de plein de trucs pour justement avoir de nouveaux sons, de toute ta créativité, tu cherches, tu fais des recherches. [00:17:19] Speaker B: Je sais parce qu'en plus maintenant il y a de plus en plus de groupes avec des codes plus ou moins similaires et c'est génial. Du coup ça enrichit cette musique mais J'essaie de sortir que ça soit pas toujours exactement la même chose. Il y a des instruments qu'on voit un peu trop haut, je trouve, que j'étais très content d'utiliser il y a 8 ans. Mais maintenant, il faut aller chercher autre chose. Sur le dernier album avec Marty, et avec toi aussi, on a été pas mal en forêt. [00:17:51] Speaker D: Ouais, ça c'était une expérience d'amour. Il y a un truc, on a été tapé sur du bois, tu vois, machin et tout. [00:18:00] Speaker E: Sur du bambou? [00:18:00] Speaker D: Non, non, on était en forêt quoi. [00:18:04] Speaker C: Tu peux y aller. [00:18:13] Speaker D: En fait, on a été faire cet enregistrement sur le nouvel album. Il y a plein de sons qu'on a récupérés de la forêt. J'ai une anecdote assez dingo, d'ailleurs, là-dessus. C'est qu'à un moment, on se mettait à taper, puis on a tous des casques et tout. On faisait des trucs, on faisait des patterns. Christophe enregistrait, puis on s'arrête. Puis d'un seul coup, on entend tac, tac, tac, tac, tac, tac. [00:18:35] Speaker C: Mais qui frappe encore? [00:18:36] Speaker D: C'était un pivert qui nous répondait, s'il te plaît. À chaque fois qu'on faisait un truc, au loin, on entendait tac, tac. [00:18:43] Speaker B: C'était super drôle! [00:18:44] Speaker D: Il participait. [00:18:45] Speaker E: Et vous l'avez crédité? [00:18:47] Speaker B: Non mais il avait demandé un cachet. [00:18:49] Speaker C: Il a demandé un cachet quand même à la fin. [00:18:52] Speaker D: Payez-moi en grève! [00:18:54] Speaker B: C'était un pivert mais une autre fois c'était un peu plus flippant. J'étais qu'avec Marty et on jouait des trucs. Ça s'arrêtait, on entendait exactement le même pattern. Là c'était pas un pivert, ou alors le mec avec le pivert il avait fait je sais plus bouffer... [00:19:08] Speaker C: Il y avait quelque chose d'autre. [00:19:10] Speaker D: On pourrait imaginer plein de choses. [00:19:12] Speaker C: Non mais c'est ça qui est intéressant aussi. [00:19:13] Speaker B: Il n'y avait que ça, ça ne répondait pas. C'était un mec, à l'autre bout de la forêt, qui faisait les mêmes trucs. Un mec ou rien, ou un esprit. [00:19:21] Speaker D: C'est exactement ce qu'on s'est posé comme question. Autour de nous, il y a beaucoup de choses qui arrivent comme ça. Des esprits, des machins comme ça. Toi qui viens de Pologne, j'ai cru comprendre. [00:19:33] Speaker C: T'as déjà entendu parler de ça. Je suis pas né là-bas. [00:19:35] Speaker D: Je sais qu'il y a un fond quand même. [00:19:39] Speaker C: Je sais pas si c'est parce que je suis pas tout seul dans ma tête ou autre chose. [00:19:46] Speaker D: Oui, mais ça va avec. [00:19:49] Speaker C: C'est le bonus de l'Est. Bon, je vous ai demandé de choisir aussi des clips qui ont marqué votre vie ou qui ont marqué un moment de votre vie. Le premier, c'est Roots, Bloody Roots de Sepultura. On voit plus ou moins le lien, mais est-ce que j'ai raison ou pas? Je vais vous laisser me dire pourquoi vous avez choisi ce titre. [00:20:08] Speaker D: Moi, personnellement, c'est un morceau qui m'a fait réagir. J'étais un très gros fan de Sepultura étant jeune. Depuis les débuts? Depuis les débuts, oui. Depuis la démo de Sepultura. Ah oui? Ah oui, Troupes of Doom, Beneath the Remains. J'ai oublié Schizophrénia d'ailleurs. Et puis Arise, et puis voilà. Et la suite. Et en fait, c'est vraiment le groupe qui m'a motivé vraiment à faire de la musique. Quand j'étais gosse. Et Roots Bloody Roots a été la charnière au moment où j'ai fait OK. J'arrête tout, je me fais un tatouage, je dégage, je vais faire de la musique. [00:20:50] Speaker C: Ah d'accord, c'était le basculement... [00:20:51] Speaker D: C'est le basculement en fait, le moment où j'ai dit, ok, je change de vie, voilà. Désolé de parler de moi. [00:20:56] Speaker C: Non mais c'est parce que... [00:20:57] Speaker D: Mais parlons de mon album. Ça c'est une tabonne ça. [00:21:00] Speaker C: Donc comment on prononce le nom de l'album? [00:21:03] Speaker B: Horlogue. [00:21:04] Speaker C: Ah oui d'accord, parce que j'aurais pas prononcé correctement. [00:21:05] Speaker B: Mais si on dit Horlogue, ça marche. [00:21:07] Speaker C: Moi j'aimerais dire Horlogue, ouais, mais... Ça marche. [00:21:08] Speaker B: Tant que c'est pas Horloge. [00:21:10] Speaker C: Non, oui, bah non, y'a pas... C'est pas écrit pareil, non, ça va. Orland, ok, donc déjà de toute façon on va regarder Sepultura mais on va aussi découvrir un clip juste après de Skald. Je conseille à tout le monde bien sûr de mettre dans ses favoris de plateforme Skald pour pouvoir écouter tout ce que vous avez fait et surtout ce dernier album. Mais là, Sepultura! [00:22:23] Speaker A: C'est parti! C'est bon! C'est parti! Agni d'Idra Vara dravmana vetrus ol, reit rumma vetron hatir me. J'ai hâte d'y aller, par ma lance, va-t-en, visiteur et remnant lourdi. C'est [00:28:49] Speaker C: Et voilà donc Skald dans Bang Bang. [00:28:52] Speaker A: Ah c'est ça? [00:28:52] Speaker D: Ah bah oui, évidemment. [00:28:54] Speaker E: C'est pour ça que je me suis senti transporté d'un seul coup. [00:28:57] Speaker C: Mais il y a quelque chose, moi ce que je veux dire par rapport à Skald, pour vous avoir vu en concert, c'est que ce qui m'a le plus épaté c'est visuellement, enfin le son est fort quand même, il y a quelque chose qui se passe, qui nous envahit, qui est plus surnaturel j'en ai l'air. Ça fait vibrer quoi. Il y a quelque chose qui fait vibrer. Et puis alors, même si c'est visuel, si on ferme les yeux, Là, on va très loin. Il y a quelque chose qui peut être un peu tripant. [00:29:22] Speaker D: C'est rigolo que tu dis ça parce qu'on voit souvent des gens qui viennent au concert et qui ferment les yeux, qui bougent, qui sont un peu en trance. Ils écoutent vraiment, ils apprécient le truc. Et c'est vrai que le fait que ça soit fort, Ça, c'est la magie de Christophe aussi, de produire ce genre de musique comme ça. C'est vrai que c'est étonnant, en fait, quand tu ressens ce genre de musique. Il n'y a pas de saturation, il n'y a pas tout ça. C'est quand même assez, sans vouloir en dire, c'est quand même puissant. [00:29:50] Speaker B: Il y a du bas, il y a beaucoup de choses qui vibrent en bas et on essaie de mettre le maximum d'énergie sur les percussions. Donc évidemment, ça ne remplacera jamais un kick et une basse saturée, mais il y a du bas. Il y a ce qu'il faut pour partir au principe. [00:30:06] Speaker E: Alors du coup, moi, j'ai deux questions. Déjà, est-ce qu'entre les chansons, vous dites aux gens non, mais on a quand même travaillé les lumières, regardez. Parce que s'ils ont les yeux fermés, c'est quand même un peu relou parce que visuellement, c'est très beau aussi. [00:30:17] Speaker D: C'est vrai qu'on paye un mec pour faire les lumières d'ailleurs. [00:30:19] Speaker C: Nous on en connait un qui n'est pas avec vous. [00:30:20] Speaker D: Ah oui, tu ne le vois pas? [00:30:22] Speaker C: Oui, c'est Béloche. C'est un très très bon ami à moi, j'ai habité chez lui, donc oui, on s'entendait très très bien. [00:30:30] Speaker B: Trop fort. [00:30:31] Speaker C: Sur Pontoise? Non, il n'est plus sur Pontoise maintenant. [00:30:34] Speaker D: Il est sur Saint-Denis maintenant. [00:30:35] Speaker C: Il n'est plus sur Saint-Denis non plus. [00:30:36] Speaker D: Je ne peux pas dire où il habite, parce que bon, mais... Oui, oui, voilà. [00:30:39] Speaker B: Où il habite, Romain Béloche? [00:30:41] Speaker D: C'est marrant qu'on arrive à en parler de Romain Belloch. [00:30:44] Speaker B: Figure-toi que Romain Belloch, ton ami de toujours, était à l'école avec la femme de Steve. [00:30:48] Speaker D: Voilà. [00:30:48] Speaker C: Non. [00:30:49] Speaker E: Mais non. [00:30:50] Speaker D: Et quand elle avait vu que c'était notre régisseur, en général, elle a fait «mais non». [00:30:54] Speaker C: Merde! [00:30:55] Speaker B: Mon pauvre! [00:30:57] Speaker D: Quand t'avais regardé l'émission, merde, bon... Si Romain t'y nous regarde, c'est trop. [00:31:01] Speaker C: Juste pour revenir, je sais que c'est l'expérience dont il nous a le plus parlé d'avoir travaillé avec vous. [00:31:06] Speaker B: D'accord. [00:31:06] Speaker C: Il a fait beaucoup de choses. [00:31:07] Speaker D: C'est-à-dire qu'on l'a un peu utilisé, bon gré, mal gré. [00:31:10] Speaker C: Bah oui, mais c'est tant mieux. Enfin, je veux dire, à un moment, il était en kiff total. C'est un truc vraiment qu'il a... C'est un truc, il reparle de ça très souvent en étant hyper excité, galvanisé en tout cas. [00:31:21] Speaker D: Après, il est passé dans d'autres sphères aussi. Il bosse de fou, là. [00:31:23] Speaker C: Oui, il a changé de poste, on va dire. [00:31:25] Speaker D: Il a changé de poste. [00:31:26] Speaker C: Mais il y a l'amour de la lumière quand même qui reste là. [00:31:29] Speaker B: On a été ses premiers comiques. [00:31:31] Speaker C: Après c'est pas le dernier sur le calembour, on va pas rentrer dans les détails sinon on pourrait avoir des problèmes, c'est vrai. Mais bon, pour en revenir donc à tes questions par droite. [00:31:43] Speaker E: Oui bah du coup j'ai oublié. [00:31:44] Speaker D: J'ai oubliée la deuxième. [00:31:45] Speaker E: Non non mais il y a... [00:31:46] Speaker C: Tu voulais parler des clips. [00:31:48] Speaker E: ça mais avant je voulais poser une question non mais oui je voulais revenir sur le côté mystique des choses c'est vrai que aussi le tambour est utilisé dans énormément de tribus comme instrument justement pour rentrer dans des trances ou des choses comme ça donc je pense que ça fait une... enfin l'importance des percussions enfin c'est une musique qui est à j'ai envie de dire 80% c'est des percussions quasiment il y a enfin je sais j'ai pas vraiment de pourcentage mais c'est vrai c'est beaucoup C'est beaucoup, et je pense que ça joue aussi dans [00:32:21] Speaker B: ce truc de... Ça apporte ce côté chamanique qu'on recherche, évidemment, qu'on respecte. Il faut faire attention à ce qu'on fait avec. On ne peut pas faire n'importe quoi. On a un peu un spécialiste de la chose avec nous, qui est Marty Nielmar-Huibot. [00:32:38] Speaker D: qui est l'autre percussionniste en fait. [00:32:40] Speaker B: Et donc il fait vraiment très très attention. Pour lui, les animaux sont toujours vivants quand on les frappe, quand on fait vibrer les tambours. [00:32:49] Speaker D: Les tambours ne sont pas des faux tambours. sont des vraies peaux d'animaux qui sont tannées tout ça machin et tout et qui sont respectées malgré ce que les gens vont dire mais comment ça voilà mais c'est ce qui se correspond aussi musicalement à ce qu'on fait pour avoir ce côté ancestral en fait on va dire aussi et on va dire ce lien avec L'au-delà peut-être aussi. [00:33:21] Speaker B: L'idée c'est de communiquer avec les esprits. Nous ne sommes pas des chamanes mais c'est une vision chamanique du truc. Donc on utilise vraiment ses peaux tendues et les autres instruments pour essayer de faire vibrer le monde autour de nous. [00:33:38] Speaker D: On a un rituel avant de monter sur scène tout le temps qui est de chasser les mauvais esprits. Marty le fait très bien puisqu'en fait c'est lui qui vient avec de la sauge. On fait brûler de la sauge et on purifie un peu les lieux. Pour l'instant ça va. On n'a pas souvent de restrictions là-dessus. [00:34:00] Speaker B: Le problème c'est que les douaniers mexicains par exemple peuvent confondre la sauge avec d'autres produits et ça nous entraîne dans des histoires compliquées. Il faut leur prouver que c'est bien de la sauge, et c'est toujours de la sauge d'ailleurs. [00:34:16] Speaker D: Oui, jusqu'à aujourd'hui c'est toujours de la sauge. Il y a ces aventures-là aussi. On fait quelques dates en Amérique du Sud, c'est assez marrant. [00:34:32] Speaker B: Oui, on essaie que ce soit le plus mystique possible. Et moi je fais super gaffe à ce que ce ne soit pas du faux mysticisme. [00:34:43] Speaker C: Mais comment tu fais ça? [00:34:44] Speaker B: Alors, je m'allonge un peu. Moi je m'intéresse personnellement à la magie blanche, j'aime bien ça. C'est quelque chose qui me passionne depuis longtemps et je pense qu'on peut utiliser ça dans la musique. pour amener quelque chose en plus que de la musique basique. On peut faire vibrer les choses, que les gens s'interrogent ou ressentent quelque chose en plus. J'en suis persuadé. Quand ça fonctionne, on voit que ça fonctionne. Donc j'essaie toujours que ce soit le cas. Mais par contre, c'est jamais, tu vois, c'est pour ça quand on nous met sur des scènes un peu plus black, tout ça, On n'est vraiment pas là-dedans, c'est jamais guerrier, c'est jamais agressif, c'est toujours de la magie blanche. [00:35:38] Speaker C: Mais ils ont de la magie blanche pour expliquer c'est quoi exactement? Désolé, je te crois. [00:35:44] Speaker B: Par exemple, si tu prends une poupée, tu penses à quelqu'un, tu lui veux du mal, tu piques les trucs dedans, ça ne c'est pas de la magie blanche. [00:35:54] Speaker C: Après, c'est pas bien. [00:35:57] Speaker B: Il ne faut pas trop le faire. [00:35:59] Speaker C: C'est plus des célébrations positives alors. [00:36:01] Speaker D: Il y a de la protection aussi, beaucoup. On a beaucoup de petites choses qu'on a avec nous pour protéger. Quand les gens ne croient pas, nous on fonctionne avec ça, on ressent des choses. On ne va pas se mentir sur ça, c'est qu'on a aussi des ressentis sur des choses de la vie, comme beaucoup de gens qui des fois ne savent pas l'expliquer. Effectivement, moi ce que j'aime beaucoup c'est ces discours qu'on a, enfin ces discussions qu'on a souvent entre nous, où justement on ne peut pas mettre ça de côté. ça fait partie des choses que... [00:36:32] Speaker C: C'est vous. [00:36:33] Speaker D: C'est nous, c'est nous tous même. En fait, il y a des gens qui sont complètement déconnectés de la réalité, des choses et tout, machin, ou connectés à la réalité. Enfin, tout ça, c'est une question de point de vue, mais en même temps, tu vois ce que je veux dire, c'est que tu ressens des choses, il y a des choses qui sont inexplicables, des fois, et il faut se pencher un peu dessus, quoi, pour se dire qu'est-ce qui se passe, quoi. [00:36:51] Speaker B: En dehors de la forêt et des étangs où on a enregistré des choses, on enregistre tout le reste dans mon studio, qui s'avère être une chapelle du XIe siècle, troglodytique. Donc creusée dans la roche depuis longtemps, qui a servi à énormément de choses. Ça a été des refuges pour certains. un endroit où il s'est passé des choses. Et ça reste dans le sol, dans le creuset. Donc au tout début, il a fallu un peu amadouer l'endroit. Je pense que maintenant, tout le monde s'y sent bien. [00:37:25] Speaker D: Les énergies qui sont... [00:37:27] Speaker B: Le fait qu'on enregistre ici toutes les voix, tout ça, ça participe du truc. On n'est pas dans un studio aseptisé. [00:37:36] Speaker C: Ce n'est pas froid, il y a vraiment... [00:37:39] Speaker B: On est vraiment dans un encreneux. Donc je suis très content qu'on fasse ça là, dans ce studio. En plus, j'avoue que c'est chez moi, donc c'est plus simple. Mais je pense que ça fait un truc en plus. Je ne sais pas si les gens le ressentent, mais en tout cas, on ne chante pas de la même manière. [00:37:59] Speaker C: C'est ce qui crée aussi toute l'atmosphère en plus. C'est là où ça peut t'emmener encore plus loin. C'est là où tu peux trouver ces sons et ces vibrations qui te transpercent. [00:38:07] Speaker D: On a la sensation de rentrer dans les entrailles de la terre quand même. Quand on va dans ce studio, Tu vois, quand t'arrives devant la porte et tout, c'est quelque chose, tu vois qu'il y a ces fragments d'anciennes chapelles, tout ça, machin et tout, tu vois, c'est stigmate en fait, tu vois. Et tu rentres à l'intérieur, Et là, il y a un truc qui se crée. C'est comme dans les lieux de culte. Surtout que souvent, les lieux de culte [00:38:37] Speaker E: qui sont chrétiens étaient avant des lieux de cérémonie, d'autres religions, croyances, etc. [00:38:47] Speaker B: C'est exactement ça, ça mélange vraiment tous les trucs. C'est dans un village qui a été très chrétien au Moyen-Âge, avec beaucoup de moines, un centre religieux. Mais il y a un opédome gaulois au-dessus. Et moi, quand j'ai fait des travaux dans cet endroit, il y a plein de gravures, j'ai retrouvé plein de ruines scandinaves, y compris certaines qui étaient très anciennes. Donc en fait, il y a eu un brassage de l'histoire. Il y a eu beaucoup de rencontres dans cet endroit. et beaucoup d'époques différentes. Donc c'est exactement ce qu'on fait en fait. [00:39:21] Speaker D: C'est ça qui est hyper étonnant parce que moi j'ai aussi l'expérience du studio tout ça machin et tout en allant un peu partout et il y a des endroits qui sont, on le ressent tous, des endroits qui sont particuliers et là l'énergie quand on va dans ce studio il est vraiment particulier. C'est vraiment une énergie particulière et vraiment [00:39:41] Speaker C: Tu n'en ressens pas pareil. Quand tu as passé par là, tu... [00:39:47] Speaker D: Quand tu sais, c'est un peu le truc, je ne dirais pas... Il y a beaucoup d'artistes, beaucoup de musiciens qui te disent qu'ils ont vécu en étant dans tel studio, tu vas à Abbey Road, par exemple, en Angleterre, il se passe quelque chose, machin et tout, dans d'autres trucs. Et moi, au début, je ne captais pas trop ce genre de trucs. [00:40:09] Speaker E: Jusqu'au jour où ça résonne quoi. [00:40:12] Speaker D: Et là tu te dis merde, ça existe en fait. C'est pas que mes ressentis autour, là il y a vraiment un truc aussi là quoi. Et là c'est fou. Alors après voilà, c'est notre truc. [00:40:27] Speaker E: Tu parlais de respecter le côté mystique et pas jouer avec. J'ai l'impression que les gens pourraient écouter ça et se dire que c'est de la musique qui est faite comme ça. Là on parle de l'enregistrement, mais même au moment de la création. Est-ce qu'au final, pour respecter le côté un peu rituel, c'est juste se connecter, accepter de recevoir des choses? Ça fait un peu New Age ce que je dis. Parce qu'on a toujours ce truc d'une intuition, d'une sensation, et on ne peut jamais savoir si c'est nous qui l'avons ou si c'est quelque chose qui nous l'amène. Et est-ce qu'au final, pour ne pas que ce soit fake, tu t'ouvres à ces choses-là? [00:41:22] Speaker C: Est-ce qu'il y a de l'idée peut-être? [00:41:23] Speaker D: Oui, voilà. [00:41:24] Speaker B: Complètement. Le chablis m'aide beaucoup. Il n'y a pas des choses qui ont disparu, il y a des choses qu'on n'arrive plus à voir ou qu'on ne sait plus voir. Personnellement, je pense comme ça. Je suis persuadé qu'autour de moi, dans certains moments plus que d'autres, il y a des gens qui me chuchotent des trucs à l'oreille, des gens, des choses, des esprits, des éléments. J'ai vraiment ça en tête, et des fois j'ai pas envie d'écouter, ou ça me dérange ce que je reçois, et des fois je me dis tiens... Quand je ponds une mélodie ou qu'il y a un texte, je suis sûr que ce texte je vais en faire un truc, je suis pas persuadé que ça vienne totalement de moi. Je me dis tiens, là j'ai reçu un petit message, un signe, je vais le mettre, on va voir ce qu'il se passe. Mais c'est un peu collectif le truc. Bon après je prends mes médicaments puis ça va mieux. [00:42:23] Speaker D: Un peu de chablis. [00:42:24] Speaker B: Ça chablie! [00:42:25] Speaker D: En plus, mon cœur. [00:42:27] Speaker B: C'est bon, oui. [00:42:30] Speaker C: Il y a le lieu, il y a l'histoire, il y a toutes ces choses en quoi tu crois aussi et ce respect que tu cherches qui font que t'es ouvert à ça et tu te laisses guider et au final ça donne scale. [00:42:43] Speaker B: Ça donne scale et pour ne pas résumer ça à la période viking ou médiévale, moi je pense que ce que j'entends c'est des choses beaucoup plus anciennes, des civilisations très très éloignées d'un autre. [00:42:58] Speaker E: En soi, les vikings ça n'a pas duré, c'est une période qui est assez courte finalement. [00:43:04] Speaker B: Très très courte. [00:43:05] Speaker E: C'est 300 ans, un peu comme ça. [00:43:07] Speaker B: Le début de l'éra vikings, quand ils ont attaqué l'Angleterre avec ce truc très particulier. Et après ça correspond à une partie de notre Moyen-Âge, mais c'est assez court. [00:43:22] Speaker D: C'est surtout que l'Église en a écrit beaucoup d'étonnes, parce que c'est eux qui ont relaté la plupart de ces épopées, ce qu'on en sait. [00:43:33] Speaker B: Et même les textes anciens sur la mythologie, heureusement qu'on les a, mais ils ont été écrits par des clercs. Donc il y a des choses qui ont été un peu modifiées pour coller un petit peu plus... [00:43:46] Speaker C: Tu sais comment ça marche? [00:43:47] Speaker B: Rome, oui, ça marche comme ça. [00:43:50] Speaker D: Tu as toujours moyen de rattraper le truc. [00:43:52] Speaker B: Merci d'avoir écrit ça. C'est l'endroit qui a été christianisé le plus tard en Europe, enfin, au potence large. Donc c'est bien qu'on ait ça. On n'a pas ça sur les autres régions.— [00:44:07] Speaker E: Oui, ça a été effacé avant d'être documenté plus que ça. Tout ce qui est celte, tout ça, on a très peu de...— [00:44:14] Speaker B: C'était plus oral ou écrit en grec. Les celtes écrivent beaucoup en grec. [00:44:21] Speaker A: Bon. [00:44:22] Speaker B: Après, il y a le Nord. Personnellement, je considère que le Nord, c'est un avis très personnel. Pour moi, le Nord, c''est tout ce qu'il y a au nord de la Loire. Donc c'est un nord plus large, et c'est un nord qui n'est pas obligatoirement scandinave, qui peut être sibérien. Et amérindien aussi, et on a adoré rencontrer l'année dernière les tribus amérindiennes pour ces raisons-là aussi, parce qu'eux, ils ont l'impression qu'on joue leur musique. [00:44:50] Speaker D: Et d'ailleurs, c'était l'expérience qu'on a vécue à partir du moment où moi j'ai tapé premier les trucs, Au premier temps bon, je me suis dit merde, et je les vois bouger, j'ai l'impression qu'on est en connexion. Et c'était fou quand on a joué. D'un seul coup, à la fin du concert, elle était hyper émouvante. On s'est dit merde, en fait, on se connaît en fait. Ce truc-là, vraiment, on se connaît. [00:45:14] Speaker E: On parle le même langage. [00:45:16] Speaker D: On sait ce qu'il se passe. C'est bizarre. Mais oui, c'était cette réserve-là où on a joué. C'était fou. [00:45:24] Speaker B: Tout ça, c'est le Nord. Le Nord, c'est pas obligatoirement le Nord de l'Europe. [00:45:29] Speaker E: Du coup, il y a quand même... parce que le choix du nom Scald, qui est un mot... je ne sais pas, c'est du nord-ouest? du vieux nord-ouest? Je crois que ça veut dire... c'est les poètes ou quelque chose comme ça? Je me suis un peu renseigné quand même. J'ai refait mes devoirs. Non mais il y a quand même une appétence à la base pour cette... Est-ce que... Pourquoi... Parce que moi je trouve que la langue, les langues comme ça où on ne comprend pas, enfin il y a une poésie dans ces langues qui connote directement un truc mystique. Est-ce que c'est ça qui a fait que ça a commencé avec ça ou [00:46:07] Speaker B: est-ce Un escadre, ça peut se traduire par poète, mais c'est plutôt des sortes de bardes. que... C'est pas simplement des artistes, poètes, tout ça. Ils peuvent faire et défaire une personne en disant du bien ou du mal, chanter les manges ou au contraire faire une bonne fake news. Donc ils ont du pouvoir. Ils ont du pouvoir politique pour le coup. Voilà. Et indépendamment de ça, la poésie skaldique, pour revenir à ce que tu disais, c'est très complexe. Il y a des allitérations, des sens différents, il y a plein de formules, des métaphores de Killingar... Et surtout, on peut avoir plein d'histoires différentes dans le même texte. Donc, selon comment on lit, la personne qui écoute, on peut comprendre des choses, il y a plusieurs niveaux de perception, donc c'est assez pointu. Et tout ça reste de la poésie quand même, c'est très agréable à écouter. Enfin, surtout avec des bonnes voix. [00:47:12] Speaker D: Oui, des voix qui écorchent pas le truc. [00:47:20] Speaker B: C'est pas simplement des poètes. C'est pour ça qu'on assume totalement ce nom. On apporte, on peut faire et défaire des personnes. [00:47:34] Speaker C: Bah du coup on est obligé parce que sinon on est foutu quoi. [00:47:37] Speaker E: Je croyais que quand il parle de défaire c'est quand il parlait des égorgements. [00:47:40] Speaker C: Oui je me suis bien compris, il a besoin de bouffer les intestins quoi. [00:47:44] Speaker D: Oui et puis il y a des trucs à voir dedans de temps en temps. [00:47:46] Speaker C: Bah oui oui. [00:47:47] Speaker D: Pour récupérer tiens hop. [00:47:48] Speaker E: Ah bah ça va bien se passer, enfin ça va plus. [00:47:52] Speaker C: Bon, on va encore passer à un petit clip que vous avez choisi. On va aller sur du Rob Zombie cette fois-ci. Et le fameux Dragula, qui est le morceau. [00:48:02] Speaker D: Oui, là on passe du coca light. [00:48:03] Speaker C: Oui, oui, parce que... [00:48:06] Speaker D: C'est les cartes-pattes de Dragula. [00:48:08] Speaker B: Ah, bien! [00:48:10] Speaker C: Pas mal. [00:48:11] Speaker B: C'est quoi, c'est les bières? Elle est là en tout cas. C'est trop tard. [00:48:17] Speaker C: Du coup, Dragula, Rob Zombie... [00:48:20] Speaker D: C'est un peu plus complexe, mais en fait, ce gars est fascinant, ce mélange entre la musique rock'n'roll, métal et le cinéma, qu'on apprécie aussi. On apprécie aussi l'image, tout ça, parce qu'on fait aussi des clips, on se prend la tête pour faire des clips. Et pourquoi? Parce que c'est un truc qu'aujourd'hui, en tournant un peu partout, on retrouve ce morceau assez régulièrement. Et puis Rob Zombie, c'est... aussi bien musicalement qu'en terme cinéma. C'est extraordinaire ce qu'il fait. [00:49:06] Speaker C: Il a fait ce qu'il a voulu faire. [00:49:07] Speaker D: Il a fait ce qu'il a voulu faire. Il met sa femme dedans aussi. Tiens, ça t'apprendra. [00:49:13] Speaker C: Bien sûr, c'est incroyable. [00:49:18] Speaker D: C'est un truc un peu central dans le metal, dans le rock aujourd'hui. Je trouve que c'est quelque chose qui draine beaucoup, large. C'est mon avis. On le voit aux Etats-Unis, par exemple, beaucoup. Là, on tourne avec The Hu, ils ont fait une tournée avec lui, et puis avec Marilyn Manson. Il y a des liens, en fait. Pourquoi pas un jour faire une tournée avec Rob Zombie? Un featuring avec Rob Zombie? Je pense que là il va falloir amener beaucoup de gris. [00:49:56] Speaker B: Ou de chablis! [00:50:00] Speaker D: Oui voilà, bon je pense que le chablis c'est le premier truc à sortir. Pour voir ce qu'il se passe. [00:50:07] Speaker C: En tout cas, chanson qui motive aussi, qui donne envie de s'amuser, qui est légère. [00:50:12] Speaker D: Oui, c'est ça. [00:50:13] Speaker B: Quand on a réfléchi à des clips marquants, celui-ci est dans la liste, c'est sûr. [00:50:20] Speaker C: Il est extraordinaire le clip, bien sûr. On est absorbé et puis à la fin, on fait «Attends, j'étais en train de rire ou je me suis bien amusé?» C'était bien, je sais plus, mais j'ai passé plein d'émotions tout à travers son son. [00:50:30] Speaker D: Il faut vouloir de faire un clip comme ça, avec... Projection. Bon, ok. [00:50:36] Speaker C: C'est un peu psyché, mais c'est l'idée! [00:50:39] Speaker D: Ça rappelle White Zombie, tout ça, machin. [00:50:41] Speaker C: Exactement. Eh ben on va regarder Rob Zombie avec Dragula dans Bang Bang. [00:51:17] Speaker A: Je suis le soleil qui s'éteint dans le soleil qui coule dans les arbres et dans la pluie Je suis le ciel qui regarde les anges s'éteindre pendant qu'ils s'éloignent de la terre pour conquérir les orbes C'est la fin de l'épisode! Musique d'action Bang Bang! C'est parti! Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org Et les frottes qu'elles mordent, ils les mincent, elles s'installent à l'arrêt S'avérent, ils mincent, elles settent, s'irradent à bord d'un codage S'avérent, dans l'encre, travillent, s'restent à pied [00:58:49] Speaker C: Bang bang, le meilleur du métal et de l'alternative rock, c'est comme ça tous les dimanches. Merci d'être au rendez-vous et merci de partager un maximum cette émission, puisque c'est comme ça qu'on soutient cette musique. A savoir que nos invités, c'est ceux que vous venez de voir et d'écouter, Skald. Merci encore une fois d'être ici dans le canapé, de nous raconter, partager toutes ces choses-là. Comme je vous ai dit en rentaine, bon, le temps va être limité, mais je pourrais parler pendant 17 heures, vraiment chercher et comprendre, parce qu'en plus, tout se mélange là-dedans, donc pas forcément très clair. Le cerveau est abîmé. Mais bon, en tout cas, ce qui est certain, c'est que vous pouvez d'ores et déjà les mettre dans vos favoris sur les plateformes d'écoute légales et puis d'aller mettre ce horloge dans vos albums à écouter demain. Demain, vous vous réveillez, vous vous dites tiens, je vais mettre ça direct. Et là, je pense que la journée, la semaine va s'organiser différemment. Oui, parce qu'il y a un truc qui est assez fou aussi, en dehors des très beaux clips, on va peut-être en parler un petit peu après, mais c'est puissant sur scène, mais il y a une douceur, il y a un beau truc qui se dégage. [00:59:47] Speaker E: Il y a beaucoup de dynamique dans les Il y a ce côté lourd, massif, un peu chamanique, comme on disait tout à l'heure. Et il y a aussi ces voix hyper éthérées, ce côté un peu plus de la rêverie, poétique. [01:00:05] Speaker B: Il y a des vals qui rient aussi. [01:00:08] Speaker E: À ne pas confondre avec les vaches qui rient. [01:00:09] Speaker B: Rien à voir. [01:00:13] Speaker C: Je ne l'attendais pas celle-là. [01:00:15] Speaker D: Je cherchais une vanne à faire, mais ça ne marche pas. [01:00:19] Speaker C: Il y a quelque chose de très doux, d'énorme, positif. Tu parlais de messages et tu parlais tout à l'heure que c'était aussi des gens qui étaient assez politiques. Mais là, il y a une volonté derrière d'adoucir, d'accueillir, de rassembler dans le positif, contrairement à tout ce qui se passe aujourd'hui. [01:00:38] Speaker B: Oui, mais attention, on ne comprend pas la langue. Parmi les chansons les plus doux, parfois se cachent les textes les plus durs. Ça permet de dire d'autres choses. Il y a une chanson qui s'appelle Ratatosk qui parle d'un petit écureuil. [01:00:57] Speaker E: Aucun rapport avec la recette. La ratatouille? [01:01:01] Speaker B: Non! Ratatouille c'est le nom d'un écureuil. C'est un écureuil fouteur de merde. C'est juste un petit rongeur mais il passe son temps à monter sur l'arbre, à passer d'un bout de l'arbre cosmique à l'autre pour foutre la merde, pour dire lui il a dit ça, lui il a dit ça, ah tiens tu sais lui il t'aime pas tellement tout ça. Son rôle c'est ça. Donc en fait, Et ça permet quand même à l'arbre de tenir debout, ce trouble. C'est très très très très proche de ce qui se passe sur certains réseaux. Ou dans certains journalistes aussi. Et donc, c'est un petit rongeur. Donc quand commence la chanson, on dirait que ça ressemble à une berceuse, c'est tout doux. Mais si on traduit vraiment le texte à ce moment-là, on est en train de parler d'un bon connard. [01:01:51] Speaker C: Qui est quand même utile. [01:01:55] Speaker B: Alors il est utile, mais c'est-à-dire qu'on est tous un peu lui quelque part. Il est utile, il ne peut pas s'empêcher de faire des trucs. [01:02:07] Speaker C: Il peut diriger forcément la pensée des autres ou quelque chose comme ça, non? [01:02:11] Speaker B: D'aller dire des trucs. Si on le retire, je pense que l'arbre tient de beau quand même. [01:02:16] Speaker C: Mais il est quand même là, il fait partie du tout. [01:02:22] Speaker B: Il fait partie du truc. [01:02:23] Speaker E: On ne choisit pas toujours ce qu'il y a. [01:02:25] Speaker C: Il faut tout pour faire un monde. [01:02:26] Speaker E: Exactement, c'est vrai. Il faut du tout, c'est vrai. Il faut du tout pour faire un monde! Personne dans la vie ne choisit sa couleur, l'important c'est de couter sa carte. [01:02:35] Speaker B: Mais personne ne ressemble à un écureuil ici. [01:02:37] Speaker C: Ni dans la série. Enfin bon en vrai j'laisserais les gens choisir mais... [01:02:42] Speaker D: C'est ce que tu me racontes. [01:02:44] Speaker C: Mais oui, les textes d'ailleurs, c'est ça que je voulais dire. Les textes, ça se travaille comment? Comment vous travaillez les textes? Il y a aussi des recherches sur le... [01:02:55] Speaker B: Je raconte l'histoire d'Anna? [01:02:57] Speaker C: Oui. [01:02:58] Speaker B: Sur les premiers albums, j'écrivais les textes seul. Mon niveau de vieux nord-ouest n'était peut-être pas le plus excellent. Et je me faisais allumer sur Youtube, sur les premiers trucs. Il y avait une personne qui disait vraiment beaucoup de mal de certains mots qui n'étaient pas exactement les bons, des singes pluriels qui n'étaient pas les bons. Bref, je suis rentré en contact avec cette personne, au lieu de me démonter, est-ce qu'on peut avancer ensemble? Et j'imaginais que c'était une vieille vieille personne, à cariatre, dans une université, je la voyais bien... En fait, elle était une très très jeune fille, très pointue, elle était à l'époque à l'université d'Uppsala, italienne, donc rien à voir avec l'image qu'on pouvait se faire de l'islandaise aigrie. [01:03:54] Speaker D: C'est pas la salle des profs quoi, tu vois. [01:03:56] Speaker B: Depuis la fin du deuxième album, on travaille ensemble, maintenant on travaille vraiment en équipe. Et donc les textes, Au tout départ, ça part, on est fait ensemble. C'est Anna Skussel et moi-même et on définit les sujets, on définit les textes et ça commence comme ça. Toutes les chansons commencent comme ça. [01:04:14] Speaker E: Comme quoi, n'hésitez pas à harceler les gens sur les réseaux pour finir par parler. [01:04:18] Speaker D: Pour travailler avec eux. [01:04:24] Speaker E: En fait, c'est ça tous les gens qui disent du mal en commentaire. [01:04:27] Speaker D: Après, elle est quand même assez particulière. Elle a beaucoup de bas goût. On sent qu'elle aime les langues. Elle est venue nous défendre. Elle vient nous voir en concert. Et je peux dire que le jour où elle est là, On a l'intérêt de bien dire les trucs. [01:04:44] Speaker C: C'est formateur Mayamo. [01:04:52] Speaker D: C'est cool, c'est parce que tu sens que ça marche en équipe, donc c'est classe. [01:04:56] Speaker E: C'est bien que les gens aient envie d'emmener le projet plus loin, un duo et que ce soit la version la plus parfaite que ça puisse être. Vous parlez en quelle langue? [01:05:08] Speaker B: Elle n'aime pas parler en direct, elle préfère parler par mail. Elle veut que je lui parle en français. Elle me répond en italien traduit. Et tout ça, on fait des textes en vieux nord-ouest. C'est un peu le bordel. C'est un peu le bordel, mais à l'arrivée ça fonctionne. [01:05:37] Speaker D: Elle parle très bien français en même temps. [01:05:38] Speaker B: Oui, mais elle ne veut pas. [01:05:42] Speaker C: Ah oui, elle a tellement ce respect de la langue que du coup là... [01:05:46] Speaker B: Il faudrait que tu lui demandes Anna si tu nous entends. [01:05:48] Speaker D: C'est pour ça que je dis que c'est très bizarre. [01:05:50] Speaker C: Mais du coup, il y a le travail de la... et le travail de l'allant au pied. Mais bon, forcément, il y a les sujets, les thématiques. On travaille ensemble aussi là-dessus pour monter le tout. Mais tu vas bien chercher ces thématiques. C'est toi-même qui les ressens quand tu vas piocher un petit peu dans les légendes. [01:06:08] Speaker B: Dans les légendes, dans les sagas, dans la mythologie, dans les mythologies. Et puis après, moi, je fantasme une mythologie plus ancienne dont on n'a aucune trace. Je reconnais que c'est totalement personnel. J'imagine des civilisations disparues avec le peu de choses qu'on connaît de la Terre sur ces périodes. Et voilà, j'imagine un monde nordique Corée... 30 000 ans, par exemple. On parle plutôt de ça. [01:06:38] Speaker E: Je crois que je l'ai déjà vu dans l'émission, tu sais, avec le mec et les civilisations extraterrestres et tout ça, là. Sur RTL9, la nuit, là. [01:06:46] Speaker B: Ah merde! Bâtisseur de l'ancien monde, tout ça. [01:06:51] Speaker C: Ah oui, putain, putain, je vois pas l'émission. [01:06:53] Speaker E: C'était sur autre chose, j'étais sur autre chose. Il y a toujours le même mec, l'américain, qui a les cheveux comme ça, et qui dit, ah oui, alors, en [01:06:59] Speaker C: fait, il faut savoir qu'ils avaient des [01:07:01] Speaker E: machines à remonter le temps! [01:07:03] Speaker D: On parle beaucoup avec Maître Gims aussi d'ailleurs. [01:07:06] Speaker E: Ah oui, les pyramides de l'électricité, tout ça. [01:07:09] Speaker C: Mais lui c'est une autre partie du coup, vous complétez... [01:07:12] Speaker E: C'est moi le Nord. [01:07:14] Speaker B: C'est moi le Nord quoi, je crois qu'il a un abonne qui s'appelle... Ah bon? [01:07:17] Speaker D: Il y a toujours moyen de rattraper un truc. [01:07:22] Speaker B: Je crois que ça s'appelle le Nord se souvient, un truc comme ça. C'est pas nul en plus, le titre. Ah oui? [01:07:28] Speaker E: C'est... Ça on dirait un nom de... Une phrase répétée dans Game of Thrones. Le Nord se souvient. [01:07:36] Speaker D: S'il vous plaît! [01:07:40] Speaker C: Il y a d'autres personnes qui sont ici mais... Ils font la fête, c'est le Chablis là-bas? [01:07:44] Speaker D: Ouais, je crois que le Chablis est arrivé. [01:07:45] Speaker C: T'es arrivé débutant parce que là... [01:07:48] Speaker B: Ils connaissent pas bien. [01:07:50] Speaker C: Non. Non mais en tout cas, il y a tout ce travail, tu vas piocher, tu mets de l'imaginaire. Est-ce que c'est un peu ton enfant aussi qui parle, ton côté enfant qui parle quand tu fais tout ça? [01:08:02] Speaker B: Bon là on va y aller. [01:08:03] Speaker C: Parce qu'on s'empêche d'avoir de l'imaginaire en fait. Quand on est adulte, on se restreint beaucoup je trouve. [01:08:11] Speaker B: Ouais mais t'as raison. [01:08:12] Speaker E: Mais ça rejoint un peu ce que tu disais, des choses qu'on ne voit plus. [01:08:15] Speaker B: Qu'on ne sait plus voir ou qu'on pense qu'elles n'existent pas. Alors j'y vais, je le fais en deux ou trois phrases. Moi, tout petit, c'était compliqué. J'avais pas du tout envie d'être là. Je pense que c'était maintenant mettre une étiquette. Je ne sais pas laquelle, mais j'étais assez inadapté au monde. [01:08:38] Speaker C: Tu ne te sentais pas à ta place. [01:08:39] Speaker B: Je ne me sentais pas bien, je n'avais pas envie d'être là, toute l'enfance. Et il s'avère que, par chance, j'habitais une région... de la France, du centre de la France, où il y a énormément de châteaux forts en ruines. C'est des châteaux forts qui ont été érigés pour combattre justement les Normands, enfin les vikings, pour pas qu'ils ne remontent pas vers Paris et Chartres. Et donc moi, je voyais ça toute la journée, j'aimais pas le monde dans lequel j'étais, donc je m'y... voilà. protection à ce moment-là, c'était génial, donc je pouvais jouer dans ces ruines, j'ai les souterrains, les trucs, j'ai toujours imaginé, c'était mes cow-boys, mes indiens, moi, il y avait les gens d'ici et les méchants normands qui voulaient venir, mais ils étaient quand même chouettes, voilà, donc j'ai commencé à imaginer des trucs sur le Nord à pas vraiment enfant, et puis Moi je voulais être pianiste, j'ai mis du temps à le devenir. Mais mes parents, ils étaient joueurs. Donc ils m'ont fait jouer plein d'instruments à la con. Mais c'est ce que j'utilise maintenant. [01:09:52] Speaker C: Donc c'était bien. [01:09:53] Speaker B: Papa, maman, c'était chouette quand même. Et donc j'ai abordé les musiques traditionnelles, très jeune, vraiment très jeune, à l'âge de 6 ans, 6-7 ans, tout en avec mes images de cow-boys d'indiens, vikings, tout ça, donc tout est parti de là. [01:10:13] Speaker E: Donc c'est bien, c'est ce qui t'a amené à être multi-instrumentiste au final, enfin du coup t'as joué beaucoup de choses et aujourd'hui c'est ce qui fait que [01:10:21] Speaker D: tu peux... Ah oui oui bah je confirme! J'ai joué beaucoup de trucs hein! [01:10:26] Speaker C: Mais c'est quoi encore ça? Tu nous as trouvé quoi? Je l'ai fabriqué soi-même avec des fémurs [01:10:32] Speaker B: de... Ça c'est Marty, qui est pas là aujourd'hui. Lui il a vraiment des fémurs, des épaules, il fabrique vraiment de ses trucs lui-même. Tiens, un escargot et un chardon, je vais faire un truc. [01:10:45] Speaker D: T'as une mâchoire d'âne, c'est beau une mâchoire d'âne? Oui, bien sûr, merci, c'est super bien. [01:10:51] Speaker C: Il y a un autre lien... ...musiquien à la matière. Après c'est hyper intéressant ça aussi... Oui, oui, complètement. Il fabrique ses propres... [01:11:00] Speaker D: Il fabrique ses instruments, oui. [01:11:02] Speaker E: Et c'est lui aussi qui fait vos tambours du coup? [01:11:04] Speaker B: Pas tous, mais il en fait certains. [01:11:06] Speaker D: Oui, c'est ça. Il fait ses tambours. Et franchement, c'est un apprentissage avec des gens aussi, parce qu'il a appris avec des gens à le faire et tout ça, machin et tout. [01:11:14] Speaker C: Il a l'air de respecter vachement l'âme de la chose. [01:11:18] Speaker D: Oui, clairement. [01:11:19] Speaker C: J'imagine qu'il y a tous des rituels à apprendre, des choses. [01:11:21] Speaker B: Je sais qu'il nous écoute ce soir. [01:11:24] Speaker D: Oui, il est là. [01:11:25] Speaker B: Super. [01:11:26] Speaker E: D'ailleurs, en parlant des tambours et des instruments sur scène, il y a le live du dernier Hellfest qui est disponible sur Arte Concerts et du coup c'est vachement bien parce qu'on peut voir un peu justement, je conseille à tout le monde d'aller voir parce qu'au-delà du son, il y a l'univers visuel qui est magnifique, en live c'est vraiment trop trop beau. Et il y a du coup la mise en avant, j'adore ça, c'est qu'en fait on est un peu transporté dans le temps. Quand on regarde sur scène, il y a le mélange, il y a les lumières modernes, mais par contre tout ce qu'il y a sur scène c'est hyper... c'est comme si on était transposé dans le temps quoi. C'est vraiment beau, il y a l'exposition de tous ces tambours, de tous ces percussions, tout ça c'est vraiment magnifique. Et du coup, il y a quand même l'aspect authentique qui est important pour vous. Je comprends dans le côté mystique et dans le côté de l'expérience de jouer ça. Mais il y a aussi une réalité qui est en live, il faut avoir du son qui est bien retranscrit pour le public et tout ça. Et comment vous faites pour réussir à avoir sur scène... [01:12:49] Speaker C: Marier les deux. [01:12:49] Speaker E: Marier les deux, c'est-à-dire qu'on ne voit pas plein de micros placés, des trucs qui casseraient un petit peu la magie de la chose. Comment vous faites ça? Est-ce que c'est un défi ou est-ce que c''est venu naturellement? [01:13:02] Speaker D: Ça c'est toi ça! [01:13:04] Speaker B: En fait on ne voit pas les micros mais il y a pas mal de micros. [01:13:10] Speaker E: Ça je ne vous en doute pas mais c'est vachement bien fait quoi. [01:13:13] Speaker B: Et on est quand même trois à taper sur scène. Il y a trois sets de percussions. Comme tout le monde on a des petits ajouts aussi. C'est ça aussi la magie blanche. Mais en fait, on est tous très très occupés sur scène. On est cinq sur scène. Et on est occupés tout le temps. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on est aussi statiques. On a très peu de possibilités de bouger ou d'aller se voir les uns les autres. C'est à la fois un inconvénient, on aimerait bien bouger plus, et à la fois c'est ce qui fait ce truc aussi plus posé. Mais de toute façon on n'a pas le temps, on enchaîne tellement, on change d'instrument, on fait tellement de choses qu'on n'a pas le temps, on ne pourrait pas bouger plus le soir. [01:13:57] Speaker D: On ne pourrait pas bougé plus, confier à moindre, ramener en plus de matériel en fait. Ce serait ça l'histoire. [01:14:03] Speaker B: Oui mais même, ça chante tout le temps, ça joue tout le temps. [01:14:06] Speaker C: Après la présence est là quand même, vous n'avez pas besoin de bouger. L'idée aussi c'est que... [01:14:11] Speaker D: Tu parlais de la scéno par exemple aussi qui est importante effectivement, c'est aussi de planter un décor, c'est hyper important. La lumière joue aussi vachement parce que c'est vrai que quand tu éteins la lumière et que tu regardes le décor, tu fais... Ah, qui ça fait ça? Pardon. c'est normal c'est moi non mais en fait la réalité du truc c'est que là en partie en fait sur les choses c'est nous c'est pas moi mais ce que je veux dire par là c'est que le décor est important aussi et ça amène vraiment cette identité aussi qui va avec le avec tout le reste. On a tenté des fois, on a tenté des trucs en fait, et on se regarde assez régulièrement, donc on voit le truc, on se dit, on sort du sujet quoi, parfois. [01:14:57] Speaker C: Parfois ça marche, et puis il y a des fois... [01:15:03] Speaker D: Exactement. Puis en fonction des morceaux, à un moment donné tu évolues, donc tu mets ce morceau-là, tu fais celui-là, il vire, du coup on fait plus ça. Donc ça évolue assez régulièrement en plus. [01:15:15] Speaker B: C'est vrai que là on a tendance à regarder tous les lives les lendemains de concert et à ajuster les choses de plus en plus. Le concert Arte au Hellfest, c'était le premier de la série. C'est génial, c'est super qu'ils soient là, mais depuis ça a tellement évolué pour nous qu'on est vraiment très très loin de ça maintenant. Donc tout est bien, mais c'est comme quand on regarde un truc après avoir changé... [01:15:39] Speaker D: Je dirais pas qu'on pourrait plus le voir, mais en même temps, quand on le revoit, on fait... [01:15:44] Speaker E: Si les gens trouvent ça bien, enfin [01:15:46] Speaker D: je trouve que pour une première... Du [01:15:49] Speaker E: coup c'est bien parce qu'on peut les inviter à venir vous voir en live [01:15:52] Speaker C: et ils savent, ils vont avoir une évolution. Un petit côté perfectionniste aussi non? [01:15:59] Speaker D: Non pas du tout. [01:16:01] Speaker C: Un petit peu. [01:16:03] Speaker B: Un petit peu perfectionniste c'est comme Control Freak c'est pareil ou pas? [01:16:06] Speaker C: Ça peut aller jusque là oui. [01:16:08] Speaker B: Alors on y est je crois. [01:16:11] Speaker C: Après, ça a ses avantages, mais pour vous, ça a peut-être des inconvénients, c'est-à-dire que ça peut être douloureux aussi. [01:16:16] Speaker D: Douloureux... [01:16:20] Speaker C: À moins que le zen et le calme et la sérénité reviennent dans la musique après, mais... [01:16:24] Speaker D: C'est douloureux pour lui, parce que si on fait pas des trucs qui vont bien, on se fera gueuler, tu vois. [01:16:28] Speaker C: Aidez-moi! [01:16:37] Speaker D: Non mais par contre c'est hyper important pour nous de faire les choses très très bien. Honnêtement. Et puis de faire évoluer les trucs et tout. Je dirais pas qu'on blague pas mais [01:16:51] Speaker B: on Le line-up a évolué beaucoup sur les 8, presque bientôt 9 ans. Là, il y a une line-up qui ne bouge pas. est... Et on se connaît... Comment je vais dire ça bien? Je vais le dire bien. Les égaux qui sont actuellement dans ce line-up permettent de vraiment avancer dans la même direction. C'est bien ça! [01:17:16] Speaker C: Oui, c'est mieux! C'est pas facile ceci. C'est bien, mais même dans tous les domaines. [01:17:21] Speaker D: Non, non, mais dans tous les groupes, de toute façon. [01:17:24] Speaker E: Moi j'ai deux questions. [01:17:25] Speaker D: Ah merde. [01:17:27] Speaker E: Encore, encore une fois. Est-ce que ce niveau de technique, enfin de vouloir rendre le show le plus parfait possible et tout ça, vous empêche pas de rentrer un peu dans ce... Je pense que, c'est mon intuition, mais pour faire cette musique il faut quand même rentrer dedans quoi. Quand je vois des images de quand vous êtes en train de jouer, de taper et tout ça, il y a un côté très rituel qui se met en place et qui... D'habitude, c'est un truc que je peux trouver un peu cliché. Et là, j'ai l'impression que c'est une sensation de sincérité. Donc, ça implique de réussir à se déconnecter un peu du côté pratique pour arriver au côté un petit peu ressentir la chose, interpréter. Est-ce que ce n'est pas trop dur? Comment vous faites pour être carré, professionnel et en même temps, ça fait partie du professionnalisme. Je ne sais pas si tu vois [01:18:24] Speaker D: ce que je veux dire. [01:18:25] Speaker C: Il y a [01:18:39] Speaker B: quand même un cahier [01:18:43] Speaker D: des charges qui est là, il faut qu'on se tienne, c'est une discussion qu'on a quand même assez régulièrement autour de ça parce que c'est vrai que tous les jours on analyse quand même nos shows il y a des moments où le public en fait nous renvoie un truc qui fait que ou pas aussi des fois c'est plus ou moins tu vois et tout donc comme on le souhaiterait le mood aussi le mood en fait c'est tout ça ça va avec et puis des fois tu te dis ouah j'ai fait un putain de show et tout et puis bah non en fait quand tu te regardes tu fais [01:19:13] Speaker B: mais Le public c'est vraiment... Pourquoi? [01:19:17] Speaker D: Pourquoi je suis parti en couille? Et attention à partir en couille, c'est... [01:19:23] Speaker B: On ne se force pas à rentrer dans un état. [01:19:28] Speaker C: D'accord. [01:19:29] Speaker B: Au principe ça fonctionne, et parfois en effet ça fonctionne un peu moins bien. Mais en effet, le public, pour moi, c'est le sixième membre du groupe. [01:19:41] Speaker A: Vraiment. [01:19:42] Speaker B: Il nous renvoie un truc. S'il ne nous le renvoie pas, c'est souvent de notre faute. C'est parce qu'on ne fait pas le bon truc pour que ça fonctionne. Des fois, c'est juste une bonne bande de salopards. [01:19:56] Speaker C: Mais Guy Montagné, moi aussi, je suis fan. On [01:20:06] Speaker E: peut faire des [01:20:12] Speaker B: trucs! [01:20:13] Speaker C: Bon ça non effectivement. [01:20:15] Speaker B: Bon ok. [01:20:16] Speaker E: Alors du coup ça me laisse un petit doute sur ma deuxième question. Est-ce que pour être plus mobile sur scène, vous avez pensé à des guitares? Les claviers? [01:20:28] Speaker D: Très bien, de quoi tu parles? On va peut-être y aller maintenant? Des guitares en bois tu veux dire? [01:20:36] Speaker C: Bien vu. [01:20:37] Speaker E: En bambou? [01:20:38] Speaker C: Bien vu. [01:20:40] Speaker B: Bon, non on pourrait, on pourrait après tout. Après, moi je viens d'art. [01:20:47] Speaker D: Ah oui toi t'es clavier? [01:20:47] Speaker B: Ouais ouais, je viens d'art. [01:20:48] Speaker D: C'est pas con ce qu'il a dit. [01:20:49] Speaker B: Je viens de faire de la programmation des claviers, mais j'ai toujours détesté le guitare. Ah ouais? À ce point là? Bah oui. [01:20:57] Speaker D: Ah bon? [01:20:58] Speaker B: Il y a un moment où tu te dis tant qu'en fait, tu es déjà guitariste. [01:21:01] Speaker D: Je te vois bien arriver avec le pied sur le retour là. [01:21:04] Speaker B: C'est ça le problème, c'est que tu me vois bien. [01:21:07] Speaker C: Eh ben on va passer un clip! On va passer un clip, ce dernier choix personnel, Deutchland de Rammstein aussi. Alors l'histoire, le pourquoi. [01:21:22] Speaker D: Moi je trouve ce clip magnifique. Je trouve que c'est du cinéma. Rammstein j'ai toujours aimé depuis les débuts et je trouve que ça a toujours été une progression. Les histoires autour du groupe, c'est autre chose. Moi, ça ne me concerne pas. En fait, j'aime l'artistique, on va dire. J'aime beaucoup le cinéma. Je bosse aussi dans le cinéma. Donc, quand j'ai vu ce clip-là, la première fois, j'ai fait putain. [01:21:56] Speaker C: Je me suis dit les salauds! [01:22:00] Speaker D: Il y a eu du tournage un petit peu, j'ai rencontré une partie de l'équipe qui jouait dedans. Bref, ils m'ont raconté plein de trucs, mais honnêtement, moi c'est l'esthétique du clip et le morceau lui-même est extraordinaire. [01:22:22] Speaker B: En dehors de toutes les polémiques autour du groupe, ça éclaircit de trois points. Il y a des ambiguïtés sur le groupe, mais ça aborde toutes les zones d'ombre dans ce clip. Il y a les deux faces, pour moi, et c'est intéressant. On se disait juste avant que l'émission commence, des gens, ce qu'ils n'aiment pas chez Ramschanz, c'est qu'ils chantent en allemand. C'est des allemands qui chantent en allemand. Je ne sais plus qui a dit ça, un grand homme. [01:22:54] Speaker D: Donc c'est [01:23:04] Speaker B: bien, ça fait réfléchir. Ils envoient un message. Alors qu'il peut être récupéré, c'est ça le problème. Je ne pense pas que ce soit ce qu'ils ont voulu véhiculer dans ce titre. [01:23:24] Speaker C: Oui, bien sûr. [01:23:25] Speaker E: De tout temps dans la carrière de Ramshan, ils ont un peu essayé de feu, non? Ils ont joué avec ce truc là et autant pour un peu se moquer justement des gens qui jugeaient le fait de chanter en allemand en faisant des chansons où il y a des chansons d'amour mais qui ont l'air hyper violentes. D'ailleurs, ça ressemble un peu à un truc que Tool avait fait aussi. Je sais pas si tu te souviens sur l'album Any Mind, mais il y a la chanson où c'est un son hyper indus et c'est quelqu'un qui parle en allemand avec une foule qui crie. Et en fait, ils donnent une recette des œufs à la diable. Et tout le monde croyait, tout le monde a fait oui mais c'est un groupe nazi, vous vous rendez pas compte. Et en fait le truc c'est juste une recette énoncée en allemand et les gens avaient réagi en mode c'est la... [01:24:22] Speaker B: C'est la langue pure quoi. [01:24:24] Speaker E: Voilà. [01:24:24] Speaker B: N'oublions pas que le vieux nord-ouest, l'autre nom du vieux nord-ouest, c'est le proto-germanique. Donc si on arrivait en disant nous on chante en proto-germanique, on aurait un accueil très très différent. Mais c'est la même langue. [01:24:38] Speaker E: Il y a des sonorités qui peuvent ressembler d'ailleurs, selon comment le... [01:24:42] Speaker B: C'est ce qui a donné l'allemand et l'anglais aussi. [01:24:47] Speaker C: On regarde le clip? [01:24:48] Speaker B: Bien sûr! [01:24:49] Speaker C: Let's go, Rammstein! [01:25:52] Speaker A: Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org [01:27:03] Speaker C: As viel geweint Im Geist getrennt Im Herz vereint Wir sind schon sehr lang zusammen Dein Atem kalt, das Herz in Flammen [01:28:26] Speaker B: Man kann dich lieben Und will dich [01:28:32] Speaker C: hassen Überheblich, überlegen Übernehmen, übergeben Überraschend, überfallen Deutschland, Deutschland, überallen [01:29:52] Speaker A: C'est parti! Faut j'te naffiard tard, elle s'fait immédiatement C'est la fierté, l'espoir, l'amour C'est la fierté, la mort, l'amour Oh putain de merde! FIER AUX TARD! C'est parti! Sous-titres [01:35:16] Speaker C: Eh oui, Scald, nos invités de la soirée en ce dimanche. C'est très très beau. C'est vrai que c'est pas forcément la musique qu'on diffuse le plus souvent dans cette émission. Nous sommes victimes du metalcore, vous pouvez nous cracher dessus. [01:35:29] Speaker D: On voit bien que vous êtes réfractaire au truc, on le sent bien. réalisés para la communauté d'Amara.org En vrai, [01:35:32] Speaker C: moi je préfère ça. [01:35:33] Speaker D: Non parce que ça s'est mal mis en fait pendant le clip. Bon bref. [01:35:39] Speaker B: On n'en parlera pas. [01:35:41] Speaker C: C'est très, très beau et j'espère que ça a permis à des personnes et que ça va permettre à des personnes qui vont regarder et écouter l'émission en podcast de découvrir quelque chose aussi et puis de vous découvrir, de voir un peu plus comment ça se passe. Tout le sérieux qu'il y a derrière, tout ce travail, tout ce... Et puis cette envie aussi. Il y a plein de choses qui se mélangent et c'est votre recette et c'est ça qui est beau. Et encore une fois, bravo pour Votre nouvel album qui est disponible, Horlogue. Je me permets de lire comme ça. J'ai pas retenu le... Horlogue. [01:36:09] Speaker D: C'est ça, c'est Horlogue. [01:36:10] Speaker C: Mais voilà, de... Faut pas dire Horloge, [01:36:13] Speaker D: ça va nous retenir. [01:36:15] Speaker C: J'imagine trop que si quelqu'un vous dit ça, il a envie de le gifler. [01:36:19] Speaker B: Horlogue, ça veut dire le destin. Le destin que l'on peut légèrement tordre pour changer des choses dans sa vie actuelle, future ou passée. [01:36:29] Speaker E: Tu m'intéresses parce que je crois que [01:36:33] Speaker C: j'étais un sacré con. Non pas que je ne le sois pas aujourd'hui. [01:36:35] Speaker B: Non mais je crois que pour toi on ne peut rien faire. [01:36:39] Speaker C: Ils m'ont dit, laisse tomber, vas-y toi-même. Il y a le deuxième qui est sympa, tu fais-le quand même l'émission. [01:36:45] Speaker E: Il t'a vite cerdé quand même. [01:36:47] Speaker C: On est comme ça, on est comme ça. J'y peux rien moi, voilà. Enfin, c'est ce que j'aime à dire. Mais oui, c'est très bien comme sujet, étant donné l'actualité et le futur de cette actualité. [01:37:00] Speaker D: C'est vrai que... [01:37:01] Speaker B: Merde, ça devient politique! [01:37:03] Speaker C: Non, oui, mais... C'est pas ce que je voulais dire! [01:37:10] Speaker E: Non moi j'ai une question, c'est les clips là magnifiques, enfin bon quand c'est pas des dessins... [01:37:16] Speaker D: Il adore les dessins! [01:37:19] Speaker C: Les dessins c'est très beau aussi la question! [01:37:21] Speaker E: Non mais, parce que j'allais parler de... [01:37:23] Speaker D: Ça va repartir comme vos noms de clips. [01:37:26] Speaker E: Est-ce que vous travaillez toujours avec les mêmes personnes? Comment ça se passe? Comment on fait pour avoir des belles images comme ça? [01:37:35] Speaker B: Ces derniers clips, ce sont des nouvelles personnes. Avant, il y a eu plusieurs clips qui ont été faits par la même personne, qui sont chouettes aussi. Mais le premier qu'on a vu qui se passe avec la chamane qui fabrique son tambour, ça a été tourné au parc Samara. qui est un parc de reconstitution angloise, avec des vraies maisons de différentes époques. Donc là on a investi une maison pour tourner autour du foyer. Donc c'est vraiment dans un endroit à valider les maisons de reconstitution. Et ça a été réalisé par Patrick Fauche. – Merci Patrick… – Patoche! – Patoche autrement dit! Et dans un endroit assez intéressant, pendant qu'il n'y avait personne d'autre qui le visitait, c'était mieux. Voilà, et avec des comédiens, des comédiennes issues non pas du monde Pagan, mais du monde du cinéma. La jeune comédienne, elle venait de tourner avec Ridley Scott, elle est passée directement de Ridley Scott à Skad. [01:38:42] Speaker D: Oui, mais à un moment, il faut passer par des endroits... [01:38:44] Speaker E: C'est bien qu'elle aide aussi des petits réalisateurs qui essayent de se faire la main, alors qu'elle fait des clips pour Skad. [01:38:51] Speaker D: C'est vrai que Ridley Scott, pour l'instant, c'est pas encore... [01:38:57] Speaker E: En plus, apparemment, il va se faire un lifting. [01:38:59] Speaker D: Ah bon? [01:39:00] Speaker C: Bah oui, Ridley... Non mais merde... Bah oui, oui, oui... Passez le tour, voilà! L'heure avance, hein! [01:39:10] Speaker E: Nous, on n'a pas de chablis, donc... [01:39:15] Speaker D: J'ai remarqué qu'ils n'ont pas eu de chablis. [01:39:17] Speaker B: Moi non plus. [01:39:19] Speaker C: C'est vrai, le thé est bon. [01:39:21] Speaker B: Et les autres livres sont toujours tournés en extérieur. [01:39:27] Speaker C: Le meilleur moment, t'as bien fait de filer ça. Non mais c'est très beau, en tout cas c'est très beau, c'est un très beau travail fait, tout le monde choisit, [01:39:39] Speaker D: tout le monde décide. [01:39:40] Speaker E: Du coup, j'avais une question, c'est qui les idées? Qui écrit l'idée? Est-ce que vous... [01:39:48] Speaker B: Pour les clips? [01:39:49] Speaker E: Ouais, pour les clips, est-ce qu'il y a aussi le même travail que dans l'écriture où on va rechercher des choses? [01:39:53] Speaker B: Dans le premier clip qu'on a vu avec la chamane, là c'était une idée qu'on a... proposé, qui a été développé. Autrement, c'est des idées qui sont proposées par les réalisateurs, réalisatrices. Sylvie Bessoux, Mathilde Savé... Beaucoup de femmes, hein! Enfin, à part Pâtefauche. Et voilà, donc après on travaille, il y a des propositions, ça nous plaît, ça nous plaît pas, on rajoute des choses. Ou pas. La proposition du dessin, du film d'animation, c'était pas évident de nous proposer une bergère qui défend son troupeau, et en fait ça collait tellement à ce que raconte le truc, la position de la femme, le fait d'assumer son destin, de rencontrer le grand bélier qu'on voit à la fin, représenter Mdal, le dieu qui voit tout. Donc j'ai adoré cette proposition, on a tous adoré cette proposition et le travail qu'elle a fait. Je kiffe vraiment ce clip. Je crois que c'est mon préféré. [01:40:57] Speaker C: C'est très contemplatif aussi. Il y a un truc qu'on peut observer, s'imprégner, on rentre dedans. Il y a ce côté, comme la musique finalement, ça se lit parfaitement. [01:41:11] Speaker D: C'est bien fait dis donc. [01:41:12] Speaker C: On a reçu des artistes qui n'ont jamais bien travaillé, mais eux au moins ils ont travaillé. [01:41:19] Speaker B: C'est du pur hasard si ça colle en fait! Il y avait 2-3 images de stock, on les a mis sur une maquette... [01:41:28] Speaker D: Et puis voilà, ça roule tout seul! [01:41:31] Speaker C: Il y a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail derrière ce que vous faites. Je ne minimise pas le travail des autres groupes qui font du métal plus classique. Enfin, vous ne faites pas du métal, mais de ce qu'ils font du métal classique. Ça paraît plus simple quand même que toutes les recherches qu'il y a à faire, toutes les vibrations que vous cherchez, l'image, le son, tout. C'est la prise de tête un peu. [01:41:56] Speaker B: Nous on aime les clips, on aime l'image. On pourrait se poser la question, est-ce que ça vaut encore le coup de faire des clips maintenant, de mettre du budget là-dessus? Parce que voilà, ça passe de moins en moins. Youtube, ça marche de moins en moins, les gens sont de moins en moins intéressés par ce genre. de manière d'exposer des titres, mais je pense que ça vaut encore le coup. C'est à l'ancienne, moi j'aime bien penser que les gens vont écouter l'album dans le sens où on l'a mis, je sais bien que c'est pas le cas. Ils vont mettre ça dans des playlists et ils vont écouter ça... [01:42:30] Speaker C: Encore que votre son, je pense que les gens se prêtent plus au jeu, en tout cas à l'exercice. [01:42:36] Speaker B: J'espère, j'espère. [01:42:36] Speaker C: Parce que quand tu le lances, tu l'arrêtes pas. [01:42:39] Speaker B: Oui. [01:42:39] Speaker C: Il y a ce truc aussi, quand on commence à lancer votre disque, il y a un moment où tu vas jusqu'au bout et d'un seul bout tu dis «ah ouais». [01:42:47] Speaker B: On a retiré l'idée «stop », ils sont obligés. [01:42:50] Speaker C: On a fait exprès de faire une seule piste comme ça. [01:42:53] Speaker B: C'est vrai que j'imagine toujours les gens écouter plutôt le vinyle parce qu'il y a un truc où on s'arrête un moment, on retourne, on a pile le temps de boire un petit Chablis. Mais bon, il y a plein de gens qui n'écoutent pas comme ça, c'est bien aussi. Mais c'est bien de pouvoir raconter une histoire un peu plus sur la continuité, sans être totalement conceptuel. Pareil, enchaîner les clips... Moi j'aime bien écouter les trucs comme ça, j'espère que les gens écoutent comme ça un peu aussi. Toi, tu écoutes comment toi? [01:43:25] Speaker D: Bah moi écoute, en fait, j'aurais... Je déteste la musique! Ouais, je comprends pas ce que tu dis. Du début là, j'écoute. J'aime beaucoup les clips. Je rêverais de faire un album que de clips. Clipper tous les morceaux. Ça serait le truc absolu. [01:43:47] Speaker C: Faire tout un film coupé en deux. [01:43:48] Speaker D: Exactement. Quelque chose comme ça. Mais là, ça demande un budget. On connaît le truc. [01:43:56] Speaker B: C'est une énergie, n'oublie jamais. C'est une énergie. [01:43:59] Speaker C: C'est une saloperie l'énergie. C'est pas une belle énergie. [01:44:03] Speaker D: Je trouve que quand tu fais un album, surtout aujourd'hui, tous les morceaux comptent quelque part. Tu te mets, tu t'investis. Comme tu dis, il y a beaucoup de travail. Et je pense que pour tous les artistes, c'est comme ça. Mais là, en l'occurrence, je trouve que des fois on fait des choix sur les titres, on va faire un clip, ah bon? Pourquoi on n'aurait pas pu se faire celui-là ou quoi que ce soit? Ça réglemente le truc aussi, donc on parle de ça. Mon truc c'est que j'aurais kiffé en fait faire des clips et tout. [01:44:43] Speaker B: C'est un peu ce que t'as fait aussi dans ta vie. [01:44:46] Speaker D: Oui c'est ce que je fais dans ma vie aussi avec mes trucs mais à moindre échelle quand même. Pas une échelle? Non d'accord. Un escabeau, donc, non? [01:45:01] Speaker E: Non, mais en plus, je trouve que quand on écoute l'album, c'est quand même compliqué parce que toutes les chansons ont vraiment des vibes... Enfin, il y a un fil conducteur. On n'a pas l'impression que c'est un groupe différent d'une chanson à l'autre. Mais par contre, les énergies, les vibes sont vraiment très différentes d'un titre à l'autre, donc c'est sûr qu'à chaque fois qu'il faut faire un choix, c'est un peu un truc de... Vraiment, plus ça que ça, parce que ça, c'est... En live, ça, c'est... On sait que ça devient... [01:45:28] Speaker D: Il y a la sensibilité de chacun dans les morceaux. Quand on a contribué, à chaque fois, on a mis nos voix, nos trucs et tout dedans. Le jeu, tout ça, ce que ça ressort. Parce qu'il y a plusieurs... Nous, il y a l'écoute du départ, quand on travaille dessus, qui part d'une maquette, souvent, tout ça, machin et tout, et que Christophe monte tout ça après de son côté aussi. Et il y a l''étape aussi avec Adrien. Toi t'as fait ton mix, tu rebosses avec Adrien derrière qui fait le mix et le master et ça donne encore une autre couleur aussi, ça apporte le truc donc ça c'est un débat entre eux après qui est souvent houleux. [01:46:11] Speaker B: Non, non, non, je rigole. [01:46:13] Speaker D: Non, non, mais honnêtement, ça mène encore à un autre truc. Et nous qui avons fait les morceaux aussi, on découvre les morceaux, tu vois, encore avec une autre évolution. Et à chaque fois, c'est wow, on se prend des claques, quoi, dans le truc. Et on s'imagine plein de trucs. Donc, du coup, l'idée du clip, t'as envie de clipper tout, quoi, tu vois. [01:46:36] Speaker C: Et l'excitation en plus. [01:46:37] Speaker D: Et puis, il y a le truc, c'est que Il y a des gens qui nous disent «Pourquoi vous ne faites pas des clips live?» Je sais pas. [01:46:47] Speaker C: Bizarrement, je sais pas. [01:46:50] Speaker B: C'est plus intéressant de voir un concert. Il y a eu tellement de clips où il suffisait d'aller dans la forêt, de mettre un peu de fumigène et de faire un playback devant. Pourquoi pas? On a le budget qu'on a pour faire un clip. Tout est bien. Mais on en a vu beaucoup de clips comme ça. [01:47:07] Speaker D: Oui, c'est vrai. L'idée c'est quand même de rester dans un truc artistique. [01:47:12] Speaker B: Et pour rebondir sur ce que tu disais, c'est vrai qu'on enregistre beaucoup de... Précédemment... On enregistre beaucoup de matière... et qu'on assemble à la fin, ou que j'assemble à la fin, ou qu'on assemble avec Adrien. Et du coup, il y a des fois des vraies surprises, parce qu'il y a des titres sur lesquels vous avez chanté où il n'y avait pas d'harmonie, par exemple, ou quasiment pas. Moi, je savais à peu près où j'allais. [01:47:35] Speaker D: Ça, c'est troublant, ça, par exemple. [01:47:36] Speaker B: Mais je prends de la matière, et surtout, sur cet album, ce qui a été un peu différent, c'est qu'il n'y a que les instruments nécessaires. Je trouvais qu'avant, j'avais tendance à trop remplir, trop produire, trop mettre... de voix, d'instruments qu'il fallait absolument qu'il y ait, une lyre et une harpe, machin. Sur cet album c'est pas le cas, il y a beaucoup moins d'instruments, il y a les percussions, les voix, et juste ce que je trouvais nécessaire. Il y a moins d'instruments que sur les autres albums. [01:48:10] Speaker C: On peut donc écouter cet album, je redis Horlogue, vous notez-le, et je dis aussi que vous serez le 27... C'est à l'Olympia que vous êtes? Oui, à l'Olympia. Et le 28, vous êtes du côté de Lyon. [01:48:24] Speaker D: Exactement, à Lyon. [01:48:25] Speaker C: Avec, en première partie, The Who, c'est ça? [01:48:27] Speaker D: Oui, The Who. [01:48:29] Speaker C: The Who, The Who, je ne sais pas comment on dit. [01:48:31] Speaker E: Comme Robert. [01:48:35] Speaker B: Ils disent comme ça. [01:48:39] Speaker E: Je voulais lui qu'on parle de date de tournée. Vous jouez quand même maintenant à travers le monde et ça on peut quand même féliciter les français qui arrivent à s'exporter parce qu'on sait que c'est très dur. et vous faites partie de ces groupes et on n'en parle pas assez, je trouve. On parle souvent de Gojira, maintenant de Landmarks, des choses comme ça. Mais c'est vrai que vous, vous arrivez à vous exporter, à jouer partout avec, on en parle un petit peu en off, mais des retours qui sont superbes. Pouvez-vous nous parler de ces expériences, d'aller à l'autre bout du monde? [01:49:17] Speaker D: Par exemple, les Etats-Unis, c'est assez fou parce qu'il y a une recherche d'identité souvent chez les gens qu'on rencontre, justement par rapport aux racines qu'ils ont avec les autres pays. Alors que le discours américain, souvent c'est quand même, bon, on est des Américains, voilà voilà. Et il y a ce retour avec la musique qui les transcende. Ils ont des histoires de famille qui viennent là-dedans et ils arrivent, ils ressentent le truc. Et des fois, même plus je trouve, c'est beaucoup plus fort aux Etats-Unis parfois. Moi je trouve que le public et assez foufou quand même. [01:50:10] Speaker B: Ils sont plus en recherche de racines, comme ils sont capables de démonter des églises ici pour les remonter là-bas, quand on leur amène du passé, pour eux c'est du passé, ils s'y retrouvent et en plus ils sont tous là à dire, moi mes ancêtres ils sont norvégiens, moi ils sont portugais, ils parlent tous de l'Europe quelque part. Enfin, la Norvège n'est pas dans l'Europe. Autrement, ça marche. Ils sont intéressés. Ils ont l'impression qu'on parle de leurs ancêtres. [01:50:45] Speaker C: Oui, il y a une espèce quand même de langage qui parle à tout le monde. Tout le monde se comprend avec votre musique. [01:50:50] Speaker D: Il y a vraiment un gros engouement sur cette musique là-bas. C'est dingue. [01:51:04] Speaker B: pas autant qu'en Amérique du Sud. En Amérique du Sud, ils sont offerts une béton, mais ils sont offerts de pagaone aussi. Ils sont super chauds. [01:51:15] Speaker D: Oui, c'est vrai. Mais toute l'Amérique, en fait, c'est une expérience qui est dingue. C'est la troisième fois qu'on fait des tournées là-bas. Après j'ai envie de dire qu'ils ont [01:51:26] Speaker C: un lien avec les esprits et les trucs comme ça qui est un peu plus particulier que les autres continents. Il y a quand même quelque chose de très puissant là-bas. [01:51:33] Speaker B: Beaucoup plus. Oui, c'est vrai. [01:51:38] Speaker E: Je pense ici, c'est aussi ce que vous disiez par rapport à les dates en Norvège ou des choses comme ça, c'est peut-être aussi l'incarnation que vous y mettez, qui est un petit peu... Parce qu'au final, quand on revient... Les percussions, c'est l'instrument primitif par excellence. Tout le monde est passé, même un enfant, il tape sur des choses et c'est vraiment le dénominateur commun à toutes les musiques. [01:52:03] Speaker C: Le battement du cœur de la mer. [01:52:06] Speaker D: Waouh, c'est beau ce que tu dis. [01:52:08] Speaker C: Mais il m'a pris la tête une fois avec ça, donc c'est pour ça. [01:52:11] Speaker E: Mais du coup, il y a peut-être ça aussi, ce fait que quand on arrive sur un truc, parce que vous, il y a encore une fois cet aspect percussif qui est extrêmement fort et ça crée peut-être aussi des liens plus facilement avec... Les gens se trouvent un lien avec cette musique juste parce que... Enfin, je ne dis pas qu'ils n'en ont pas, mais peut-être aussi juste parce que ça parle d'un truc profond en chacun de nous, quoi. [01:52:34] Speaker B: J'en suis persuadé, oui. Ça parle à tout le monde. Le tambour, ça parle à tout le monde. Le fait de taper sur un truc. qui ne se défend pas. [01:52:45] Speaker E: Pour en revenir aux Norvégiens qui avaient aimé, parce que c'était en plus des chansons traditionnelles norvégiennes. [01:52:54] Speaker B: Entre autres, il y avait aussi des chansons originales. [01:52:58] Speaker E: Est-ce que c'est le fait que, tout à l'heure on parlait du fait que vous ne limitiez pas dans la création à aller chercher des trucs spécifique, enfin... [01:53:09] Speaker C: Ça se mélange, oui. [01:53:10] Speaker E: Enrichir un petit peu le style. Est-ce que c'est ça aussi, le fait qu'on prenne un truc qu'ils connaissent par cœur, mais on arrive à y injecter des choses qui le rendent encore plus puissant, sans... [01:53:24] Speaker B: On n'est pas les mieux placés pour en parler. Si c'est comme ça, je suis super content. Là, ce qui les touchait le plus, c'était les textes aussi, le fait de parler. Parce qu'en fait, le fait qu'on soit français, ils s'en foutaient. On était des gens qui leur amenaient leurs textes, leurs légendes, leurs trucs. Et c'est pas complètement assumé. Il n'y a pas tant de groupes que ça. Il y a beaucoup de groupes de pop ou de métal. En Islande, c'est très peu assumé. Il y a de la super pop en Islande. Il n'y a pas beaucoup, beaucoup, beaucoup de groupes assez gros qui leur parlent de leur passé? [01:54:01] Speaker D: C'est vrai, moi ça m'a étonné aussi d'ailleurs. Je me disais qu'en allant là-bas, on allait voir plein de groupes à peu près, enfin semblables, qui allaient chanter dans les langues. Pas tant que ça! [01:54:13] Speaker B: On pense à l'Islande, même si tu parles de Bjork et tout ça, c'est pas parce qu'elle a un tatouage islandais qu'elle leur parle de ça. Je suis pas sûr que... Il s'avérait que sur le premier album, on a fait une reprise d'une chanson de Björk, mais qui ne parle pas du tout de ça. On l'a modifié un peu, parce qu'en fait, ça parle de sa masseuse, en vrai. Je m'en suis aperçu un peu trop tard. [01:54:40] Speaker D: Bon, un peu comme Toul avec Alain Taylor. Les œufs à la diable. [01:54:51] Speaker C: Avec tout ça, on pourrait parler encore des heures parce que j'ai envie de vous poser des questions sur toute notre vie, mais là on a vraiment creusé tout votre art. Ce qui est quand même le principal, je dirais. [01:55:03] Speaker E: Il va falloir qu'il revienne un jour. [01:55:04] Speaker C: C'est ce que je veux dire, il va falloir revenir un jour. [01:55:07] Speaker B: Je ne sais pas si on peut en parler, mais on prépare une tournée européenne pour aller autour d'octobre 2027. Donc peut-être ce sera l'occasion de venir reparler de choses. [01:55:20] Speaker C: Donc comme c'est écrit dans le chemeule, vous pouvez rejoindre leur page Instagram, le lien est donné juste en haut, cliquez dessus, rejoignez et vous aurez toutes les infos qui vous seront données en temps et en heure pour vous jeter sur les places parce que ça va partir très très vite. Parce qu'il y a un vrai gros gros engouement. Donc là, c'est la folie pour les mois à venir, les années à venir. Donc bravo encore Antoine. [01:55:40] Speaker D: Merci, merci. [01:55:41] Speaker C: Merci d'avoir répondu à ces questions un peu basiques. [01:55:45] Speaker D: Non, non, non, mais c'était cool. C'est cool. Ça fait du bien aussi. [01:55:48] Speaker B: Je ne sais pas si tu ne le laisses pas parler. [01:55:51] Speaker D: Ben oui. [01:55:54] Speaker C: J'ai laissé faire le professionnel. [01:55:56] Speaker D: Et non, pour une fois qu'il n'y a pas de Chablis, donc on arrive à parler de trucs. [01:56:02] Speaker C: C'est mieux. En tout cas, bravo à Orlog. O-R-L-O-G. Je ne mets pas les accents, mais tout le monde sait ça. Escalde, de toute façon, vous connaissez aussi. Merci infiniment. [01:56:17] Speaker D: Merci à vous. [01:56:18] Speaker C: Merci beaucoup et bravo. [01:56:19] Speaker D: Merci beng beng. [01:56:20] Speaker C: Ça me fait penser au psychiatre. Il le dit quand on va le voir, il nous dit bing bing. Fais un bisou Laurent, si tu nous regardes. On va se quitter avec un choix, celui des bangers, si vous avez pris un abonnement, je le répète, sur Restless, restless.com ou l'application, peu importe, chez nous quoi, vous pouvez choisir à partir de 6,66€ par mois, un clip qui vient clore cette émission, quelle que soit son origine, sa période, peu importe. Et là c'est Dr Titouille qui a choisi le petit dernier de Rêves Noirs, alors c'était il y a un petit moment, donc c'est pas le dernier, mais c'était son commentaire, je me devais le lire, merci infiniment, Rêves Noirs avec Red Ice qu'on recevra d'ailleurs le mois prochain en invité ici même et puis demain c'est lundi, c'est chiant. [01:57:07] Speaker A: C'est vrai? [01:57:09] Speaker B: Si. [01:57:09] Speaker E: Ah oui, non mais je te crois, je savais pas. [01:57:13] Speaker C: Ben voilà, vas-y l'apprendre. [01:57:14] Speaker E: Je suis content d'apprendre des choses sur mon émission. [01:57:17] Speaker C: Ils seront là aussi, ils vont bien. C'est bien ça. [01:57:22] Speaker B: C'est beau une équipe humaine. [01:57:24] Speaker C: Et ce soir c'est communication comme dans un clip. [01:57:26] Speaker E: Ce soir c'est qui qu'on reçoit? [01:57:28] Speaker C: C'est fini Ben, c'est fini. [01:57:29] Speaker E: C'est pas qui c'était. [01:57:32] Speaker C: Mais qui êtes-vous d'ailleurs? Je suis dans quelle pièce? J'ai quelques troubles. Bon allez, demain c'est lundi, c'est chiant, mais vous allez voir, vous allez quand même passer une excellente semaine. On verra si il y a une matinale demain, je ne peux pas vous dire. A priori, pour l'instant, c'est parti pour pas qu'il y en ait une. Mais connectez-vous, on sait jamais. Des bisous, bon courage à vous! Bye bye, on vous love! [01:58:32] Speaker A: On est là, on est là, on est là Band me, break me to feed your self-esteem Come and dance with me Throw me, crush me, break me down to my dismal army But I still breathe The tip of your nose The way you treat me now I stand still The sight is such a bore If I could play on the rain For washing out the fear If I could play on the rain [02:01:43] Speaker B: pour le spectacle. Et voilà, c'était mon souvenir.

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